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Golf de la Grande-Bastide : Revue du parcours (9 trous du retour)

Golf de la Grande-Bastide : Revue du parcours (9 trous du retour)

Après avoir quitté le numéro 9, vous devez parcourir une petite distance pour rejoindre le 10 qui « repart » vers l’arrière-pays niçois et son magnifique panorama. Suite de notre revue du parcours de la Grande-Bastide avec les 9 trous du retour passés en détails avec des photographies de chaque trou. Découvrez le trou signature, notre coup de cœur, et notre critique objective du tracé avec ses forces et faiblesses, et enfin, les pièges à éviter quand on découvre le parcours pour la première fois.

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Au départ du 10, on vous indique le temps nécessaire pour normalement parcourir les 9 premiers trous, de sorte que vous savez si vous êtes dans les temps ou pas (2h15 de jeu). C’est le bon moment pour faire ce type de rappel, et se rassurer sur le rythme de sa partie.

La petite pause entre le green du 9 et le départ du 10 permet aussi de se reconcentrer sur une nouvelle partie à jouer. D’autant que le tracé du retour présente de nombreuses différences avec celui de l’aller, et notamment quelques trous mémorables.

Trou numéro 10, un par-5 de 408 mètres des jaunes, handicap 10

Le départ est plutôt large bien que sur votre droite, c’est immédiatement piquet blanc, et hors-limite.

Pour les longs-frappeurs, en partant des jaunes, le trou est potentiellement attaquable en deux. Pour le départ des blanches, c’est une autre histoire….

De cette position, les bunkers sont à environ 275 mètres, et il reste 200 mètres pour le green.

Mis à part la distance, pas de difficulté notable sur ce trou dont le green est profond de 20 mètres.

Comme pour l’aller, ce premier trou du retour est assez quelconque, et ne met pas vraiment sous pression… Cabell Robinson a en fait astucieusement placé des « trous de respirations » par rapport à des trous plus exigeants. Cet équilibre rend la partie agréable, mais attention de bien rester concentré…

Trou numéro 11, un par-4 de 306 mètres des jaunes, handicap 12

De notre point de vue, le trou le moins plaisant du parcours… Il s’agit d’un dog-leg droit très prononcé qui vous amène à tenter de jouer à droite, et même pourquoi pas sur le fairway du trou voisin !

Le hic, c’est que l’on ne trouve pas très bien les balles ! On ne distingue pas correctement le point de chute de la balle depuis le tee. La bonne stratégie consiste à jouer bien droit dès le départ.

Pire, pour ceux qui le jouent trop par la droite, l’accès au green est très intelligemment fermé par une rangée d’arbres. Vous serez forcé de faire une balle basse pour revenir vers le fairway.

Ce trou est relativement court. Mieux vaut jouer modestement que de chercher l’esbrouffe !

Des blanches, un drive joué à 215 mètres donne un deuxième coup face au green à 145 mètres…

Suffisant pour ramener un par ou au pire un bogey. Un trou qui n’a pas été un franc coup de cœur…

Trou numéro 12, un par-4 de 443 mètres des jaunes, handicap 4

Notre principale remarque négative concernant ce parcours.

Pour un néophyte, la signalisation du trou et sa compréhension visuelle est largement perfectible. Situé à un carrefour de départs, il faut un long instant pour finalement comprendre quel est le bon départ, et le bon trou à jouer. C’est la limite des systèmes où les départs se jouxtent. Il faut une signalisation aux petits oignons… pour les non-membres, et primo-green-fees.

Passée cette question, il s’agit d’un long par-4 dont le green est masqué. Le premier coup se fait sans visibilité directe vers le drapeau. Il faut prendre un appui visuel sur les bunkers de fairways situés sur la gauche à 250 mètres du départ des blanches.

D’une telle position, il ne resterait plus que 130 mètres pour arriver au green.

C’est bien un long par-4 alors que la profondeur du green n’excède pas 16 à 18 mètres.

Ce léger dog-leg droit mériterait d’être classé sur un handicap plus bas que 12…

A noter sur ce trou mais aussi valable sur d’autres, pré des greens, les roughs nécessitent des coups très maîtrisés pour sortir, et ne pas gratter une approche.

Le rough est souvent très compact bien que pas forcément très haut. Il peut être rapidement piégeur. Il s’agit d’une difficulté qui n’est pas spectaculaire mais bien réelle.

