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Golf de Terre-Blanche: Test des 9 premiers trous du parcours Le Château

Golf de Terre-Blanche: Test des 9 premiers trous du parcours Le Château

Situé à 45 minutes d’Antibes, entre Tourrettes, Montauroux, et les Adrets de l’Esterel, à quelques encablures du magnifique Lac de Saint-Cassien très prisé des pêcheurs, le complexe sportif et hôtelier de Terre-Blanche s’impose à vous comme un lieu d’une immense quiétude avec la perspective d’un très grand plaisir golfique…

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Ici, point de superlatif tout droit issu d’une brochure publicitaire ou d’un publi-reportage, seulement ma véritable expérience de ce parcours joué en décembre 2015.

Je vous propose de vous présenter un lieu qui respire le golf dans tout ce qu’il a de plus motivant, et illustré des clichés pris à cette occasion, en même temps que le test du terrain, et de la stratégie de jeu.

Premier commentaire très important, le golf de Terre-Blanche a beau être réputé, il n’est pas fermé aux visiteurs, bien au contraire !

Terre d’accueil de la fédération française de golf pour le Sud de la France, on croise souvent des jeunes talents comme par exemple Romain Langasque ou Antoine Auboin, qui profitent avec tous les autres jeunes d’une structure golfique exceptionnelle.

Quand vous arrivez à quelques centaines de mètres de l’entrée, la première chose qui frappe ce sont les imposantes clôtures qui font le tour de l’immense domaine, avec de la vidéo-surveillance tous les 200 mètres, puis vous arrivez devant une entrée de l’élégance comparable à celle des plus grands clubs du sud de la France.

A ce stade, il y a de quoi être un peu intimidé. Le gardien vous demande la raison de votre visite, mais si vous précisez que venez pour jouer au golf, aucun problème, on prévient pour vous le club-house de votre arrivée.

Une fois sur le parking, un collaborateur vient vous chercher en voiturette.

L’accueil est charmant, sans que vous soyez véritablement un VIP, vous êtes traités comme tel !

Et que dire du vestiaire !

A peine arrivée, et déjà le désir de passer une belle journée de golf ne fait qu’augmenter.

En ce début décembre, et alors que le soleil de la Côte d’Azur pourrait vous faire croire que vous n’êtes pas tout près de l’hiver, le parcours est néanmoins un peu gelé, tant et si bien, que les premiers départs ne sont pas ouverts avant 11h du matin.

Les greens sèchent assez rapidement, mais c’est plus le fairway qui est marqué des stigmates des premiers froids avec des toutes petites congères au sol.

On constate que le parcours a été sablé pour le protéger.

Un coup pas très clean et vous arrachez facilement un bon divot d’un terrain pourtant manucuré par une très importante équipe de greenkeepers.

Enfin, ce qui est frappant quand on prend son sac et que l’on quitte le club-house pour aller en direction du trou numéro 1, c’est l’immense sensation de quiétude.

Pas un bruit, et un environnement réellement enchanteur avec des cascades disposés çà et là !

En interrogeant mon chauffeur sur le fait de savoir si le Golf de Terre-Blanche est plutôt un club de membres ou de visiteurs, ce dernier penche plutôt pour la deuxième option.

Alors que le golf de Terre-Blanche a tous les atouts d’un club pour privilégiés, il ne se réserve pas exclusivement, au contraire, ses privilèges, comme les parcours du Château et du Riou, tout comme les infrastructures d’entraînements sont accessibles à tous ceux qui veulent jouer au golf.

Simplement, Terre-Blanche a un truc en plus !

Ce n’est pas vrai toute l’année, mais c’est assez sympa de voir tous ses jeunes des équipes de France de golf jouer sur le parcours, s’entraîner au practice dans une véritable bonne humeur…L’endroit respire le golf de haut niveau un peu comme un campus universitaire…

Sans doute le souhait du propriétaire des lieux, le milliardaire allemand Dietmar Hopp, fondateur en 1972 de la société d’informatique mondialement connue, SAP.

De l’aveu de Jean-Jacques Rivet, patron du département biomécanique et performance sportive de l’European Tour, basé à Terre-Blanche, Dietmar Hopp est un passionné de sport, et de recherche de performance. Il voulait que ce lieu soit ouvert aux jeunes pour qu’il développe leurs compétences dans les meilleures conditions.

C’est d’ailleurs pourquoi les installations vont bien au-delà d’un terrain de golf. Vous avez un stade gigantesque pour la ville avoisinante, et des équipements qui permettent à des équipes comme le RC Toulon ou le Stade Toulousain de rugby de venir parfaire leurs préparations.

