Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour le 1er abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon Z-Star ou Z-Star XV au choix offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Golf de Mionnay : Revue des 9 trous du retour

Golf de Mionnay : Revue des 9 trous du retour

Suite de notre revue consacrée au golf de Mionnay, un des parcours les plus proches de Lyon avec un club sympathique, et notamment une école pour jeunes golfeurs parmi les plus dynamiques de la région. Le dessin réalisé par Jacques Vouilloux en 1987 pourra plaire à une grande majorité de golfeurs. Que nous réservent les 9 trous du retour ?

Découvrez nos formules d'abonnements

Ce deuxième passage au golf de Mionnay a été réalisé plus d’un an après la première évaluation du parcours aller.

En juillet, joué sous la pluie, on a redécouvert certains points forts, mais aussi des points faibles qui mériteraient d’être gommés.

L’essai du parcours a été réalisé avec le système GPS ARCCOS qui nous permet de vous fournir des illustrations de chaque trou avec les distances, et les coups joués, les bons et les moins bons.

Le trou numéro 10, un par 4 de 349 mètres des jaunes handicap 12

Si le trou numéro un démarre derrière l’imposante bâtisse qui accueille le club-house et des appartements, cette fois, le départ du 10 est donné devant la terrasse du restaurant.

La vue sur une grande partie du golf est l’un des points forts de ce départ.

En contrepartie, il arrive que certains indélicats marchent sur les graviers avec leurs gros sabots, de sorte que c’est aussi le départ le plus délicat à jouer si on est sensible au bruit. Un mulligan peut être plus utile au départ du 10 qu’au départ du 1.

S’arrêter de marcher ou de parler quand un golfeur est sur le point de taper son driver sur ce trou devrait être un réflexe !

D’autant que le départ n’a rien d’impressionnant, même s’il réserve un piège très précis.

Il faut clairement et absolument jouer à gauche du fairway de ce dog-leg droit. D’autant que le fairway est en pente pour ramener les balles sur la droite.

Un slice sur ce trou n’est pas nécessairement éliminatoire à première vue…

A première vue seulement, car l’attaque du green en deux sera rendue impossible par un arbre très bien placé à droite du green.

Un drive à droite… et c’est pratiquement adieu au PAR sur ce trou ! Et pourtant, mis à part cette question de la trajectoire, l’attaque de green à jouer en descente n’a rien d’exceptionnelle.

L’architecte a été fin. Tout vous ramène à droite sur ce trou sans que vous vous en rendiez trop compte.

Comme souvent sur ce golf de Mionnay, les greens sont vastes. Ils acceptent une relative imprécision dans les approches. C’est aussi pour cette raison que le parcours est assez abordable techniquement.

Revers de la médaille, trop imprécis, et surtout par temps de pluie, vous avez un bon risque de 3-putts à cause d’une trop longue distance à parcourir sur le premier coup à jouer depuis le green…

Toujours dans l’optique d’attaquer ce green, pas de danger devant, ne pas hésiter à prendre un club de plus pour aller chercher le drapeau au centre ou au fond du green.

Le trou numéro 11, un par 3 de 151 mètres des jaunes handicap 14

Un trou vraiment amusant à jouer avec un vaste plan d’eau à passer pour atteindre le green.

Cependant, l’eau n’est pas réellement le principal problème sur ce trou.

D’une part, parce qu’elle est surtout sur la droite du trou, et d’autre part, parce que la longueur à passer est raisonnable.

En réalité, l’architecte à savamment joué avec la nature… Les arbres à gauche sont un bien plus gros problème.

A cause de l’eau, vous ne voulez pas manquer à droite, et bien souvent, par conséquence, le coup peut être trop manqué à gauche !

Ceci dit, il y a assez d’espace entre le green et les arbres pour retrouver sa balle, et avoir néanmoins un chip tout à fait jouable.

Le green est vallonné, et deuxième problème, vous avez pour le coup l’eau en face de vous si vous venez de la gauche, ce qui peut à nouveau vous inciter à gratter l’approche.

Ce trou n’y paraît pas ! Pourtant, il est assez difficile d’y faire le par, dès lors qu’on a manqué le green.

Même si le green est accroché, il faut bien choisir son club, car à l’entrée du green, si le drapeau est au milieu ou au fond, vous aurez un premier long putt en montée.

Le coup le plus parfait sur ce tee serait sans doute un fer 6 ou un fer 5 joué en fade en s’appuyant sur la gauche du green…

Au fond à droite du trou, l’eau n’est plus un enjeu en cas de coup mal dosé.

Sur ce départ, jouer trop défensif est souvent l’erreur…

Entre le trou 10 et le trou 11, on échangerait bien le handicap de difficulté.

Le trou numéro 12, un par-5 de 460 mètres des jaunes, handicap 2

Le 12 longe le trou numéro 5, un autre par-5. Les deux trous se ressemblent beaucoup, et à tel point que le système ARCCOS les confond.

D’un point de vue design, ce n’est pas le plus heureux.

