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Golf Opio-Valbonne: Revue du parcours (9 trous de l'aller)

Golf Opio-Valbonne: Revue du parcours 18 trous

Entre Cannes, Nice et Grasse, pour les amateurs de golf qui veulent échapper à l’agitation de la Côte d’Azur pour se retrouver quelques heures en toute quiétude, le Château de la Bégude, et son parcours 18 trous Opio-Valbonne pourrait bien être la destination idéale. Comme pour les précédentes revues de parcours, j’ai réalisé le blind-test du parcours pour en dégager ses points forts, ses points faibles. Ici, pas de remises de médailles, seulement une critique objective, authentique et indépendante du parcours, et de son tracé.

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Préambule sur le test du parcours 18 trous d’Opio-Valbonne

Le but de ce type de sujet consiste à vous faire partager la lecture du tracé, ses subtilités, ses pièges, et en fait l’interprétation de ce qu’a voulu nous faire subir l’architecte.

Sans prétention, et conformément à la ligne éditoriale de jeudegolf.org, comment mieux jouer sur ce parcours ? En particulier, quand on le découvre.

Vous pourriez arriver sur ce parcours, et apprécier qu’un autre golfeur vous fournisse un avis objectif des pièges à éviter, pour essayer de maximiser le plaisir d’une première partie.

Pour être parfaitement objectif, ce type d’article nécessite d’être réalisé de manière indépendante, sans se signaler en tant que « Jeudegolf.org » à l’accueil du golf.

Cependant, le fait de payer son green-fee donne une certaine liberté dans l’écriture, et surtout dans l’ensemble de la retranscription de l’expérience client. Pas besoin de se mettre dans la peau d’un client, quand on en est un déjà soi-même.

Article en deux parties (aller et retour)

L’expérience client avant le parcours

Justement après avoir réservé mon parcours sur un site Internet, j’avais la possibilité de jouer à peu près à toutes les heures de la journée. Le prix du green-fee était annoncé à 90 euros, ce qui était plutôt la fourchette moyenne-haute pour un golf 18 trous dans la région.

Cependant, en partant en fin d’après-midi, vers 16 heures, le prix du green-fee descendait à 60 euros. C’est donc cette option que j’ai retenue.

En arrivant sur le golf, j’ai découvert un parking bordé d’arbres sans feuilles, qui cachent dans le fond, le château de la Bégude.

En s’avançant à pied, on passe sur sa droite un practice parfaitement caché par les arbres, un caddymaster qui fleure bon les années 50, ce qui est très dépaysant, et enfin sur la droite, l’accueil du golf dans un bâtiment moderne, qui jouxte les vestiaires et un restaurant avec vue panoramique sur l’arrivée du 18, du 9, et le départ du 10.

On peine à imaginer un endroit aussi verdoyant et calme, à seulement quelques kilomètres du centre d’Antibes.

Un petit tour aux vestiaires pour recharger la bouteille d’eau, et hop, prêt à partir.

L’accueil du golf

A l’accueil, pas de bousculade annoncée sur le parcours, je peux même partir quelques minutes avant mon horaire de départ, ce qui n’est pas de refus pour assurer de pouvoir terminer le parcours avant la tombée de la nuit.

Le test a été réalisé mi-avril 2017.

Quelques minutes passées sur le putting-green pour découvrir la vitesse des greens, d’ailleurs plutôt très bonne. Le départ du trou 1 est la prochaine étape !

Non seulement, j’ai pu arpenter le parcours en un peu moins de 4 heures, mais surtout, je n’ai jamais eu le moindre problème de rythme avec des parties trop rapides derrière, ou trop lentes devant.

L’ensemble du parcours long de 5698 mètres des jaunes, dessiné par Donald Harradine en 1966, plutôt vallonné et donc physique se fait très bien à pied, le sac sur le dos.

Les 9 premiers trous de l’aller

En bas de page, en fin de cet article, je vous ajoute une vidéo qui va permettre d'illustrer les propos que je tiens dans cet article, en plus des photos qui vont illustrer chaque trou.

Revue du trou numéro 1

Le trou numéro un est annoncé pour être un par-4, handicap 6, en forme de dog-leg gauche très prononcé de 281 mètres des jaunes.

Pour démarrer un 18 trous, ce premier trou n’est pas l’idéal pour la confiance.

