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Golf du Gouverneur: Le parcours du Breuil

Golf du Gouverneur: Le parcours du Breuil

Testé à la fin de l’hiver 2016, le parcours du Breuil, un 18 trous long de 6312 mètres, par 72, cache parfaitement son jeu. Depuis les tees de départs, vous n’avez pas l’impression de jouer sur un parcours difficile, au contraire, les vastes fairways vous paraissent accueillants. C’est pourtant sans compter sur certains pièges qui rappellent à l’humilité. Nous avons testé les neuf premiers trous.

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A l’occasion d’une journée d’essai consacrée à la nouvelle balle Callaway Chrome Soft, invité par la marque, nous avons pu redécouvrir le parcours du Breuil.

Il s’était passé plusieurs années depuis notre dernier passage sur ce parcours du domaine du golf du Gouverneur, un des parcours les plus connus du nord de Lyon, situé dans l’Ain, au beau milieu des Dombes, une région gorgée d’eaux, ou plutôt jalonnée d’étangs qui favorisent une extraordinaire biodiversité.

Plus de 130 espèces d’oiseaux nicheurs y ont élu domicile, et la zone est même classée au niveau international pour son importance en faveur des oiseaux migrateurs.

Le parc aux oiseaux est un des parcs animaliers les plus prisés d’Europe.

Précision importante dans cette région plutôt humide, les nombreux étangs sont en fait la création de l’homme.

Les moines ont contribué à créer plus de 1000 étangs pour favoriser la pisciculture. La spécialité locale est la grenouille des Dombes.

Ceci étant pour les golfeurs, il ne s’agit pas de chasse à la grenouille, mais bien de défi golfique quand il s’agit d’affronter le Breuil, l’un des deux parcours du domaine.

Sans doute, le parcours le plus intéressant techniquement, et le plus varié car il présente bon nombre de plan d’eaux dans la ligne de jeu.

Au premier regard, du tee du trou numéro un, le parcours ne paraît pas insurmontable.

Les fairways sont larges, les greens ne sont pas microscopiques…Le parcours incite en fait au jeu, et à la prise de risque.

Il n’y a pas que le dessin des trous qui incite à jouer…le parcours est relativement long, et assez naturellement, vous êtes porté à sortir le driver dans un maximum de cas.

Au départ du trou numéro un, un par 4 situé derrière l’hôtel et non loin de la piscine, vous vous trouvez face à une distance de 381 mètres depuis les boules jaunes.

Le premier drive idéal est à 220 mètres juste devant le premier bunker de fairway situé sur la droite, et dans le léger virage à droite qui mène jusqu’au trou.

En fait, dès ce premier trou, vous êtes avertis de ce qui va vous attendre pour tout le reste de la partie.

Si votre drive s’échappe légèrement en-dehors de la piste, vous risquez de tomber dans un rough qui visuellement et de loin ne paraît pas insurmontable, surtout qu’autour du fairway, l’espace paraît dégagé.

Vous avez bien des massifs ici ou là pour vous rappeler que vous jouez sur un parcours plutôt de foret qu’un links.

Ceci étant, ce n’est pas non plus intimidant ou enfermant avec la sensation de devoir absolument serrer le jeu.

On en revient à la notion de risque autorisé sur ce parcours.

Risque autorisé pour justement tomber dans le piège des architectes : le rough.

Une fois dedans, le premier problème consiste à trouver la balle.

Le bon conseil pour jouer ce parcours va vous paraître anodin, mais soyez très vigilant sur vos trajectoires de balles, d’autant plus que l’espace paraît dégagé.

Dans ces conditions, il est facile de perdre de vue la tombée de balle surtout quand cette dernière est envoyée à plus de 200 mètres.

Si vous retrouvez votre balle dans le rough, derrière, il faudra admettre un coup de perdu en distance pour aller chercher le green en régulation.

Sur le premier trou du Breuil, la distance restant à parcourir après un drive à 220 mètres, est tout de même de 160 mètres !

Passé la question du rough, sur ce parcours, le deuxième challenge est en fait la longueur des par 4 plus que la position des bunkers ou le placement des plans d’eaux.

Pour être transparent, nous n’avons pas perdu de coups dans les bunkers, ou perdu des balles dans l’eau.

Non, la difficulté, c’est vraiment les balles dans le rough.

Attention, il ne s’agit pas de croire que le parcours est insurmontable.

Au contraire, les trois/quatre premiers trous permettent de se mettre en jambe relativement tranquillement, surtout si on a démarré la partie sans aller au practice.

Le deuxième trou est un par 3 qui met en jeu un obstacle d’eau frontal de 186 mètres.

En réalité, le plan d’eau à passer est de seulement 145 mètres. La zone de tombée est assez large. Contrairement aux apparences, ce n’est pas le trou le plus impressionnant de la journée.

