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Golf de Valberg : Revue des 9 trous

Si le diable avait pu dessiner un parcours de golf, il aurait très certainement conçu le golf de Valberg à 1700 mètres d’altitude entre le Mont Mounier et la chaîne du Saint-Honorat au cœur du Mercantour. Seulement long de 2308 mètres, vous pourriez faussement croire que c’est un parcours court et facile pour scorer ! En seulement 9 trous, l’architecte Olivier Dongradi a réussi à condenser toutes les difficultés d’un golf de montagne. Ci-après, dans cet article, on vous propose quelques-uns des plus beaux clichés de l’année ! Le panorama est exceptionnel…

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Valberg : Un golf de montagne diabolique ?

Ouvert de juin à septembre, le golf de Valberg, situé à une heure de Nice est un pur parcours de montagne !

Ne vous fiez pas à la carte de score et aux distances des trous. Sur place, les distances sont à relativiser avec les montées et les descentes, parfois à plus de 30 %.

A priori, pas de pistes de skis balisées sur le golf en hiver, toutefois, si cela devait être le cas, il y aurait largement de quoi faire du schuss.

A l’accueil du golf, on vous recommande gentiment la voiturette à défaut de remontées mécaniques.

Pour faire seulement 9 trous ?

La grande majorité des golfeurs, souvent en provenance de Nice et ses alentours ou de Monte-Carlo, à en juger par les plaques d’immatriculations sur le parking, optent pour la voiturette.

Pour avoir fait le parcours à pied avec le sac sur le dos (plus ou moins une dizaine de kilos), j’ai eu les jambes coupées au bout de seulement 3 trous ! Vous allez passer plus de la moitié du parcours à monter…

Le diable aurait pu dessiner ce parcours ! Du trou numéro 3 au trou numéro 6, vous rentrez dans une sorte de « lessiveuse » qui vous rince et vous retourne la tête, tant les difficultés sont nombreuses.

La lucidité sur les choix des coups à effectuer, et surtout le putting sont mis à rude épreuve.

La difficulté est déjà physique, car il faut encaisser les longues montées, à commencer par le chemin entre le green du 2 et le départ du 3. Technique, car il faut approcher des greens bien protégés.

Enfin, et c’est la plus grande surprise, en plus de toutes les difficultés proposées du tee au green, ces derniers sont justement particulièrement ardus.

Si je me considérai plutôt comme un bon putter jusqu’à jouer sur ce parcours, j’ai rarement vu autant de pentes et de double-pentes sur de si petits greens !

Au bout de 9 trous joués à pieds en 2 heures, vous pourrez débattre avec tous ceux qui réprouvent l’idée que le golf est un sport !

Pas étonnant que nos amis britanniques aiment les links, et n’aiment pas trop les golfs de montagnes, pour le score, c’est un enfer.

Je déconseille vivement de venir à Valberg dans l’idée de faire une carte !

Pour avoir observé d’autres parties, je peux confirmer que le niveau de difficulté proposé ne correspond pas à des golfeurs classés au-delà de 20.

Personne n’ose dire ce genre de choses, et surtout pas les golfs, même en voiturette, sur ce type de parcours, vous ne pouvez pas tout contrôler…et en particulier les rebonds.

Maintenant, ce parcours est un véritable challenge, et certains trous permettent de battre des records de distances au drive…et c’est assez amusant.

Le principal intérêt de ce parcours n’est pas le score, mais admirer la vue ! Tous les golfs ne peuvent pas proposer un tel panorama !

Les illustrations du parcours sont fournies par le système GPS ARCCOS 360

Trou numéro 1, par 4, handicap 5, long de 356 mètres des jaunes (Huerris)

Parcours de montagne au mois d’août, le fairway est plus proche du pré à vaches qu’un fairway gazon anglais type Wentworth, néanmoins sur ce premier trou, l’espace pour poser sa balle est très large. Il est presque difficile de distinguer le fairway du rough…

Cependant, on remarque assez facilement l’enfilade des piquets blancs le long du trou sur sa droite.

La pente fait tout pour vous ramener dans cette zone.

S’orienter largement sur la gauche semble la meilleure option. Reste à choisir entre draw pour contrer la pente ou un coup directement à gauche…

Le coup de départ n’est pas le seul problème à régler. L’attaque de green vous met immédiatement dans le bain. Le green est surélevé.

Pour ma part, très à droite, dans la pente avec la balle sous les pieds, j’ai pris soin de jouer sur la gauche du green (droitier) pour éviter une balle trop à droite du green.

Difficile de doser le coup ? J’ai joué trop long avec une face de club qui s’est refermée plus vite que prévu à l’impact. C’est le point de vigilance dans cette situation.

Ce green n’est pas le plus tortueux du parcours. Si vous avez réussi à rester à gauche et à maîtriser un deuxième coup en pente, le par est tout à fait envisageable.

