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LaboGolf : Pour baisser son index au golf, il faut avoir le bon projet

LaboGolf : Pour baisser son index au golf, il faut avoir le bon projet

La reprise de la saison golfique pour beaucoup d’amateurs est sur le point d’arriver. Une fois que la vague de froid qui s’abat actuellement sur la France sera enfin passée, le Printemps ne sera plus très loin, et l’envie de jouer au golf, plus forte. Pour la saison 2018, beaucoup de golfeurs et de golfeuses voudront se fixer de nouveaux objectifs, et souvent, le fait de baisser son index ou plus simplement mieux jouer, sera en bonne place dans les envies légitimes. Le plus souvent, le problème consiste à faire la bonne analyse. Progresser oui, mais comment, et dans quels domaines?

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L’exemple que tout golfeur devrait connaître : Luke Donald

Franchement, avant de reprendre une pratique plus soutenue du golf, et notamment arpenter plus souvent le parcours, dans la tête de beaucoup de golfeurs, il y a l’envie de tordre ce swing capricieux qui nous empêche de scorer, qui nous coûte beaucoup de balles perdues, de bogeys et autres réjouissances.

Dans toute activité, nous avons des points forts et des points faibles. Et heureusement ou malheureusement, ces avantages/inconvénients n’évoluent pas autant que l’on pourrait le croire.

Le golf n’échappe pas à cette formule.

Prenons l’exemple concret d’un golfeur professionnel qui a été numéro un mondial pendant 56 semaines entre 2012 et 2013 : Luke Donald.

Avec un peu de recul sur les événements, le fait que Luke Donald ait pu occuper ce rang démontre quelque chose de très important, sur lequel beaucoup de golfeurs devraient méditer.

Depuis une bonne vingtaine d’années, il est largement admis qu’au plus haut niveau, les joueurs professionnels qui gagnent le plus souvent des tournois, et obtiennent des places d’honneurs sont aussi les plus longs frappeurs.

Dustin Johnson occupe actuellement le fauteuil de numéro un alors qu’il drive à plus de 320 yards de moyenne sur toute une saison.

Bubba Watson vient de remporter le Genesis Open 2018, justement en drivant lui aussi à 320 yards de moyenne.

Luke Donald a pourtant réussi à être le meilleur sans jamais parvenir à délivrer de telles distances avec son driver.

En 2018, l’anglais de 40 ans drive à une moyenne de 292 yards (267 mètres) et occupe seulement la 122eme place pour cette statistique.

Quand vous savez que chaque week-end, sur un tournoi du PGA Tour, seulement les 60/75 meilleurs passent le cut, imaginez que Donald doit déjà remonter 50 places rien que sur la question du driving.

Il part donc avec un certain handicap.

D’autant qu’il n’est pas franchement beaucoup plus précis (seulement 50% de fairways en régulation). Il est seulement 197eme pour la précision.

En 2012, quand il était numéro un mondial. Sa distance au drive n’était pourtant pas meilleure. Bien au contraire, il ne drivait qu’à 280 yards de moyenne (170eme). Par contre, il était plus précis avec 67% de fairways en régulation.

Mais peu importe, en 2012 comme en 2018, Luke Donald accuse un retard minimum de 30 à 40 mètres au drive par rapport aux plus longs frappeurs.

En 2012, cela ne l’a pas empêché d’être le meilleur avec une moyenne de score sous la barre des 70 coups par parties (69,68).

A l’heure actuelle, sa moyenne de score n’est plus que de 71,2 coups (il est 93eme sur le PGA Tour).

Gagner des coups sur ses points forts pour compenser ses points faibles

Luke Donald est un excellent exemple à suivre pour tous les amateurs.

Récemment un chroniqueur de la chaîne Golf Channel a déclaré à son sujet qu’il était peut-être l’un des « derniers de son genre » voulant dire « un frappeur de balle moyen qui a réussi à battre constamment les meilleurs ».

Luke Donald l’a pris pour un compliment.

« La plupart des meilleurs golfeurs actuellement sont des longs-frappeurs. Je suis content d’être parvenu à ce niveau, en le faisant à ma manière. J’ai trouvé ma propre voie. »

En réalité, il n’avait qu’une façon de faire pour compenser et reprendre le retard pris sur le tee. C’était et c’est clairement autour du green !

Aux USA, Mark Broadie, un professeur d’université a la réputation d’être un peu le dieu vivant des statistiques de golf.

Il a travaillé sur une méthode assez révolutionnaire pour mesurer la performance des joueurs sur le parcours.

Selon son évaluation, la performance de Luke Donald est toujours à ce jour, considérée comme une anomalie. « Donald est un miracle statistique. »

Les deux hommes ont travaillé ensemble alors que le golfeur pro cherchait des solutions pour revenir à son meilleur niveau.

« La formule magique tient dans le fait que vous devez gagner deux coups par rapport aux autres joueurs qui drivent plus long pour gagner sur le tour. Pour ma part, je perds 1,5 coups sur le tee de départ si je ne tape pas à plus de 300 yards avec mon driver. Ainsi, je dois trouver 3,5 coups par parties sur tout le reste de mon jeu, ce qui est pratiquement impossible. Pourtant, c’est ce que j’ai réussi à faire pour être numéro un mondial. »

Luke Donald connaît la formule exacte pour retrouver les sommets du golf mondial.

