Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Golf de la Valdaine : Revue des 18 trous

Golf de la Valdaine : Revue des 18 trous

Suite de notre série « blind-test » d’un parcours de golf de l’hexagone, avec cette fois le golf du domaine de la Valdaine, peut-être le golf qui voit chaque année le plus grand nombre de français et de touristes passer devant, étant donné sa position toute proche de l’A7, la route des vacances vers le sud…Beaucoup de visibilité, mais est-ce vraiment une bonne opportunité pour ce golf ? L’expérience client en souffre-t-elle ? Nous avons testé le 18 trous du golf de la Valdaine pour nous faire une idée de l’architecture des trous, et du contexte…

Découvrez nos formules d'abonnements

Le golf de la Valdaine sur la route des vacances

Entre Valence et Orange, tout à fait à hauteur de Montélimar, les Portes de Provence, le golf profite d’une météo exceptionnelle dans la région, avec plus de 2400 heures d’ensoleillement par an !

18 trous, par 71, on pourrait penser que la proximité avec l’autoroute A7 pourrait enlever à l’intérêt de ce golf.

En réalité, une fois sur le parcours, sincèrement, vous ne prêtez pas réellement attention à la présence de ce grand axe routier, qui fait certainement du golf de la Valdaine, le golf le plus vu en France !

Le très beau plan d’eau situé juste devant le club-house avec un geyser du plus bel effet assure la promotion type carte postale.

L’accueil du club et du restaurant sont excellents avec un parfait niveau de courtoisie et de service, sans trop en faire mais efficace. Vous pouvez déjeuner en une trentaine de minutes sans problème.

Joué en semaine et en été, le tarif du green-fee sans remises a été de 66 euros.

La vue de l’autoroute pourrait dévaloriser l’offre de ce golf, mais c’est compensé par d’autres panoramas qui valent le détour, et un parcours que nous pourrions qualifier de très récréatif.

A un moment où trop de parcours ont fait le choix de se porter au niveau de « terrain de championnat », le golf de la Valdaine présente un joli mélange de trous très ludiques, et très abordables avec quelques trous qu’il ne faut surtout pas sous-estimer, comme le 6 ou le 9.

C’est d’ailleurs peut-être le principal piège de ce parcours… Vous mettre en confiance avec un démarrage plutôt abordable, notamment un trou numéro 2, par-5 relativement court…

Joué en condition proche de caniculaire (près de 35 degrés), le parcours présente néanmoins plusieurs parties boisées qui permettent de se tenir à l’abri, notamment sur le retour.

L’entretien des fairways et des greens étaient parfaits le jour du test.

Seuls les tees de départs avaient légèrement souffert de la chaleur, et encore, c’est pour aller chercher la petite bête dans des conditions délicates.

La réputation de qualité d’entretien du parcours est donc méritée à première vue.

Le seul bémol viendra, et c’est souvent le cas sur d’autres parcours, de la gestion des temps de parties, avec certains en voiturettes et d’autres pas, ce qui créé un peu de confusion sur le rythme de jeu.

Trou numéro 1 : Par-4 handicap 5

Le démarrage se fait devant le restaurant du club-house. D’ailleurs, les départs du 1 et du 10 sont proches.

Pour ce premier trou, l’architecte vous propose un dog-leg droit assez prononcé qui vous demande bien évidemment de jouer si possible vers la gauche. Ne pas chercher à couper !

Des jaunes, un premier coup placé à 180/190 mètres vous offre l’ouverture vers un green joué en montée.

Un deuxième coup à 115 mètres environ du centre du green devrait permettre de le toucher en deux sans grande difficulté.

Le green est joué en montée avec deux bunkers de chaque côté, et des arbres dans le fond qui peuvent fausser la perception visuelle de la profondeur.

Ne pas hésiter à surclubber d’au moins un club…

Le premier green présente au moins deux plateaux… Si les pentes ne sont pas « traîtres », et les trous placés raisonnablement, vous serez peut-être agréablement surpris par la qualité et la roule des greens.

Trou numéro 2 : Par-5 handicap 17

Un trou qui résume assez bien le début de partie : Pas de pression ! Le green est atteignable en deux, ce qui le rend assez ludique.

Pas de difficulté particulière, le fairway est tout de même assez large, d’autant qu’à droite, pour les sliceurs, il y a encore un autre fairway qui jouxte le trou.

En réalité, le green est assez bien défendu par deux bunkers très bien placés pour attraper vos balles, surtout celles venant d’attaques lointaines. Le green est relativement plat. Seul point à noter, de loin, les bosquets situés derrière le green vous paraissent devant !