Le driver est obligatoire sur ce premier départ joué en pente montante…

Si les fairways sont clairement grillés (pas de système d’arrosage ?), les greens et leurs alentours sont propres.

La vitesse est satisfaisante, mais en montagne, ne vous attendez pas à des greens de l’Open de France.

Ce premier trou cache assez bien ce qui vous attend par la suite…

Trou numéro 2, par 3, handicap 9, long de 99 mètres des jaunes

Un trou où la difficulté proposée n’est pas vraiment la distance mais bien le dosage. Cependant, entre le GPS et la carte de score, le milieu de green était plutôt annoncé à 112 mètres au lieu de 99 !

Prendre un club de plus paraît indispensable pour contrer la forte pente montante jusqu’au green. Encore faut-il avoir la bonne distance au moment du choix… Pour le coup, la carte de score avait raison…

Le green n’est pas particulièrement protégé. En réalité, il ne faut surtout pas être trop court, sous peine de jouer un coup d’approche dans une forte pente sous le green, et sans visibilité au drapeau.

Après deux trous, rien ne laisse présager de la suite beaucoup plus tortueuse…

Trou numéro 3, par 4, handicap 1, long de 195 mètres des jaunes

Il faut mériter ce trou !

Entre le green du deux et le tee de départ du trois, vous avez le droit à une longue montée à travers la forêt de sapins.

Un premier coup de chaud qu’il ne faut pas négliger, car essoufflé sur le tee de départ, cela peut avoir une incidence sur la suite…

Devant vous, vous distinguez le green, et à tel point que vous pensez que c’est un par-3.

C’est en fait le premier trou d’une série qui s’annonce vraiment délicate.

Notez que le panorama proposé est tout bonnement exceptionnel…

Sur le premier coup, on serait tenté de « driver le green » ou tout du moins de taper un bois 3.

L’option paraît tout de même osée avec un véritable mur qui se dresse devant vous à mesure que vous vous rapprochez du trou.

La pente est tellement prononcée que cela vous enlève au moins 30 mètres de distance.

Les choses se corsent nettement sur le deuxième coup. L’approche du green est impitoyable.

Le green est très peu profond (environ 15 mètres). Trop court, votre balle dégringole de plus de 80 mètres ! Trop long, votre balle se bloque dans la pente derrière le green.

Pour ma part, j’ai profité des deux ! Trop long sur l’approche, mon putt pour me sortir de la pente est redescendu 80 mètres plus bas !

Le coup suivant est resté 2 mètres trop court… Rebelote !

N’oubliez pas que vous jouez dans une forte pente ! Les cuisses chauffent…

Le green n’est pas cadeau avec un double-plateau qui n’arrange rien. En fonction de la position du drapeau, le putting s’avère délicat.

Un trou qui justifie allègrement son rang de difficulté numéro 1 ! L’architecte ne vous laisse aucun répit sur ce trou.

Trou numéro 4, par 3, handicap 4, long de 127 mètres des jaunes (cime nègre)

Après le trou numéro 3 particulièrement délicat, pas de réconfort avec le trou suivant… le numéro 4 vous propose un atterrissage plus que délicat.

Cette fois, le green est suffisamment profond (environ 30 mètres). L’entrée du green est annoncée à 135 mètres alors que la sortie est mesurée à 165 mètres.

En revanche, en largueur, le green n’excède pas une dizaine de mètres avec de chaque côté, une belle pente pour punir toute approche imprécise.

Un coup trop court, et c’est encore la punition avec une balle qui dégringole de 25 mètres pour un coup suivant à jouer en pente sans pratiquement voir le drapeau… La qualité du chipping est essentielle à Valberg.

Trou numéro 5, par 4, handicap 6, long de 300 mètres des jaunes (Tête de Méric)

Pas de répit avec un nouveau départ sous pression ! Jouer à droite (slice) est totalement proscrit. Cela tombe bien ! A gauche, vous avez toute la place nécessaire pour vous risquer à sortir le driver.

Avec à nouveau beaucoup de pente, mais cette fois en votre faveur, vous pouvez gagner 30 mètres de distance en plus. Il est tentant de faire un concours de drive sur ce trou, toutefois, il peut s’avérer difficile de retrouver les balles.

Tâchez de visualiser au mieux le point de chute…

Un seul bunker défend un très long green en montée.

Trou numéro 6, par 4, handicap 2, long de 302 mètres des jaunes (Marmottes)

A la fois le trou signature du parcours, et l’un des plus délicats tant le fairway est étroit…

Pour le coup, tenter le green au driver depuis le tee de départ est très tentant, d’autant que pour une fois, le fairway descend jusqu’au green.

Sur ce trou, y-a-t-il vraiment une meilleure stratégie que taper le plus loin possible ?

Sur la droite, des piquets rouges vous poussent à vous appuyer à gauche en espérant qu’une butte ramènera votre balle au centre.

Quel intérêt de jouer court sur ce par-4 ? Il est étroit tout du long !

