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Golf de Grenoble Charmeil : Revue des 18 trous

Golf de Grenoble Charmeil : Revue des 18 trous

Le golf hôtel de Charmeil, situé dans la vallée de l’Isère, aux pieds des montagnes présente un attrait technique indéniable, quelques points forts, et des points de progrès, qui corrigés, pourraient en faire facilement le meilleur parcours 18 trous entre Lyon et Grenoble. Revue d'un parcours parfaitement entretenu, et qui demande de bonnes longueurs sur les mises en jeu...

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Dessiné par Jean Garaialde et Jeremy Pern, on comprend dès les premiers trous, pourquoi le parcours de golf de Grenoble Charmeil a accueilli par le passé la Coupe Ganay ou encore plusieurs compétitions de haut niveau, comme par exemple les cartes du tour européen dames.

Testé en plein été, le parcours est à la fois physique et technique avec de nombreuses situations variées.

Difficile de s’ennuyer sur ce parcours qui plaira aux longs frappeurs, comme aux golfeurs tacticiens, capables de placer leurs approches, en tenant compte des « bonnes protections » autour des greens.

Petit bonus, même par forte chaleur, on peut sentir le petit air de montagne d’un golf aux pieds des Alpes. Le cadre est à la fois dépaysant, et calme pour profiter d’une bonne partie de golf.

Enfin, un point semble indiscutable selon les membres avec qui nous avons pu jouer : l’entretien des tees de départs, des fairways, et des greens est parfait ! Le parcours est absolument nickel alors que le panorama est très plaisant.

Le seul bémol concernant le parcours viendra de la roule sur les greens, difficile à appréhender.

En été, comparativement à d’autres golfs de la région joués à la même époque, les greens paraissent beaucoup plus lents.

Il faut franchement appuyer les putts. Ce point dessert l’expérience. C’est le seul, et c’est dommage, compte tenu de la technicité et la qualité du parcours.

Décortiquons chaque trou d’un point de vue tactique pour identifier les pièges…

Images fournies par l’application ARCCOS 360

Trou numéro 1, par-4, handicap 15, 325 mètres des jaunes

Pour démarrer, notre ami Jean a été plutôt clément avec nous. Le premier trou ne nous met pas immédiatement sous pression.

Le fairway est très large. C’est le point qui joue en votre faveur sur ce premier départ.

Première difficulté, si votre drive est court ou sur le côté du fairway, le rough va rentrer en action, d’autant que de petites buttes, astucieusement positionnées sur la partie gauche, vont avoir pour fonction de freiner vos velléités d’attaques.

Pour ma part, un premier drive sans échauffement porté à seulement 167 mètres à gauche m’a fermé la possibilité d’aller au green.

Sans me méfier, le rough a joué son rôle et contribué à refermer la face de mon fer 3, me faisant perdre 50 mètres, et toujours à gauche.

Plus astucieusement, j’aurai été plus avisé d’accepter la pénalisation, et de sortir un wedge pour me replacer au centre du fairway, et ensuite attaquer pour jouer le bogey. Le cas présent, j’ai finalement fait l’inverse.

Le green est très bien défendu sur sa droite. Pentu et vaste, quand on ne connait pas correctement la vitesse du green, difficile d’espérer sauver le par sur un seul putt !

En résumé, sur ce trou, le coup de départ est crucial aussi bien en longueur qu’en dispersion.

L’impression visuelle donne l’impression qu’un coup imprécis sera acceptable. C’est plutôt faux.

Le seul intérêt de jouer le trou par la gauche consiste à ne pas mettre les bunkers de greens à droite en jeu !

Pour espérer le par sur ce trou avec un deuxième coup abordable, le drive doit au moins dépasser les 200 mètres.

Trou numéro 2, par-4, handicap 5, 373 mètres des jaunes

Paradoxalement, ce trou est censé être plus délicat que le premier…

Alors qu’on revient vers le club-house, une bonne mise en jeu vous met en fait dans de bonnes dispositions pour la suite de ce trou, qui ne présente pas de danger particulier.

La distance est en fait la seule équation à résoudre.

Le fairway est toujours aussi large que splendide pour la saison…

Pour ma part, le coup de départ au drive à 229 mètres centre gauche du fairway m’a offert une belle opportunité d’attaque.

Occasion manquée en raison d’un manque de préparation, et une partie démarrée sans échauffement sur un parcours en mode découverte.

Le bon conseil : 5/10 minutes de practice pour être en confiance sur les 3 premiers trous.

