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Golf du Beaujolais : Comment jouer les 9 trous du retour?

Golf du Beaujolais : Comment jouer les 9 trous du retour?

Situé à 45 minutes au nord de Lyon, en plein cœur de la Calade, région connue pour ses maisons en pierre dorées, et ses vignobles, nous avons eu l’occasion de tester le parcours, et de vous faire un retour sur la stratégie de jeu, et l’état du parcours. Précisons que notre partie d’essai a été réalisée en juillet, en pleine canicule.

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Le golf du Beaujolais a le mérite d’être un parcours accessible pour tous. Débutants comme non-initiés peuvent avoir le sentiment de pouvoir passer les portes du club-house.

Encore récemment, nous avons eu l’occasion de parler de golf avec des non-golfeurs.

Et comme toujours, la première impression concernant notre activité, est le caractère exclusif et relativement inaccessible de ce sport (pas inaccessible d’un point de vue financier).

Les non-initiés sont souvent dans une position plutôt favorable au golf, mais ils ont presque peur de passer le pas de la porte, et de déranger !

Le golf du Beaujolais a de ce point de vue un avantage structurel !

En arrivant sur les lieux, la première vue donne sur le vaste practice ouvert, et en fond, sur le club-house dans la plus pure tradition beaujolaise.

Cet aspect ouvert depuis l’extérieur ne rebute pas, et incite justement à rentrer dans les lieux.

La majorité des golfeurs sont des habitués, et viennent de Lyon, mais aussi et surtout de Villefranche-sur-Saône, et ses environs.

Des golfeurs de tous âges, hommes et femmes qui apprécient le club, et le parcours pour ce qu’il est, à savoir, une certaine simplicité.

Le parcours a le grand mérite d’être jouable douze mois sur douze, et est agréable à jouer.

L’aller et le retour présentent des situations techniques assez différentes, mais en aucun cas, vous vous dites qu’il est injouable ou trop facile. Pour un golfeur d’index de 10 à 30, c’est un parcours abordable, ce qui ne veut pas dire qu’il faut le sous-estimer.

Ci-dessous, nous vous proposons le test des neuf trous du retour, trou par trou.

Trou numéro 10, un par 4 de 340 mètres depuis les boules jaunes

Comme beaucoup de trous sur le retour, le départ du 10 donne une vision assez dégagée sur le fairway malgré la présence de quelques arbres de part et d’autre. Ici, point d’impression d’étroitesse, vous êtes en confiance pour sortir le driver.

trou numéro 10 (vue depuis le green vers le backtee)

C’est d’ailleurs un des points qu’il faut noter à propos de ce parcours, globalement, on peut sortir assez souvent sans gros risque, le bois numéro un !

Le trou est en léger dog-leg droit, et la bonne stratégie consiste à essayer de couper légèrement sur la droite, en survolant justement les arbres en bordures pour accrocher un bout de fairway dans le virage.

A nouveau, le fairway est relativement large, et quel que soit le coup que vous allez tenter, il y a de grandes chances de retrouver sa balle.

Sur les 9 trous joués, nous n’avons réellement perdu qu’une seule balle, et encore, elle a été dans un plan d’eau au onze !

Le green est défendu par deux bunkers en amont et en aval. Pas de difficulté particulière, d’autant que le green est relativement vaste, ce qui est une des caractéristiques des trous du retour.

Faire le par ou bogey sur ce trou est tout à fait envisageable pour un golfeur d’index médian (autour de 24).

Trou numéro 11, un par 3 de 125 mètres depuis les boules jaunes

La principale difficulté de ce trou est essentiellement visuelle. Il faut bien appréhender la distance du coup à réaliser pour toucher le green qui est encerclé par un petit plan d’eau.

Le bunker situé à droite du green ne se remarque presque pas depuis les backtees.

Pour scorer, il faut donc particulièrement bien jauger la distance car le green est à nouveau vaste. Toucher le green en un, est certes important, mais si vous vous laissez un putt de 12 mètres…

Trou numéro 11, un par 3 de 125 mètres depuis les boules jaunes

Précision, concernant l’état du terrain lors de notre partie jouée en juillet 2015 !

Le parcours sous l’effet de la canicule a été jaunie, ce qui n’était pas dérangeant, en revanche, le sol et c’était de circonstances était très ferme.

Résultat, pour les coups d’approches, il faut une précision et un touché encore plus fin pour parfaitement cueillir la balle, et ne pas risquer de voir son club rebondir sur le sol avant la balle, ce qui entraîne généralement des coups topés, et la perte du contrôle de la distance.

Trou numéro 12, un par 4 de 289 mètres depuis les boules jaunes

Visuellement, on ne sait pas trop à quoi s’attendre sur ce trou. On ne distingue pas vraiment le green depuis les backtees, et l’avantage quand on découvre le parcours pour la première fois, on ne se rend pas immédiatement compte que toute la partie droite du fairway est jalonnée par un obstacle d’eau, forcément très pénalisant.

