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Le Golf « Rock’n roll de » de Chamonix à faire, et à refaire…

Jouer au golf dans les Alpes en été, c’est très souvent un bon plan parfait, aussi bien pour la qualité du parcours, la beauté du panorama, le climat tempéré, et le plaisir du jeu. Si vous cherchez la partie de golf parfaite, vous devriez peut-être envisager une partie au golf de Chamonix, sans oublier toutes les activités à faire autour, comme prendre le train de Montenvers pour découvrir la Mer de Glace.

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Depuis plusieurs années, ma femme faisait régulièrement état de son envie de retourner à Chamonix.

Le message a finalement suffisamment infusé (longtemps) pour qu’un matin, je me mette en tête de chercher un hébergement dans cette station de Haute-Savoie, réputée pour être au pied du Mont-Blanc.

Quelle bonne idée que de joindre un week-end en famille, et une partie de golf pour découvrir un nouveau parcours !

Nouveau parcours seulement pour moi, puisque ce golf a tout de même ouvert en 1934 au Praz de Chamonix Mont-Blanc.

Pas familier des lieux, j’ai réservé un peu au hasard sur un site de réservation en ligne, un hôtel pour deux nuits, essentiellement parce qu’il y avait une piscine.

Ce hasard a voulu que nous atterrissions à la Folie Douce Hotel Chamonix, au cœur de la station.

Pour deux nuits, il fallait tout de même compter 478 euros (une chambre pour deux adultes et un enfant).

Ce qu’aucune fiche descriptive ne peut vous dire, c’est à quel point vous vous sentez bien dans cet établissement, et à quel point, c’est vraiment les vacances, surtout pour des parents avec de jeunes enfants.

On allait apprendre au cours de notre court-séjour que cet hôtel était anciennement un établissement du Club-Med.

Le concept de restauration aurait dû nous mettre la puce à l’oreille avec une offre de quatre restaurants avec des thématiques différentes.

La vaste terrasse de l’hôtel reconvertie en espace à food trucks pour tous les goûts (burgers, pizzas, poissons et desserts) vous met dans le tempo.

A quelques pas, un jardin aménagé avec des jeux pour enfants, juste devant la Piscine, et vous comprenez qu’en réalité, si ce n’est pour jouer au golf, vous n’avez aucun besoin de sortir de l’hôtel.

C’est parfait quand on a envie de se reposer.

Alors pourquoi le golf « Rock’n’roll de Chamonix », c’est un clin d’œil toujours à l’hôtel, et à l’animation du soir au restaurant avec l’excellent groupe qui animé un « Marmotte Live Session ».

S’agissant du golf à proprement parlé, j’ai fini par réserver un départ au téléphone la veille pour le lendemain, une condition imposée.

L’autre option qui consiste à réserver par Internet reste toujours plutôt nébuleuse pour moi. Je n’ai tout simplement pas trouvé comment faire, et pas eu la patience de chercher.

Levé à 6h30, je découvre avec émerveillement les prestigieux cimes enneigés du Mont-Blanc, des Aiguilles Rouges et des Drus. Seuls les Golf des Alpes proposent un tel panorama au cœur de l’été !

Le parcours est précisément situé au fond de la vallée glacière. De l’hôtel, il m’a fallu à peine 10 minutes en voiture pour atteindre le parking du golf.

Précision, l’accueil n’ouvre qu’à 7h30. Je vais commencer par le seul point particulièrement désagréable de l’expérience : Le passage à la caisse.

Sur le tableau à l’entrée du club, il est indiqué un tarif de 71 euros pour 18 trous. En vérifiant, c’est aussi le tarif indiqué sur le site Internet, pourtant, à l’accueil, on me demande de régler 81 euros.

Je n’ai pas encore foulé les fairways que je ne connais pas, aussi bien en qualité qu’en tracé, que cette question du prix affiché et du prix réel m’a fait forcément le relever.

De bonne humeur, forcément dans un tel environnement, je suis parti jouer sur le premier trou en évacuant de mon esprit cette question.

Une fois sur le parcours, l’impression la plus importante, c’est le plaisir.

Et le Golf de Chamonix a beaucoup de plaisir à vous offrir.

Pour Arccos, des jaunes, le parcours est annoncé pour 4697 mètres, ce qui est plutôt court. Sur le site Internet du golf, il est pourtant annoncé à 6076 mètres par-72. 

Le premier trou, un par-4 parait relativement anodin pour un Robert Trent Jones Sr, cependant, il cache un piège dès le premier coup, et des pièges, il n’y en a pas tellement sur ce parcours, au contraire, très abordable, et très « joueur ».

Un obstacle d’eau traverse le fairway de part en part à environ 200 mètres devant vous, si vous partez des jaunes.

Il faut faire un premier choix entre jouer avant ou après. Un peu malgré moi (un premier coup moyen), j’ai joué avant pour finalement toucher le green en 3 et sortir avec un honorable bogey.

En effet, l’attaque de green ne se prête pas à un coup longue portée. Encore un obstacle juste avant d’arriver sur le green qui vous dissuade d’une option trop risquée.

