Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Guide des golfs en France

Le Golf de la Sorelle: Un 18 trous sportif qui ne veut plus cacher son jeu !

Le Golf de la Sorelle : Un 18 trous sportif qui ne veut plus cacher son jeu !

Le Golf de la Sorelle va fêter cette année ses vingt-cinq ans, et c’est presque par hasard que je m’y suis rendu mi-mai pour la toute première fois. Situé au milieu de la campagne bressane, à une heure de Lyon, le Golf de la Sorelle réserve pourtant une sacré surprise pour ceux qui ne connaissent pas encore ce parcours...

Découvrez nos formules d'abonnements

Le Golf de la Sorelle : Bien plus qu’un golf de campagne !

Quand vous n’avez jamais joué un parcours de golf, vous pouvez prêter parfois l’oreille à ce que peuvent dire d’autres joueurs, ou d’autres professionnels du secteur, et sans vraiment vous en rendre compte, vous vous laissez influencer.

Bien qu’au tout début de ma vie de golfeur, je m’étais fixé de pouvoir jouer partout, et donc découvrir un maximum de terrain, j’admets qu’il m’a me falloir encore un peu de temps pour terminer de découvrir la totalité des 700 parcours français.

La Sorelle manquait encore à mon « Palmarès », et justement je m’étais laissé dire qu’il s’agissait d’un petit parcours de campagne, avec ce que cela peut avoir de péjoratif.

Laissé dire ! J’entends que ce n’était pas mon opinion propre, mais une sorte de chanson lancinante presqu’inconsciente.

Cela fait bien longtemps que je ne lis plus les commentaires postés sur des forums ou des sites d’évaluations de parcours.

Quand ils sont positifs ou trop positifs, il y a un comme un doute sur l’intention du commentateur, et à l’inverse, quand ils sont trop négatifs, ils peuvent être le fruit d’un commentateur subjectif à un moment donné.

Si en plus de vingt ans de golf, j’ai bien appris une chose, c’est qu’un parcours de golf est un organe vivant.

Sur douze mois de l’année, il va avoir des hauts, des bas, des bons jours, des mauvais jours…Alors bien entendu, nous rêvons tous de la journée parfaite !

Le saint-graal du golf où vous jouez le golf de vos rêves sur un parcours manucuré, et répondant parfaitement à vos attentes.

Sachant que vos attentes ne sont pas forcément exactement les mêmes que celles de vos partenaires.

J’ai souvent remarqué que l’on avait une bonne appréciation d’un parcours en particulier ces fameux jours, et une moins bonne quand nos conditions de jeux personnelles sont moins réunies.

Oui, il existe des sites qui se plaisent à classer des golfs selon des critères objectifs, et c’est sans doute très intéressant : Dessin du parcours, entretien, vitesse des greens, qualité de l’accueil…il y a beaucoup d’éléments qui peuvent être classifiés de manière objectives, et ce justement, pour contrer une appréciation trop subjective.

Ceci étant, et je fais appel à votre mémoire concernant le dernier parcours que vous avez découvert…Ne croyez-vous pas que c’est la première impression qui compte ?

Ce petit moment où vous sortez de votre voiture, et découvrez un tout nouvel endroit avec cette excitation de la nouveauté ? Est-ce que cela va être mon nouveau parcours préféré ?

En l’espace de quelques instants, vous avez soit une impression positive, soit un petit sentiment de déception, et ce bien qu’au golf, franchement, les situations de déceptions sont plus rares.

Nous avons la chance et le privilège de profiter d’un sport de plein air, loin des avions qui tombent, des malades qui tapent sur des policiers dans la rue, ou de ceux qui bloquent des raffineries au nom du travail.

Pardon de venir sur ce terrain, mais pendant les quelques minutes que vous parcourez en voiture pour vous rendre jusqu’à la Sorelle, si vous écoutez la radio, vous pouvez sentir ce climat d’oppression très fort en France actuellement.

Nous sommes vraiment agressés par l’actualité, et bien entendu la réalité économique et sociale d’un pays qui va mal.

Alors quand vous posez le pied dans un golf comme celui de la Sorelle, en pleine campagne, sans un bruit de cette actualité citadine, en l’espace d’un instant, vous quittez l’univers de l’oppression, pour découvrir un endroit à part du temps, à part de l’espace, et toutes vos idées préconçues s’envolent en même temps.

La Sorelle, un petit parcours campagnard, sous-entendu à l’entretien approximatif ?


Alors là pas du tout, les premiers pas vous transportent sur un terrain magnifique avec une floraison dense, et un entretien tiré à quatre épingles !

Le golf de la Sorelle : Une réputation à défaire ou à refaire

Le parcours avait pourtant bel et bien la réputation d’un terrain de « bouseux » selon notre hôte du moment, le nouveau pro, Xavier Bretin.

Pardon pour l’expression, notamment vis-à-vis des lecteurs membres de ce club, d’une part l’expression n’est pas de moi, mais elle va me permettre d’expliquer réellement la situation du golf de la Sorelle.

D’aspect visuel, les fairways, les départs, les greens sont impeccables, et les « finitions » - type chemin pour les voiturettes - soignées.

En fait, le parcours est situé à la limite des Dombes, une région magnifique pour ses étendues d’eaux, et la diversité des espèces d’oiseaux.

En revanche, pour un golf, qui dit eau…dit eau.