Pour illustrer ce commentaire, ma balle tapée dans l’axe a pourtant été poussée vers le bord droit du fairway qui présente une bonne surprise : un petit filet d’une hauteur d’une dizaine de centimètres retient vos balles, les empêchant de dégringoler en contre bas !

En revanche, l’approche est plutôt délicate alors que le green est certainement celui qui présente le plus de pentes délicates à anticiper tant il est vallonné.

Au final, c’est certainement le trou le plus marquant de la partie !

Trou numéro 7, par 3, handicap 7, long de 56 mètres des jaunes (Aygue Blanche)

Un trou récréatif qui sert surtout à couper la très longue remontée entre le green du 6 et le départ du 8 !

Un trou trop court qui illustre la difficulté qu’ont parfois les architectes de golf de montagne quand la place manque !

Moins de 60 mètres, c’est plus du pitch and putt ! Le piège étant de jouer à gauche du trou pour dévaler dans la pente, s’appuyer à droite vous réserve une autre mauvaise surprise sur ce trou à la longueur ridicule.

Une cuvette en bord de green attrape les balles, et coûte un coup d’approche supplémentaire.

Le trou est certes court, mais le green est à nouveau plus long que large. Ce green « gadget » n’est pas si cadeau que ce qu’il pourrait paraître, surtout après la montée que vous avez dans les jambes…

Dommage, ce trou dessert l’ensemble. On a plus l’impression qu’il ne sert qu’à couper la terrible montée du trou 6 au trou 8.

Trou numéro 8, par 4, handicap 8, long de 299 mètres des jaunes (Pointe de Tartaris)

Sur ce départ, la forêt est à 250 mètres devant vous. Compte tenu de la déclivité, attention de ne pas jouer trop long.

En optant pour le bois 3, avec la pente, ma balle a parcouru 250 mètres, soit plus de 40 mètres par rapport à ce qu’elle pourrait faire dans des conditions normales.

Ce trou illustre typiquement la très grande difficulté des golfs de montagne, et le caractère imprévisible de la partie.

Même quand vous tapez une balle parfaite dans l’axe, au rebond, votre balle peut partir à peu près n’importe où, et surtout dans la pente.

Si cela ajoute de la longueur, cela ajoute aussi de la difficulté.

Sur 9 trous, je ne crois pas avoir eu un seul coup à jouer avec les pieds à plat sur le fairway ! La qualité des approches s’en ressent !

Bien plus que le driving, la difficulté est pratiquement sur tous les seconds coups…

Sur ce trou 8 en dog-leg droit, s’appuyer sur le bunker est la bonne option. On ne distingue pas le green dès le départ.

Les pierres sur le fairway vous rappellent que vous jouez un parcours de montagne à près de 1800 mètres d’altitude.

Le deuxième coup est particulièrement délicat quand il est joué dans la pente vers le green. Gare aux approches trop longues…

Les pentes sur le green sont à nouveau très délicates à lire.

Trou numéro 9, par 5, handicap 3, long de 398 mètres des jaunes (Picougue)

Seul par 5 du parcours, le plus difficile est largement passé ! On ne distingue à nouveau pas très bien le fairway du rough. Si le départ paraît étroit, la tombée de drive est en fait très tolérante.

Une balle trop à gauche du fait de la pente est attrapée par un rough qui n’a rien d’effrayant (plutôt de l’herbe de pâturage…).

L’attaque en deux paraît bien difficile avec un coup à plus de 220 mètres du green en montée !

Plus haut dans la Montagne, on entend le joli bruit des cloches au cou des moutons qui paissent. Les bergers sont les principaux spectateurs de votre partie.

Sur le troisième coup, vous avez un « mur » à passer pour atteindre le green.

A la fin de la partie, vous avez le sentiment d’avoir manqué de lucidité sur les coups décisifs.

Le parcours ne paraît pas diabolique sur les deux premiers trous, pourtant les attaques de greens sont pratiquement toutes délicates.

Les greens présentent une multitude de pentes et pour arriver jusque-là, il faut des jambes ! Les montées pour accéder au départ du 3 et du 8 sont particulièrement mémorables.

L’expérience du driving est amusante, car vous avez plusieurs occasions pour battre des records de « long-drive ».

Le véritable attrait de ce parcours est en fait la montagne, et les multiples panoramas grandioses qui vous sont proposés.

L’expérience visuelle est extraordinaire. Le jeu est beaucoup moins mémorable.

S’agissant de la conception du parcours, il manque un peu d’équilibre.

Le trou numéro 7 est ridiculement petit alors qu’on subit des trous très/trop difficiles comme le 3, le 6, et le 8 où le jeu du tee au green est très exigeant, alors que les greens sont encore plus délicats…

C’est la particularité des golfs de montagnes. La nature définit la difficulté.

Si vous n’êtes pas en forme olympique, la voiturette est effectivement recommandée.

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