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Golf de la Grande-Bastide : Revue du parcours (9 trous de l’aller)

Golf de la Grande-Bastide : Revue du parcours (9 trous de l’aller)

Après le test du parcours d’Opio-Valbonne, nous vous proposons la revue du parcours du golf 18 trous de la Grande-Bastide, un « voisin » qui présente des forces et faiblesses différentes, ce qui permet une grande complémentarité entre les deux parcours de la Riviera. Aux pieds des collines de l’arrière-pays Niçois, un critère mettra au moins tout le monde d’accord : le panorama et le caractère authentique de la région.

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Pour un golfeur qui n’est pas du club ou même des environs de Nice, le parcours est facile d’accès, et simple à réserver au green-fee.

L’accueil du golf est sympathique, bien que cet aspect de l’expérience client ne soit pas tout à fait centrale dans notre évaluation.

Avec ce type de sujet réalisé en toute indépendance vis-à-vis du club, nous nous focalisons sur le tracé, et ce que nous propose Cabell Robinson, architecte de ce 18 trous annoncé pour 5929 mètres par 72 dessiné en 1990.

Le départ a été réservé la veille pour le lendemain, en visant un créneau horaire de fin de journée, pour à la fois bénéficier d’un tarif plus avantageux, et d’un peu moins de monde sur le parcours pour prendre le temps de l’évaluer, et le photographier.

Selon les horaires de départs de la journée, les prix peuvent osciller entre 42 et 80 euros. Dans notre cas, le prix acquitté a été de 61 euros pour un départ juste avant 16 heures.

En jouant pour tester concrètement les situations de jeux proposés, les distances, les obstacles, en prenant des notes plus en prenant les photos, le parcours a été conclu en moins de 4h10 à pied, sac sur le dos.

Le practice est très limité puisqu’aux abords du trou numéro un se trouvent quelques tapis avec la possibilité de taper dans un filet. C’est plus une solution d’échauffement avant le départ qu’une aire d’entraînement au sens propre.

Un petit chipping green en cuvette et une petit putting-green permettent de compléter l’échauffement avant de démarrer sa partie.

Vous ne venez pas à la Grande Bastide pour vous entraîner, mais bien pour jouer sur le parcours !

Trou numéro un, un par 4 de 283 mètres des jaunes, handicap 15

Mis à part le départ, ce trou est en fait quelconque d’un point de vue esthétique, mais donne assez bien le ton de ce qui va vous attendre sur le début de la partie en termes de difficultés à résoudre.

Le fairway est large. Le terrain est relativement plat à la question près de quelques buttes sur le côté droit. Petit avantage, le départ est pris à l’ombre…

Trou numéro un, un par 4 de 283 mètres des jaunes, handicap 15

Si Opio-Valbonne est un parcours délicat, à l’inverse, la Grande-Bastide est un parcours plus abordable, et moins frustrant, si vous n’êtes pas dans un grand jour ou extrêmement concentré.

Point positif, c’est un parcours beaucoup plus détendant pour un amateur de golf, et donc un peu plus « plaisir », sans minimiser le cadre magnifique tout autour du parcours.

Point négatif, par opposition, ce n’est pas un parcours aussi challengeant que celui d’Opio. Pour beaucoup de joueurs, ce ne sera en fait pas un point négatif.

Au départ du un, tout vous invite à sortir le driver ! Le tracé n’est pas très long avec seulement un obstacle bunker de fairway, toutefois assez large sur la droite.

Ne jamais sous-estimer un parcours de golf ! Le trou ne paraît effectivement pas impressionnant depuis le tee de départ, cependant, si votre balle se trouve dans les buttes à droite sous l’effet d’un léger push ou d’un slice, votre balle pourra être nettement au-dessus des pieds. Sans parler du rough qui demande un coup punché très bien maîtrisé pour sortir sans encombre.

Pour parler tout de suite du sable dans les bunkers, il y a là une différence avec celui d’Opio. Il est moins fin et plus compact. Cela se ressentira dans la façon de sortir la balle avec un coup un peu plus « physique ».