Effectivement, entre novembre et mars, le parcours peut être sujet, comme tout organe vivant, au fait de « tenir » l’eau plus longtemps que sur un parcours au sud de l’Espagne.


Au moment où j’ai moi-même visité le parcours, à savoir mi-mai 2016, après plusieurs jours de pluie car il faut admettre que nous n’avons pas une très belle saison depuis la fin de l’hiver, les fairways ou plutôt les roughs présentaient près de la surface du sol une certaine humidité.

Est-ce suffisant pour dénigrer un parcours ?

Il faut prendre le parcours dans son ensemble, et si l’eau peut être son point faible, comme beaucoup de parcours proches de grandes étendues d’eaux, il faut mettre en relief l’ambiance des lieux, la vue sur le château et le Bugey, mais plus important, le tracé des 18 trous.

C’est ce qui m’a le plus frappé dès les premiers mètres parcourus !

Moi qui croyais faussement que c’était un petit parcours sans personnalité, bien au contraire, dès les premiers trous, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que le parcours allait être « coton » à jouer.

Mon guide Xavier Bretin avait beau me dire qu’une partie du parcours se jouait en pente, et l’autre partie plus plate, je voyais surtout les pentes, les coups en aveugle, et les coups à jouer sans être certain de la roule de balle…

Je mets au défi un joueur qui découvre le parcours sans guide de ne pas tomber dans tout un tas de pièges subtilement placés par l’architecte des lieux.

D’ailleurs, le meilleur score enregistré sur ce par 72 est à mettre au crédit d’une golfeuse, et il ne descend pas en-dessous de 69 !


Long de plus de 5500 mètres en montée/descente, le parcours de la Sorelle est loin d’être un petit parcours comme ça ! Il est même plutôt sportif avec de bons petits challenges à relever.

Le tracé est donc selon moi le gros point fort de ce parcours. Tracé réalisé sur un terrain particulièrement boisé, ce qui lui confère un fort relief.

Si les roughs et quelques bunkers tiennent encore l’eau de pluie, en revanche, les greens et les fairways sont d’un aspect qui m’a particulièrement surpris.

Soit un parcours est trop fréquenté, et de fait, ils sont rapidement abîmés, soit un parcours est peu fréquenté, et l’entretien coûtant tellement cher, un golf est pris en étau entre logique économique, et logique esthétique/sportive.

Pourtant, la Sorelle subit des contraintes fortes !

Le golf de la Sorelle : A la croisée des chemins

Le parcours n’est pas situé dans un bassin de population golfique dense. Au contraire, il est à un carrefour entre les golfeurs de Bourg-En-Bresse et ceux de Lyon.

Les premiers jouent par habitude sur le parcours de la Bresse ou du parc de loisirs, et les seconds ne pensent tout simplement pas à venir jusqu’à la Sorelle.

En tant qu’ancien parisien, je pourrai vous dire que 45 minutes de voiture, c’est la porte à côté.

Depuis dix ans à Lyon, j’ai bien compris que l’on appréhende plus les choses en kilomètres qu’en minutes.

Ce sera donc tout le défi du nouveau propriétaire des lieux, Philippe Venditelli, que de résoudre cette équation concernant la fréquentation de la Sorelle.

Depuis deux ans à la tête du golf, cet entrepreneur à succès, s’est fixé un objectif : Démontrer qu’un golf peut être rentable en France !


Il est le principal artisan de la transformation de la Sorelle, de petit terrain de campagne en magnifique parcours pour amateurs de lieux de bien-être aux antipodes de la pression du quotidien.

Le parcours a donc été considérablement aménagé, embellie, mais ce n’est pas là le plus important, et le plus pertinent.

Le nouveau propriétaire qui voulait fuir un certain m’as-tu vu qui existe parfois dans notre filière a immédiatement misé sur l’hôtellerie, et dans le but d’attirer une clientèle intéressée par le dépaysement, la gastronomie, et en fait, un lieu un peu à part, un peu protégé, et un peu égoïste.

Pas égoïste au sens replié sur soi…le golf est totalement ouvert, et il n’y a pas de barrières ou de clôtures à l’entrée, mais bien un lieu pour jouer au golf loin des emmerdements.

Pendant le temps passé à la Sorelle, vous êtes loin des informations sur la pénurie d’essence et toutes ces informations anxiogènes.


L’accueil est très sympathique, même si je ne sais pas si c’était pour moi, en ma qualité de rédacteur, mais j’ai envie de croire qu’à notre époque, un golf qui ne miserait pas sur la qualité de l’accueil serait de toute façon totalement hors-jeu.

En guise de conclusion, oui, le golf de la Sorelle est un golf à la campagne, et oui, il a sans doute souffert d’un manque de notoriété à l’échelle régionale et nationale, mais visiblement, pour Philippe Venditelli et toute son équipe, la Sorelle ne veut pas subir, mais au contraire démontrer qu’un golf de qualité peut être rentable en agissants sur les bons leviers.

Affaire à suivre…

Au passage, j’en profite pour vous annoncer l’arrivée de Xavier Bretin comme nouveau consultant pour Jeudegolf.org, il va intervenir pour vous sur des articles techniques, et à la faveur de ses équipements technologiques de pointes hérités de son expérience SwingLab, et sur les tests de clubs, où justement équipé d’un trackman, il va nous permettre de densifier encore un peu plus notre panel de tests.

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.