Le parcours du Château

Pris par le temps, je n’ai pu jouer que 9 trous… les 9 premiers du Château, et ce dans un laps de temps de 1H30 à pied, et sans voiturette.

Soit 10 minutes par trou sur un parcours qui est extrêmement long, y compris, entre les trous !

Avec mon sac sur le dos, je me suis surpris à suer quelques gouttes…

Avant d’entrer dans le détail de chaque trou, Terre-Blanche est globalement un parcours de forêt, avec des fairways assez larges, ce qui permet de sortir le driver très souvent, et de se faire plaisir…de ne pas chercher à calculer ou à jouer avec le frein à main.

Trou numéro 1, un par 5 de 486 mètres des jaunes (handicap 17)

Les choses sérieuses commencent d’entrée de jeu ! Premier coup, et première occasion de sortir le driver sans craindre de s’égarer.

Face à vous, un fairway relativement large bien que bordé d’arbres, et un premier bunker de fairway très bien placé à 240-250 mètres devant vous depuis les boules jaunes.

Le dessin du trou est en dog-leg droit. Si les backtees sont surélevées par rapport au fairway, à partir du virage, le terrain remonte jusqu’au green, créant des conditions de coup à faible visibilité sur le deuxième.

Un premier drive tapé à 230 mètres légèrement à droite m’a permis de me retrouver dans la situation la plus délicate.

Idéalement, il faut chercher la partie gauche du fairway sur le premier coup pour bien conditionner la suite.

En effet, depuis ma position, j’ai tapé un second coup de fer 5 sans une bonne visibilité. Résultat, bien que mon coup ait été tapé en ligne vers le green, mais légèrement sur la droite du fairway, je n’ai pas retrouvé ma balle ! Il me restait pourtant plus de 260 mètres à parcourir pour rejoindre le green.

Un deuxième coup moins ambitieux (un fer 9) aurait été plus sage pour tenter de correctement se placer au centre du fairway (cette fois) pour attaquer dans de meilleures conditions le green, protégé sur sa droite par un grand bunker, qui en soit n’est pas réellement un problème.

Sur l’arrivée vers le green, méfiez-vous plutôt de la petite cuvette qui pourrait sans peine pénaliser une approche roulée.

Caractéristique générale du parcours, les greens sont plutôt vastes.

Trou numéro 2, un par 3 de 151 mètres des jaunes (handicap 11)

La première problématique posée par ce trou est la visualisation du green et du drapeau !

Joué en montée et en décalé par rapport au backtee, le green donne l’impression d’être bien plus loin que la distance annoncée.

En réalité, ce n’est pas le trou qui est décalé ! Il est bien face à vous, en revanche, le fairway est coupé en deux morceaux par une cascade d’eau…

Un fer 6 m’a à peine permis d’accrocher le début du green sur sa droite !

Avantage, j’ai évité le bunker de front qui est plutôt imposant et d’une profondeur d’au moins 15 mètres ! Un club trop court, et vous êtes bons pour faire un château de sables.

Trou numéro 3, un par 4 de 397 mètres des jaunes (handicap 1)

Le trou censé être le plus difficile du parcours, et pourtant, ce n’est pas l’impression que j’en ai eu en arrivant.

Visuellement, depuis le backtee, vous avez en face de vous un long fairway relativement large et en descente, et vous ne voyez pas le green…c’est un dog-leg gauche.

Les arbres de chaque côté du fairway donnent une impression d’étroitesse, mais en fait, à tombée de de drive, ce n’est pas le cas. Ne vous laissez pas impressionner.

Du départ, on ne distingue pas très bien les bunkers de parcours situé à droite à 220 mètres en contrebas.

Tant mieux, comme cela, notre œil n’est pas attiré.

Peut-être ai-je eu la chance de taper mon meilleur drive du jour, j’ai pris le centre du fairway et comme le terrain est en descente, l’impression de longueur du coup a été très agréable.

En revanche, les choses se corsent sur le coup suivant, car il reste beaucoup de chemin à parcourir malgré un premier bon coup.

Vous avez facilement plus de 200 mètres pour espérer atteindre le green qui lui est pour le coup parfaitement défendu par plusieurs bunkers.

Mais avant de se stresser par les bunkers, il faut déjà avoir un coup pour faire 200 mètres depuis le fairway, et en hiver avec une balle qui porte moins dans l’air…

La fin du fairway est assez vallonné…gare aux coups en pentes avec les pieds au-dessus ou en-dessous de la balle.

Si au départ, ce trou ne parait pas difficile…il finit par l’être concrètement quand vous êtes dessus, et particulièrement sur le deuxième coup.

Il faut deux shots parfaits de chez parfait pour espérer accrocher un green bien défendu.