Surtout que le green est long et large, tout en étant seulement défendu par un bunker à droite…et donc pas dans la ligne de jeu.

Le trou numéro 3 est aussi le premier par 5 de la journée, et une nouvelle occasion de sortir le driver.

De toute la partie, sur tous les par 4 et les par 5 joués, le driver a été de mise pour tous nos partenaires de jeu.

Encore un exemple de trou qui ne vous met sous pression au départ.

Le premier bunker de fairway est tout de même à 320 mètres des boules jaunes !

Handicap 18 du parcours, ce trou est sans doute le théâtre de birdie de la part des plus longs frappeurs qui après un coup de driver à 260 mètres sur la piste, peuvent espérer le toucher en deux avec un coup de bois de parcours à 240 mètres.

Pour la majorité des joueurs, ce sera plutôt l’occasion d’un green en régulation avec à la clé un par ou un bogey.

Les greens ne sont d’ailleurs pas de ce point de vue tortueux et trop vallonnés.

Le jour de notre test, à défaut d’être très rapide (veille du carottage), ils étaient de vitesse constante, et propre (testé en début d’après-midi).

Pas de maladies, pas de pitchs non relevés, pas de défauts particuliers à signaler…. Au contraire, on peut rapidement trouver la bonne vitesse.

La suite de l’aller est un enchaînement classique de par 3, par 4 et par 5. La partie sur ce parcours est agréable, calme…un véritable parcours de campagne favorisant la quiétude, et le dépaysement.

Lors de notre passage, le parcours avait été partiellement fermé, tant et si bien, que nous ne pourrons pas juger du rythme de jeu, et de l’attitude des membres.

De notre connaissance des lieux, nous pourrons simplement dire que le golf du Gouverneur a justement bonne réputation car ce n’est pas l’usine à golfeurs avec des parties de quatre qui s’enchaînent pour jouer en cinq heures !

Le parcours a très bonne réputation jusqu’en Suisse car bon nombre de nos amis helvètes apprécient ce parcours, un peu loin de Lyon, et du tumulte d’une grande ville.

De cet aller, un trou est en fait marquant, le numéro 9 !

Il s’agit d’un par 4 de 388 mètres qui est peut-être le premier trou de l’aller où la question du drive peut se poser depuis le tee de départ.

Un vaste plan d’eau est en fait situé à gauche du green, et le long du fairway ou plutôt dans le virage, et peu avant la tombée de drive.

Un coup trop à gauche et à 220 mètres peut prendre le plan d’eau avec les conséquences que vous pouvez imaginer !

A droite, on pourrait faussement croire visuellement qu’il y a un danger avec le bunker de fairway, situé dans l’autre extrémité du virage.

Sauf qu’il est tout de même situé à 280 mètres des boules jaunes.

Le bon conseil consiste donc à s’aligner sur ce bunker pour parfaitement contourner l’obstacle d’eau, et s’ouvrir l’ouverture au green avec un minimum d’eau à passer.

Après un premier coup stratégique qui va conditionner la suite du trou, vous pouvez vous retrouver trop à gauche et donc avoir le plan d’eau à passer pour aller au green avec une distance supérieure à 160 mètres jusqu’au centre du green.

De plus, depuis une position trop à gauche, vous êtes certainement dans le rough !

De cette position, un de nos partenaires de jeux à balancer sa balle à droite du green dans l’un des massifs d’arbres les plus denses du parcours pour au final une balle perdue.

Sur quatre bons joueurs dans la partie, seulement deux ont atteint le green en deux et trois coups

Les plus longs frappeurs ayant été éliminés par des coups dans le plan d’eau ou dans le massif d’arbres.

Morale de l’histoire, sur ce trou, mieux vaut être raisonnable, un peu court, mais bien placé pour aller chercher un par ou un bogey.

Sans avoir les statistiques de performances de tous les joueurs sur ce trou, handicap 4, nous ne serions pas surpris de constater qu’il s’agit d’un des trous à la moyenne de score la plus élevée, et sans qu’il paraisse monstrueux.

C’est un peu le résumé de ces neuf premiers trous ! Un parcours « jouable » qui ne met pas la pression visuellement, autorise les longs frappeurs à se lâcher pour finalement les prendre au piège du rough. Alors qu’inversement, un joueur « plus droit » pourra se placer régulièrement en bonne position pour faire des PARs.

Evidemment, un joueur très long et très précis, pourra faire tomber un score sur cette partie du parcours.

Pour le commun des amateurs, c’est un parcours agréable où la détente est vraiment possible au contraire de certains parcours pressurant avec beaucoup de joueurs un peu partout, et où au final, vous ressortez plus contrarié que détendu.

D’un point de vue physique, ce n’est pas non plus un monstre, en particulier pour ceux qui tirent un chariot ou portent le sac.

L’entretien est impeccable. Des greens encore un peu rapide, et cela aurait été parfait…(ceci dit, le test a eu lieu début mars….)

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