Trou numéro 3 : Par-3 handicap 15

Encore un trou pour se mettre tranquillement dans la partie avec ce par-3 relativement court doté d’un très large green.

En cas de raté, mieux vaut être à droite du green du fait d’un plus grand espace… Tout à gauche est dans la forêt ou injouable.

Trou numéro 4 : Par-5 handicap 13

Nous voilà sur le fameux trou qui jouxte notre précédent par-5 du deux, et collé à l’autoroute A7. Ce n’est pas si frappant à la réflexion.

En revanche, ce qui est plus déstabilisant, c’est le grillage face à vous au départ. Grillage dont la fonction est de protéger les voitures qui entrent sur le golf, d’éventuels drives joués « balles basses ».

C’est le premier départ qui met un peu sous pression. Une balle mal tapée prendrait donc le grillage.

Une stratégie plutôt prudente avec trois coups pour attaquer le green parait plus raisonnable qu’un éventuel enchaînement drive-bois 3 de toute façon difficile à réaliser, et alors que le green est à jouer en montée.

Une gestion en bon père de famille pour se laisser un troisième coup de fer à 100/120 mètres peut payer…

Trou numéro 5 : Par-3 handicap 7

La difficulté monte très progressivement avec ce second par 3, qui cette fois propose une longueur de près de 170 mètres au centre du green.

Le green est surtout protégé devant avec trois bunkers. Mieux vaut être trop long que trop court…

Trou numéro 6 : Par-4 handicap 3

Si vous n’êtes pas assidu avec les yeux sur la carte de score, vous ne verrez peut-être pas qu’il s’agit du trou handicap 3. C’est en fait le premier vrai test de la journée.

Joué tout en montée, et en dog-leg gauche, un mauvais coup de départ, et c’est bogey au mieux.

Un premier bunker est situé de manière stratégique à mi-chemin entre le tee de départ et le green.

Plus que le bunker qui protège le green sur sa gauche, c’est le fait d’attaquer le green en montée qui ajoute de la difficulté.

Trou numéro 7 : Par-3 handicap 11

Beaucoup de par-3 en ce début de partie… avec des distances assez variées soit 110, 170 et maintenant 150 mètres du centre du green depuis les jaunes.

Pas de difficulté particulière, surtout que le green est très vaste. En revanche, vent avec et le green en descente par rapport au tee de départ, et c’est peut-être deux clubs de moins ?

Trou numéro 8 : Par-5 handicap 9

A nouveau un long par-5, ce dernier n’est pourtant pas injouable. Même un coup trop à droite ou trop à gauche ne sera pas éliminatoire. Les roughs étant bas ou quasi inexistants, on trouve relativement facilement les balles hors du fairway.

La seule difficulté réside dans l’étroitesse du green parfaitement défendu par deux bunkers de chaque côté. Remarque concernant le sable : Il est d’excellente facture. Léger et fin, les sorties de bunkers sont très agréables, et permettent une plus grande sensation de contrôle.

Trou numéro 9 : Par-4 handicap 1

Si les huit premiers trous du jour ne nécessitent pas une grande explication stratégique, le 9, trou signature du parcours visuellement et techniquement a le mérite de susciter beaucoup plus de commentaires.

Tout d’abord, du tee de départ, face à vous, vous aurez du mal à distinguer le point de chute idéal de la balle, et la bonne distance à parcourir.

La partie de fairway pour poser la balle n’est pas très large en face de vous. Il faut au moins passer 160 mètres de plan d’eau, alors que l’on craint aussi d’être trop long dans la butte d’en face.

Couper à droite est une pure folie. Le plan d’eau à passer est encore plus long puisqu’il épouse parfaitement la forme de ce dog-leg droit.

Si vous réussissez votre premier coup (idéalement un fer ou un bois 3 à 170/190 mètres), les difficultés ne seront pas terminées pour autant.

C’est le premier gros piège de la journée ! Face à vous, deux greens, le 18 avec un drapeau rouge sur la gauche, et le 9 que vous devez normalement jouer avec un drapeau blanc sur la droite.

Sauf que depuis le milieu du fairway, votre œil est irrémédiablement attiré par le premier drapeau visible, le rouge !

D’autant que le green du 9 parait tout petit en comparaison de celui du 18 bien plus accueillant !

Quand vous jouez le parcours pour la première fois, il est très/trop facile de se tromper, et de viser le green à gauche.

Ce n’est plus un dog-leg droit…mais un trou en équerre à droite !

Sur ce point la signalisation du trou pourrait être améliorée.

Il y a de fortes chances que votre deuxième coup vers le green est de l’eau à passer…encore une fois.