Au départ du trou numéro 2, on pourrait croire que l’architecte veut nous compliquer la journée, avec encore un obstacle d’eau à passer sur le premier coup, et cette fois encore plus prêt du tee de départ.

Sur ce trou, c’est en réalité la seule difficulté, et encore… Le green est bien défendu par des bunkers.

Curieusement, alors que le site Internet du Golf de Chamonix évoque un parcours fortement défendu par les bunkers, je n’ai pas eu cette perception, ne faisant un tour dans le sable qu’une fois en 18 trous !

Sable que j’ai d’ailleurs trouvé de très bonne qualité, très souple pour un golf de Montagne, et alors que le climat n’y est pas naturellement favorable.

Je juge souvent la qualité d’entretien d’un parcours à la qualité de son sable dans les bunkers. A Chamonix, visiblement, le sable est excellent.

D’ailleurs, sur les trois/quatre premiers trous, on croise de bon matin l’équipe de jardiniers à l’ouvrage sur leurs grosses machines, notamment pour les greens.

Pour un golf de montagne, où justement les conditions sont parfois plus délicates, l’entretien est juste parfait, aussi bien pour les fairways que pour les greens, dont les vitesses sont ni trop rapides (pénalisent les amateurs) ou trop lentes (pénalisent les bons joueurs).

Mais j’allais oublier le plus important… le magnifique panorama devant vous au départ du tee. Ce sera le premier d’une longue série.

Le premier par-3 du jour est court (moins de 100 mètres pour atteindre le green). Les jumelles sont utiles pour établir la distance au drapeau au fond.

Encore un obstacle d’eau qui prend toute la longueur du fairway pour atteindre le green. Ceci dit, il y a de place pour rater à droite, mais au risque de se fermer l’approche au green.

En réalité, la distance rend ce trou assez abordable si on n’est pas impressionné par un plan d’eau à passer…

A partir du trou numéro quatre, on découvre en réalité le vrai visage du parcours de Chamonix, à savoir des trous d’une longueur raisonnable, plutôt en long haricot et pas forcément de dog-legs trop prononcés.

Le départ relativement étroit masque bien le fait que le fairway s’élargit à la tombée de drive.

Sur ce début de partie, mon inspiration était de privilégier le fer 3 à toute autre option plus ambitieuse sur les tees de départs, une inspiration payante d’un point de vue du score.

Sur la journée, j’ai pris plus de 60% de fairways en régulation, ce qui a notablement participé d’un bon score final avec 10 pars et 4 bogeys.

Ces chiffres n’ont pas pour me vanter, mais pour m’aider à vous relativiser la difficulté du parcours depuis les jaunes, et en prenant une option fer plutôt que bois au départ.

Le Golf de Chamonix est réellement abordable techniquement pour qu’un amateur ou une amatrice puisse passer une très bonne journée.

Les attaques de greens sont parfois un peu délicates, comme sur le premier trou ou de trou numéro 4.

Je saute jusqu’au six, un par-5 intéressant qui demande de jouer placé tout du long. L’attaque du green en deux me paraît assez peu crédible.

Justement l’approche du green vous réserve un nouveau petit cours d’eau à passer.

A 170 mètres du green, je pensais pouvoir passer avec certitude avec un fer 5. Il me m’a manqué que 10 mètres entre un bon coup et un excellent coup. J’ai pu mettre ma première et seule balle de la journée dans l’eau.

Gare à une attaque de ce green de trop loin pour parfaitement évaluer la distance, et le choix du bon club…

Ce green, à l’extrémité du golf, ne manque pas de charme. C’est l’un des plus mémorables de la journée.

Le trou numéro 7, premier dog-leg droit du jour mérite son titre de numéro 1 en difficulté, avec trois coups quasiment parfaits, je n’ai pas pu faire mieux que bogey sur ce par-4.

Mon partenaire du jour, Georges terrorisé à l’idée de perdre sa balle dans la forêt à droite, a commis l’erreur classique de s’aligner complètement à gauche vers un fairway en forte pente de gauche à droite… il a perdu sa balle dans la forêt à gauche.

Attention, entre s’appuyer à gauche, et s’aligner à gauche… Pour un long frappeur, la difficulté n’est pas sur le premier coup, mais sur le second avec une attaque de green vraiment délicate.

Le green est plus élevé que le fairway. Le calcul du clubs à prendre en plus est crucial.

De même qu’inversement sur le 8, vous avez cette fois un coup en descente vers le deuxième court par-3 de la journée.

Pour ma part, j’ai mal jaugé le club à choisir pour parcourir 124 mètres. J’en ai fait 138 avec le fer 9.  

Derrière le green, pas de bobo, alors que devant, il y a encore un petit cours d’eau pour embêter les amateurs en mal de longueur.

Le green présente une pente montante de bas vers le haut. J’ai trop compté dessus pour arrêter ma balle, en revanche, gare au chip de retour qui risquerait de repartir de l’autre côté.

