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Golf du Lac d’Annecy – Talloires : Revue des 9 premiers trous

Golf du Lac d’Annecy – Talloires : Revue des 9 premiers trous

L’affirmation « entre lac et montagne » prend tout son sens au sujet du golf du Lac d’Annecy situé à Talloires. Sur la route qui vous emmène de la préfecture Haute-Savoyarde jusqu’au golf, vous ne pouvez être que sous le charme du paysage, du style des maisons, des villages, et bien entendu du lac. S’agissant du parcours, quels sont les points forts et les points moins forts des 9 premiers trous testés ?

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Le club-house et le restaurant du golf du Lac d'Annecy : une mise en appétit

Avant de parler de golf, le restaurant du club vaut le détour. Plus généralement fréquentés par les habitués et les membres, la pièce du boucher et surtout le Paris-Brest en dessert valent le détour pour un budget raisonnable.

Fin avril-début mai, il est encore un peu trop tôt pour déjeuner en terrasse sans un gros pull ou un blouson. L’air de la montagne est encore très vivifiant d’autant que lors de la dernière semaine d'avril, il avait encore neigé sur les cimes au-dessus du lac.

Malgré les intempéries récentes, les fairways semblaient parfaits et seuls quelques arbres n’avaient pas encore repris leurs feuilles printanières.

En week-end, à l’accueil du golf, pour partir sur le parcours sans être membre ni avoir réservé à l’avance, on vous propose un départ dans les 45 à 50 minutes. Il faut dire que les parties de quatre s’enchaînent sur le départ du tee numéro un, parfaitement géré par un sympathique starter du pays.

45 euros pour 9 trous un samedi, c’est semble-t-il une norme pour un jour de week-end dans beaucoup de golfs.

Le practice est assez petit. Le putting-green donne une première idée de la vitesse des greens.

Bien vu, un mini-trou pour s’entraîner aux sorties de bunkers sur le chemin pour accéder au trou numéro 1.

Les trois premiers trous pour se mettre en jambe

Au départ du premier trou, un par 4, handicap 12 annoncé à 245 mètres des jaunes, j’ai pu observer beaucoup de joueurs prendre systématiquement le driver pour des résultats mitigés.

Face à vous, un fairway qui monte immédiatement, signe d’un véritable golf de montagne avec deux très grosses butes qui resserrent considérablement la largeur du fairway.

Pour ma part, je considère que c’est le trou signature des neuf premiers trous du parcours.

Cette forme de fairway et le coup de départ qu’il implique est très intéressant à jouer… avec un long fer pour privilégier la précision par rapport à la distance, d’autant que l’accès au virage n’est pas si long, et que le coup suivant pour le green est court.

Dans le virage, vous n’avez plus que 60/70 mètres en montée pour atteindre le green défendu par un seul bunker côté gauche.

Le deuxième coup joué les pieds en pentes est plus délicat que le coup de départ. En tapant un drive imprécis, vous prenez trop le risque de vous mettre en bien plus grande difficulté.

Autour du green, la véritable difficulté est d’éviter un coup trop long, car il est parfaitement encerclé par une butte où la balle peut atterrir et rester bloquée. De là, il vous faudra jouer le putter pour espérer la faire glisser jusqu’au green. La déclivité est trop forte pour tenir debout, et armer un swing.

J’ai eu le privilège de découvrir le parcours avec trois golfeurs d’Annecy qui ont tous pris le drive au départ du un, et tous se sont mis immédiatement en difficulté.

A noter, et c’est très important à Annecy ! Le golf jouxte ou plutôt partage la réserve naturelle avec un chemin de randonneurs.

Un des partenaires a expédié sa première balle en socquette hook sur la gauche du fairway dans le hors-limite et la forêt, où justement se situe le début ou la fin du chemin de randonneurs.

Ces derniers alors que j’avais pu observer que la balle ne pouvait les atteindre n’ont pas manqué d’invectiver le golfeur. C’était plus que « chambrer ». On pouvait sentir que la lutte des classes n’avait jamais vraiment cessé entre les « nantis » de golfeurs, et les « écolos » randonneurs.

Décidément, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que le golf soit considéré comme un sport, une activité de plein air, une balade ludique décorrélée de toute étiquette aux yeux de ces moralisateurs bien-pensants.

A l’inverse, le golf d’Annecy donne une belle image du golf. Le matin de ma visite, il organisait une compétition « La Gentlemen » où beaucoup de joueurs étaient vêtus de blanc, et en particulier, beaucoup de jeunes gens.