Trou numéro 10 : Par-5 handicap 13

Après le 9, un trou traître, on démarre le retour avec un trou par-5 déjà plus franc en dog-leg gauche, et difficilement attaquable en deux, sauf à parfaitement placer son drive dans le virage.

Petite facétie de l’architecte, justement dans le virage, sur la gauche, un bunker parfaitement placé pour contrarier les plans des longs frappeurs désireux de couper le fairway en deux !

Pour jouer ce trou en trois coups, le driver est loin d’être indispensable au départ. Un bois 3 joué à 190-200 mètres est suffisant.

Depuis le virage, les 255 mètres restants peuvent être joués avec deux coups de fers raisonnables, sachant que le green, bien que défendu par deux bunkers à son entrée, est relativement vaste.

Trou numéro 11 : Par-4 handicap 6

Un trou qui demande beaucoup plus de concentration qu’il n’y paraît.

Sans paraître monstrueux, ni en longueur, ni en étroitesse, le départ de ce par-4 met légèrement plus sous pression. A droite la forêt, et à gauche des habitations, l’enjeu n’est pas la distance mais bien la précision.

Un fer 4 ou 5 est en fait largement suffisant pour assurer la mise en jeu en sécurité au centre du fairway, alors que le driver est franchement superflu.

Si possible, jouer le trou par la droite pour éviter de mettre en jeu un bunker de green situé à gauche.

Seule consolation pour les balles trop à gauche dans le rough, on les retrouve assez facilement.

Trou numéro 12 : Par-3 handicap 4

Un trou assez amusant qui demande de passer un joli court d’eau.

Sur ce départ, le choix du club est crucial selon le placement du drapeau, et la direction du vent.

Le green est très vaste, ce qui va conditionner la longueur de votre premier putt. Le green est en montée, ce qui doit être aussi pris en compte dans le choix du club sur le tee de départ.

Ne pas hésiter à surclubber… Derrière, il y a peu de danger.

Trou numéro 13 : Par-5 handicap 2

Pour accéder au green du 12, vous devez passer un pont.

Il ne sert pas qu’à cela puisque le départ du trou 13 se joue aussi depuis une position décalée par rapport au fairway, notamment pour les départs des boules blanches et jaunes.

C’est sans doute avec le 3, le départ le plus sensible de la journée. Vous devez passer un court d’eau, et face à vous, sur le tee de départ, vous avez un champ visuel assez restreint. Il faut taper le plus loin possible…

Cependant, il y a un piège très bien placé !

Face à vous, le fairway qui repart à droite (dog-leg droit) est en pente montante avec un bunker assez large pour accueillir bon nombre de balles tapées au drive.

Ce bunker a non seulement pour fonction de restreindre votre longueur, mais en plus, il vous coûte le deuxième coup…

Dans ce cas, le troisième coup devient un véritable challenge de longueur et de précision, car le fairway se rétrécit en direction du green.

Dans le cas présent du test, il me restait plus de 190 mètres pour atteindre le centre du green.

Un drive tapé en léger fade est la solution idéale pour se donner une chance de par sur ce long par-5 dont le green est défendu par deux bunkers situés devant, et de chaque côté, pour punir les coups trop courts et imprécis, trait caractéristique des approches à plus de 200 mètres…

Trou numéro 14 : Par-4 handicap 18

Un trou tellement court que les longs frappeurs se demanderont si cela ne vaut pas le coup de driver le green pourtant en montée par rapport au fairway.

Mis à part Rory McIlroy qui est coutumier du fait sur le tour, un coup de fer prudent suffit à parfaitement se placer sur le fairway dans le but de se laisser une approche au wedge pour attaquer le drapeau.

Même avec une approche prudente, c’est un trou à birdie. Occasion à ne pas gâcher avec une stratégie trop présomptueuse…

Trou numéro 15 : Par-3 handicap 14

Par rapport au trou précédent, ce par-3 est déjà beaucoup plus piégeux.

Le choix du club sur le tee de départ est délicat.

Trop court, et vous risquez de jouer un chip en montée ou pire dans le bunker.

Trop long, vous avez un autre bunker qui vous attend avec une position d’attaque relativement inconfortable. Le handicap 14 n’est pas nécessairement le véritable reflet de difficulté liée à ce trou.

Depuis le tee de départ, on ne se focalise pas vraiment sur le plan d’eau à passer. On regarde vraiment vers le green en montée alors qu’il est large mais peu profond.