Attention de ne pas le sous-estimer !

Devant vous, le paysage est très agréable à regarder, et d’ailleurs, c’est un des plus beaux trous du parcours. La flore est superbe et variée.

Cependant, techniquement, pas d’espace à droite, un fairway en pente descendante de gauche à droite…et aucune visibilité sur le trou depuis le tee.

Harradine a visiblement voulu vous pousser à jouer à droite, et ne pas trop chercher à couper.

Dans ces conditions, c’est presque un pléonasme que d’indiquer que le bon coup est un léger draw…mais pas trop !

Du tee de départ, selon la position des boules, vous avez un coup de 205 mètres (mesures faites avec un GPS pendant la partie) pour atteindre le virage.

Depuis cette position, il ne vous resterait plus théoriquement que 80 mètres… en sérieuse montée pour tenter d’attraper le green.

Pour ma part, j’ai trop serré à gauche. Cela va me permettre de vous identifier immédiatement le premier piège terrible de ce parcours.

Au moins, j’ai été mis dans le bain dès le deuxième coup : Le rough en bordure de fairway !

Très clairement, le rough ne pardonne pas, et conformément à sa réputation dans ce type de cas, il vous contraint à refermer la face trop vite, soit perte de distance et de trajectoire !

Ce n’est pas non plus un cadeau sur les chips en bord de green.

Le premier trou n’est pas pour vous mettre en confiance.

Pour ne rien faciliter, le green du 1 est en pente ascendante et relativement long. Heureusement… arrive le départ du 2 !

Un par-3, handicap 18 seulement long de 114 mètres des jaunes avec une descente du tee au green…

Revue du trou numéro 2

Après les émotions du 1, c’est le trou parfait pour réellement démarrer sa partie.

Attention de faire le bon choix de club entre green en-dessous de votre position de départ, et le GPS qui annonce plutôt 128 mètres au lieu de 114 ! Qui a raison ? Qui a tort ?

Du tee, on distingue le bunker de gauche, en revanche, on distingue beaucoup moins celui qui est juste à côté à droite, caché par une butte.

N’oubliez pas non plus que le green est sur un monticule.

Bref, tous les coups joués trop courts seront punis.

Le green étant très vaste, d’ailleurs une véritable caractéristique de ce parcours d’Opio-Valbonne.

Le problème est plus d’être trop court que trop long ou pas assez précis latéralement.

Les arbres donnent le sentiment d’un trou encaissé.

S’agissant des greens, sur la base de mes 34 putts sur 36 possibles pour 18 trous, bien que rapide, avec des jolies pentes à découvrir, je dirai qu’ils ne sont pas traîtres, et font partie du plaisir à jouer ce parcours.

La lecture des greens n’est pas franchement la difficulté de ce parcours, sauf sur certains trous, mais attendez, il y a bien d’autres difficultés à venir.

En sortie de green, vous devez sortir du parcours, traverser la route nationale, et rejoindre le départ du 3, un par-4 handicap 2, long de 345 mètres.

Le fait de traverser la nationale est plus que moyen.

Le virage sur votre gauche ne vous prémunit pas qu’un « barjot de vitesse » vous déboule dessus très vite.

Vigilance quand vous traversez la route. Le fait que des golfeurs puissent traverser devrait être mieux signalé aux automobilistes !

Revue du trou numéro 3

Passé la question de la route, vous vous retrouvez face à un large fairway qui n’en finit pas.

A nouveau, je note un écart entre les 341 mètres indiqués, et la distance annoncée par le GPS, qui lui vous invite à taper le driver pour parcourir 250 mètres, et se laisser une approche d’au moins 135 mètres sur un green qui apparaît enfin en contrebas.

Si le green est à nouveau relativement vaste, vous l’aurez compris, la difficulté… c’est la distance d’autant que le fairway n’est pas large.

Pas d’états d’âmes à sortir le driver, surtout qu’au vue de la distance, c’est pratiquement obligatoire.

Un arbre apparaît au beau milieu du fairway légèrement sur la droite. Je vous rassure… il est à 270 mètres du tee de départ. C’est le point à viser.

Problème majeur sur ce coup de départ, de chaque côté du fairway, les arbres sont très présents.

Tous les coups qui ne sont pas sur le fairway ne garantissent pas de retrouver facilement la balle, en particulier si on perd de vue le point de chute.