Trou numéro 3, par-5, handicap 15, 451 mètres des jaunes

Insidieusement, on commence à prendre la mesure de ce parcours.

Ce premier par-5 de la journée enchaîné après deux pars-4 nécessitant des mises en jeu au-delà de 200 mètres illustre le besoin de longueur sur ce parcours.

Un bunker est parfaitement placé à droite du fairway et à hauteur des 200 mètres. Il fait parfaitement son office pour arrêter votre balle.

Après avoir appréhendé la question de la longueur, le green du 3 vous met au diapason de l’autre difficulté technique à résoudre : la qualité du chipping et des approches, pour faire face à la très bonne défense des greens.

Non seulement les bunkers sont proches des greens, et donc réellement en jeu, mais en plus, le green est protégé par des petites buttes.

Vous n’êtes pas sur un links où vous pouvez espérer que vos balles finissent leurs courses en roulant jusqu’au green. Dans vos approches et vos choix de clubs, prenez ce paramètre en compte.

Pour ma part, ce serait le principal bénéfice de rejouer ce parcours. Faire de meilleurs choix de clubs sur les coups d’approches.

Trou numéro 4, par-4, handicap 1, 343 mètres des jaunes

Au départ de ce trou, on ne se dit pas nécessairement que c’est le numéro 1 en difficulté.

On identifie qu’il s’agit d’un dog-leg gauche, mais pourquoi le numéro 1 ?

En fait, cette question se résout selon votre habileté avec les longs fers.

Pour beaucoup de golfeurs, taper un bois 3 en draw à 220 mètres est effectivement un exercice complexe.

C’est sans doute pour cette raison que le trou est classé numéro 1.

Pour ma part, j’ai contourné le problème avec un fer 3 en draw posé à 205 mètres. Un peu court pour l’attaque du green, mais je n’ai pas joué avec le feu, et notamment la profondeur du coup.

Certes, un drive à 230/240 joué à la limite droite du fairway aurait pu être une autre option…

Ce n’est pas pour autant plus simple à réaliser.

Sur le deuxième coup, pourtant idéalement placé, j’ai fait connaissance avec le vaste bunker qui protège le green à son entrée gauche.

C’est bien le cumul des deux difficultés (coup imposé en draw au départ et bunker à l’entrée du green) qui finalement explique ce trou numéro 1 en difficulté.

Même avec deux bons coups, vous n’avez pas l’assurance de faire le par.

Le green étant assez profond, la bonne idée aurait été de surclubber…Le danger est devant, et non pas derrière !

Trou numéro 5, par-5, handicap 3, 483 mètres des jaunes

Face à vous, le trou le plus long de la journée dans un superbe panorama, certes un peu gâché par la ligne à haute tension qui traverse le golf.

Le plan d’eau et les montagnes en fond s’apprécient visuellement, bien que justement le plan d’eau à droite nécessite une part de vigilance en plus, sur ce coup de départ, nécessairement long, pour se donner des chances de score sur ce trou.

Le fairway est relativement large. Pour autant, il est recommandé de s’appuyer à gauche pour éviter tout risque avec l’eau à droite.

L’attaque du green en deux est délicate. Un premier bunker parfaitement placé attrape les tentatives lointaines un peu grattées.

A 80 mètres du green, le sable est un peu fin, et le risque de prendre la balle trop clean est élevé avec pour conséquence le fait d'overflyer le green.

Le danger est bien derrière, et non pas devant le green, malgré la présence d’un second bunker assez vaste à droite.

Derrière le green, un coup trop long sera perdu dans les champs et le hors-limite !

Quand vous jouez ce trou pour la première fois, vous ne percevez pas nettement ce piège.

Trou numéro 6, par-4, handicap 7, 345 mètres des jaunes

Autant un bon départ sur le trou précédent est important, autant sur ce trou numéro 6, il est crucial !

Par rapport aux premiers trous de la journée, c’est même le départ le plus pressurant avec des arbres de chaque côté à la tombée de drive.

Le départ le plus pertinent serait peut-être un coup de fer joué en léger fade pour épouser la forme du trou en dog-leg droite.

Un départ trop à gauche, et vous vous fermez l’accès au green en deux coups.

Trou numéro 7, par-3, handicap 13, 142 mètres des jaunes

Un trou à jouer avec de l’eau tout le long sur la gauche, et le green collé au plan d’eau !

Le fade est recommandé ! L’erreur à gauche coûte cher alors qu’un coup manqué à droite n’est pas extrêmement pénalisant.