Trou numéro 4, un par 4 de 398 mètres des jaunes (handicap 3)

Premier bémol, les trous ne sont pas assez bien indiqués par des panneaux de signalisation quand vous jouez le parcours à pied.

A la fin du 3, on ne sait pas du tout où se trouve le trou suivant, surtout si on a joué le trou 2 par la droite. On distingue assez mal qu’il faut en fait quitter le green par la gauche pour rejoindre un petit sentier. Au contraire, on est porté à croire que le trou suivant se trouve à droite, or, c’est en fait le 8.

J’ai facilement perdu 10 minutes à chercher mon chemin, et pas très content.

Une fois enfin arrivé au départ du 4, on découvre à nouveau un départ qui invite à sortir le driver avec le fairway en descente très prononcée, et avec une belle rangée d’arbres sur la droite.

Je précise… car mon premier drive est légèrement sorti sur la droite. Bien inspiré, j’ai tapé une deuxième balle provisoire mieux centrée…La première était tout bonnement impossible à retrouver dans la forêt.

C’est le piège …on pourrait faussement croire que l’on peut retrouver sa balle.

Du départ, quand on est néophyte sur ce parcours, on est bien inconscient des dangers qui nous attendent.

Du backtee, on ne distingue pas un immense bunker à tombée de drive la droite. Ceci dit, il est tout de même à 250 mètres des boules jaunes.

Mon deuxième coup m’en a préservé ! Pour la suite, j’avais tout de même un enchaînement de bunkers à passer pour rejoindre le green.

En somme, le bon conseil est de jouer franchement à gauche du trou, et ne pas chercher à couper sur la droite du fairway. Pas de gains réels de distances à espérer, seulement des obstacles supplémentaires !

Bénéfice, le green est bien large, et atteignable pour un coup de fer à 160 mètres.

Comme le trou précédent, si vous sortez du trou avec un bogey, vous avez plutôt bien joué.

Trou numéro 5, un par 4 de 377 mètres depuis les boules jaunes (handicap 7)

Du backtee, bien qu’on sent qu’il y a quelques pièges, et notamment un grand plan d’eau qui coupe le fairway juste devant vous, on est à nouveau très tenté de sortir le driver.

De toute façon, la distance à parcourir l’impose, et la tombée de drive ne semble pas pénalisante.

Le trou étant en dog-leg gauche, depuis le départ, on ne distingue pas le green.

La difficulté réelle de ce trou se résume au deuxième coup, car même après un bon départ, il vous reste facilement entre 160 et 180 mètres à parcourir pour atteindre le green.

Pas d’obstacles particuliers…seulement la distance !

Une fois sur le green, une carrière située au loin est le premier élément qui vous rappelle que vous n’êtes pas tout à fait en-dehors de la civilisation…c’est dire à quel point vous évoluez dans une très grande quiétude.

Trou numéro 6, un par 5 de 492 mètres depuis les boules jaunes (handicap 5)

Certes, ce trou est tout droit des backtees au green, mais pour moi, c’est le véritable trou le plus difficile de l’aller !

Sur le premier coup, on ne distingue pas très bien ce qui nous attend. Simplement, pas de question à se poser, le driver est de mise.

Sauf qu’à 230 mètres des jaunes, mon drive légèrement en push (mais légèrement) a trouvé un bunker parfaitement placé !

Et là, ce n’est pas un coup de perdu mais deux !

Depuis ce bunker de fairway, le réflexe est de limiter la casse, en sortant un fer 7….mais la lèvre est tellement prononcée, que rapidement, vous vous demandez si votre balle va pouvoir décoller suffisamment pour passer.

Du coup, j’ai pris un fer 9 avec l’ambition d’avancer, et de me replacer au centre du fairway, sachant qu’il me restait 280 mètres à faire pour atteindre le centre du green…

Boom, la balle a pris la lèvre…Choix non raisonnable ! Il fallait vraiment se contenter d’un coup de sandwedge pour avancer de 80 mètres maximum !

Résultat, le bunker, c’est un coup dedans, un coup de perdu, et un coup pour sortir ! Ne faites pas comme moi, et optez tout de suite pour un wedge ouvert.

Deuxième chose à ne pas faire…vouloir se récupérer à tout prix en tentant d’attaquer le green au bois 3 à 220 mètres, tout en survolant le plan d’eau qui vous sépare encore du green.

Depuis la sortie de bunker placée sur le fairway, vous avez les pieds en pentes, et pas parfaitement à plats…il faut un équilibre parfait du corps pour réussir un long coup, et ne pas envoyer la balle en slice dans l’eau !

Au golf, une faute en engendre une autre, et ce trou est parfait pour vous le rappeler. Il faut de l’humilité pour considérer que… sur ce trou… un coup de perdu est un coup de perdu… qu’il ne faut pas chercher à rattraper par un exploit.

