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Provençal Golf Club : Revue des 9 Trous

Jouer au golf sur la Côte d’Azur peut être intimidant, surtout quand on n’est pas originaire de la région. Accessibilité et prix peuvent faire l’objet de clichés. Ceci étant, les greens-fees à plus de 80 euros en haute saison ne relèvent pas du mirage. Pourtant, le Provençal Golf Club, situé à mi-chemin entre Cannes et Nice présente un intérêt technique certain, et un prix étonnant pour la région !

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Jouer au golf à un prix abordable sur la Riviera

Sur le site Internet du Provençal Golf Club, le prix du Green-fee pour 9 trous est annoncé pour 40 euros la semaine, et 42 euros le week-end. Pourtant, l’été, il existe une formule 9 trous à 25 euros en semaine !

A ce prix, on est très loin de l’image des golfs azuréens fermés et hors de prix !

Mais au-delà du prix, c’est surtout l’intérêt technique de ce 9 trous qui a retenu mon attention.

Dans les environs, ce ne sont pas les très beaux parcours qui manquent ! Opio-Valbonne, Mougins, Cannes-Mandelieu, Saint-Donat, … les golfeurs et les golfeuses ont l’embarras du choix !

Toutefois, si vous cherchez un parcours pour jouer dans de bonnes conditions à un prix abordable, le Provençal Golf Club présente un rapport qualité-prix quasi imbattable dans la région, partageant comme ses illustres « confrères » une certaine quiétude, et un panorama superbe sur l’arrière-pays niçois.

Par 35, long de 2800 mètres, sur le site du golf, on peut lire « légèrement vallonné ». Cette formule est assez sous-estimée !

Si certains trous se jouent effectivement à plat, d’autres comme le 6 ou le 8 se jouent avec de fortes pentes… Et en fait, c’est plutôt la majorité des trous qui proposent des situations techniques à relever !

Le parcours a été testé la dernière semaine d’août 2017 après une période de faible pluviométrie pendant plusieurs mois d’affilés sur la région. Le parcours en a souffert, notamment aux abords des fairways. Pour autant, cela n’a pas pénalisé franchement le jeu.

A noter, les images des trous sont fournies par l'application ARCCOS 360.

Trou numéro 1, par-4, handicap 3, long de 265 mètres des jaunes

Vous démarrez par un par-4 relativement court et dont la tombée de drive est assez large, pour ne pas dire tolérante !

Le trou est en dog-leg droit de sorte que vous ne visualisez pas distinctement le green sur votre engagement.

Un départ au driver ne parait pas absolument indispensable. L’idée étant surtout de choisir le club qui permettra de se situer dans le virage face au green. Le bon conseil étant d’éviter de s’enfermer à droite dans les difficultés, et les buttes.

Plus vous vous placerez à gauche, et plus vous pourrez mettre la profondeur du green en jeu, et éviter le bunker situé à l’avant-gauche.

Trou numéro 2, par-5, handicap 1, long de 425 mètres des jaunes

Ce trou a beau être le trou le plus délicat. Au départ, il n’a rien d’effrayant. Le driver est déjà plus indispensable sur ce départ. La tombée de drive met en jeu deux bunkers « idéalement » placés à gauche et à droite du fairway, à environ 220 mètres du départ.

Pour ma part, ma balle ayant été attrapée par le bunker de gauche, j’ai été piégé par le sable plutôt dur, et un coup trop ambitieux, pensant pouvoir avancer long sur la sortie de bunker.

A 200 mètres du green, on se dit qu’il faut jouer très long sur la sortie de bunker, alors qu’en fait, il faut rester modeste. Une sortie d’une soixantaine de mètres peut s’avérer suffisante.

Dans mon cas, ayant mal réfléchi la situation sur l’instant, tenté un coup trop difficile, j’ai perdu le contrôle de ma balle sur la droite du fairway dans les arbres. J’ai eu beaucoup de chance de la retrouver ! A retenir : Il est donc possible de retrouver ses balles aux abords des fairways...

Encore un exemple qu’un mauvais choix dans une situation compliquée peut engendrer une situation encore bien pire !

Sur le troisième coup, le green est en fait surélevé. Il faut au moins prendre un club de plus pour l’atteindre. Sous les arbres, dans le rough, le contact de balle est en plus aléatoire.

Seule consolation, le green est plutôt vaste.

Trou numéro 3, par-3, handicap 9, long de 140 mètres des jaunes

C’est clairement le trou le plus abordable de la partie ! Court en descente avec un green très large… que demander de plus ?