Trou numéro 8, par-4, handicap 17, 287 mètres des jaunes

Un trou effectivement abordable à condition d’être raisonnable sur le choix du coup de départ.

Le point de chute idéal de votre tee shot se situe exactement à l’endroit où la forêt se resserre devant vous, donnant l’impression visuelle que vous n’avez pas de place pour poser votre drive.

Justement, optez pour un fer placé ! La distance du deuxième coup n’est pas l’élément clé sur ce trou.

Gare au slice, toute la partie droite du trou longe à nouveau le principal plan d’eau du golf du Charmeil.

Pour une fois, le green est très faiblement défendu ! le score s’en ressent positivement…

Trou numéro 9, par-4, handicap 9, 347 mètres des jaunes

Dernier trou de l’aller, on s’enfonce dans la forêt…

Le départ n’a rien d’effrayant, il faut juste être le plus long possible avec possibilité de s’égarer sur la droite. Le fairway du 9 jouxte le fairway du 11.

En revanche, aucun coup à gauche n’est permis…

Les bunkers de fairways ne sont en jeu que pour les très longs frappeurs.

Sur le deuxième coup, il faut faire le bon choix de club pour accrocher le green en régulation, sachant qu’il est assez profond. Evitez de sous-cluber…

Le bunker sur la gauche du green ne représente pas normalement un gros danger. Vous ne devriez pas venir depuis la gauche du trou...

Trou numéro 10, par-3, handicap 12, 138 mètres des jaunes

La position du drapeau sur le green est la clé pour faire le par ! Le green est très légèrement surélevé.

En revanche, aucun obstacle autour du green pour piéger vos balles.

Trou numéro 11, par-5, handicap 6, 432 mètres des jaunes

Un trou pour se lâcher au drive !

Le fairway devant vous est aussi magnifique que large. Le bunker de fairway à droite est plus décoratif que réellement en jeu.

Vous avez la possibilité de faire un petit ravitaillement en eau, et en sodas. Prévoyez de la monnaie…

Sur ce trou, la principale difficulté réside dans l’approche du green, qui tranche avec celle du 9 ou du 10.

L’arrivée sur le green est beaucoup plus complexe avec des buttes, des bunkers, et un green plus pentu.

Trou numéro 12, par-3, handicap 12, 134 mètres des jaunes

Attention à la grosse frustration d’un coup trop court, pour ne pas avoir estimé le fait que le green monte par rapport au fairway !

Bien que cette partie du parcours se joue en forêt, le jour du test, ce trou a été joué vent contre !

Le green est très profond.

Ne pas hésiter à jouer un à deux clubs de plus, selon la position du drapeau.

Sur cette attaque, mieux vaut être un peu plus long.

Trou numéro 13, par-4, handicap 2, 294 mètres des jaunes

Selon moi, le trou signature du parcours, et celui dont il faut le plus se méfier.

Rien que pour rejouer ce trou avec une bien meilleure stratégie, il faudrait revenir à Charmeil !

Sur ce départ, comme pour le numéro 6, le niveau de pression monte à mesure que la forêt se referme sur le fairway.

Soit vous êtes en grosse confiance, et vous pourfendez le fairway avec le drive.

Soit vous préférez opter pour la prudence, et vous choisissez un fer pour placer.

Problème… Pour ma part, le choix de la prudence n’a pas fonctionné avec un coup sévèrement manqué à droite dans la forêt.

Point positif, on trouve facilement la balle… Point négatif, le deuxième coup est quasiment injouable.

Ne faites pas de surcroît la même erreur que moi, en pensant sauver un mauvais coup avec un exploit !

Sous les arbres, avec un lie délicat, j’ai tenté un draw pour épouser la forme du trou (dog-leg gauche), et atteindre le green en deux !

Funeste erreur ! Sur la droite du green, quand vous jouez ce trou pour la première fois, vous ne calculez pas la position de l’eau à droite, alors qu’il y a bien un bunker parfaitement placé dans la ligne de jeu pour les attaques venant de la droite.

La prise du green est en fait bien délicate avec une pente sur la droite qui repousse votre balle vers l’eau.

Une stratégie en trois coups ne m’aurait pas permis de prendre le green en régulation, mais m’aurait épargné un coup de pénalité pour une balle dans l’eau !

Un mauvais score sur ce trou affecte le moral avant le dernier tiers de la partie, qui va pourtant être cruciale avec quelques trous tout à fait accessibles pour se rattraper.