Cela lui demande d’être incroyablement supérieur dans bien des domaines, tout en étant inévitablement inférieur dans l’élément le plus crucial aujourd’hui.

Il lui faut pratiquement faire quelque chose d’impossible.

Luke Donald est pourtant persuadé qu’il peut le refaire.

Sauf qu’en 5 ans, beaucoup de choses ont changé sur le tour avec l’avènement de Dustin Johnson, Jason Day, ou encore Justin Thomas qui tapent tous de plus en plus loin.

Actuellement, il est le 12eme meilleur pour la qualité du putting, ce qui l’aide grandement à refaire son retard.

Autour du green, il n’est que 133eme pour les coups gagnés alors que du temps de sa première place mondiale, il était justement 3eme…

Ce qu’il faut en retenir et une idée d’exercice

Pour nous, les amateurs, la leçon à en retirer est cette notion de coups gagnés/coups perdus par compartiments du jeu, ce qui suppose déjà de connaître ses points forts/points faibles.

On a déjà vu dans de précédents articles qu’il existe des solutions technologiques comme Arccos 360 pour mesurer concrètement les points forts/points faibles sur le parcours.

Mais sans aller jusque-là, il existe un excellent exercice à réaliser au practice pour évaluer son niveau de performance ou ses compétences en tant que frappeur de balles.

Cet exercice, je l’ai tout simplement découvert dans l’application du radar Trackman.

Le jeu de golf peut tout à fait se compartimenter en drive, jeu long à 165/145 mètres du green, jeu intermédiaire à 125/105 mètres du green, et enfin le jeu à moins de 100 mètres du green.

Cette dernière partie est la plus importante, et justement se segmente en moins de 95, 85, 75, 65 et 55 mètres.

La plupart du temps au practice, on se contente de répéter les mêmes coups en enchaînant plusieurs dizaines de frappes avec le même club, histoire de sentir le swing…

Cela ne reproduit pas correctement ce qui va se passer sur le parcours.

Sur le fairway ou le tee de départ, vous n’avez pas dix coups pour sélectionner le meilleur !

L’exercice recommandé consiste à taper 3 coups successifs sur une cible à 55 mètres, puis répéter l’exercice à 65 mètres, 75, 85, 95, 105, 125, 145, et 165 mètres, puis de taper 3 drives.

Choisissez n’importe quel club pour atteindre chaque distance et cible. Faites deux sessions de 3 frappes.

Pour chaque session, contrôlez si vous atteignez la distance demandée, et de combien vous vous en écartez en longueur, et en largeur.

Ainsi, vous évaluez votre propension à atteindre la distance, et votre précision. Soit exactement ce qu’il faut faire pour scorer sur le parcours.

Si vous êtes exactement à la cible en distance et en direction, donnez vous 10 points. Si vous êtes à la distance, mais écartez à gauche ou à droite, donnez vous 7 points.

Si vous êtes trop court ou trop long d’environ 10 mètres, donnez vous 5 points. Enfin, si vous n’avez pas la distance, mais la direction, donnez vous 3 points.

Si vous manquez complètement la distance (plus de 10 mètres) et la direction, vous ne prenez pas de points.

Notez chaque coup.

A la fin de la session de frappes, vous pouvez évaluer votre capacité à atteindre une distance et une cible en fonction des grandes « familles » de distances, et des coups que l’on retrouve sur le parcours.

Calculez votre moyenne totale, et de là, vous pouvez déterminer vos points forts/points faibles par rapport à cette même moyenne.

Le Trackman propose cette fonction sans avoir à prendre un crayon et une feuille de papier. Si vous avez un pro équipé de cet outil, vous pourriez peut-être lui demander de vous faire l’exercice.

Un cas concret pour illustrer

Ci-après, un exemple de ce que vous pourriez trouver avec une illustration Trackman de chaque distance de 55 mètres à 165 mètres. (La notation est sur 100)

On peut voir d’un coup d’œil l’état de mon jeu de golf en février 2018 selon différents compartiments représentés par des distances de 55 à 165 mètres.

Je précise que j’ai du faire l’essai en indoor sans cibles précises à viser comme on pourrait le faire sur un practice.

Sur l’ensemble des coups tapés, mon exemple illustre un score moyen de 50,4 points, ce qui correspond à un index de 20, selon Trackman.

Pour chaque distance, on peut voir des points forts, et des points faibles.

Par exemple, je suis assez précis en distance et en dispersion pour les coups tapés à 105 mètres (score de 66) ou 145 mètres (score de 66).

En revanche, les coups à 65, 75, et 85 mètres ne sont franchement pas satisfaisants, et pourtant dramatiquement importants pour scorer sur le parcours.

Ce premier exercice permet de connaître les compartiments à améliorer. C’est ainsi plus facile de se fixer des objectifs raisonnables de progression.

En réalisant ce test, je me suis aperçu que c’était aussi une bonne remise en cause de mes choix de clubs sur le parcours.

