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5 opportunités pour améliorer votre jeu avec un launch Monitor

Depuis quelques semaines, Addon Golf, et JeudeGolf m’ont mis un radar à disposition, afin de notamment pouvoir illustrer les sujets pédagogiques que j’ai l’occasion de vous proposer. J’ai ainsi l’occasion de l’utiliser pour mes propres sessions de practice, lors des entraînements avec l’équipe du Haras de Jardy ou avec des joueurs de passages, désireux de découvrir le fonctionnement d’un radar. Qu’il s’agisse d’ajuster ses distances, de gagner dix mètres, d’améliorer le vol de sa balle, d’améliorer l’efficience d’un swing ou de mesurer des changements, un radar peut permettre à chacun d’avancer dans sa pratique et quel que soit son niveau. Vous pourrez découvrir dans cet article, cinq idées pouvant vous inspirer dans l’amélioration de votre jeu, que vous soyez 40 ou moins de 5 d’index.

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Ajuster ses distances

Thomas, à l’occasion d’une après-midi au club, me demande si il peut étalonner son jeu de fer avec le radar.

11.2 d’index, il joue en équipe, et s'entraîne régulièrement.

Ayant justement et récemment amélioré sa frappe de balle, il ressentait des doutes sur la distance qu’il parcourait désormais avec ses différents clubs. 

Pendant cette séance, il a pris le temps de taper ses clubs du fer 9 au driver.

Il a pu établir la liste de ses distances pour chaque club.

La séance qu’il a réalisé au radar lui a permis de se rendre compte qu’il était tout à fait capable de jouer de manière régulière à des distances bien plus longues qu’il ne l’imaginait.

A l’occasion d’un scramble joué ensemble quelques semaines après, je l’ai vu jouer avec une qualité et une assurance que je ne lui connaissais pas.

Je l’ai interrogé pour comprendre ce qui avait changé : Il m’a expliqué que depuis qu’il avait étalonné ses distances avec le radar, il avait pris confiance dans ce qu’il était capable de réaliser.

La conviction de prendre le bon club pour réaliser une distance donnée lui a donné de la confiance et de la qualité dans la réalisation de son swing.

Progresser dans son jeu, ce n’est pas uniquement changer des paramètres dans son swing... c’est également gagner en confiance dans sa capacité à atteindre un green ou une zone du fairway.

Le radar aura permis à Thomas de gagner ce boost nécessaire à sa progression. 

Gagner 10 mètres

Pascal, joueur senior de 58 ans est classé 19.2.

Entre le Covid et l’hiver, il n’a pas eu l’occasion de s'entraîner autant qu’il l’aurait souhaité.

Il a le sentiment de perdre en distance, et alors qu’il n’a jamais été très long.

Il réalise alors une première série de frappes avec le radar, afin d’évaluer son swing.

Un point est relevé par l’enseignant présent à mes côtés ce jour-là : L’angle d’attaque (AOA) de la balle est positif, c'est-à-dire que le joueur tape la balle dans le début de l’arc remontant de son swing, et dit autrement il “cueille” la balle.

La valeur de son angle d'attaque est alors de +1.5 degrés alors qu’avec un fer 7, il devrait être autour des -4 à -5, c'est-à-dire qu’il devrait toucher la balle dans l’arc descendant de son swing.

Pour référence, sur le PGA tour, la moyenne des meilleurs golfeurs professionnels est autour de -4.1 degrés pour un fer 6.

Une conséquence de cette organisation est une balle peu compressée, avec un club qui s’ouvre à l’impact, conséquence, la balle monte plus haut qu’elle ne le devrait, et donc il n'optimise pas sa trajectoire de balle...

Avec cette organisation, le joueur envoie sa balle à 120 mètres.

Julien Simon, l’enseignant présent lors de cette séance, lui propose une solution afin d’améliorer cette situation.

Mettre la balle sur un tee de driver et placer une feuille ou une herbe, 15 à 20 cm devant. L’objectif, dans le même mouvement, est de taper la balle et la feuille.

Pour réussir à réaliser ce mouvement, le joueur est obligé d’avoir une trajectoire descendante vers la balle.

Le résultat de ces swings n’aura rien de très séduisant, mais là n’est pas le but. Il s’agit surtout de ressentir le mouvement.

Après avoir travaillé le mouvement pendant un moment, le joueur repasse au radar pour évaluer le changement. Le résultat brut est sans appel: 10 mètres de plus… Plusieurs paramètres sont liés à cette amélioration du résultat.

Le joueur arrive bien avec un angle descendant vers la balle: il fait bien “balle-terre”.

