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Golf de Pont-Royal - Comment jouer le parcours?

Situé entre Cavaillon et Pertuis, après avoir passé Avignon et avant d’arriver à Aix-En-Provence, le village provençal de Mallemort héberge un grand complexe de loisirs, dont un parcours de golf 18 trous, dessiné à l’origine par Severiano Ballesteros en 1991, et inauguré en 1992.

Comment jouer sur le parcours du golf de Pont-Royal?

Depuis plus de 20 ans, ce parcours a réussi à s’installer comme l’un des parcours les plus réputés de l’hexagone.

D’une part, pour l’originalité de son tracé, et d’autre part, pour le caractère des lieux, le golf de Pont-Royal est un de ces parcours qui vous marquent dans une vie de golfeur.

A l’image de son créateur, c’est un golf très technique, qui demande plus de créativité et de science du jeu qu’un parcours classique.

A ce titre, une majorité des golfeurs qui ont l’occasion de le visiter, en sortent soit émerveillés, soit dégoutés, dans le sens où les difficultés mises en jeu, n’ont rien de commun avec ce que l’on peut trouver sur un autre golf.

Rien d’étonnant quand on se replonge dans les débuts de Ballesteros avec le golf ! Equipé d’un seul club, donné par un membre de sa famille, il jouait en fraude sur le golf de Pedrana ou sur la plage. Il lui arrivait de se cacher dans les roughs pour taper quelques coups.

On comprend mieux la conception du parcours de Pont-Royal quand on se penche sur la relation de Ballesteros avec ce sport.

Il a imaginé un parcours (le seul qu’il a dessiné en France) avec des difficultés atypiques comme lui avait sans doute rencontré de manière involontaire à ses débuts.

Dans la suite de cet article, découvrez comment jouer chaque trou du numéro au un au dix-huit, avec un focus particulier sur les trous sept et onze, selon nous, les deux trous signatures de ce très beau, et difficile parcours.

Drive, approches, greens, on vous a détaillé tous les pièges pour que vous puissiez rendre la meilleure carte de score possible. Bonne partie de golf !

Vue sur le village de Mallemort

Pour bien jouer sur le parcours de Pont-Royal : Comment jouer sur l’Aller ?

Dès le trou numéro 1 qui jouxte le grand club-house et le putting-green, on est mis dans le bain !

Ce par-4 de 320 mètres des boules blanches est l’handicap 7 ! On démarre à l’aveugle depuis le tee dans la mesure où la majeure partie du trou se joue en contrebas entre les pins.

Le green est au fond très bien protégé.

Sur le premier coup, il est conseillé de rester à droite des deux pins qui sont perdus au milieu du fairway.

Un coup de bois 3 pourra être suffisant, voir pour les plus prudents, un coup de fer 3 ou 4 pour être certain de rester en piste pour le deuxième coup.

Le driver paraît trop aléatoire du fait que la balle va se poser dans une pente descendante et de côté. Un coup mal maîtrisé et vous risquez de mettre votre balle hors-jeu sous les arbres, et considérablement vous compliqué la suite du trou.

Sur le premier trou d’une partie de golf, il est trop important de bien démarrer pour se conditionner positivement pour la suite.

Pour le second coup, il y a de fortes chances que vous vous retrouviez en pente avec un green à 100-120 mètres devant vous en très léger dog-leg droit.

Normalement, si vous vous trouvez en face du green, pas de bunker ou d’obstacles face à vous pour vous fermer l’accès au drapeau, souvent placé au centre du trou pour ne pas ajouter de la difficulté à la difficulté.

Cependant, attention aux différentes pentes qui composent le green légèrement surélevé.

La précision est de mise pour ne pas risquer de se trouver projeter loin du trou, bien que les alentours du green soient relativement dégagés pour permettre un chip ou un coup lobé.

Sur le trou suivant, un gentil par-3 de 160 mètres, la principale difficulté réside dans le fait de devoir passer un plan d’eau, légèrement excentré sur la droite du green, mais protégeant très bien l’accès au trou.

A gauche, un large bunker achève de restreindre l’accès par la terre au centre du green.

Comme le trou est aussi en contrebas du tee de départ, il faut savoir prendre un à deux clubs de moins que d’habitude pour parcourir les 160 mètres qui vous séparent du centre du green.

Un fer 6 ou 7 peut convenir pour atteindre ce green relativement large qui peut pardonner de cinq mètres à gauche et dix mètres à droite. A nouveau, attention, ce n’est pas un green plat et dépourvus de bosses.

Sur le trou suivant, un par-4 de 376 mètres des blanches, un premier piège se dresse devant vous au moment du drive.

Sur la gauche, des arbres réduisent la largeur du fairway, et vous obligent à passer dans un chemin plus étroit alors que derrière, le fairway est justement bien dégagé.

Impossible de slicer sous peine d’être immédiatement éliminé, et le hook est aussi fatal.