Insouciant, si vous jouez votre driver, et que vous tapez un coup relativement droit, en fait, ce trou est un trou à birdie ou à par.

Lors de notre test, notre balle est partie sur la droite du trou, attrapant même un bout de cime d’arbre, mais par chance, elle n’a pas été trop déviée, et a terminé sa course 50 mètres devant le green ! Ce n’est qu’après coup que nous avons réalisé la présence du danger à droite…

Si vous vous alignez à gauche du fairway, vous évitez ce danger, mais vous trouvez un autre problème.

Notre partenaire du jour a mis sa balle dans les petites buttes qui jalonnent le côté gauche, et quand le parcours est très sec, il n’est pas évident de doser le bon coup pour en sortir et atteindre le green.

Du coup, il a perdu deux coups pour en sortir.

Bien entendu, au golf, il paraît évident que l’idéal est d’être au centre ! A choisir, entre rater à gauche ou à droite, mieux vaut rater à gauche du fait de la profondeur de l’obstacle d’eau à droite, mais si vous avez un peu de chances, le long du fairway à droite est synonyme d’une chance de birdie à l’arrivée.

Trou numéro 13, un par 5 de 462 mètres depuis les boules jaunes

Alors que les trois premiers trous du retour sont tout à fait accessibles, et vous mettent relativement en confiance, ce premier par 5 est très intéressant, et piégeur.

Véritable dog-leg gauche avec un virage prononcé, et surtout très rapide par rapport au début du trou, en cas de mauvais coup de départ, vous pouvez être tout de suite en difficulté pour même ramener un double-bogey !

La bonne stratégie est de ne surtout pas sortir le driver sur ce trou…conseil que nous n’avons pas suivi pour au final un triple !

Dans une partie de golf, à moins d’être un professionnel (et encore), il arrive toujours que vous lâchiez un mauvais coup ! Pas de chance, si c’est au départ de ce trou, et que votre balle part soit dans la mauvaise direction (trop à gauche), soit ne parcoure pas assez de distance pour que le coup suivant soit joué dans une configuration plus simple !

Du backee, pour être honnête, on ne visualise que la partie gauche du trou, car comme c’est un dog-leg gauche, c’est la seule chose légitime qui vous intéresse. A la limite, on ne prête pas attention aux obstacles d’eaux situées sur la droite du trou.

La faute à ne pas produire sur ce départ, c’est d’être trop gourmand ou de prendre un risque inconsidéré avec le driver.

Au contraire, un coup de fer 5 ou de fer 6 suffit à arriver dans le virage, sachant qu’à moins d’être un professionnel, ce par 5 se joue vraiment en trois coups pour atteindre le green.

La longueur du trou se matérialisant sur le deuxième, voir le troisième coup ! Le coup de départ ne servant qu’à se placer dans le virage, et sur les 150 premiers mètres. Il restera donc 300 mètres à parcourir pour atteindre le green.

A contrario, si vous réussissez un très bon drive qui arrive à serrer les arbres à gauche du fairway sans les prendre, et à tourner suffisamment pour ne pas prendre un obstacle d’eau à droite, effectivement, il pourra vous rester moins de 200 mètres à faire pour aller au green en deux !

Pour beaucoup d’entre nous, tout cela paraît un peu compliqué !

A rejouer, nous sortirions donc un fer, et aborderions ce trou en trois coups de fers jusqu’au green.

Un par raisonnable vaut mieux que qu’un triple mal réfléchi parce que vous avez envoyé votre drive dans les arbres à gauche (soit dit en passant qui vous renvoient votre balle) !

Trou numéro 14, un par 4 de 353 mètres des boules jaunes

Les trous 13, 14 et 15 du parcours sont en quelque sorte l’Amen Corner du parcours.

Et comme par hasard, pour un golfeur d’index médian (autour de 15 à 25), c’est justement dans cette zone que le score va monter avec d’importants risques de coups perdus.

Cela commence par paraître anodin, mais quand vous regardez la carte de score, c’est justement sur ces trois trous que le score a tendance à monter.

Pourtant, visuellement, quand vous découvrez ces trous, ils ne dépareillent pas tant que cela des autres, et on peut s’y laisser tromper.

Sur ce départ, le driver est indiqué. Le fairway n’est pas étroit, simplement, il est bien encadré par les arbres, mais pas d’impression d’être en risque !

A la différence du trou précédent, nous avons plutôt réussi notre mise en jeu, un léger draw qui épouse la forme de ce trou qui tourne très légèrement à gauche, et en montée vers le green.

La difficulté va donc se situer dans l’attaque du green.

D’autant qu’une fois sur le green, une autre difficulté vous attend ! Le drapeau peut très bien être situé sur une pente, car ce green présente au moins deux plateaux.

Rétrospectivement, le grand bunker situé à droite n’est pas réellement menaçant, c’est d’ailleurs un commentaire qui se prête bien aux 9 trous du retour.

