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Le golf de Salvagny : Le test du parcours des étangs (l’aller)

Le golf de Salvagny : Le test du parcours des étangs (l’aller)

Dessiné par Pierrick Drancourt et inauguré en 1987, le 18 trous des étangs, parcours du Golf Club de Salvagny est certainement l’un des plus beaux parcours à proximité de Lyon. Nous avons eu l’occasion de le tester au tout début de l’été 2016. Il ne s’agit pas de donner une note ou un avis subjectif sur un organe vivant tel qu’un parcours, mais de passer en revue les 18 trous avec les pièges, et les astuces à connaître, surtout quand on découvre ce parcours pour la première fois…

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Le golf de Salvagny : Un bon plan pour cet été !

Fait notable…Le club de Salvagny plutôt connu pour être un club de membres propose un très bon plan pour tous les golfeurs occasionnels à l’occasion de l’été 2016.

Le green-fee est proposé à 50 euros tous les jours de la semaine du 18 juillet au 26 aout ! Le reste de l’année, ce prix peut monter au-dessus de 70 euros en week-end.

Ce n’est peut-être que 20 euros, mais à en juger par la qualité du parcours, cela renforce la notion de rapport qualité/prix.

Au moment de tester un parcours de golf, il y a un exercice d’humilité à se fixer. Se garder de donner un avis subjectif sur la qualité du parcours à un instant T.

Trop de sites s’évertuent à classer des parcours comme si c’était figé dans le marbre.

Encore récemment, j’ai eu l’occasion de rejouer un parcours que j’avais testé dans la région PACA un an plus tôt. Et si la première fois, j’avais trouvé l’entretien impeccable. Quelques mois plus tard, c’est une toute autre chose avec des greens marrons et spongieux !

Un golf est un organe vivant.

C’est pourquoi dans cet article, je vous dirai que le jour du test (en mai 2016), l’entretien du parcours était impeccable et franchement un des meilleurs de la région lyonnaise…mais ce propos ne m’engage que moi, et à un instant T.

Concernant, Salvagny, je ne prends pas un grand risque étant donné le positionnement commercial de ce site, son histoire, et son ambition.

Ceci étant, je tiens à cette remarque. Sur Internet, aujourd’hui, on trouve beaucoup de sites qui classent les golfs en France et à l’étranger, soit avec des avis de clients mécontents, soit avec de directeurs de golfs inversement contents.

Le contexte du test

J’ai eu l’occasion de tester ce parcours quelques jours après la tenue du Grand Prix du club.

Si certains se plaignent parfois de vitesses de greens trop rapides, cela n’a pas été mon cas.

Au contraire, les greens de Salvagny - au demeurant impeccable – ont été non seulement de vitesses régulières, et ont permis beaucoup de spin, en particulier sur les approches avec un wedge depuis le fairway !

C’est pratiquement cette seule affirmation qui m’a motivé à écrire ce sujet !

Imaginez le plaisir que de taper un coup de wedge à 70/80 mètres du green, et de voir votre balle réagir sur le green.

Je n’oserai réclamer une telle performance pour toutes les parties de golf de tous les jours…et sur tous les parcours. Ce ne serait sans doute pas viable économiquement, et pas forcément souhaité par tous les golfeurs.

Esthétiquement, le parcours est varié, et fleuri. Je ne ferai pas plus de commentaires.

Le seul petit bémol concernant ce parcours pourrait être le temps de jeu.

Pour disputer 18 trous avec deux autres compagnons dont un membre, tous tirant un chariot manuel ou portant le sac sur le dos, il nous a fallu 4h30, soit un temps moyen raisonnable.

Pourtant, à la fin de la partie, une golfeuse membre dans la partie derrière nous, nous a gentiment fait remarqué que nous avions été lents !

La notion du temps est quelque chose que nous ne partageons pas tous de la même manière !

Trop rapide, trop lent, personne n’a la même appréciation du temps. Objectivement, derrière notre partie, effectivement, il y avait d’autres parties qui suivaient.

Mon bémol concerne donc une certaine forme de popularité du parcours, qui bien que l’un des rares de la région à faire appel à un starter est relativement bien rempli par les membres !

Nouvelle mise en garde ! De là à dire que le jeu est lent ou trop rapide à Salvagny sur la base d’un seul test me paraît pas être un jugement à considérer comme acquis ou définitif.

Les 9 premiers trous

Après avoir reçu l’autorisation du starter, nous avons donc pu démarrer notre partie. Le bénéfice étant que sur la première partie du parcours, nous n’avons pas été gêné ni devant, ni derrière.

Le parcours commence par un par 4 de 314 mètres qui ne présente pas de difficultés majeures. C’est plutôt un trou abordable pour se mettre en jambes.