Trou numéro 13, un par-3 de 111 mètres des jaunes, handicap 18

A peine un peu plus de 100 mètres à jouer pour arriver sur un green vraiment très vaste… Un trou qui ne nécessite pas beaucoup de commentaires, et mérite son ranking de 18eme trou le plus difficile sur 18.

Simplement au sujet du green, ce dernier présente quelques pentes piégeuses alors que depuis le tee de départ, on ne distingue pas complètement le bunker sur la droite (annoncé à 145 mètres des blanches).

Après avoir déjà passé deux tiers du parcours, on apprécie vraiment le panorama proposé par le golf de la Grande-Bastide.

A ceci près que ce n’est pas un parcours de bord de mer, on profite vraiment des couleurs, de la flore (les pins), des mas, et de la lumière propre à la Côte d’Azur. Le cadre est très apaisant d’autant qu’il semble assez bien protégé du vent (difficile à affirmer à 100% sur un seul passage au Printemps).

Trou numéro 14, un par-4 de 376 mètres des jaunes, handicap 6

Si un trou prend un avis négatif, il y a forcément à contrario un trou coup de cœur, et c’est en l’occurrence ce trou numéro 14, essentiellement pour la forme de son green !

Avant d’arriver sur le green, le départ ne met pas sous pression avec un fairway très large qui à la limite manque un peu de relief.

Objectif : Taper un coup de départ qui place à hauteur des bunkers. Des blanches, il s’agit d’un coup de 215 mètres. Le deuxième coup restera long, à savoir plus de 190 mètres.

L’idéal serait un drive à 260 mètres des blanches, soit à hauteur du deuxième bunker de fairway pour ne plus avoir qu’un coup de 140 mètres ! Plus facile à dire qu’à faire.

Clairement, il s’agit d’un trou difficile à moins d’être un très long frappeur. Comme évoqué précédemment, c’est bien le plus long par-4 de la journée.

La cerise sur le gâteau ou plutôt le haricot est en fait ce green en forme d’haricot, très profond par la force des choses, soit au moins 30 mètres, ce qui rend l’approche très excitante à jouer.

D’autant que tout autour du green, des bunkers astucieusement placés pimentent encore le coup à jouer.

Une fois posée sur le green, les difficultés ne seront pas terminées pour autant. Il y a de fortes pentes notamment à l’entrée… Un trois putt n’est pas impossible sur ce green !

Trou numéro 15, un par-4 de 312 mètres des jaunes, handicap 5

Le deuxième coup de départ le plus excitant de la journée après le départ du 8, qui toutefois était vraiment traître avec son piège côté droit, difficilement identifiable du premier coup d’œil.

Sur ce départ, la difficulté est visible d’emblée, et appelle à un maximum de concentration.

Sur votre gauche, et même face à vous, un plan d’eau relativement long à passer, qui demande au moins 180 à 190 mètres pour être « safe ».

Sur la droite, depuis le tee de départ, le piège ne paraît pas très clair, mais on comprend bien que la tombée du premier coup devra être réalisée dans un mouchoir de poche (15 à 20 mètres de large).

Un deuxième plan d’eau sur la droite créée en fait un couloir pour accéder au green. Des blanches, ce deuxième obstacle aquatique est en fait à plus de 260 mètres.

Le coup paraît délicat mais pas injouable. Surtout, pour les moins téméraires, il est possible de jouer plus court et devant l’obstacle. La difficulté n’est donc pas une impossibilité.

La distance n’est pas le principal enjeu de ce trou versus la précision. Vous pouvez vous permettre de jouer un club un peu moins long en prévision de l’approche.

Une telle configuration en fait le trou le plus intéressant depuis le départ, et certainement, le trou signature.

L’arrivée sur le green n’est pas plus « cadeau ». Deux bunkers à gauche, un plan d’eau à droite… le green pris en régulation des jaunes ou des blanches est un véritable juge de paix de votre technique, et de votre concentration.

Sur sa droite, le green est en montée. Encore des pentes… un par sur ce trou après un long putt est un grand plaisir.

Trou numéro 16, un par-3 de 106 mètres des jaunes, handicap 16

Initialement annoncé à 106 mètres, le départ a été décalé sur la droite et à moins de 70 mètres.

Mieux vaut être équipé d’un instrument de mesure pour juger correctement la distance sur ce trou, d’autant que le green paraît vaste.

Le départ décalé sur la droite et plus court implique de devoir passer l’obstacle d’eau complètement dans votre ligne de jeu. Paradoxalement, des blanches, le coup est plus long mais plus facile avec peu d’eau à passer en s’appuyant sur la gauche du green.