S’agissant du tour de green, au moment du test, une zone en réparation délimitée par des piquets bleus est absolument à éviter sur la gauche.

En résumé, ce trou est l’excellent exemple d’un tracé qui paraît faussement facile si on ne se méfie pas des buttes à droite.

Trou numéro deux, un par 4 de 316 mètres des jaunes, handicap 9

Trou numéro deux, un par 4 de 316 mètres des jaunes, handicap 9

Un départ qui ne suscite pas de commentaires particuliers. On distingue seulement des bunkers qui coupent le fairway en deux, plutôt bien placés tactiquement pour créer du questionnement au sujet des plus longs frappeurs.

Depuis les backtees, l’application GPS nous annonce tout de même un coup à hauteur des bunkers à près de 270 mètres !

Le green est profond d’une trentaine de mètres, et très protégé sur sa gauche par 3 bunkers. Opter pour le milieu du green est un choix judicieux.

Trou numéro trois, un par 3 de 159 mètres des jaunes, handicap 5

Trou numéro trois, un par 3 de 159 mètres des jaunes, handicap 5

En soi, un trou qui au départ présente plus de relief, certainement parce que c’est un par-3. Les arbres se font plus présents, mais pas au point d’en faire un trou trop étroit.

Le green est assez large et encore profond (28 mètres). Il est modérément défendu par deux bunkers qui vous invite à la précision.

Premier commentaire après trois trous, le parcours ne vous met pas particulièrement sous pression.

Si le parcours de la Grande Bastide présente un tracé nettement plus abordable, l’entretien est très correct mais un brin inférieur à celui d’Opio-Valbonne. On sent que l’attente des joueurs diffèrent entre les deux terrains, ce qui les rend parfaitement complémentaires.

Trou numéro quatre, un par 5 de 464 mètres des jaunes, handicap 1

Trou numéro quatre, un par 5 de 464 mètres des jaunes, handicap 1

Au bout du parcours, le départ de ce premier par-5 de la journée ne vous donnera pas l’impression d’être inabordable. Il y a bien entendu la longueur, mais la principale difficulté ne se situera pas sur ce critère.

Sur ce premier cliché, on ne pourrait pas imaginer qu’il s’agit d’un léger dog-leg gauche qui demande à être joué en fade, au moins sur le coup de départ.

Des backtees, le gps nous annonce 244 mètres pour les premiers bunkers situés sur la droite. Sur ce départ, naturellement, le driver est indiqué comme coup de départ.

Petit désagrément, on ne distingue pas forcément la balle quand il y a beaucoup de réverbération, et que l’on manque de temps pour la chercher (en cas de dépassement de partie…)

Sur ce parcours, nous avons aussi bien croisé des membres qui assumaient de jouer un peu lentement et se laissaient dépasser bien volontiers, que d’autres, plus rapides, et plus pressés sur les trous suivants.

Plus spécifiquement sur ce trou, c’est le green qui présente la première difficulté intéressante de la journée.

Légèrement surélevé, il présente au moins deux plateaux, et en fonction de la position du drapeau, votre putt devra composer avec une pente assez prononcée.

D’autant que ce green est seulement profond de 18 mètres, soit au moins 10 de moins que les précédents pour poser la balle.

Trou numéro cinq, un par-3 de 144 mètres des jaunes, handicap 17

Trou numéro cinq, un par-3 de 144 mètres des jaunes, handicap 17

Comme si l’architecte avait été désireux de se faire immédiatement pardonner un trou un peu plus délicat, juste après le par-5 et son green délicat, il vous propose un par-3 très abordable avec une légère descente vers le green.

On est finalement invité à ne pas jouer trop court. Le danger est plus devant que réellement derrière le green, même si les bunkers sont astucieusement placés pour vous inciter à penser le contraire.