Il est ainsi passé de 1.5 à -5.1 degrés.

Autre conséquence, il ferme sa face, le "dynamic loft" qui traduit le loft réel du club au moment de l'impact, et pas seulement le loft statique indiqué sur le club, passe ainsi de 32.9 degrés à 24.9 degrés.

Conséquence, sa balle va moins haut, au lieu de monter à 21.5 mètres, elle monte à 17.5 mètres, et l’énergie de la balle est plus “vers l’avant”.

On peut également noter que le point bas de l’arc de swing (Low Point) passe de -3.2 centimètres, c’est à dire avant la balle, à 11.9 centimètres après la balle.

On peut dire que le joueur “avance” dans la balle.

La conséquence la plus importante de tous ces changements est l’amélioration de la vitesse du club qui passe de 73.8mph, à 81.3mph.

En développant une trajectoire plus descendante, et plus vers l’avant, le club continue d’accélérer lorsqu’il vient toucher la balle.

Précédemment la balle était touchée en remontant, c'est-à-dire dans une phase où le club est déjà en train de ralentir.

A l’issu de ce travail, Pascal restait dubitatif sur le changement !

Miracle de l’instant ou opportunité durable?

Par chance, il avait une partie amicale de prévue dans l’après-midi avec son épouse. Il est ressorti de sa partie avec le sourire et un sms positif: “J’avoue que votre truc marche bien.” 

Faire décoller sa balle

Florence est 40 d’index mais avec un gros potentiel.

Elle tape fort, mais à encore du mal à stabiliser ses trajectoires.

Elle est notamment très frustrée de ne pas arriver à faire décoller sa balle correctement au-delà de son fer 8, et alors qu’elle est capable de dépasser les 180 mètres au driver…

Le problème usuel de l’amateur est généralement celui que l’on a pu voir avec Pascal, le précédent testeur.

Chez Florence, le problème est inverse.

Elle a un swing très vertical, et présente une face de club très très fermée à la balle.

Ainsi, on peut voir ci-dessous que pour un fer 7, elle présente un loft dynamique de 15.8 degrés (D.Loft).

Le "dynamic loft" est le degré d’ouverture (de loft) du club à l’impact.

Avec 15.8 degrés, ce n’est plus un fer 7 qu’elle joue mais un fer 2...

Et pour un fer 2, on cherche un mouvement plus horizontal, pour justement faciliter le décollage de la balle tant le club est déjà fermé, sans oublier qu'il faut une grande vitesse de swing pour faire voler la balle...

C'est justement l’inverse de ce que fait Florence, qui arrive avec -7.9 degrés d’angle d’attaque, c'est-à-dire une trajectoire très verticale.

Dans le cas présent, la balle ne peut pas avancer…

Le radar ne lui aura pas permis de corriger son swing en tapant cinq balles, mais lui aura permis de prendre conscience du fonctionnement de son swing.

Elle connaît désormais ce qui illustre les difficultés de son jeu, une étape nécessaire pour pouvoir s’améliorer.

Avec l’aide d’un enseignant, il lui faut maintenant travailler pour avoir une arrivée de club plus neutre, et qui respecte mieux le club qu'elle utilise. 

Améliorer son smash factor

A l’occasion d’une partie avec Simon, un “jeune” joueur de 30 ans classé 14.9, j'ai constaté qu’il était 15 mètres plus long que moi sur tous ses fers. Soit il compresse mieux la balle que moi, soit il swingue beaucoup plus vite.

Cependant au driver, nous avons des distances comparables. Quelque part, ce n'est pas logique...

Simon ayant des balles plutôt basses avec son driver, nous nous sommes demandés dans quelle mesure les paramètres de son swing au driver n’étaient pas optimisés.

Nous avons pu constater qu’il n’y avait rien de significativement problématique dans son swing. C'est donc mon jeu de fer qui n'est pas très bien optimisé en comparaison...

A la lecture des données du radar, force est de constater que Simon (tableau de gauche ci-dessous) arrivait à obtenir 152 mètres de carry avec son fer 7, quand pour ma part (tableau du milieu) je ne faisais que 141 mètres.

La distance totale était comparable, mais pour ma part j’avais 10 mètres de roule quand Simon arrivait à stopper sa balle plus vite.

Une différence très importante quand il s’agit d’arrêter sa balle au plus près du drapeau…

Quand votre balle n’est pas centrée, vous ne pouvez pas mettre de spin dans votre balle, et il est donc impossible de faire pitcher votre balle...

Ce point lié au centrage de la balle est illustré par la différence de smash factor: 1.32 vs 1.14.

