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Les 5 caractéristiques importantes pour un bon swing de golf

Les 5 caractéristiques importantes pour un bon swing de golf

Peut-être qu’à force de regarder des vidéos de conseils sur le golf, et notamment la technique, vous êtes un peu perdu entre les différents langages, les différents exercices et les différentes pédagogies. Il existe selon les enseignants, une grande variété de façons d’exprimer une même idée. Un bon swing de golf obéit en réalité à au moins 5 caractéristiques ou principes qui influent directement sur le résultat et la trajectoire de la balle. Avec l’aide des launch monitors, on peut plus facilement qu’avant les isoler pour les analyser. Cet article s’adresse donc plutôt à des débutants ou des golfeurs qui ne comprennent pas toujours les relations de causes à effets entre le swing, et le vol de la balle.

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Il y a ceux qui invitent à être moins cérébral et plus inspiré, il y a ceux qui travaillent essentiellement sur la visualisation des trajectoires de balles. Il y a les cartésiens…

La beauté du golf, c’est qu’il n’y a pas qu’une manière de jouer, de swinguer et donc d’interpréter un swing de golf, mais à force pour un néophyte, cela peut être un peu confusant.

Le swing de golf a pour but de propulser une balle de golf vers une cible, et pour cela, il faut gérer distance et trajectoire.

Cela étant dit, il y a une infinité de façons de faire cette distance, et dessiner cette trajectoire. Les effets entrent en jeu.

Sans compliquer, les choses sont en fait très simples. Un swing de golf réussi, c’est :

Une vitesse de swing adaptée à la distance à parcourir,

Un angle d’attaque du club vers la balle,

Un loft du club vers la balle (dit dynamique ou en mouvement par opposition au loft statique du club posé au sol),

Un chemin du club jusqu’à la balle,

Un angle ou position de la face à l’impact.

En réalité, pour un golfeur néophyte, il faut seulement avoir ces 5 notions en tête pour appréhender un swing de golf.

1 - La vitesse de swing

La vitesse de swing est le résultat de l’intensité que vous placez dans votre swing, en même temps que l’amplitude de votre mouvement, du backswing au downswing, jusqu’au finish.

L’intensité que vous placez dans un swing de golf dépend de votre forme physique, en même temps que de votre aisance avec la technique.

L’amplitude de votre swing dépend du déplacement de vos mains, notamment au backswing. Plus elles vont parcourir du chemin jusqu’au sommet maximum qui dépend de votre élasticité musculaire, et plus elles reviendront de loin jusqu’à la balle.

La création de vitesse maximum est aussi analysée par des biomécaniciens qui ont dessiné une séquence de swing décomposée en séquences animées par des segments corporels (les poignets, les bras, les épaules, le buste, et les hanches).

La rotation du corps, et notamment déclenché par les hanches est le principal facteur créateur de vitesse.

Trop souvent un débutant confond la création de la vitesse par l’action unique des bras. Après-tout, un swing de golf est une action où les bras sont très visibles puisqu’ils tiennent le club.

En réalité, la vitesse maximum est transmise du sol vers le sommet du swing par la dissociation des segments.

Chaque segment ne doit pas seulement accélérer. Il doit transmettre la vitesse maximum au segment suivant. Les hanches pivotent pour transmettre de la vitesse au buste, qui transmet aux épaules, puis aux bras, et enfin aux poignets.

La création de vitesse vient en premier des hanches, mais il faut surtout que cette première création de vitesse soit transmise au bon moment au segment suivant.

Bref, quand on débute, sans trop entrer dans des détails, il faut retenir que la vitesse vient de la bonne séquence des mouvements du corps, de bas en haut, et notamment les hanches.

L’amplitude du déplacement des bras ajoute à la vitesse de swing.

Le golf n’est pas si compliqué car on ne vous parle pas d’emblée de vitesse de swing, mais plutôt de distance par clubs.

Si avec votre fer 7, vous tapez à 100 mètres. Logiquement, plus le numéro descend, et plus vous augmentez la distance par l’action du loft du club qui se ferme, ce qui influe sur la trajectoire de balle, et la compression de la balle dans la face du club.

En effet, plus un club frappe une balle selon un loft fermé, et plus la balle est compressée dans la face.

Un débutant doit apprendre à étalonner les distances parcourues par clubs. Il doit aussi apprendre les distances mini et maxi avec chaque club, ce qui va correspondre à deux variables : La vitesse donnée d’un coup à un autre, et le centrage de la balle dans la face.