Vous avez tout de même 24 mètres entre l’entrée et la sortie du green, soit au moins trois choix de clubs possibles avant de dépasser. Ce serait dommage de rater la régulation et une opportunité de par sur ce trou très abordable, à partir du moment où vous avez le coup pour résoudre une distance de 145 mètres depuis les jaunes.

Remarque en passant, la signalisation des trous mériterait d’être légèrement revue entre le trou cinq et le trou six. On est limite de se tromper et de partir sur le treize.

Trou numéro six, un par-4 de 359 mètres des jaunes, handicap 7

Trou numéro six, un par-4 de 359 mètres des jaunes, handicap 7

Alors que les premiers trous ont été jusqu’à présent très abordables, sans difficultés majeures, ce trou est déjà un peu plus intéressant techniquement. Il s’agit en fait du deuxième par-4 le plus long du parcours après le 14 à venir.

L’atterrissage sur le green très bien défendu va demander l’un des coups les plus techniques de ce premier tiers de parcours.

Le green présente beaucoup de pentes. Et c’est peu dire… Franchement, un trou intéressant à jouer.

Depuis les backtees, le GPS annonce un coup de 250 mètres pour atteindre le premier bunker à gauche.

Il se trouve que depuis le départ, le fairway remontant, il est justement parfaitement masqué.

Un placement stratégique de la part de l’architecte, qui veut vous inciter à jouer à droite pour l’attaque de green de votre prochain coup.

Ainsi, sur votre ligne, vous aurez la présence de deux bunkers entre vous et le green.

Green qui est tout de même profond de 26 mètres, encore une distance plutôt tolérante, et qui explique pourquoi le score peut être relativement correct sur ce parcours, et en tout cas sur l’aller.

A la vue de la forme du green en haricot, la position du drapeau peut donner beaucoup d’options sur ce trou, surtout pour le greenkeeper…

Trou numéro sept, un par-4 de 259 mètres des jaunes, handicap 11

Trou numéro sept, un par-4 de 259 mètres des jaunes, handicap 11

La configuration du trou appelle à la prudence. Les arbres restreignent l’impression d’espacement du fairway, alors qu’il est en fait d’une largeur assez similaire aux précédents.

Attention au fait d’adopter une stratégie trop prudente sur ce trou ! A ne pas vouloir prendre de risques « inutiles » sur le coup de départ, sous prétexte du format court de ce trou, on risque de se laisser un deuxième coup franchement trop long.

Le green est assez peu profond (seulement 15 mètres) et très défendu par 3 bunkers, un devant, et deux côtés gauches. L’approche est donc chirurgicale sur ce green qui peut-être du fait de son exposition est moins souple que les précédents.

Pour les plus longs frappeurs, un bois 3 peut s’avérer le bon choix.

Des backtees, les bunkers de fairways situés sur la gauche sont à 235 mètres.

Trou numéro huit, un par-5 de 412 mètres des jaunes, handicap 3

Trou numéro huit, un par-5 de 412 mètres des jaunes, handicap 3

Un départ dont il convient de vraiment se méfier… surtout pour les longs frappeurs qui pourraient avoir du mal à retrouver des balles tapées trop à droite, car on distingue moins bien le point d’arrivée depuis les backtees.

Evidemment, visuellement la difficulté paraît à gauche avec un large plan d’eau, mais si on ne le distingue pas nettement depuis le départ, il y a un autre plan d’eau à droite.

La présence des arbres à droite rend difficile la visibilité d’un coup justement dans cette zone, or le plan d’eau à gauche vous pousse souvent inconsciemment à droite !

A noter, du fait de la présence de charmants petits canards, beaucoup de plumes blanches altèrent complètement la visibilité d’une balle blanche dans le petit rough. C’est même quasiment impossible de repérer une balle blanche dans cette partie droite du fairway.

Des backtees, le plan d’eau à gauche est annoncé à 200 mètres.

De l’aller, il s’agit clairement du coup de démarrage le plus délicat car la tombée de drive est vraiment étroite (20 à 25 mètres maximum).