On a l’impression de rejouer exactement le même trou, à la différence que le coup de départ est un peu moins complexe, avec l’absence des arbres pour vous enfermer dans un couloir de frappe.

Sur le départ du 5, le choix du premier coup était crucial, et ce, à cause d’une tranchée à tombée de drive (moins de 190 mètres).

Pour le coup, sur le départ du 12, vous avez moins de problèmes à régler. C’est probablement un des départs qui met le moins la pression.

Sur ce trou, c’est bien plus la longueur la question à régler, notamment sur les deux premiers coups.

Tenter le green en deux paraît bien compliqué. Choisir dès le départ une stratégie en trois coups semble plus indiqué.

La fin du trou se joue dans un couloir d’arbres qui punit assez bien les coups ratés trop à gauche ou trop à droite.

Pour l’avoir souvent joué, ce trou qui ne paraît pourtant pas difficile, ne m’a jamais porté chance. Relâchement à ce stade de la partie ou trop envie de l’attaquer ?

La bonne approche consiste à jouer trois coups de fers placés, surtout dans la perspective d’être en position idéale dans le virage pour aller chercher un green étroit, et en pente descendante.

Ce trou cache bien son jeu… Son handicap 2 n’est pas usurpé.

Le trou numéro 13, un par-4de 341 mètres des jaunes, handicap 10

Un des coups de cœur du retour car il présente une difficulté vraiment intéressante. Là-aussi, on pourrait se demander si handicap 10 n’est pas un peu sous-estimé !

Sur ce trou, le premier coup doit être le plus long possible. Pourtant, nous sommes en pleine forêt, et de chaque côté du fairway, aucun droit à l’erreur.

Pour un long frappeur, il est aussi assez délicat de voir le point de chute de la balle, surtout si vous avez réussi votre fade idéal pour épouser la courbe parfaite de ce dog-leg droit.

Autre problématique, un coup de départ trop court, et c’est l’impossibilité d’attaquer le green en deux ! Trop à gauche, dans le rough, ce dernier refermera très vite la face de votre club, ce qui compliquera l’attaque du green. Trop à droite, le coup de recentrage court sera obligatoire.

L’approche du green n’est pas non plus vraiment cadeau. Le green est monté sur un léger promontoire, posé tout en largeur devant vous avec une profondeur raisonnable.

Sur l’attaque, il y a plus de places pour rater à gauche du green. Cependant, vous n’aurez pas un bon lie, et une bonne visibilité sur le drapeau.

Le coup de départ est crucial pour se placer au centre du fairway, et ainsi se laisser un coup d’approche idéalement à 100/110 mètres du green.

Le trou numéro 14, un par-3 de 133 mètres des jaunes, handicap 18

Un trou souvent joué à l’ombre, car au beau milieu de la forêt, ce qui signifie une certaine forme de pression par rapport aux abords du fairway et du green.

Comme sur la plupart des greens joués avec des arbres tout autour, il est parfois difficile de bien juger la distance.

Le trou est court, et présente un piège très bien placé ! Son bunker de green idéalement placé à gauche… Jour de pluie, il est facilement gorgé d’eau avec un sable très dur.

En réalité, l’entrée du green est très étroite, de sorte que handicap 18 est là-aussi un peu sous-estimé.

Un arbre qui sort de la forêt sur la droite vous pousse astucieusement à jouer à gauche, avec une forte chance de trouver le bunker. Le coup idéal, et pas si simple à réaliser est certainement un léger fade en surclubbant d’au moins un club…

Le green est étroit mais suffisamment long pour légèrement se tromper derrière. Trop court sur ce green, ce serait dommage…

Le trou numéro 15, un par-5 de 432 mètres des jaunes, handicap 8

Un deuxième trou coup de cœur sur ce retour avec un dessin très amusant ! A la différence du précédent par-5 dont on imagine difficilement qu’il soit attaquable en deux. Justement, sur ce trou, c’est un peu le problème !

La tentation d’attaquer en deux est grandissime…

Il suffit d’un drive à 220 mètres pour se poser la question.

Sur ce départ, il ne vous reste plus que des arbres à gauche, ce qui tranche avec les départs précédents. Comme par hasard, avec de la pression en moins, c’est plus souvent sur ce départ que l’on tape ses meilleurs coups. La tombée de drive est large et tolérante.

Question : Allez-vous jouer en 3 coups avec 2 coups suivants le drive très raisonnables ou attaquer le green en 2 avec un deuxième coup d’un niveau quasi professionnel ?

Effectivement, le deuxième coup demande un fer à 180/190 mètres du drapeau avec pas moins de 150/160 mètres d’eau à passer !

Si le green en ile est vaste, l’idée tentante, c’est un sacré pari à tenter. On aime Mionnay pour nous proposer ce type de dilemme.

Pour ma part, j’ai préféré opter pour la prudence avec deux coups de wedges 50 degrés, et me placer pour le par avec deux putts. Pas très glorieux, mais terriblement efficace pour se remettre dans le jeu après les passages du 11/12…

Le score à ce moment de la partie influe sur votre volonté d’attaquer ou d’être prudent…

Le green étant faiblement défendu et relativement peu pentu… c’est à vous de voir.