Le trou 9 longe le trou 1 mais vous emmène dans l’autre sens. Le green se situe à côté du club. Un trou globalement sans grandes difficultés, histoire de bien finir l’aller.

Gare à la déconcentration au départ du 10, un trou qui ne paraît pas difficile, mais là encore, il faut réaliser une bonne mise en jeu, notamment à cause de l’attaque de green plus délicate que la moyenne des autres trous.

Des jaunes, je déconseille un bois, au risque de rapidement (surtout l’été avec la roule) trouver l’obstacle d’eau qui traverse le fairway à seulement 190 mètres.

L’attaque du green en vallon est une des plus délicates de la journée. Un chip trop court et votre balle redescend au pied du green.

Au départ du 11, après un petit effort pour monter jusqu’au départ. Surtout, ne pas se tromper de club pour ne pas redescendre au sac ou au chariot que vous aurez la bonne idée de ne pas monter avec vous.

Pour 90 mètres, beaucoup de golfeurs amateurs vont hésiter entre wedge, pitch ou fer 9. Ayant surestimé la distance, j’ai raccourci le grip d’un 50 degrés pour parcourir 89 mètres, un 54 aurait été plus adapté. Le dénivelé est vraiment très prononcé.

Après ce débat interne sur le choix du bon club, le départ du 12, et vous vous dites que pour la première fois de la journée, vous pouvez lâcher les watts, et taper un drive plein pot.

En théorie, c’est ce que l’on peut faire avec ce par-5 très large et très long. C’est évidemment souvent dans ce cas là que l’on tape le plus mauvais drive de la journée !

Ce par-5 est potentiellement prenable en deux par un très long frappeur…et qui n’aurait pas raté sa mise en jeu lamentablement pour ne pas dépasser les 100 mètres.

Cependant, même après un drive trop court, le reste du trou ne présente pas réellement de difficultés. On peut sauver un par, malgré un mauvais départ.

La vue devant vous est proprement idyllique avec l’enchevêtrement de la forêt et des montagnes derrière le green.

Heureusement, un nouveau par-3 très court (moins de 100 mètres) vous remet aussitôt en confiance dès le trou suivant.

Le 14, un par-4 est intéressant techniquement, car il met à l’épreuve la précision de votre jeu long.

La stratégie du fer-3 m’a encore pleinement donné satisfaction jusqu’à l’attaque du green où fait récurrent, au-delà de la question des bunkers, c’est bien plus la configuration du green, et l’eau à passer qui corse le tout.

Le 15 vous propose un challenge très sympa avec encore une attaque de green à bien gérer.

Le trou est relativement court, en revanche, le green est posé sur une butte assez étroite, pour punir les coups trop courts ou trop longs. C’est la situation idéale pour travailler une wedge lobé.

Le 16 ne présente pas de difficultés particulières pour un léger dog-leg gauche.

Le 17 est le dernier par-5 atteignable en deux pour les longs-frappeurs. C’est sans doute le trou à birdie du parcours.

Comparativement aux autres trous, le 18 n’est pas le plus mémorable ou le plus spectaculaire, il permet seulement de revenir sur le restaurant du club.

C’est en revanche le par-3 le plus long du parcours avec 158 mètres à parcourir vers le centre.

Le green est très large, de sorte que vous pouvez assurer, et n’êtes pas particulièrement impressionné par le long bunker qui en ferme l’accès.

Le parcours est certainement pour beaucoup dans le fait de ma meilleure partie de l’année d’un point de vue du score.

Relativement plat pour un golf de Montagne, à la différence de Méribel ou de Corrençon, il est très abordable pour un golfeur senior qui voudrait marcher.

Reparti heureux de cette partie, en quittant le practice, on croise des jeunes golfeurs qui arrivent en bicyclettes avec le sac sur le dos. C’est difficile de retranscrire l’atmosphère d’un club en y passant que quelques heures, mais tout ici paraît bien paisible.

Au-delà, du golf, il faut venir à Chamonix pour toutes les autres activités possibles.

Lors de notre séjour, au centre-ville se tenait une compétition internationale d’escalade sur un mur avec un village d'accueil, et des animations autour de cette activité. Le cœur du village est très vivant avec de nombreux commerces.

Chamonix baigne dans l’authenticité et l’histoire.

Le lendemain, pas de téléphérique pour monter au sommet de l’Aiguille du midi, mais plutôt le petit-train rouge de Montenvers pour se rendre à la Mer de Glace, afin de juger de sa superficie.

J’apprends au passage que le glacier a été autrefois plus petit encore que ce qu’il est aujourd’hui, bien que sa fonte actuelle soit irréfutable.

A mesure que l’on descend, on peut voir le niveau du glacier descendre de plus en plus vite au fil des années, et notamment 2010 ou encore 2015.

A voir, la grotte de glace où la température est fraîche, mais tout à fait supportable avec un sweat-shirt de golf.

A retenir l’excellente surprise de l’hôtel, le golf pour une partie vraiment de plaisir, et les activités à faire en famille autour de Chamonix : Un séjour à faire, et à refaire…

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