Pour schématiser, un golfeur peut donner plusieurs amplitudes avec chaque club : un quart de swing, un demi swing et un plein swing. Trois amplitudes, trois vitesses, neuf distances différentes…

Il convient de mesurer chaque combinaison (on peut mixer amplitude et intensité) pour parfaitement étalonner ses clubs pour chaque distance à réaliser sur le parcours.

S'agissant du driver, le club le plus "rapide" du sac eu égard la longueur du manche, plus de 45 pouces, les professionnels peuvent dépasser les 120 mph (193 kmh).

2 - L’angle d’attaque

Cette notion correspond à la façon dont le club se dirige vers la balle par l’action de vos mains, et de votre corps.

Il y a trois grandes familles à retenir : Négatif, neutre ou positif.

Tous les angles d’attaques vers la balle avec des clubs du sandwedge au bois 3 doivent idéalement être joués avec des angles négatifs, soit une attaque du club descendant vers la balle.

Le seul club qui se joue avec un angle positif pour maximiser la distance est le driver (Il y a aussi le putter, mais là, on parle d’un swing de golf).

Si vous attaquez la balle avec un angle d’attaque négatif au drive, vous pourrez taper la balle, mais vous perdrez en distance en comparaison d’un angle remontant, alors que la balle est justement jouée sur un tee pour la relever.

L’angle d’attaque est fortement impacté par la position des mains sur le shaft, notamment avec des fers.

Si les mains sont placées en avant du manche par rapport à la position de la balle à l’adresse, il y a des chances qu’elles reviennent selon un angle d’attaque plus négatif au moment de l’impact.

Si au contraire, les mains sont neutres ou en arrière par rapport à la position de la balle à l’adresse, elles risquent de revenir après la tête de club sur la balle, comme si on voulait lever la balle vers le ciel.

En réalité, la hauteur de trajectoire de la balle est déterminée par le loft dynamique au moment de la frappe, la vitesse de départ de la balle à l’impact, et l’angle d’attaque négatif qui paradoxalement permet de lever la balle.

C’est l’erreur la plus fréquente pour les débutants.

Confondre le fait de lever la balle avec le fait de vouloir le faire en lançant le club avant les mains.

3 - Le loft dynamique

Bien entendu, quand vous vous êtes rendu en magasin, on vous a parlé des lofts des clubs. Un fer 7 peut être compris entre 28,5 degrés et 37 degrés.

C’est la grande confusion du matériel de golf ! De nos jours, un fer 7 peut présenter un loft théorique très fermé à 28,5 degrés (les clubs pour amateurs en progressions avec de larges semelles), et un loft très ouvert à 37 degrés (les clubs pour les professionnels ou lames).

C’est pourtant le même numéro 7 sur le club. Ils n’ont en fait rien à voir. Les hauteurs de trajectoires ne seront pas comparables. La compression va fortement différer. Le taux de spin (rotations données à la balle) va s’élever avec un loft très ouvert et se réduire avec un loft très fermé.

Là, c’est la théorie ! Le loft statique ne veut pas dire grand-chose tant que le club n’est pas joué vers la balle, et ne devienne une loft dynamique.

Au moment de contacter la balle, selon votre mouvement, et votre façon de placer vos mains sur le manche, vous allez réduire, augmenter ou neutraliser le loft statique.

Pour produire des distances incroyables avec des fers, les professionnels ont tendance à réduire le loft statique du club.

Un golfeur professionnel comme l’américain Cameron Champ peut réduire le loft dynamique de son fer 6 de 33 degrés à seulement 15 degrés au moment de l’impact.

Un golfeur amateur de bon niveau peut réduire le loft de son club de 4 ou 5 degrés par rapport au loft initial.

C’est l’un des éléments qui distinguent les très bons joueurs des amateurs : La capacité à réduire le loft du club pour chercher une compression maximum.

Quand Cameron Champ abaisse le loft dynamique de son fer 6 de 33 à 15 degrés à l’impact, il augmente la puissance restituée par sa vitesse de swing à la balle dans des proportions considérables, et par exemple, plus de 1.43 fois la vitesse de swing donnée à la balle, quand un amateur ne donnera que 1.25 fois la vitesse de swing à la balle, d’où à la fin, un écart de distance sensible entre deux clubs pourtant loftés de la même façon au départ.

Le fait de réduire le loft est lié à l’angle d’attaque et la position de la face vers le sol.

Au contraire, augmenter le loft dynamique de son club est rarement une bonne idée sauf peut-être au driver pour un golfeur qui aurait du mal à lever la balle.

4 - Le chemin du club

C’est à rapprocher avec la vitesse du club puisque ce dernier se déplace sur un chemin, et à une vitesse.