Au contraire, jouez le plus possible sur la gauche du fairway pour ne tenter l’approche au green que sur le troisième coup.

Trou numéro 7, un par 3 de 125 mètres depuis les boules jaunes (handicap 15)

Enfin un trou court sur ce début de parcours mais un trou qui n’est pas forcément sans piège.

Il faut gérer le fait que le green se trouve au-dessus du tee de départ, en ajoutant au moins un club à son choix initial, surtout que vous ne le voyez pas du départ, mais un petit bunker très bien placé sur la droite vous attend, si vous avez le malheur d’être trop court.

En hiver, le sable d’un bunker est souvent gorgé d’eau, et très lourd, surtout aux abords d’un green. Il est difficile de travailler la balle pour l’arrêter rapidement.

De la droite du green, vous pouvez facilement vous retrouver de l’autre côté, à gauche, et en fait, dans une pente qui vous éloigne considérablement du trou ou même dans un obstacle inextricable.

A droite ou à gauche du trou, vous ne serez pas bien…Pas de salut, il faut impérativement prendre le green, même à risquer d’être trop long par rapport au drapeau.

Trou numéro 8, un par 4 de 322 mètres depuis les boules jaunes (handicap 13)

Un bon souvenir car vous pouvez sortir le drive, et avec un bon coup, avoir enfin un deuxième coup abordable.

Face à vous, ce dog-leg gauche ne paraît pas insurmontable.

La tombée de drive est très large, et on ne focalise pas sur les petits pièges représentés par un devers entre les backtees et le début du fairway ou surtout les bunkers situés dans le virage au fond.

Avec un drive à 240 idéalement placé au centre, il me restait 80 mètres pour approcher le green, faiblement défendu.

On se dit qu’un birdie est possible !

Sauf que sur coup de wedge, à cette époque de l’année, le terrain étant particulièrement sablé pour résister au gel, vous pouvez facilement accrocher plus de divot que souhaité, et perdre un peu en distance.

Pensez à prendre un club de plus que prévu, et le jouer plus cool pour caresser le terrain plutôt que l’inverse.

Petite remarque, impossible d’envisager une approche roulée !

D’une part, à cause d’une tranchée située entre vous et le green, et d’autre part, le fairway remonte jusqu’au green.

Trou numéro 9, un par 4 de 336 mètres des boules jaunes (handicap 9)

Pour conclure l’aller, et vous êtes « dans le bain » par rapport à ce que vous avez produit sur les premiers trous, vous ne gambergez pas et sortez le driver…C’est peut-être le premier trou où il ne faut justement pas se laisser tenter, et au contraire, agir autrement sur ce par 4 relativement court.

Pressé par le temps, je n’ai pas assez examiné la configuration de ce trou où en fait pour la première fois, le coup de départ à jouer est assez étroit.

La forêt de part et d’autre du fairway est suffisamment dense pour que vous ne retrouviez pas un drive égaré !

Le bon coup est ici un bois 3, et mieux un coup de long fer parfaitement centré pour éviter la balle perdue.

Le bunker de parcours situé face à vous ferme considérablement le chemin vers le green, d’autant qu’un deuxième bunker vous attend.

Sur le 9, une gestion fine de vos distances doit vous permettre de passer à travers, pour finalement arriver sur un green qui ne présente pas de difficultés majeures.

Conclusion

Vous sortez de ces 9 premiers trous avec le plaisir d’avoir joué un parcours qui ne parait pas techniquement inabordable, mais au final, vous avez quand même perdu quelques coups évitables, surtout par méconnaissance du terrain, et des pièges.

Plaisant à jouer car les larges fairways ne mettent pas sous pression, notamment sur les coups de départs. Les greens sont vastes mais peu tortueux.

La vraie difficulté, c’est bien entendu la longueur des trous, même pour les boules jaunes.

L’entretien est impeccable, l’endroit magnifique, et d’un calme exceptionnel…et mieux, ce n’est pas une autoroute du golf bondé à l’heure de pointe. En somme, La partie de golf de rêve…

Concernant le prix du green-fee sans voiturette… pour 9 trous, il est de 58 euros, et de 96 euros pour 18 trous en hiver.

Le bon plan, c’est de jouer à cette période de l’année, car sur la Côte d’Azur en décembre, vous pouvez encore jouer avec une chemise et un pull sous un beau ciel bleu, et profiter d’un tarif revu à la baisse par rapport à la haute saison.

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Commentaires   

Avec
 
BLANC
0 #1 RE: Golf de Terre-Blanche: Test des 9 premiers trous du parcours Le ChâteauBLANC 12-12-2015 07:29
super...!
 

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