Le trou numéro 16, un par-4 de 377 mètres des jaunes, handicap 6

Mon trou préféré car même s’il demande une certaine longueur de frappe, l’approche du green permet une attaque franche.

Ce trou est aussi amusant car le coup de départ idéal est un draw qui devra échapper aux petites buttes astucieusement positionnées au centre du fairway pour vous pénaliser.

C’est l’aspect clé de ce trou.

Il faut de la longueur au drive pour espérer attaquer le green dans de bonnes conditions, alors que ces petites buttes peuvent facilement arrêter votre balle nette, et vous faire perdre 10 ou 20 mètres de roule.

Si vous passez ou pas les buttes, derrière ce n’est pas du tout le même coup. Sur ce trou, il faut avoir un peu de réussite.

De plus, votre lie sur le deuxième coup peut être radicalement différent à un mètre près !

La seule consolation vient du green qui est très vaste, et très faiblement défendu par un bunker à sa gauche, mais pas réellement proche et en jeu.

Autour du green, il y a donc beaucoup de place pour rater, et tenter un chip.

Le trou numéro 17, un par-4 de 380 mètres des jaunes, handicap 4

Un dog-leg droit que vous pourriez faussement croire tolérant pour les sliceurs ! Un des trous qui pose le plus souvent le plus de difficulté pour trouver la bonne approche.

Trop à gauche, et vous vous enfermez avec un coup de replacement pour trouver l’ouverture du green.

Trop à droite, et vous vous fermez l’accès au green par la faute d’une rangée d’arbres astucieusement placés pour protéger la maison des greenkeepers !

Vous pouvez tenter de passer cette rangée d’arbres ! Sortez le 60 degrés pour passer à plus de 30 mètres de haut ! En revanche, n’espérez pas faire assez de distance pour atteindre le green !

A bien y réfléchir, le coup de départ idéal serait en fait un drive joué en léger fade, tout en s’appuyant le plus possible sur la gauche du trou, pour épouser la forme du dog-leg tout en se laissant un minimum d’ouverture sur le coup suivant.

Si vous réussissez cela, vous éliminez la difficulté suivante. Sinon, le PAR devient utopique sur ce trou, il faudra nécessairement trouver une solution pour se replacer face au green, avant de l’attaquer.

L’occasion de parler ici d’un problème concernant souvent le parcours de Mionnay : l’entretien et la qualité des greens !

Les greens comme les abords sont souvent dans un état précaire qui malheureusement gâche l’amusement que l’on peut légitimement avoir à jouer ce parcours vu son tracé, et en plus, vous pénalise nettement avec des chips ou des putts qui sont accrochés par des trous dans le gazon.

Quel dommage de ne pas mieux tirer parti d’un tel terrain ! Mis à part le trou 12 trop proche de celui du 5, les trous sont variés, et le plus souvent amusant, quel que soit son niveau de jeu.

Le cadre est verdoyant et calme à l’exception d’une ligne électrique en plein milieu du 6 !

Dommage aussi de de constater l’arrosage automatique du parcours en fonctionnement quand il pleut des cordes !

Des dysfonctionnements qui font un peu tâche dans le tableau. Certes, la canicule du mois de juillet explique que certains parcours de la région ont souffert, mais c'est tout de même un sujet récurrent à Mionnay.

Ce jour, pour les besoins du test, j’ai acquitté un green-fee de 38 euros, ce qui semble très peu cher, et sans doute, en dessous du prix de revient. La mauvaise qualité de l’entretien rend le rapport qualité/prix seulement passable.

C’est vraiment le seul point négatif, car l’accueil est toujours de très bonne qualité avec des hôtesses serviables, et souriantes.

Comme illustré ci-dessus, le tour du green du 17 est dans un état catastrophique, et malheureusement, ce n’est pas le seul.

Le trou numéro 18, un par-3 de 159 mètres des jaunes, handicap 16

Un dernier trou pour revenir vers le club-house ! Long de 159 mètres, le green est plus profond que large. C’est d’ailleurs le principal problème posé.

Sur le tee de départ, les arbres à droite vous incitent inconsciemment à jouer à gauche du green. Encore une fois, un fade pourrait être la bonne réponse, à condition d’ajouter un club de distance.

Pourtant, sur ce trou, mieux vaut rater à gauche qu’à droite ! Un seul bunker qui n’est pas très près du green se trouve à droite, et surtout un petit muret de 50 centimètres de haut peut parfaitement gêner un chip de replacement.

Un coup trop long permet finalement de résoudre plus de problème qu’il n’en pose sur ce green à double plateau.

Malheureusement, là-aussi, le green est encore très abîmé.

Quel dommage quand on juge l’intérêt d’ensemble du parcours avec la diversité des coups à jouer, et dans un cadre vraiment agréable.

Restez informé

Recevez notre newsletter