On ne peut pas non plus jouer trop court, en se laissant près de 250 mètres à régler avec encore deux coups à jouer sur ce par-5, dans la mesure où un petit cours d’eau coupe le fairway à 170 mètres des backtees.

Précision obligatoire sur ce trou… au risque de ramener un triple pour cause de balle perdue !

Si cette difficulté est dépassée, ce trou devient très abordable, même si à la distance restante, il faut ajouter la longueur d’un fairway en montée sur ce dog-leg gauche qu’il est illusoire de vouloir couper en survolant le plan d’eau sur sa gauche.

Depuis les backtees, Il faut tout de même un drive de 325 mètres pour y parvenir !

Il est aussi impossible de jouer complètement à gauche en voulant s’appuyer sur le fairway du 9. Cette tentative serait bloquée par les arbres.

Le green est en fait moyennement profond (20 mètres) bien que relativement large et bien défendu de chaque côté, de sorte qu’il s’agit en fait du trou le plus exigeant de l’aller, au niveau du départ comme au niveau de le prise du green en régulation.

Sans oublier qu’il présente aussi plusieurs pentes.

Handicap 3 ? Il le vaut bien ! Prévoir des pertes de temps et des possibles dépassements de parties sur ce trou.

Pratiquement à mi-chemin, on peut en fait vraiment admettre que si le tracé ne parait pas spectaculairement injouable, le putting est le véritable enjeu pour scorer.

Ainsi, la partie n’est pas frustrante, car vous n’avez pas de coups impossibles. Pour autant, sans vous en rendre compte, vous pouvez perdre des coups trous après trous sur la question de la lecture des pentes.

Trou numéro neuf, un par-4 de 291 mètres des jaunes, handicap 13

Trou numéro neuf, un par-4 de 291 mètres des jaunes, handicap 13

Pour conclure l’aller, encore un trou relativement délicat qui laisse penser qu’après un départ de partie assez abordable, la Grande Bastide a quelques tours dans son sac.

Le trou en dog-leg droite présente un fairway en pente descendante de droite à gauche avec une tendance naturelle à renvoyer les balles vers le plan d’eau à gauche.

Depuis ce départ, à l’autre bout du parcours, on repart dans l’autre sens, notamment par rapport au fairway du 8. Cette fois, nous sommes aidés par la descente, au moins dans un premier temps…

A droite, un hors limite matérialisé par des piquets blancs vous rappelle que vous êtes à la limite du terrain de golf.

Le coup idéal est un fade…joué vers le milieu du fairway…

Le panorama depuis les backtees est très appréciable. Sans doute, l’un des plus beaux trous de l’aller…

Toutefois, attention de bien visualiser le point de chute de sa balle sur le premier coup, notamment dans la pente à gauche.

Le rough a beau ne pas être très haut… on peut passer quelques bonnes minutes à chercher sa balle.

Trop à droite du fairway, vous n’avez pas l’ouverture pour attaquer le green.

Pour accéder au green, il faut remonter ! Vous jouez le green quasiment en aveugle. Seul un arbre planté derrière le green vous indique à peu près le point à viser pour être au milieu.

Depuis le rough en pente, le coup est vraiment compliqué. Il faut veiller à bien gérer le fait de ne pas laisser la face se refermer trop vite ou ne pas hésiter à prendre un club de plus pour faire la distance.

Encore un green assez compliqué avec des pentes marquées. En résumé, un trou qui peut vraiment vous pousser à la faute.

Comme déjà écrit plus haut, vous l’aurez compris le tracé est assez abordable, même si cela se corse sur les deux derniers trous.

La principale difficulté est en fait au niveau des greens, bien que cela commence à se faire sentir seulement après 4 trous.

L’architecte vous a concocté un départ abordable pour vous mettre en confiance ou tromper plus tard votre vigilance…

A suivre, l'article sur les 9 trous du retour...


Lien vers notre vidéo complémentaire pour découvrir les 18 trous de la Grande-Bastide en mode trou par trou.

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