C’est le problème quand vous tapez à plus de 180/200 mètres sur un fairway en descente et pas pile-poile dans l’axe, vous ne voyez pas correctement et distinctement le point de chute de la balle, surtout que côté gauche, le terrain descend, et sous les arbres, vous ne visualisez pas particulièrement une balle blanche.

A moins d’être moins de dix d’index, capable de taper un driver à 250 mètres droit comme un i, il faut accepter de la jouer modeste, et de taper un coup de fer précis pour être sûr de retrouver sa balle au centre du fairway.

Tant pis, le deuxième coup sera plus long, et au pire, il faudra jouer le trou en bogey, sachant qu’en revanche, le green est très faiblement défendu.

Sur ce trou, le problème à résoudre… c’est bien le premier coup.

Il faut être absolument raisonnable, car pour un second coup à jouer, il est facile d’avoir l’ouverture au green.

L’occasion de préciser que les greens sont vraiment des moquettes. On a la sensation paradoxale de marcher sur une « moquette » à la fois ferme et douce : Des greens vraiment parfaits !

En sortant du green de ce trou 3 difficile, on se retrouve dans un environnement très ouvert avec vue sur plusieurs trous en même temps. Le cadre est magnifique, et c’est l’occasion de préciser que l’entretien est aussi à la mesure du lieu.

Revue du trou numéro 4

Le trou numéro 4 est un par-5 long de 426 mètres handicap 14 que l’on pense instinctivement pouvoir attaquer en deux.

La numérotation des handicaps sur un parcours de golf mériterait un sujet entier.

Imaginer que le 4 est seulement le quatorzième trou le plus difficile du parcours me parait sous-estimer la difficulté réelle de ce trou !

Sur le coup de départ, face à vous et à droite… la forêt ! Toujours face à vous, légèrement à gauche, une rangée d’arbres qui coupe l’accès au fairway, et à un deuxième coup placé.

Cette configuration de trou frise l’impossibilité technique pour beaucoup de golfeurs amateurs.

Naturellement, sur un tel départ, on serait enclin à prendre le driver.

Et en fait, dans ces circonstances, c’est une funeste erreur qui pourra coûter une nouvelle balle perdue, et un à deux coups de pénalités.

Sauf à être un golfeur à la limite du professionnalisme, la seule option viable et raisonnable consiste à sortir un coup de fer prudent, court et précis.

La place, pour poser la balle sur ce parcours où le rough est traître, est extrêmement limitée. Un coup porté à un maximum de 180 mètres laisse de toute façon 270 mètres à parcourir, mais avec deux coups possibles pour atteindre le green en régulation.

L’attaque du green en deux suppose de régler beaucoup de problèmes d’obstacles au départ pour être sérieusement envisagée. Sur ce trou, pour ramener un score, il faut être modeste.

Pour ma part, j’ai accroché un arbre face à moi et sur la gauche, et été incapable de retrouver la balle dans le rough encore plus épais à cet endroit précis du parcours.

Sur place, j’ai pu constater que l’endroit était de toute façon piquets rouges, de même que le mignon petit pont de pierres à traverser, pour atteindre l’autre partie du fairway.

Si votre deuxième coup se situe avant le pont, le coup à jouer reste complexe. Le green est encore masqué, et selon les positions, disons qu’il peut rester encore au moins 180 mètres à parcourir sans visibilité au green.

La prudence invite à jouer légèrement à gauche, et accepter un troisième coup court.

A nouveau comme le trou précédent, l’attaque de green est faiblement défendue.

Par contre, si vous n’êtes pas sur le fairway, c’est l’enfer sur les abords. Déjà, il faut retrouver la balle, ce qui n’est pas si simple.

En l’espace de quatre trous, par méconnaissance du parcours, manque de lucidité, et d’analyse du jeu à chaud, j’ai déjà perdu trois triples.

Sur le moment, le dessin du parcours me paraît alors terrible, et pas du tout clément envers les golfeurs amateurs.

Un parcours de « championnat » comme on en a trop fait en France au cours des années 60/70 et même 80, se trompant de sujet par rapport à une population golfique à convaincre, et non pas à challenger.

Le parcours est beaucoup trop technique pour être joué en mode loisir et détente.

Il faut non seulement être capable de réaliser des coups complexes, mais en plus, imaginer une stratégie pertinente tenant compte du dessin, et des obstacles. Les quatre premiers donnent parfaitement le ton.