A travers différents exercices destinés à améliorer le centrage de ma balle tels que décrits dans cet article, j’ai réussi à améliorer le centrage des mes frappes.

Le tableau de droite est relatif à la meilleure balle que j’ai pu obtenir suite à ce travail.

On peut constater qu’entre un smash à 1.14 et un smash à 1.36, vous pouvez potentiellement rajouter 33 mètres à votre swing… et sans changer la vitesse de votre swing.

Il y a toutefois une remarque importante à faire... en changeant votre swing pour obtenir un résultat, vous allez potentiellement changer plusieurs paramètres.

Dans cet exemple, on peut notamment voir  un paramètre changé... le dynamic loft qui passe de 30.9 à 20.7 degrés, toujours avec le même fer 7. Il est usuel d'enlever entre 8 et 10 degrés de loft à un club quand on compresse plus fortement.

Si je joue un fer 7 de loft 30 degrés, pour bien compresser la balle, je peux arriver dessus avec un loft dynamique de 20 à 22 degrés...ce qui va mécaniquement augmenter le smash factor, mais aussi tendre la trajectoire de la balle.

Toujours en comparaison de Simon, nous swinguons en fait à la même vitesse, cependant Simon n'utilise pas tout à fait le même club, et le même loft. A la frappe, il présente un loft dynamique de 25 degrés, et un smash factor très cohérent pour un fer 7 (1.32). On peut dire qu'il optimise la frappe de balle. Dans mon cas, sur le premier exemple, j'ai clairement plusieurs problèmes : Une balle décentrée dans la face, et un loft dynamique trop élevé (balle pas compressée).

Sur la deuxième frappe, j'ai baissé le loft dynamique (peut-être trop), et mon club n'a pas les caractéristiques d'un club qui génère du spin... mon smash factor est de ce point de vue maintenant trop élevé pour un fer 7 (1.36)

Je gagne de la distance, mais pas la même qualité de contrôle que Simon...

Un club plus fermé, donc une balle qui va aller plus loin, mais pas nécessairement plus de contrôle...

J'en déduis qu'il faut se poser au moins deux questions :

Faire changer des variables, pour quoi, pour quel projet de jeu?

Etes vous capable de répéter les changements obtenus et dans la durée? 

Mesurer les changements

Gilles est un très bon joueur, à 56 ans il est actuellement classé 1.2, et a même été scratch plus jeune.

Ses données au radar sont remarquables de régularité.

Il est capable de présenter son club toujours de la même manière, à la même vitesse, et toujours de manière à centrer sa balle dans le club.

La très grande régularité de son swing lui permet de travailler dans le détail, et pour rechercher des variations qu’il pourra utiliser en fonction des circonstances.

A ce niveau là, le golf est d’abord une affaire de mental et de détails…

Lors de son entraînement, il a travaillé sur le bénéfice que pouvait lui apporter une accélération des poignets dans la zone de contact, une forme de release pour aller chercher un petit boost de vitesse.

Nous avons mesuré l’écart entre ses deux swings, et pour voir si cela pouvait lui apporter réellement quelque chose.

Sans radar, il est bien compliqué de savoir si à 150 mètres de distance, la balle est oui ou non cinq mètres plus longue…

Dans le cas de Gilles, ce “truc” qu’il a trouvé, ressenti, travaillé au practice, il a pu mesurer que cela pouvait lui donner 5-6 mètres de plus.

Un bon moyen de gagner en précision quand il doit jouer une distance entre deux clubs.

Et en plus, force est de constater que cela n'a eu quasi aucune incidence sur les autres variables de son swing.

Etre capable de faire varier la vitesse de son swing sans en altérer la qualité, la marque des très bons joueurs?

Le radar lui aura permis de quantifier la réalité du changement opéré, de sortir d’un sentiment subjectif, et ainsi d’avoir confiance dans le fait que ce changement peut être transposable dans sa prochaine partie. 

Conclusion

A travers ces différents exemples, j’espère avoir pu vous sensibiliser à différents types de bénéfices qu’un radar peut offrir.

Tous les clubs n’ont pas un pro équipé d’un radar à même de réaliser un bilan chiffré de votre swing.

L’été est souvent l’occasion de changer de région, et d'aller jouer dans des clubs différents.

Prendre le temps de voir si un enseignant équipé d'un radar pourrait être disponible près de votre prochain lieu de vacance peut représenter un vrai plus dans la compréhension de votre swing.

Assurez-vous de pouvoir récupérer les données de votre session, et afin de pouvoir échanger avec l’enseignant usuel de votre club.

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