A retenir, entre les trous 9 et 13, il faut être parfaitement concentré pour passer les principaux écueils du parcours.

Trou numéro 14, par-3, handicap 8, 139 mètres des jaunes

Un par-3 pour respirer et se refaire !

Bien que le trou se joue avec de l’eau sur toute sa longueur à droite, ce trou n’est pas inabordable avec une longueur très raisonnable.

Certes, l’impression visuelle laisse penser que le départ est très étroit.

Les bunkers à gauche ne sont pas nécessairement un danger. La problématique se pose plus au niveau de la profondeur du green, qui se joue de surcroît en montée.

Sur ce trou, on souffre du manque de roulement des greens, notamment sur les putts à plus de 10 mètres.

Trou numéro 15, par-4, handicap 18, 278 mètres des jaunes

La fin de parcours coïncide avec un peu de fatigue quand on tire le chariot depuis déjà 3 heures.

Charmeil, c’est physique !

Le parcours étant long, je me risquerai à dire qu’il s’agit « d’un parcours d’homme » !

Néanmoins, le départ du 15 tolère assez bien les fautes ou l’imprécision, notamment à droite !

Par contre, un drive en push à droite ne pourra pas beaucoup rouler du fait du rough et de quelques buttes.

Depuis cette position, le coup d’approche, bien que court, reste délicat à doser.

Les bunkers de fairways sont pour le coup très bien placés.

La bonne stratégie consiste à se réfréner en ne jouant qu’un fer au départ pour se placer avant les bunkers, et se laisser une approche franche depuis le fairway à 110/120 mètres.

Trou numéro 16, par-5, handicap 4, 448 mètres des jaunes

Un mauvais souvenir !

Avec le 13, un des trous les plus délicats à jouer sur le retour, et pourtant, sur le tee de départ, on ne se méfie pas !

Le premier coup n’est d’ailleurs pas nécessairement le plus gros problème à résoudre, sauf à jouer trop à gauche ou trop à droite.

A refaire, je ne jouerai pas le driver, mais plutôt un fer pour être absolument sur la piste sur le coup suivant.

Trop à gauche ou trop à droite, vous avez nécessairement un coup de replacement depuis un mauvais lie.

Plus on avance vers le green, et plus la pression monte !

A cause d’un départ trop peu précis, le coup perdu pour se replacer, j'ai été contraint à jouer un long fer pour attaquer le green !

Encore une erreur ! L’approche du green est très délicate ! Tenter sa chance au fer 4 à 180 mètres est trop hasardeux !

Sur ce trou, il faut vraiment faire preuve de patience.

Les deux premiers coups ont pour mission de vous placer, si possible à moins de 130 mètres du green, pour justement à voir assez de visibilité sur le green, dans une partie très ombragée du parcours.

Clairement, le dernier trou à négocier avec prudence…

Trou numéro 17, par-4, handicap 14, 290 mètres des jaunes

Un trou qui se joue de manière « cool ».

Pas besoin de forcer le drive, au contraire, un coup placé plutôt que long suffit pour s’offrir la possibilité d’approcher le green depuis une distance courte.

Bien que visuellement, le trou soit étroit.

Ce n’est pas franchement une grosse difficulté. Le trou est court. Le green faiblement défendu doit vous permettre de scorer.

Trou numéro 18, par-5, handicap 10, 441 mètres des jaunes

Pour finir, un dernier départ à jouer sans pression. Possibilité de lâcher les chevaux !

Toutefois, ne pas omettre qu’un drive dans le rough n’offre pas les mêmes possibilités qu’un drive sur le fairway.

En dog-leg droit, un coup de départ long joué droit peut trouver le rough au fond…

Mis à part l’arrivée sur le green, le début de ce trou ne présente pas de difficultés particulières.

En revanche, pour la suite, attention à l’eau à droite du green, et au bunker idéalement placé à gauche pour gêner une tactique prudente en trois coups.

Idéalement, jouez ce trou par la gauche pour réduire les distances, et ne pas mettre l’eau en jeu en venant trop par la droite du trou ou même le fairway voisin.

En conclusion, un parcours physique avec beaucoup de mises en jeu longues à réaliser, et des difficultés variées.

Un parcours attrayant avec des trous qui ne se ressemblent pas.

Avec des greens plus roulants, Charmeil pourrait être largement le meilleur parcours entre Lyon et Grenoble.

L’expérience est plaisante. Pas de problématique de temps à jeu à relever…

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