Deux bunkers de chaque côté du green le protègent essentiellement pour avaler les coups trop courts, hook ou slice.

Si vous craignez d’être imprécis dans votre contrôle de trajectoire et de profondeur, le bon conseil est de jouer plus long pour éviter tout risque.

Point à prendre en compte, le green est dans une pente inverse à celle du fairway.

Si ce dernier descend, le green remonte légèrement. Encore une bonne raison de ne pas sous-cluber, surtout si le drapeau est au fond…

Trou numéro 4, par-4, handicap 6, long de 244 mètres des jaunes

Le coup de la panne ! De manière imprévisible, j’ai complètement manqué ce trou en ratant 3 coups successifs pour atteindre le green, et pourtant, j’ai pu sauver le bogey.

Ce trou est court.

Même un mauvais coup de départ n’est pas totalement éliminatoire. Ma « panne » est sans doute venue d’un départ un peu plus sous pression dans la partie ombragée du parcours, donnant une impression d’étroitesse.

Cette fois le fairway ne descend plus, il monte… Quand on ne connait pas le parcours, on imagine une difficulté importante sur la suite du traçé.

Prendre un bois sur ce départ est un risque superflu.

Un long fer peut suffire pour assurer une position face au green. Un coup tapé à 160 mètres est largement suffisant pour aborder sereinement les 80 derniers mètres.

Dans le feu de l’action, j’ai mal abordé cette notion de distance du deuxième coup.

Ne faites pas la même erreur, l’idée étant de jouer le tee shot pour avoir si possible un deuxième coup à plat. L’attaque de green n’a ensuite rien d’effrayante.

Pour ma part, à refaire avec une approche beaucoup plus conservatrice pour certainement un meilleur résultat !

Trou numéro 5, par-3, handicap 8, long de 142 mètres des jaunes

Considéré par le golf comme son trou signature, je ne partage pas ce point de vue.

D’autres trous sont plus mémorables.

Encore un par-3 relativement court avec un très large green et un bunker assez impressionnant sur la gauche du green.

Ceci étant, il est nettement plus difficile que le précédent. Pas pour la distance ou la pente du fairway, mais pour les lignes de putts !

Le green est vaste et beaucoup plus vallonné que les précédents. Le putting sera la clé sur ce trou.

Le départ surélevé par rapport au green permet d’apprécier le panorama. C’est effectivement un joli trou, mais il y a encore mieux.

Prévoir une canne de moins sur le coup de départ…

Trou numéro 6, par-4, handicap 4, long de 302 mètres des jaunes

Un des trous les plus intéressants à jouer du Provençal Golf Club !

Le départ doit être joué avec la plus grande précision pour éviter un hors limite à gauche, et la forêt à droite. Joué en descente, votre coup va gagner en longueur.

Pour ma part, j’ai opté pour un bois 3 prudent. A la longue, je me suis d’ailleurs aperçu que sur ce parcours, le driver était rarement indispensable.

Un bois 3 tapé à 90% m’a permis de me situer juste avant le bunker de gauche avec un coup tout à fait abordable pour l’attaque de green.

Le départ est en fait à jouer de la manière la plus « cool » possible pour chercher la qualité de la mise en jeu plus que la distance.

La personne qui jouait dans ma partie a mis 4 coups pour atteindre le virage ! Justement parce qu’elle s’était mise beaucoup de pression sur le tee de départ…Relâchement… Relâchement…

Sur le deuxième coup, la difficulté se précise !

Le green de ce dog-leg droit est à jouer en montée, et du coup, avec une faible visibilité de la profondeur du green, avec en plus un large bunker qui le masque très bien à l'entrée.

Le choix du club est crucial, car le green est plus large que profond.

Prenant un club de plus pour contrer la montée, j’ai en fait surclubé, et dépassé le green de plus de 10 mètres ! C'est le principal piège de ce trou.

Légèrement en-dehors du fairway sur mon deuxième coup, je n’avais pas un lie parfait pour donner suffisamment de spin à la balle.

Si j’ai eu tout faux sur cette approche, cela a alimenté ma réflexion sur le contrôle de profondeur...

Si possible, optez pour un coup avec un angle d’atterrissage le plus prononcé possible pour tenir la balle sur le green…

Les abords autour des greens autorisent des chips difficiles mais jouables !

Trou numéro 7, par-4, handicap 5, long de 255 mètres des jaunes

C’est le véritable trou signature de ce parcours ! C’est en tout cas le trou qui devrait marquer le plus votre mémoire.