Revue du trou numéro 5

Après ce début compliqué, les choses ont continué à se corser sur les trous 5 et 6 confirmant cette impression désagréable de jouer laborieusement.

Le numéro 5 est un par-3 de 123 mètres des jaunes, handicap 12… Même commentaire que pour le trou précédent. Si ce trou est le 12, qu’est-ce qui nous attend sur le reste !

Le GPS annonce 140 mètres pour arriver jusqu’au green.

La particularité de ce trou est de se jouer depuis un tee de départ très en-dessous du green, ce qui allonge en fait la distance. Le choix du bon club est la grande difficulté de ce trou.

Un club de plus par rapport à ma distance standard n’a pas suffi !

Le fond du green est annoncé par le GPS à 156 mètres, soit 16 mètres de profondeur, ce qui peut laisser supposer deux clubs de tolérances. Sur ce trou, mieux vaut être trop long que trop court.

Trop court, vous avez une approche avec les pieds en pentes, soit un enfer pour doser la bonne approche, et cela sans même parler d’une balle qui ne serait pas posé sur le fairway, mais dans les hautes herbes.

On sent que l’architecte s’est fait plaisir, alors que le joueur en difficulté un peu moins !

Revue du trou numéro 6

Si entre le trou 1 et le trou 3, le trou 2 sert de respiration, histoire de reprendre un peu pied… Depuis le trou numéro 3, point de respiration, vous enchaînerez des trous compliqués à jouer au moins jusqu’au 6.

Et ce 6 n’est en rien le plus facile ! Du tee de départ, vous ne distinguez même pas où vous devez jouer.

Pour le coup, et sans être pressé par des parties devant ou derrière, j’ai pris le temps de marcher une petite centaine de mètres en avant du tee de départ, pour au moins visualiser ce qui m’attendait. Je vous conseille de faire de même.

Ce trou numéro 6 par-4 de 306 mètres, seulement handicap 8, n’est pas délicat par la distance totale à parcourir, mais par le fait que depuis la forêt (vous êtes entouré d’arbres), vous devez taper un premier coup en aveugle, si possible pas trop à gauche, pas trop à droite, mais quand même un peu en fade.

Autant dire que c’est un coup de départ très technique, et pas nécessairement à la portée de tous les golfeurs, moi y compris.

Cela rejoint mon commentaire précédent sur la notion de parcours de « championnat » avec des situations de jeux qui ne sont pas bien pensées pour 80 à 90% des amateurs.

Toujours est-il que j’ai tapé un premier coup de fer 3 trop à gauche. Impossible de savoir si j’allais pouvoir retrouver la balle, j’ai immédiatement décidé de taper une balle provisoire qui n’a pas manqué d’aller de l’autre côté, trop à droite. A ce stade, vous ne savez pas si vous allez retrouver une, deux ou aucune des deux balles.

Le fait est que le bon coup sur ce départ est plutôt à aligner centre gauche du fairway, sachant que ce dernier n’est pas droit, mais après la descente, il monte sur la droite.

Evidemment, incapable de visualiser la balle sur tout son vol, je n’ai jamais retrouvé la provisoire.

Après avoir perdu beaucoup de temps, j’ai retrouvé la première qui n’était pourtant pas si à gauche.

Au bout de six trous, cela commence à devenir une tendance : On perd beaucoup de balles à Opio-Valbonne, et tout simplement parce qu’on ne les voit pas jusqu’au bout ! Je ne parle pas de balles envoyées dans la forêt !

Comme toujours, sur ce trou, si vous ne trouvez pas le fairway, vous êtes dans un rough haut de dix centimètres.

Trop à gauche, les arbres vous ferment l’accès au green, forçant un coup de recentrage, sachant que l’attaque de green n’est pas cadeau avec une montée pour l’atteindre.

Au début du fairway, le GPS annonce 125 mètres pour arriver jusqu’au green. Comme le trou précédent, il faut prévoir de franchement surcluber.

Après un premier tiers de parcours, vous avez l’impression d’être passée dans une lessiveuse ! Le parcours gagne largement par K-O. Heureusement, le 7 arrive !

Revue du trou numéro 7

Par-5, handicap 4 long de 422 mètres des jaunes, ce trou n’est pourtant pas si difficile, si le premier coup est joué de manière parfaite.