En léger dog-leg gauche, depuis le départ, il faut surtout gérer la tombée de drive avant ou à hauteur du bosquet d’arbres situé de chaque côté. Du fait de la forme du trou, naturellement, vous êtes porté à vous appuyer sur la droite du fairway.

Depuis les repères jaunes pour les messieurs, annoncés pour 314 mètres, un coup tapé à 190 mètres vous place avant le rétrécissement visuel et réel lié aux arbres.

Néanmoins, derrière, il vous reste un coup de golf d’au moins 140 mètres pour jouer un green profond de 32 mètres, et large de 25.

La tentation serait d’être prudent…mais la prudence ne paie pas au mieux d’un par ou d’un bogey !

Alors qu’un attaquant qui pourrait jouer un driver à 230-250 mètres, se donnera d’entrée une opportunité d’approche à 80-90 mètres sur un green faiblement défendu. Sur le 1, si vous pouvez jouer l’attaque !

Le trou suivant, un par 4 de 317 mètres, en dehors de changer de sens de marche, là-aussi la difficulté est encore relative. Si sur le trou précédent, vous pouviez hésiter à sortir le driver, sur ce trou, visuellement, l’obstacle des arbres à droite paraît moins présent.

fairway du 2

En réalité, il faut déjà taper à près de 230 mètres pour se retrouver à hauteur des bunkers de fairways présents de chaque côté (4 petits dont 3 à gauches)

Un long frappeur aura une belle opportunité d’attaquer le green en montée, toujours large d’une bonne vingtaine de mètres, et légèrement moins profond (28m).

Pour un joueur moins long, il faut se résoudre à jouer ce trou en trois coups pour assurer un solide bogey, et surtout chercher à être placé sur le coup d’approche, car vous vous trouverez en-dessous du trou…

Le numéro 3 est le premier trou challenge du parcours ! Un par 5 relativement large qui invite à frapper long.

Long de 450 mètres des jaunes, imaginez qu’un premier coup tapé à 200 mètres ne vous laisserait derrière plus que deux coups de fers 7 ou de fers 5 selon votre longueur !

fairway du 3

Demandez-vous où il est préférable de manquer ! Et en l’occurrence, il vaut mieux être plus à droite qu’à gauche pour conserver une bonne ouverture.

Le green est cette fois en-dessous de vous, et le piège se situe derrière avec un large bunker. Visuellement, vous avez l’impression que le green est plus petit. Pourtant, la profondeur est toujours de 30 mètres !

Pour le coup, il vaut mieux rater à gauche ! Les longs-frappeurs tentent ce trou en 2 !

A partir du trou 4, les choses se corsent avec notamment l’arrivée de l’eau dans le panorama. Ce dog-leg droit de 344 mètres des jaunes présente un plan d’eau à 160 mètres devant vous mais bien à gauche, et donc normalement pas dans votre ligne de jeu. C’est aussi le premier départ joué entre les arbres, ce qui rétrécit votre champ de vision.

Le coup idéal est assurément un fade…à au moins 200 mètres pour se laisser une longue approche à 150 mètres ! Autant dire que dans ce contexte, un par et même un bogey sont une bonne récompense.

Surtout que le green est pour le coup moins large (25m) et plus étroit (17m) avec deux bunkers bien placés ! Un à droite pour les coups d’approches en fade trop courts, et un à gauche pour les coups en draw trop longs.

Attention aussi au fait que le green est légèrement surélevé…au cas où vous envisageriez une approche roulée.

Le premier par 3 du jour, le trou 5 annoncé pour 151 mètres des jaunes n’est pas cadeau !

Joué d’un vallon à un autre, et au-dessus d’un plan d’eau, le green a beau affiché une profondeur de 30 mètres, face à vous, vous n’avez surtout que 14 mètres de large pour poser la balle.

Comprenez que le green étant de côté par rapport au tee de départ, la profondeur qui vous intéresse : c’est 14 mètres et non pas 30 !

Sur ce trou, un coup plus long que trop court est moins pénalisant…Une pente derrière le green peut au moins arrêter votre balle. Ne sous-clubbez pas !

Le trou numéro 6 est selon moi le trou signature du parcours, ou tout du moins, celui dont je garde le souvenir le plus précis.

Photo issue du site internet du golf de Salvagny concernant le départ du 6

Joué le long d’habitations (sur la droite du fairway), vous devez être un fin stratège pour arriver à bon port. Ce n’est pas un par 5 simplement pour cogneur.

Ce trou à double virage vous invite à jouer un premier coup sans grande visibilité, surtout quand vous découvrez le parcours pour la première fois. Vous serez sans doute hésitant sur le choix du premier coup à jouer…D’autant que le virage se fait dans une pente avant de remonter vers la suite du fairway.

Un premier coup tapé à 200 mètres peut suffire à vous placer avant le virage.

Toute la difficulté du trou réside dans le choix du second coup même si vous êtes bien placé sur le fairway.