Face à vous, un « mur » à monter pour atteindre le green ! De ce point de vue, la photo ci-dessus "écrase" l'impression de montée, et ne retranscrit pas complètement l'impression que l'on peut avoir au départ.

Beaucoup d’options sont sans doute possibles.

Personnellement, j’ai opté pour un bois 3 tapé à 100% en draw !

Si j’ai passé le problème de la pente, et eu la chance de placer ma balle entre les deux bunkers sans trop savoir comment, à la faveur d’un bon rebond hasardeux sans doute, dans cette position, je me suis laissé un chip délicat pour tenter d’atteindre le green en deux. Y avait-il une option plus intelligente ?

Peut-être un coup de fer tapé à 130 mètres sur la droite pour se laisser un deuxième coup à 100 mètres face au green et relativement à plat de ce dog-leg gauche ?

Ceci dit, le golf… c’est aussi tenter de se surpasser avec des coups difficiles. C’est pourquoi j’ai opté pour le panache du bois 3 !

Cependant, comme j’ai manqué le chip pour l’égarer dans le bunker, et transformé une situation à 25 mètres du drapeau en 4 coups pour bogey… la question d’une autre approche moins complexe se pose.

Trou numéro 8, par-4, handicap 7, long de 310 mètres des jaunes

Un trou en descente très amusant, et dont il ne faut pas sous-estimer la difficulté sous prétexte d'être court !

Sur le coup de départ, les très longs frappeurs devront faire attention de ne pas porter la balle dans la forêt face à eux, puisque le fairway est en dog-leg droit avec un green très bien caché sur la droite…

Un drive tout droit à 230 mètres et c'est l'assurance de perdre la balle dans la forêt. Une distance qui paraît plausible du fait de la forte pente.

Avec la descente, j’estime que mon coup de bois 3 a gagné entre 10 et 20 mètres de profondeur. Largement suffisant pour avaler la distance à réaliser sur le premier coup.

Toutefois, c’était presque trop, car sur le second coup, trop à gauche du green, un arbre gênait l’attaque du drapeau, situé pour le coup en fond de green sur la gauche.

Dans une position trop à gauche, et avec un tel green, impossible de jouer directement le drapeau sur ce green très vallonné !

« Bonjour » le premier putt de 25 mètres, et naturellement une « chance » de 3 putts !

Le trou est étroit pour jouer avec le feu.

Pourtant, si possible, jouez sur la droite du fairway, pour conserver une bonne ouverture vers le green sur votre second coup, en priant pour que le drapeau ne soit pas au fond à gauche.

Trou numéro 9, par-4, handicap 2, long de 283 mètres des jaunes

Un joli trou amusant pour rentrer au club-house !

Ce dog-leg droit présente des buttes sur la droite, sans oublier la forêt qui vous pousse à jouer à gauche.

Jouer sur la gauche est ici la seule bonne option pour ensuite s’ouvrir l’accès au green qui se situe dans une remontée. Ce trou étant une sorte de cuvette qui raccourcit puis allonge la distance à parcourir.

Le driver ne paraît indispensable que pour parcourir 200 mètres !

Derrière, la distance restante est faible bien qu’il faille jouer en montée, sans une grande visibilité sur le point de chute de la balle.

Le green est assez vallonné de sorte qu’il faut vraiment être proche du drapeau pour assurer le deux putts !

En conclusion, c’est un parcours agréable à jouer qui donne envie de le refaire pour éviter quelques pièges.

J’ai eu le sentiment qu’avec une meilleure connaissance du parcours, j’aurai pu économiser au moins 2 à 3 coups.

Soit finalement le meilleur sentiment à avoir en sortant d’un dernier trou ! Celui d’avoir envie de rejouer pour faire mieux !

Compte tenu du prix, l’expérience est alors très positive. Si effectivement, le terrain est par endroit très jauni par la sécheresse, ce n'était pas le cas pour les fairways et les greens.

Une bonne surprise que je vous recommande quel que soit votre index.

Un très bon joueur pourra apprécier le contrôle de profondeur à effectuer sur les approches. Un golfeur débutant pourra se faire plaisir avec des trous d’une difficulté franche, et pas tortueuse, mis à part le trou numéro 8.

Le seul bémol concerne le sable dans les bunkers...très/trop compact.

Rien à trop redire sur les greens… mis à part que les habitués ne ramassent pas beaucoup les pitchs. Certains greens donnent l’impression d’avoir connu l’enfer de Verdun !

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