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President’s Cup 2015 : Jay Haas sélectionne son fils !

President’s Cup 2015 : Bill Haas sélectionne son fils !

A quelques semaines de la prochaine President’s Cup, match opposant les Etats-Unis au reste du monde, les deux capitaines ont annoncé qui seront leurs joueurs invités en plus des joueurs directement qualifiés. Le capitaine américain, Jay Haas, n’a pas hésité à sélectionner son fils, Bill Haas, ancien vainqueur de la Fedex Cup, et surtout, Phil Mickelson, considéré comme l’âme de l’équipe, en revanche pas de Tiger Woods dans le team, ce qui n’est plus un événement.

Bonne nouvelle pour la famille Haas !

Bill Haas devra repousser ses vacances de quelques jours. Son père vient de le sélectionner pour faire partie du Team USA qui ira défendre son titre en Corée du Sud contre l’équipe du Reste du monde (sauf l’Europe) du 8 au 11 octobre prochain.

Jay Haas n’aura donc pas hésité à retenir son propre fils dans l’équipe, en plus d’emmener Phil Mickelson qui a échoué à se qualifier directement pour l’épreuve.

Pour Bill, il s’agira de sa troisième participation à la President’s Cup , mais clairement, cette dernière qualification sera aussi celle qui fera le plus débat.

L’américain aura pourtant tout tenté pour éviter ce choix à son père, en essayant d’obtenir sa participation directement sur le terrain.

Profitant du fait que le 10ème strapontin était occupé par Chris Kirk (manquant sur le tour depuis deux mois en raison d’une main cassée), Bill Haas pouvait espérer le dépasser dans la dernière ligne droite, au Deutsche Bank Championship.

Terminant 60ème à Boston, il a finalement échoué d’un cheveu !

« Je voulais vraiment être dans l’équipe. Faire partie de l’équipe alors que mon père en est le capitaine, c’est quelque chose que je suis certain de ne pas pouvoir oublier ! »

Le débat pourrait aussi tourner court !

Sur les onze dernières President’s Cup, le joueur classé en onzième position sur la liste des joueurs éligibles a été qualifié par le capitaine à dix reprises !

Le choix de Bill Haas s’imposait quel que soit le capitaine…

Et Jay Haas de l’admettre « Je vais être sincère mais j’aurais probablement choisi le joueur en onzième position quel que soit son nom. J’ai bien l’impression que Bill mérite cette qualification autant que n’importe quel autre bon joueur. »

Phil Mickelson : Une wild-card évidente

Ce sera sa 21ème participation consécutive à un match par équipe pour les USA, et la première fois que « Lefty » aura recours à un choix du capitaine en près de 20 ans.

Mickelson n’a pas gagné de tournois depuis deux ans, et il n’a obtenu que trois top-10 cette année. A 45 ans, il est toujours considéré comme un atout pour son équipe, et surtout un mentor pour les plus jeunes joueurs.

Dans ce type de compétition, l’expérience est effectivement un capital non négligeable.

Seulement 30ème dans le ranking pour capturer une des dix places, Mickelson est donc un vrai choix de la part du capitaine.

Un choix assumé !

Pour Jay Haas « Si quelqu’un mérite une wild-card, c’est bien Phil ! Il est sans aucun doute possible le leader de notre équipe, sur et en-dehors du parcours. Les gars de l’équipe lui font confiance à 100%. »

Les absents qui auraient pu avoir leurs chances

La sélection de Mickelson, pourtant très loin au classement, ne fera pas que des heureux, surtout parmi les joueurs qui auraient pu prétendre à faire partie de l’équipe.

Au premier rang des oubliés de la sélection figurera Brooks Koepka, l’américain a remporté plus tôt dans la saison, le Phoenix Open, et passé le cut dans tous les majeurs, dont deux top-10 dans les deux derniers.

Très récemment inscrit à plein temps sur le PGA Tour, Koepka s’annonce bel et bien comme un des grands espoirs du golf américain, et ce, après avoir fait ses classes sur l’European Tour, un parcours atypique pour un golfeur made in USA.

Autre grand absent de la liste, JB Holmes qui est le deuxième joueur le mieux classé au ranking à ne pas être non plus dans la liste des 12 joueurs sélectionnés pour la President ‘s Cup.

Brandt Snedeker, l’un des meilleurs putters au monde ne sera pas non plus de l’aventure, et ce malgré six top-10 cette saison.

Tout comme Robert Streb, pourtant dans le top-15 de la Fedex Cup avec neuf top-10 depuis le début de l’année.

Price emmènera un Coréen en Corée !

Côté Reste du monde, Nick Price a procédé à des choix moins médiatiques avec le solide australien Steven Bowditch, vainqueur cette saison du Byron Nelson, et surtout le héros local qui captera l’attention du public Sud-Coréen, Sangmoon Bae.

Danny Lee a gagné sa place dans l’équipe au tout dernier moment, en passant justement devant Bowditch pour 0,0098 points…soit l’équivalent d’un coup de golf !

L’australien se consolera avec une wild-card méritée. 55ème mondial, il a obtenu deux top-15 sur les quatre derniers tournois auxquels il a participé.

Pour son capitaine, Nick Price « Il a joué exceptionnellement bien cet été. Il a fait preuve de consistance. »

Pour la dernière place, le choix a été serré entre Bae et Matt Jones.

Cependant, Nick Price a admis qu’il était très important d’avoir quelqu’un venant de Corée dans l’équipe, et pour lequel, le public pourrait se passionner et apporter son soutien.

Pour Bae, les choses n’étaient pas très claires, dans la mesure où le joueur doit accomplir son service militaire obligatoire de deux ans dès la fin de la saison.

Sangmon Bae, vainqueur à deux reprises sur le PGA Tour n’a pas obtenu d’exemption, et ne pourra pas échapper à son service.

La President’s Cup devrait être sa dernière participation à un tournoi de golf avant 2017.

Price a aussi reconnu que la qualification de son protégé tenait au fait qu’il connaissait très bien le parcours du Jack Nicklaus Golf Club Korea.

Une President’s Cup plus palpitante ?

Les dix qualifiés de chaque équipe ont d’abord été connus lundi en fin de journée après les résultats définitifs du Deutsche Bank Championship.

Le choix des wild-cards n’aura donc pas traîné de chaque côté.

Les Etats-Unis mènent largement ce match sur le score de 8 à 1 pour un nul. Le manque de suspense est le principal problème de ce match par équipes.

Manque de suspense constaté au palmarès mais aussi pendant les matchs où les scores ne laissent pas souvent planer le doute. Alors que la Ryder Cup est beaucoup plus indécise, et le niveau des deux équipes vraiment homogène, ce n’est pas encore le cas dans ce match entre USA et Reste du Monde.

De plus, l’équipe du Reste du Monde n’a pas vraiment de bannière à laquelle se raccrocher. Si les Européens ont réussi à se souder autour du drapeau étoilé, pour les australiens, les sud-africains, et les asiatiques, il n’est pas facile de trouver des points communs auxquels se raccrocher !

Pour parer au problème, cette année, le nombre de matchs a été réduit de 22 à 18 pour tenter de rendre l’opposition au moins un peu plus intéressante.

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