Sans doute, le green le plus défendu de la journée avec pas moins de 4 bunkers tout autour. Il faudra aussi prendre en compte le vent… Attendez-vous à surclubber d’un club et peut-être même deux…

Trou numéro 16 : Par-4 handicap 16

Fin de parcours, si vous jouez à pied et sous la chaleur, la fatigue peut commencer à rentrer en ligne de compte. La fatigue pouvant se résumer à moins de lucidité dans les choix ou l’exécution des coups.

Ce trou ne paraît pas très difficile, pourtant, sur votre gauche, les habitations sont matérialisées par des piquets blancs de hors-limites.

Une balle tapée en draw peut tout à fait être prise par le vent et facilement terminer sa course… hors limite en raison de la pente du fairway.

Un départ au fer et en fade est un gage de prudence pour surtout rester à droite du fairway.

Sur ce trou, tout vous ramène à gauche, et notamment la pente…

Pas d’enjeu de longueur sur ce départ, mais bien un enjeu de ne pas prendre de pénalité pour une petite erreur.

Derrière, l’attaque de green n’a rien d’effrayant. A l’inverse du trou précédent, le green est faiblement défendu.

En début de partie, ce trou n’aurait rien d’inquiétant. En fin de partie, la fatigue peut rentrer en ligne de compte…

Trou numéro 17 : Par-3 handicap 10

Un long par-3 qui n’a rien d’évident puisque joué dans la forêt. Si vous appréciez d’être un peu à l’ombre, vous ne distinguez pas facilement le green, et surtout le drapeau.

En fin de partie, les mauvais coups peuvent arriver plus facilement. Vous avez 190 mètres à parcourir pour aller chercher le drapeau au centre du green.

A ce moment de la partie, il faut surtout avoir un fer 3 ou un bois 3 pour 190 mètres !

Trou numéro 18 : Par-4 handicap 8

Fin de partie et un dernier trou pour revenir au club-house en forme de dog-leg gauche. Cette fois, pas de risque de se tromper de green !

Tenant compte de la fatigue, et de la configuration du trou, ne surtout pas sortir le driver ! Un bois 3 ou plutôt un long fer devrait suffire pour assurer une dernière mise en jeu sur le fairway.

Tenter le diable sur le départ est un sacré risque compte tenu du placement stratégique de deux bunkers de fairways.

Le plus à gauche risque d’arrêter les trajectoires les plus coupées. Le plus à droite aura le mérite d’arrêter une balle franchement trop longue et hors chemin idéal pour le second coup.

Un coup de fer à 130/150 mètres n’est certes pas très glorieux, mais suffisamment en sécurité pour attaquer le green à 150/160 mètres.

Certes, cela fait beaucoup pour un deuxième coup, mais l’analyse risque/opportunité sur ce trou n’est pas très favorable.

Le coup idéal étant un drive en draw à 250 mètres ! Tout de même une sacrée opportunité sur le dernier trou de la journée !

Le deuxième coup risque donc d’être long avec la consolation que le green soit très vaste, ce qui va tolérer une certaine imprécision.

Pour les très bons joueurs, il existe une autre possibilité.

Taper le drive tout droit pour viser le fairway du 9 en espérant ne pas être arrêté par des bosquets entre les deux fairways… Effectivement, derrière, le deuxième coup sera franchement plus court !

Sur ce dernier trou, tout est question d’objectif par rapport à l’état de la carte de score… Entre assurer un bogey avec une chance de par ou prendre plus de risque…

Bilan du test golf de la Valdaine :

Un parcours plaisant avec beaucoup de trous francs qui devrait convenir à 90% des golfeurs.

Quelques trous comme le 6, le 9, le 15 ou le 18 apportent un savant dosage de difficulté ! Le golf de la Valdaine est plutôt une bonne surprise.

Le départ du trou 4 avec le grillage à passer est un peu regrettable, alors que la signalisation du green du 9 est perfectible.

Le positionnement prix du green-fee est peut-être un tout petit peu haut (58 ou 59 euros serait un prix psychologique intéressant) sachant que l’entretien général du parcours est très bon. Cela permettrait de lever le frein de l’autoroute A7. Effectivement, quand on ne connait pas le parcours, et qu’on passe devant en voiture, on se dit souvent « quel dommage ! ». Et en fait, ce parcours gagnerait à être connu….

Aucune fausse note flagrante à relever. L’expérience client est bonne et la présence de l’autoroute A7 se fait rapidement oublier.

Pensez à améliorer la signalisation du green du 9….

PS : Les images des trous ont été illustrés grâce à l'application ARCCOS GOLF, retranscrivant les véritables coups réalisés pendant la partie (les bons et les moins bons...)

Restez informé

Recevez notre newsletter