Les garçons, mais aussi des filles, jeunes donnaient une très belle image du golf, loin d’un sport ringard ou vieillissant !

Au départ du deux, un par-3 handicap 15 long annoncé à 142 mètres des jaunes en montée ne présente aucune défense autour du green.

En revanche, le dessin du trou est subtil.

Dessiné dans une trouée dans la forêt jusqu’au green, il faut impérativement être précis, et surtout ni slicer, ni hooker.

Le draw est le coup parfait sur ce départ ? car devant vous sur la gauche à environ 60 mètres du green, quelques arbres marquent une petite avancée vers le fairway, et ferment légèrement l’accès.

En soi, ce trou ne présente pas de réelles difficultés, pourtant, deux des joueurs ont mis des balles légèrement trop à gauche sans jamais pouvoir les retrouver. Nous sommes sur un parcours de montagne ! Dès que vous « quittez la piste », c’est la rocaille, et la forêt.

S’agissant des greens, au bout de deux trous, j’ai pu vérifier qu’il n’avançait pas ce jour-là. Comparativement au précédent sujet sur le golf d’Opio-Valbonne, il y a là une véritable différence de tonte.

Pour se rendre sur le départ du trou numéro trois, il faut emprunter un long chemin champêtre. C’est une constante sur le golf du Lac d’Annecy, il faut beaucoup marcher entre les trous. Si c’est physique pour beaucoup de séniors, cela ne manque pas de charme. C’est un des plaisirs du golf de montagne.

Au départ du trois, devant vous un immense et large fairway, ce qui est à peine croyable dans cet environnement forestier. Si ce n’est pas le trou signature, cela a été le trou que j’ai préféré à jouer.

Un tracé à l’image du parcours : Franc !

Vous pouvez jouer les neuf premiers trous en prenant du plaisir avec des trous attaquables et pas de dessins tordus. Bien entendu, la moindre faute grossière (hook et slice), et là, la partie change de ton.

Si vous êtes dans un bon jour, en respirant l’air frais de la montagne, avec le soleil qui vous réchauffe la peau, vous pouvez avoir l’impression de marcher sur l’eau. C’est un parcours plaisant à jouer, à la question près des greens qui ne sont pas (ce jour-là) à la hauteur du tracé.

Le numéro 3 est un par-5 de 507 mètres de long qui se joue pour le coup sans hésitation au driver. Le départ paraît large, mais pour les plus longs frappeurs, le début du virage de ce dog-leg gauche se resserre quelque peu.

Attaquer le green en deux me paraît tout de même très périlleux. Un deuxième coup de fer moyen permet de se placer dans le virage pour diviser la distance restante en deux.

Le green est faiblement défendu par un petit bunker sur la droite. En revanche, il faut anticiper le fait qu’il soit sur une butte, et donc en montée. Avantage… si on lâche sa balle à droite du green, un monticule peut l’arrêter pour se laisser un coup encore jouable. Rater à droite est donc une option viable.

Les trois trous du 4 au 6, sorte d'Amen Corner de l'aller

Le trou suivant, un par-4 handicap 14 est très amusant à jouer.

Annoncé à 260 mètres des jaunes, le fairway monte immédiatement sur une pente très marquée. Un coup de fer placé me semble être le choix le plus pertinent. Tout coup de drive, bois, hybride mal contrôlé avec trop d’effets à gauche, et c’est l’assurance d’une balle perdue.

La distance n’est pas le problème à résoudre sur ce départ. Une fois sur le fairway en face de vous, vous n’avez plus qu’un coup de fer moyen à court pour atteindre un green en plateau.

Effectivement, le deuxième coup va forcément se jouer les pieds en pentes avec aucune visibilité réelle sur le drapeau. Difficile d’évaluer la profondeur du green, d’autant que derrière, c’est la forêt !

Sur le deuxième coup, dans une telle configuration, un coup punché et en lob-shot me paraît être la meilleure solution. Il faut tout faire pour immobiliser la balle rapidement.

Sur le trou suivant, un par-3 de seulement 115 mètres des jaunes avec cette fois aucune visibilité sur le green en contrebas.

Seul un arbre à droite du green vous invite à jouer plus à gauche, et au centre sans rien voir du point de chute possible de la balle. Sur ce départ, il faut surtout contrôler la trajectoire, ne pas chercher à taper fort… Juste chercher à la lever suffisamment pour la laisser faire ensuite.

