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Golf de Méribel: ça c’est du sport !

Golf de Méribel: ça s’est du sport !

18 trous depuis 1991, le Golf de Méribel est un parcours de montagne qui présente un véritable défi physique. Ne le jugez pas pour sa longueur de 5540 mètres depuis les boules blanches, et selon la carte de score du club. Les plus courageux qui feront le choix de pousser un chariot ou porter le sac sur ce parcours pourront vous en parler. A deux heures et demi de Lyon, je vous recommande une escapade en Savoie le temps d’un week-end, surtout quand la chaleur commence à s’installer en Plaine.

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Méribel : Un parcours de golf glamour et physique

Méribel a connu son heure de gloire avec le Méribel Golf Show, un événement aussi sportif que glamour, qui durant une semaine, pendant l’été, réunissait les amateurs de la petite balle blanche, et de la station de Sports d’hiver, reconvertie station de Sports d’été.

Rafting, Canyoning, mur d’escalade, patinage, tennis, aviation et donc golf, on peut tout faire à Méribel.

Au milieu des années 2000, le golf organisait son célèbre Skin game. Nicolas Colsaerts, Jean-François Remesy ou encore Constantino Rocca ont d’ailleurs eu l’occasion d’y participer, et de se mesurer au parcours.

A l’époque, c’était un événement suffisamment rare pour être relevé. De nos jours, de moins en moins de golf se risquent à organiser ce type d’événements.

Il n’en demeure pas moins que le Golf de Méribel, considéré par certains comme l’un des plus beaux en Savoie, représente toujours un challenge sportif, et dans un cadre toujours aussi magnifique.

Ci-après, je vous présente les Plus et les Moins du parcours, un bon plan séjour à Méribel en Eté.

Les plus du Golf de Méribel

Comment ne pas démarrer ce sujet par la variété du tracé !

Du premier trou, un par-4 bien plus compliqué qu’il n’y paraît jusqu’au dix-huitième trou, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer.

Les trous ne se ressemblent pas.

Montée, descente, tourne à gauche, tourne à droite, il faut rester concentré pour préserver la carte de score.

D’ailleurs, vous pourriez croire qu’avec seulement 5540 mètres, le parcours vous donnera des occasions de birdies. C’est oublié que la distance ne se raisonne pas de la même façon en montagne.

L’un des grands attraits de ce type de parcours, c’est de s’amuser à battre son record de distance au driver sur des trous en forte descente, comme par exemple le numéro 3, un par-5 de 556 mètres des boules blanches.

Du tee au green, le trou descend de près de 94 mètres ! Imaginez le gain potentiel pour votre drive.

Du tee au green, le trou descend de près de 94 mètres ! Imaginez le gain potentiel pour votre drive.

Vous pouvez au moins rajouter 50 à 60 mètres par rapport à votre distance habituelle sur terrain plat.

Attention, ce trou ne se résume pas à un simple concours de drive. En fait, le départ est plutôt compliqué, car face à vous, le fairway ne fait pas que descendre, il tourne aussi à droite.

A gauche, le terrain est grand ouvert pour perdre sa balle.

Il faut donc être à la fois long et précis.

Sur ce trou, l’Arccos caddie, plus raisonnable vous conseille de prendre un long fer plutôt qu’un bois.

La raison est souvent la meilleure conseillère.

En fait, le départ est plutôt compliqué, car face à vous, le fairway ne fait pas que descendre, il tourne aussi à droite.

D’autant, que vous aurez une autre occasion de tenter un record de distance avec le trou numéro 16, un autre par-5 de 485 mètres des boules blanches, avec cette fois seulement 43 mètres de déclivité.

En serrant à la corde ce long dog-leg gauche, vous pourriez bien aller chercher des distances pouvant aller jusqu’à 280 mètres, notamment si vous tombez dans le bunker qui sépare le fairway du 16 avec celui du 13.

Sur le parcours du Golf de Méribel, n’en déplaisent aux architectes, les mises en jeu ne sont pas le plus gros problème à résoudre.

On pourrait croire qu’en montagne, partiellement dans la forêt de l’Altiport, les engagements seraient plus compliqués. Ce n’est pas réellement le cas. La largeur des fairways, mis à part sur le premier trou, tolère beaucoup de coups.

Pour ma part, sans être dans un grand jour, en redécouvrant le parcours, j’ai réussi à prendre 60% de fairways en régulation. Les mises en jeu ne rendent pas le parcours injouable.

Au contraire, il y a beaucoup d’options tactiques possibles, et donc selon les niveaux de jeu, pas de frustration.

Non, la difficulté vient après.

Si on peut toucher relativement beaucoup de fairways en régulation, la véritable difficulté tient dans deux paramètres : La fatigue physique, et les attaques de greens.

Sur les trois premiers trous, vous ne voyez pas encore trop le coup venir.