Le green est large mais peu profond…(17 mètres quand on joue des blanches… moins quand le départ est décalé).

L’archétype du trou faussement facile… Pas vraiment un trou apprécié, surtout avec son départ décalé sur la droite…

Trou numéro 17, un par-4 de 311 mètres des jaunes, handicap 14

Premier trou où il semble bien que l’architecte ait dû composer avec les limites géographiques du parcours. Ce qui même bien dissimulé par quelques arbres astucieusement placés sur sa droite, conduit à un départ à la limité de la jouabilité.

Sur votre droite, la route et très logiquement un hors limite qui se poursuit même droit devant vous dans votre axe de jeu ! Les arbres dissimulent en fait un grillage qui protège les voitures des balles égarées.

Si vous tapez droit devant vous, ce qui est souvent le but au golf, vous vous retrouvez avec un deuxième coup injouable avec un accès au green fermé ! Il faut en fait nettement jouer sur votre gauche, et au-dessus de l’obstacle d’eau.

A la rigueur, une position des boules de départ plus en conformité avec la problématique du hors limite à droite, à savoir plus décalées vers la gauche aurait été un choix plus adapté à la situation proposée.

En les plaçant face à l’obstacle, vous êtes insidieusement encouragé à jouer dans sa direction.

Sachant que sur la gauche, cela ne se distingue pas immédiatement, mais vous avez des bunkers. En résumé, le coup génial ici est un fade aligné à gauche…pour prendre le virage.

Avec le bruit du jet d’eau et des voitures qui passent sur la route voisine, ce n’est pas le départ le plus glamour du parcours d’un point de vue sonore, en revanche, la vue du club-house et de la gerbe d’eau offre une jolie image.

Tactiquement, malgré toutes les difficultés, si vous avez réussi à démarrer à gauche, derrière, le reste du trou est très abordable. Le score se décide sur la qualité du coup de départ.

Trou numéro 18, un par-4 de 356 mètres des jaunes, handicap 2

Alors que le début du parcours aura été plutôt « tranquille », les derniers trous à l’image du 18 sont d’un toute autre difficulté, comme si vous aviez changé de parcours.

Ce dog-leg gauche va vous demander une bonne dose de concentration, alors que c’est justement le dernier trou.

Impossible de tenter de couper à gauche ! Il faut bien jouer devant soi et accepter de ne pas pouvoir raccourcir la distance.

Des blanches, l’entrée du plan d’eau est à seulement 250 mètres en descente.

Il faut si possible jouer à la corde sur la gauche, tout en découvrant un bunker de fairway « astucieusement » placé à 230 mètres des blanches.

Le deuxième coup malgré un beau départ risque de vous proposer un coup encore assez long à jouer (plus de 135 mètres).

D’autant que le green est bien protégé, et pas nécessairement facile à distinguer depuis les 150 mètres. Il est certes profond (plus de 30 mètres) mais relativement étroit quand il est joué de face.


En conclusion de cette reconnaissance de parcours ou carnet de parcours amélioré, si vous êtes amené à jouer ce parcours pour la première fois, la méconnaissance du terrain peut vous coûter quelques coups.

Plusieurs départs comme par exemple le 8, le 12 ou le 17 appellent à la vigilance avec des options plus courtes mais plus en lignes si possible…Sur tous les parcours, la tactique peut être un élément prépondérant du score. Sur le golf de la Grande-Bastide, sans que cela soit une obsession, vous pouvez optimiser votre carte avec des choix judicieux.

Le début de partie est très abordable. Les difficultés vont apparaître crescendo, mais sans toutefois en faire un parcours insurmontable. Pour beaucoup de golfeurs classés entre 18 et 24, les obstacles et distances qui constituent les challenges à relever auront le mérite d’être francs.

Certains trous, comme le 15 ou le 18 font monter le niveau de jeu, alors qu’à l’inverse, la plupart des par-3 manquent de « caractères » ou au contraire doivent être saisis comme autant de chances de rentrer des pars.

Si on peut perdre des points assez facilement, à la fin de la partie, l’impression d’avoir eu sa chance rend l’expérience globalement positive.

Le rapport qualité/prix est tout à fait convenable, surtout pour la qualité des greens.

Si tous les tracés ne se valent pas tous en difficultés, les greens, notamment celui du 14, sont une des belles attractions de la Grande Bastide.

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