Deux bunkers protègent fortement le green devant, mais de votre position vous ne les voyez pas.

Pour les coups manqués à droite, une pente fera dégringoler encore votre balle, alors qu’à gauche, le forêt ne pourra que l’avaler. Un trou franchement amusant, surtout que le départ est joué depuis un tapis synthétique qui vous protégera au moins d’une vilaine gratte.

Le trou 6, handicap 1, un par-4 de 312 mètres des jaunes qui est probablement le plus joli de l’aller avec vue directe sur la montagne.

Handicap 1, surtout par l’étroitesse du fairway mais si vous résolvez cette difficulté avec un coup de bois 3 ou bois 5 en cherchant plus la précision que la distance, et si possible sur la gauche du fairway, il n’a rien d’insurmontable.

D’ailleurs, de manière générale, aucun trou ne semble injouable. Sur tous les parcours, les « handicap 1 » ne se valent pas.

Celui-ci est intéressant à jouer car le départ est légèrement surélevé par rapport au fairway, et un coup gratté se verrait bloquer par les rochers juste devant vous.

L’attaque du green appelle à la précision avec quatre bunkers astucieusement placés autour.

Les trois derniers trous pour finir d'en prendre plein la vue

Le départ du trou numéro sept est un joli bazar ! Mêmes les golfeurs locaux l’affirment ! En pleine refonte, vous êtes obligés de voir les joueurs de la partie devant vous revenir en arrière pour se rendre au départ du huit avant de pouvoir jouer, et encore, ceux qui partent du huit croisent le chemin du sept en contrebas…loufoque !

Ce par-3 n’a rien d’exceptionnel avec ses 140 mètres joués en bas du tee de départ. Seulement, je n’ai pas vu beaucoup de balles parvenir à se poser dessus en régulation, la faute à deux bunkers parfaitement placés de chaque côté à l’entrée. L’accès au green est plutôt étroit.

A noter, sur ce trou, un jardinier qui arrive avec sa machine sans se soucier des joueurs sur le green, ne coupe pas son moteur en se plantant juste devant vous pendant que vous jouez, à la limite entre provocation et irrespect. Carton rouge pour ce type de comportement qui n’a pas surpris mes partenaires, visiblement habitués !

Le parcours est parfaitement entretenu, mais la tonte des greens ne justifie pas une telle désinvolture.

Le trou suivant, le numéro huit, un par-5 de 403 mètres est très intéressant à jouer. Là-encore, j’ai eu beaucoup de plaisir à l’attaquer franchement avec un enchaînement driver-fer 7 qui a malheureusement échoué pour quelques mètres et un coup un peu lâché à droite dans la butte.

Tout ceci pour dire que c’est un trou pour se faire plaisir, et attaquable en deux.

Pas de piège particulier, vous pouvez jouer franchement. En revanche, le green en pente est le rendez-vous technique de ce trou.

Par excès de gourmandise, en voulant prendre le green en deux, j’ai accentué la difficulté du troisième coup dans une butte avec un rough assez haut qui peut vous faire perdre un ou même deux coups ! La sagesse aurait commandé de jouer un deuxième coup plus court pour être avant la butte et attaquer le green avec un dernier coup court et lobé.

Départ du dernier trou de l’aller, le neuf, un par-4 court de 289 mètres des jaunes, handicap 8, se déroule avec une arrivée sous la terrasse du restaurant.

Légèrement en pente droite-gauche, vos balles sont naturellement ramenées vers la partie gauche du fairway. Comme ce dernier descend, vous pouvez facilement parcourir beaucoup de chemin sur ce trou pour n’avoir plus qu’une approche avec un fer court ou un sandwedge. C’est heureux car la taille du green est très réduite !

Bilan du test du golf du Lac d'Annecy

Au final, un parcours que les amoureux de golf en montagne pourront très largement appréciés par la qualité visuelle proposée. Le golf ne dénature en rien la réserve naturelle, bien au contraire.

Le panorama entre lac et montagne se déguste.

Le tracé du parcours est franc et très jouable.

Dans un bon jour, vous pouvez prendre beaucoup de plaisir.

Ne sortez pas excessivement le driver sur des trous finalement courts, notamment sur les deuxièmes coups pour privilégier la précision à la distance.

Gros bémol sur les greens, très lents et trop hauts, sans doute pour être protégés du climat local où même au mois de mai, un risque de grand froid peut les faire souffrir.

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