Dans l’idéal, il faudrait s’aligner sur la gauche du fairway, et réussir à taper un deuxième coup à 180 mètres de distance pour survoler le virage, passer la descente puis la remontée pour se retrouver sur le plateau suivant…

Si vous n’y parvenez pas, c’est pratiquement l’assurance de ressortir de ce trou, avec un, deux ou même trois coups au-dessus du par.

Le gros piège de ce trou étant situé à droite du virage avec un plan d’eau à passer, et si vous passez mais êtes néanmoins trop court, vous restez dans une zone de rough qui vous demandera au moins un coup pour seulement revenir sur le fairway, et sans rêver d’attaquer le green.

Green parfaitement défendu par trois bunkers, et d’une taille raisonnable (24 m de profondeur pour 22 m de large).

En revanche, si vous avez réussi à arriver sans encombre sur le dernier plateau avant le green, le troisième coup ne reste pas « cadeau » avec une approche d’au-moins 100-120 mètres…

Le trou 6 est assurément le trou le plus intéressant de tout le parcours d’un point de vue tactique.

Le 7 est un par 3 de 148 mètres des jaunes.

En règle générale, sur un par 3, la distance et une relative précision sont les principaux problèmes posés.

Sur ce trou, vous avez à gauche un plan d’eau qui exclut immédiatement tout coup tapé en hook, pull ou draw mal contrôlé.

A droite, pire que l’eau, un contrebas avec un mur à proximité du green rend le coup quasiment impossible pour un golfeur qui ne serait pas un adepte du lob-shot.

J’ai vu un de mes partenaires du jour renoncer à s’en sortir !

Autrement dit, si vous manquez…manquez en étant un peu trop long !

Vous avez une profondeur de 18 mètres avec encore une petite dizaine de mètres derrière le green avant d’arriver sur la forêt. Toutefois, vous pourriez avoir un coup à jouer depuis un rough épais et en pente plutôt compliqué, sauf à parfaitement maîtrisé un coup punché avec les mains raccourcies sur le grip.

Passé cet enchaînement 6, 7 délicat, pas le temps de souffler, vous arrivez sur le trou numéro 8 et surtout handicap 1 !

Départ du 8

Un par 4 de 383 mètres depuis les jaunes qui démarre avec un plan d’eau à passer. Plan d’eau qui implique de taper minimum à 110-120 mètres pour passer en toute sécurité.

Si comme moi, vous décidez de justement lâcher un gros push à droite, la sanction n’est pas immédiatement terrible, puisque vous pouvez vous retrouver en bonne position sur le fairway du dix qui jouxte le trou sur la droite.

En revanche, une fois sur votre balle, vous constaterez que visuellement vous vous êtes fermé la vision du trou avec une butte entre vous et le reste du fairway du 8.

Bien entendu, la difficulté de ce trou est sa longueur. Même en tapant un drive à 250 mètres, il pourrait vous rester 160 mètres pour aller jusqu’au green en 2 !

Green heureusement faiblement défendu par un bunker à gauche et d’une taille moyenne (20 m de profondeur pour 28 m de large).

Après cet enchaînement plutôt difficile où votre résistance mentale est mise à l’épreuve, le 9 devrait être plus abordable.

Cependant, c’est le seul trou de la partie où j’ai lâché en termes de concentration, et perdu beaucoup de points. Tout ceci pour vous dire d’être vigilant à votre fraîcheur et votre concentration après l’enchaînement 6,7, et 8.

Départ du 9

En soit, ce trou qui vous ramène vers le club-house n’a rien d’incroyable. C’est un par 4 plutôt joli visuellement, long de 306 mètres des jaunes avec sur la fin, un léger dog-leg droit.

La difficulté n’est pas sur le premier coup où vous pouvez justement jouer un peu libéré, mais sur le deuxième coup qui demande de la concentration.

Idéalement, jouez le plus à gauche possible du fairway en prévision de votre approche. Le bunker de fairway situé à gauche est au moins à 210 mètres !

En revanche, depuis cette position, il vous reste 70 mètres avec l’ouverture.

Si vous vous trouvez à droite, vous aurez repéré le petit plan d’eau et le bosquet d’arbres qui pourraient vous motiver à jouer à gauche du trou. Vous ne verrez peut-être pas cette très longue bande de rough qui vous accompagne tout le long de ce trou sur la droite.

Rough du 9

C’est justement dans cette bande rough le long du fairway de droite que j’ai perdu inutilement et de manière frustrante deux coups.

Coup difficile à jouer pour arriver sur le green du 9 - Au final, j'y laisserai 2 coups !

Surtout que le green qui ne paie pas de mines est en fait un des plus petits du parcours, et légèrement surélevé.

Le golf de Salvagny : Le test du parcours des étangs (le retour)

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