A partir du 4, mais surtout pour monter au 5 et au 6, si vous poussez un simple chariot manuel, vous pourriez vraiment ressentir l’effort à fournir pour remonter les 100 mètres descendus au 3 !

Etant parti le premier de la journée, avec des parties de voiturettes derrière moi, j’ai fait l’erreur de vouloir tenir le rythme.

J’ai explosé physiquement au bout de 5 trous.

Le golf de Méribel est l’archétype du golf physique !

Pour jouer les 18 trous à pied et à un rythme soutenu, seul dans ma partie, je n’ai pas pu mettre moins de 4 heures.

Si je réprouve fortement l’idée de jouer en voiturette, je pourrais vous recommander de louer un chariot électrique à l’accueil du golf, pour au moins vous économiser un peu.

Le golf est un sport. Marcher le parcours est un élément important du jeu.

L’autre paramètre qui pimente la partie à Méribel est donc clairement les attaques de greens.

Plusieurs fois, j’ai vu ma balle tenir la distance pour le green, et toucher une butte pour rebondir hors de la surface de putting. Ce fut le cas au 1, au 5, au 6, au 8, et au 9.

Sur ces trous, le green est surélevé, tant et si bien que la précision du jeu de fers est mise à rude épreuve.

Pour ma part, si j’ai trouvé 60% de fairways en régulation, aux termes des 18 trous, je n’ai pris que 27% de greens en régulation.

Une bonne qualité de petit-jeu autour des greens est donc primordiale pour sauver quelques PARs supplémentaires, surtout que sans y paraître les greens sont particulièrement bien défendus par pleins de petits bunkers.

Il faut attendre le 11eme trou pour ne pas trouver trace d’un bunker autour du green, et pour cause, il est remplacé par une pièce d’eau sur sa gauche, face à vous.

Idem au 13, finalement l’un des deux seuls trous à ne pas être protégé outre-mesure.

Prenez un peu de temps pour peaufiner vos sorties de bunker. Dans mon cas, j’en ai eu au moins 3 sur 18 trous.

Si le trou 3 présente l’avantage d’être en descente, en contrepartie, les trous 6 et 8 remontent de 20 mètres.

Sur le 8 notamment, après votre premier coup joué à plat, vous vous retrouvez face à un véritable mur, et encore deux coups à jouer pour arriver jusqu’au green. Il y a encore près de 270 mètres à combler.

Sur le 8 notamment, après votre premier coup joué à plat, vous vous retrouvez face à un véritable mur, et encore deux coups à jouer pour arriver jusqu’au green. Il y a encore près de 270 mètres à combler.

C’est donc bien entendu le revers de la médaille. Au lieu de gagner 40 ou 50 mètres, vous pouvez perdre l’équivalent, mais c’est ce qui rend le parcours si intéressant.

Pour un parcours de montagne, j’ai été agréablement surpris la qualité égale des greens entre le putting-green et le parcours.

Si vous trouvez la vitesse des greens, vous l’aurez pour toute la partie. Ils ne sont ni lents, ni trop rapides.

Pour un parcours de montagne, j’ai été agréablement surpris la qualité égale des greens entre le putting-green et le parcours.

Mis à part le green du 15 qui est très tortueux, en général, une fois sur le green, vous ne vous arrachez pas les cheveux pour trouver les pentes.

Au global, le parcours est très agréable à jouer. Il est « jouable » à condition de résoudre sa dimension ultra-physique.

Pour ma part, c’est sur le trou numéro 12 que j’ai lâché mentalement. Je n’avais pas tout à fait retrouvé mon souffle après le passage du 9 au 10, et la montée de ce trou 10, encore très abrupte.

A la fin de la partie, la beauté du panorama du Parc de la Vanoise, la vue du Mont-Vallon et de la Saulire l’emporte sur la fatigue, d’autant que les trois derniers trous se terminent en descente, de sorte que l’on oublie un peu l’effort demandé pour démarrer les trous du retour.

Les moins du golf de Méribel

Le golf est situé au niveau de l’Altiport de Méribel, soit à 1691 mètres du niveau de la mer.

En montagne, on ne peut pas s’attendre à retrouver la même qualité de fairways que dans un Resort 5 étoiles près de Barcelone.

C’est donc avec beaucoup d’indulgence que je relève quelques morceaux de fairways un peu abîmés, mais sans être gênant pour le jeu.

C’est donc avec beaucoup d’indulgence que je relève quelques morceaux de fairways un peu abîmés, mais sans être gênant pour le jeu.

En revanche, et là avec aussi beaucoup d’indulgence pour un golf de montagne, le sable des bunkers m’a paru trop lourd, surtout après quelques jours de pluie.

Du coup, le sable est assez tassé, et lourd. Les sorties de bunkers sont du coup difficilement contrôlable. Le jeu dans les bunkers n’est pas très agréable.