De toute la partie, nous n’avons eu à effectuer qu’une seule sortie depuis un bunker de green (le 16).

Trou numéro 15, un par 3 de 189 mètres depuis les boules jaunes

En théorie, un par 3 est souvent plus accessible qu’un par 4 ou un par 5. En théorie ! Et surtout quand il ne mesure pas près de 200 mètres, ce qui implique un fer très fermé, et plutôt un hybride joué avec une extrême précision !

Trou numéro 15, un par 3 de 189 mètres depuis les boules jaunes

La distance est bien principale difficulté de ce trou. On peut rater à droite sans trop de mauvaises surprises.

Le green est encerclé par quelques petits bunkers, mais rien d’insurmontable. En revanche, gare au hors-limite à gauche. Bien qu’il ne paraisse pas trop difficile, un bogey ou un double peuvent vite arriver sur ce trou.

Trou numéro 16, un par 4 de 270 mètres depuis les boules jaunes

Passé l’Amen corner, le 16 va vous réconcilier avec la carte de score. Ce court par 4 en dog-leg droite ne présente pas de grosse difficulté.

Trou numéro 16, un par 4 de 270 mètres depuis les boules jaunes

Un peu à l’image du précédent trou numéro 12, un bon coup de départ peut vous ouvrir la voie d’un par ou même d’un birdie avec la perspective d’un deuxième coup avec un club d’approche comme un sandwedge.

Assurément le trou le plus accessible du retour !

Trou numéro 17, un par 5 de 429 mètres depuis les boules jaunes

Tout comme le précédent par 5 joué sur ce retour, le 17 ne parait pas forcément difficile quand vous arrivez sur le départ.

Pourtant, si vous manquez votre engagement, à nouveau, vous risquez non pas de perdre un coup mais bien deux ou trois !

Trou numéro 17, un par 5 de 429 mètres depuis les boules jaunes

Ce par 5 est en dog-leg droite avec un virage qui arrive rapidement devant vous. A l’inverse du 13, visuellement, on a l’impression que l’on peut plus facilement couper le fairway pour viser une bonne position dans le virage, et là, pas d’obstacle d’eau derrière.

Au contraire, le fairway du 17 jouxte un autre fairway, on retrouve facilement sa balle, bien que l’on puisse avoir les pieds en pentes au moment d’attaquer le coup suivant depuis le rough à gauche du fairway.

Sur ce trou, par la faute d’un coup de bois 3 mal tapé au départ, nous avons encore été dans des situations difficiles pour sortir du trou avec un triple, alors qu’un coup de fer joué simplement à 130 – 140 mètres aurait suffi à bien démarrer.

Après le virage, vous avez de toute façon 195 mètres pour aller jusqu’au green ! Ce par 5 n’est donc pas très long, et devrait donner lieu à des opportunités de par ou de birdies.

Pour rappel, en été et sous état de canicule, même une balle sur le fairway peut être sur un lie très court, et très dure, ce qui fut le cas de notre deuxième coup avec pour conséquence un autre coup de perdu.

Plus que la tactique de jeu, nous insistons sur le fait d’être très concentré sur la qualité du lie de votre balle, et sur le coup à produire pour parfaitement la pincer. C’est la principale difficulté sur ce parcours, comme sur d’autres dans le même cas.

L’arrivée sur le green est un petit peu compliqué quand on joue depuis la gauche du fairway. Depuis cette position, vous n’avez pas une très bonne visibilité du green, et si les bunkers de chaque côté ne sont pas très dangereux, c’est plutôt un coup tapé trop long qui pourrait être pénalisant avec un rough un peu haut en sortie de green.

Pour les habitués du Golf du Beaujolais, il faut dire que justement le greenkeeper a eu tendance à laisser monter le rough cette année. Une bonne chose pour justement durcir un peu le parcours.

Trou numéro 18, un par 4 de 362 mètres depuis les boules jaunes

Le dernier trou du parcours est aussi celui qui est considéré comme étant le plus difficile.

La difficulté ne vient pas du fait d’obstacles d’eaux ou de bunkers mais bien du fait que le trou remonte jusqu’au club-house. La distance ajoutée au fait qu’il s’agisse d’un dog-leg gauche explique la difficulté relative de ce trou.

Trou numéro 18, un par 4 de 362 mètres depuis les boules jaunes

En fait, le coup de départ idéal est un drive joué en draw, à la limite du hook pour épouser parfaitement la forme du trou.

Les choses se corsent ensuite avec le fait de tenter le green depuis une distance de 120 à 130 mètres en montée pour tenter d’accrocher l’entrée du green qui est assez resserrée.

A la distance, il ne faut pas oublier de rajouter 10 ou 20 mètres du fait que le fairway monte jusqu'au green, ce qui en fait une approche assez longue, et demandant une bonne précision.

De la qualité du coup d’approche, dépend un par ou un bogey !

Pour finir, un mot sur les greens qui malgré la canicule étaient bien verts, et très correct en terme de vitesse.

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