Le chemin de club peut se déplacer selon trois axes plus fréquents : intérieur-extérieur, neutre ou extérieur-intérieur.

Le chemin est un élément clé pour déterminer la trajectoire de la balle après l’impact.

Un chemin dit extérieur-intérieur dans le cas d’un droitier (à inverser pour un gaucher) peut se traduire plus simplement comme une trajectoire du club qui va de la droite vers la gauche de la cible.

Inversement, un chemin intérieur-extérieur peut se caricaturer par un chemin du club de la gauche vers la droite de la cible.

Un chemin dit neutre est en fait un déplacement du club en ligne parfaite avec la cible.

Le chemin du club se mesure en degrés, et en réalité, à la vitesse d’un swing de golf, il est rarement neutre chez un amateur, et même chez un professionnel.

Le chemin du club est dicté par les mouvements du corps, comme par exemple les bras, les épaules ou même les hanches.

Ici, il serait trop difficile d’argumenter comment avoir un chemin parfait à tous les coups. Il faut surtout comprendre le principe du chemin de club pour comprendre pourquoi une balle part dans une direction plus qu’une autre.

Cependant, la trajectoire de balle ne dépend pas que du chemin du club, mais aussi de la position de la face qui fonctionne de concert.

La position de la face ayant une influence prépondérante sur le chemin du club, au début ou à la fin de la trajectoire, notamment quand il y a une courbure, à savoir la balle tourne en cours de route.

Si la face est prépondérante au chemin, plus le chemin s’écarte de la cible, et plus les fautes s’aggravent, surtout quand les distances s’allongent.

Au-delà des mots, et des méthodes des enseignants, le swing de golf est une question d’arithmétique ou plutôt de géométrie, fait d’angles en degrés, et de vitesses.

La vitesse accentue la dispersion. Un petit degré d’écart se transforme en dizaine de mètres ou plus à plus de 100 mètres de la cible…

5 - La position de la face à l’impact

Le dernier mais pas le moindre des éléments à maîtriser pour réussir pleinement un swing de golf.

Une face de club, que ce soit un bois ou un fer, peut être positionnée à l’impact, soit trop fermée (à gauche de la cible pour un droitier), soit trop ouverte (à droite de la cible), soit neutre ou square.

La plupart du temps, vous cherchez à ramener cette face square.

Or, c’est probablement ce qui est le plus difficile au golf.

La position de la face à l’impact prend le dessus sur le chemin et accentue l’effet.

C’est la magie du golf. On peut varier ou croiser les chemins de clubs avec les positions des faces pour multiplier les formes de trajectoires dans tous les sens.

Un chemin de club extérieur-intérieur croisé avec une face à droite va faire partir la balle de gauche à droite, etc…

Sans outil de mesures, vous pouvez tout de même essayer de comprendre ce qui a provoqué la trajectoire de votre dernier coup tapé. Observez la direction de départ de la balle, et la fin de sa course.

Une balle qui part dans l’axe et termine sa course à gauche de la cible ? Il y a de grandes chances que la face ait été fermée au chemin !

Peut importe les degrés de variations à ce stade, il est surtout important de comprendre ce qui s’est joué, et pourquoi.

Appréhender un swing selon seulement 5 principes

A ce stade, quand on débute le golf, comprendre qu’un swing de golf se résume à ces 5 éléments est déjà suffisant.

Vitesse de swing, angle d’attaque, loft dynamique, chemin du club et position de la face, la prochaine fois que vous prendrez un conseil pour jouer au golf, sur Internet ou ailleurs, raisonnez toujours selon ces 5 paramètres.

En réalité, il faut que vous concentriez votre entraînement, et vos progrès autour de ces seules 5 notions.

Augmenter sa vitesse de swing, appréhender le bon angle d’attaque, réduire le loft dynamique de ses fers, neutraliser le chemin de club, et gérer les positions de la face selon les trajectoires souhaitées.

A ces 5 grandes notions, on peut raccrocher les 5 grandes fautes du golf : Une vitesse déclenchée seulement par les bras, un angle d’attaque positif avec les fers dans une tentative de cueillette de la balle, un club pas assez délofté qui tope la balle, un chemin de club exagérément extérieur-intérieur ou l’inverse, et une face qui ne revient pas square quand désirée.

Rien de révolutionnaire ou de nouveau dans cette description, l’utilité de cet article est dans le fait de vous inviter à raisonner votre progression autour de seulement 5 questions, quel que soit le discours ou les conseils entendus ou lus.

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