Ci-dessus, le tout premier essai avec cette méthode d’exercice.

A ce moment, les choix de clubs pour atteindre les cibles étaient hérités de mes croyances acquises sur la base de meilleurs coups par clubs.

Autrement dit, par exemple, sous prétexte que ma moyenne de distance au fer 7 était de 145 mètres, pour cette cible, j’ai pris… un fer 7.

En réalité, quand le coup est moyennement tapé, je fais plutôt 135 mètres…

Sur le parcours, on se rend compte de la différence entre la moyenne théorique de distance par club, et la réalité sous pression.

Finalement, c’est plus surement avec un fer 6 que j’atteins plus régulièrement la cible, même avec un coup moyennement tapé dans le lot.

Une des façons de réduire le score sur le parcours est bien entendu de faire les bons choix de clubs.

Près de 80% des coups qui n’atteignent pas la cible sont en fait trop court pour la majorité des amateurs.

On a trop tendance à sous-cluber ou ne pas prendre de marge de sécurité.

Dans l’exemple ci-dessus, en passant du fer 7 au fer 6 à 145 mètres, j’ai amélioré sensiblement mon score, passant de 57,7 points marqués sur 100 à 66,7.

J’ai procédé au même ajustement à 165 mètres en passant du fer 5 au fer 4 pour le même gain.

En résumé, j’ai amélioré un point fort compte tenu du reste de mon jeu. Ceci étant, ce n’est pas encore assez décisif pour baisser mon index.

Pour gagner beaucoup de coups, j’aurai surtout intérêt à nettement améliorer le jeu à moins de 100 mètres.

Dans cet exercice, tous les compartiments sont mis au même niveau.

Cependant, sur le parcours, vous avez bien plus souvent des coups à moins de 100 mètres que des approches très longues, enfin, normalement…

Le choix des bons clubs, et notamment des bons wedges peut alors s’avérer décisif.

Plus que de chercher à gagner 5 mètres au drive, les marques de matériel peuvent nous aider en nous proposant des bons wedges avec le bon niveau de rebond, et le bon loft pour être plus précis à 65, 75 ou 85 mètres.

Ce devrait être un crédo plus important chez les marques, car c’est bien là, le principal enjeu sur le parcours pour gagner des coups.

Choisir le bon coup à jouer à 55, 65 ou 75 mètres est bien plus important.

Dans mon cas, découvrant à peine ce nouvel exercice, j’ai testé plein de configurations de clubs différents, et j’expérimente encore pour trouver la bonne formule.

A 55 mètres, je me rends compte qu’un plein coup de wedge 58 degrés me donne la distance, sans que je complique mon geste avec un trois-quart ou un demi swing.

Je commence à me demander si je n’aurai pas intérêt à emmener un wedge de plus, en le jouant normalement (sans changer de tempo ou d’amplitude), en acceptant d’enlever un bois de parcours ou un long fer.

L'idée serait justement de prendre un wedge pour pratiquement chaque distance différente à moins de 100 mètres.

A 65 mètres, il me faut trop accélérer le 58 degrés pour être à la fois assez long et précis.

J’ai donc testé le 56 degrés. Ma note est passée de 10 à 41, mais c’est encore insuffisant.

Pour 75 mètres, j’ai opté pour le 54 degrés, toujours en cherchant à swinguer dans un rythme modéré et avec une amplitude normale. Le score s’est passablement amélioré, tout en restant encore trop bas (28 à 30).

Enfin à 85 mètres, j’ai finalement opté pour le 52.

Il n’y a pas qu’une seule façon de gérer les distances à moins de 100 mètres.

Il faut trouver la plus efficace pour soi, entre choix des clubs, et types de swings.

Pour baisser son index ou mieux jouer, le nombre de coups gagnés à moins de 100 mètres est assurément la clé pour tout le monde.

En refaisant une troisième fois l'exercice et en affinant encore mes choix de clubs, j'ai fini par nettement améliorer mon score à moins de 100 mètres. Ce faisant, selon trackman, j'ai gagné 6 points d'index. Ce chiffre ne tient pas compte du jeu sur le green, et donc le putting.

Toujours en parcourant l’application Trackman, j’ai découvert qui était le champion du mois de février au niveau international dans cet exercice, et illustré ci-dessus.

Il s’agit d’un jeune français, Paul Barjon, membre de l’équipe de France qui a obtenu le score de 89,6 avec une pointe à 98 points à 60 yards (55 mètres).

Cela laisse rêveur sur la marge de progression…

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Commentaires   

Avec
 
ybaduel@gmail.com
0 #1 Questionybaduel@gmail.com 24-02-2018 18:35
Merci pour votre article et pour le partage de ce test.
Pourriez -vous nous communiquer l'échelle de notation vs l index ?
Par ailleurs j attire votre attention sur Game golf qui a les mêmes fonction que Arcoss mais au bénéfice que toutes les fonctions sont gratuites... l’achat du matériel n’est pas obligatoire pour découvrir tout le bénéfice de ce type de produit. Ce qui me semble un gros plus...
Bonne continuation et merci pour vos articles toujours très intéressant.
Yannick
 

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