Comme on se trouve en montagne, on retrouve aussi bon nombre de cailloux dans les bunkers, donc attention pour vos clubs…

J’ai aussi été surpris de trouver de gros écarts de distances entre ce qui est annoncé sur la carte de score, et sur ce qui s’est affiché sur mon GPS.

Par exemple, le trou numéro 15 m’est annoncé à 315 mètres des blanches, alors que le GPS ne me donne que 213 mètres…

Au total, la carte de score affiche 5540 mètres alors que le GPS ne trouve que 4216 mètres….

Le tarif de 70 euros les 18 trous avec location du chariot me paraît être dans la borne supérieure à ne pas dépasser.

La variété du parcours, le panorama joue en faveur des plus.

Bien que l’on sente une véritable envie de bien faire sur l’entretien, et une qualité des greens irréprochables, c’est plus difficile d’avoir des fairways parfaits en montagne par rapport à la plaine.

Bien que l’on sente une véritable envie de bien faire sur l’entretien, et une qualité des greens irréprochables, c’est plus difficile d’avoir des fairways parfaits en montagne par rapport à la plaine.

Le ou les trous signatures du Golf de Méribel en Savoie

Le premier trou qui jouxte la piste de l’Altiport ne semble pas monstrueusement difficile au premier regard, pourtant, ce par 4 de 300 mètres des blanches (handicap 9) cumule plusieurs difficultés intéressantes.

Sur le tee de départ, les options tactiques sont plus limitées qu’il y paraît.

Un obstacle d’eau situé à 170-190 mètres sur la droite conditionne la mise en jeu.

Un obstacle d’eau situé à 170-190 mètres sur la droite conditionne la mise en jeu.

Le GPS Arccos caddie me recommandait de taper un fer 4 à 190 mètres (le fairway descend de 20 mètres) pour n’avoir ensuite plus qu’une approche de 103 mètres à effectuer pour toucher le fond du green.

Cette tactique supposait de passer cet obstacle d’eau, et d’être relativement au centre du fairway.

Problème, pour y parvenir, cela supposait de réussir un coup en fade longue distance.

La tombée du tee shot est en fait très étroite pour un coup aussi long.

Le fait de s’appuyer sur la gauche, et la forêt est aussi à proscrire, car on retrouve difficilement la balle, et de toute façon, on perd un coup de recentrage.

Sur la suite du trou, l’attaque de green est aussi plus compliquée, car il est surélevé, et relativement étroit et peu profond, sans même parler des quatre bunkers situés tout autour.

Le premier trou vous met donc tout de suite dans le bain.

Ce n’est certes pas le plus beau trou du parcours, mais avec la présence de l’Altiport juste à côté, et son exigence technique, c’est au moins un trou mémorable.

A ce trou numéro un mémorable, sur l’aller, j’ajouterai le trou numéro 8 qui présente un très beau challenge technique, tout en étant complètement enfermé dans la forêt de sapins.

Le départ de ce par-5 en dog-leg gauche de 485 mètres des blanches demande un coup prudent.

Pour ma part, j’ai opté pour un hybride, ce qui m’a laissé 264 mètres à résoudre en deux coups, alors que le fairway monte fortement jusqu’au green (plus de 17 mètres).

Pour le deuxième coup, j’ai repris l’hybride, mais cette fois la pente m’a enlevé 30 mètres de distance.

Pour le deuxième coup, j’ai repris l’hybride, mais cette fois la pente m’a enlevé 30 mètres de distance.

Idem pour le troisième coup joué avec un fer 8 dans la montée vers le green.

Il faut donc prévoir un ou deux clubs de plus pour espérer atteindre un green, à nouveau difficile. Cette fois, il était plutôt étroit.

Enfin, mon coup de cœur va au trou numéro 15 qui est un véritable défi.

Ce par-4 de seulement 315 mètres des blanches selon la carte de score et annoncé par mon GPS à 213 mètres entre le tee et le green vous interpelle visuellement.

Il vous donne fortement envie de sortir un club pour toucher le green en seulement un coup.

Le green se situe en légère montée juste devant vous. Vous avez l’impression que vous pouvez le toucher

Malgré le fait de le tenter à chaque fois de venir jouer ce parcours, je n’y suis encore jamais parvenu.

J’aurai pratiquement envie de venir jouer le parcours de Méribel que pour ce trou.

Le green se situe en légère montée juste devant vous. Vous avez l’impression que vous pouvez le toucher. Le trou ressemble à une sorte de cuvette, car après le tee de départ, vous redescendez avant de remonter au green.

Si le trou est court, c’est probablement le green le plus difficile de la journée.

En conclusion, et comme écrit plus haut, le principal attrait du Golf de Méribel en dehors du panorama, et du caractère dépaysant, c’est le côté challenge amusant proposé sur pratiquement chaque trou de l’aller et du retour.

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