Il s’agit d’un dog-leg gauche dont le virage à 90 degrés paraît tout proche.

Vous vous dites que le bénéfice de poser la balle sur le tee va être de courte durée.

Pourtant, le GPS annonce 225 mètres pour aller jusqu’à la forêt face à vous. Il faut en revanche parcourir 200 mètres pour avoir une chance d’être dans le début du virage, et en capacité de jouer le coup suivant vers le trou.

On ne le voit pas très bien depuis le départ, mais dix mètres à droite des arbres côté gauche, des piquets rouges referment encore un peu plus l’espace pour poser sa première balle.

En gros, comme pour le trou 4, la difficulté n’est pas seulement de taper à gauche ou à droite, car dans ce cas, même un coup tapé droit devant vous peut potentiellement vous pénaliser.

Si vous avez le bonheur de taper un bon coup de golf à 210 mètres au milieu droit (idéalement un fade), à partir de là, effectivement, il ne vous reste plus que 220 mètres à parcourir avec deux coups pour atteindre le green en régulation. De là, le fairway est assez large, et il n’y a plus de danger particulier, au moins en apparence.

Tenter le green en deux parait vraiment audacieux !

Si le green parait faiblement défendu par un bunker posé devant, si votre balle a le malheur de rater sa cible, le tour du green est délicat…Jouer en trois, et vous pouvez avoir une bonne opportunité de ramener un par.

Le coup de départ idéal n’est pas selon moi à la portée de tous les golfeurs. L’architecte s’est fait plaisir… les golfeurs… c’est une autre histoire.

Revue du trou numéro 8

Par-4, handicap 10, long de 303 mètres des jaunes, c’est selon moi le seulement deuxième trou de respiration depuis le début de la partie.

Le fairway parait légèrement moins étroit que sur les trous précédents, pas de montées ou de descentes, pas de dog-leg à gauche ou à droite, pas d’obstacles pile en face de vous, et pas de pièges identifiables.

Du coup, c’est aussi un trou plus quelconque où je n’ai pas spécialement de commentaire à apporter sur le jeu. Il en faut ! J’ai joué fer 3 – pitch !

Pour l’aspect récréatif et balade, sur le fairway, les petits canards s’en donnent à cœur joie. C’est plutôt sympathique, et un rappel que nous sommes dans un magnifique cadre naturel.

Revue du trou numéro 9

La respiration aura été de courte durée.

Le 9, par-4 long de 230 mètres des jaunes, handicap 15 est un dog-leg gauche court mais ardu.

Devant vous, les informations que vous visualisez ne sont pas facilement interprétables : un arbre à gauche matérialise le virage, un pont dissimule un cours d’eau dans une tranchée à environ 170 mètres du départ, enfin, à droite, l’impression visuelle est confuse. A-t-on de la place pour poser la balle sur le fairway ?

En fait, vous avez seulement une vingtaine de mètres entre la tranchée et la partie droite du fairway.

Le coup de départ s’annonce encore délicat.

Il ne faut pas être trop à gauche ou même trop long, pour ne pas se retrouver à la faute, mais vous n’avez pas vraiment plus de place à droite, même si vous acceptez d’emblée que votre deuxième coup puisse être plus long !

Juste devant la tranchée, il ne reste pourtant plus que 105-110 mètres pour atteindre le green.

Le coup de départ en draw trop à gauche est vraiment à proscrire

L’arrivée sur le green pose deux problématiques : le bunker et la légère surélévation.

Pour un premier résumé des 9 trous de l’aller, mis à part le 2 et le 8, le parcours est technique, et physique avec des coups à la limite de la jouabilité pour une majorité d’amateurs.

Une balle dans le rough, et si vous la trouvez, c’est pratiquement deux coups de perdus.

Pour l’instant, aux vues des balles perdues, malgré la qualité indéniable du parcours, le plaisir n’est pas au rendez-vous…

En revanche, pour un très bon joueur, la qualité des greens, de l’entretien général du parcours, et le challenge proposé par le tracé fait d’Opio-Valbonne une référence sur la Côte d’Azur, et plus généralement en France.

La suite de cet article en deux parties : Les 9 trous du retour

Découvrez dans la vidéo suivante les éléments que j'ai voulu présenter dans cet article, et difficilement exprimable sans des images.


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