Quel que soit votre swing, optez pour le club qui vous permettra le coup le plus droit.

Pour autant, si vous passez ce premier écueil, vous n’en aurez pas fini avec les premiers pièges du driver.

Car à la retombée de celui-ci se trouve un long bunker sur la droite, ce qui implique que votre premier coup doit idéalement serpenter pour être parfait !

Si vous passez sans encombre ces difficultés, alors le second coup au centre du fairway est beaucoup plus simple.

Le green est relativement peu défendu. Un premier bunker situé à gauche est assez loin du green, et ne doit pas représenter un danger, alors qu’un deuxième bunker situé à droite n’est normalement pas en jeu, sauf, si vous commettez un push.

Un des plus beaux parcours de Provence

Par rapport aux deux premiers greens de votre partie, ce troisième trou est le plus tolérant, bien que si le drapeau est posé en bout, vous aurez à passer un plateau.

Sur le trouvant, le premier par-5 de la journée, vous serez sans doute charmé par un petit pont de pierre situé juste devant vous, première image qui vous rappellera en-dehors des pins que vous vous situez sur un parcours de golf en Provence.

Depuis le début de la partie, c’est assurément le départ le plus simple, et donc l’occasion de vous libérer et de choisir le driver pour vous donner le maximum de chances de réduire les 470 mètres qui vous séparent du green à seulement trois coups de golf.

Ce trou, handicap 11 ne présente pas de réelles difficultés sur les deux premiers coups à jouer, si ce n’est à être droit.

Les choses se compliquent légèrement à l’arrivée sur le green qui est assez étroite pour ceux qui envisageraient d’arriver avec une balle roulée.

En fait, sur la gauche, un plan d’eau ferme l’accès au trou par la terre, et à droite, des arbres bien situés achèvent de vous obliger à parfaitement centrer votre approche par les airs.

Sachant qu’à gauche, si vous arrivez à manquer le plan d’eau, vous pouvez tout de même attraper un bunker bien malveillant.

Le bon conseil pour arriver sans heurts sur ce green, est de jouer plus long que court, car le green le permet, et ne présente pas de difficultés en arrière. Les pièges sont devants.

Sur le trou suivant, un par-3 de 150 mètres, le green se présente dans toute sa largeur face à vous. Seul problème, le fairway n’existe pratiquement pas, et au contraire, on trouve un vaste plan d’eau qui comme par hasard, appelle les balles !

N’oubliez pas qu’au-dessus d’un plan d’eau, les distances sont légèrement plus longues. Je vous recommande un club de plus qu’à votre habitude pour jouer 150 mètres.

Le green est très large et suffisamment profond pour ne pas risquer d’être trop court.

Sur le trou suivant, vous remarquerez peut-être que l’on commence à changer peu à peu de paysage. C’est la grande force de ce parcours qui veut que l’on découvre deux grandes ambiances différentes entre l’aller et le retour.

Comme vous pourrez le constater, l’aller est moins lumineux, plus étriqué, plus dense au niveau de la flore, et le retour est plus aérien, plus dégagé mais aussi plus vallonné.

Vue sur le parcours de Pont-Royal

Bien que le trou 6 se trouve à l’aller, c’est un avant-goût du retour.

Ce par-4 de 300 mètres des blanches, handicap 15 se joue en montée en léger devers sur la droite.

Idéalement, appuyez votre premier coup sur la gauche pour éviter de flirter avec la limite du fairway à droite.

Les trois bunkers ne devraient pas être en jeu au moment de l’approche, par contre, si vous êtes longs, ils pourraient bien accueillir votre première balle.

A la différence des trous précédents, le green est beaucoup plus délicat à attraper.

Ce n’est pas tant les bunkers situés sa gauche qui sont préoccupants, mais plutôt son dessin étroit, et positionné en léger devers sur la droite.

Peu d’espaces pour poser sa balle, et des pentes qui menacent de décrocher votre balle. Plombez l’approche avec précision au centre du green quel que soit la position du drapeau pour assurer le coup.

Le trou suivant est l’un des trous qui m’a le plus marqué dans ma vie de golfeurs !

Combien de fois n’ai-je pas rêvé de couper mon drive pour accrocher directement le green de ce par-4 en forme de croissant, qui rapproche considérablement le green du tee de départ.

Rêve que je ne crois jamais avoir réalisé ! Car si on croit pouvoir toucher le green sur la gauche du tee de départ, seuls des joueurs professionnels peuvent réellement y parvenir, et encore, c’est très risqué.

On risque de survoler une zone où la balle sera potentiellement perdue ou injouable, et à la retombée, il y a peu de places pour arrêter la balle.

Pour ceux qui aiment les challenges…

Plus prudemment, on peut tout de même tenter de réduire la distance des 393 mètres théoriques qui nous séparent du green, et visez un bout de fairway avant le green.en s’alignant nettement à gauche du fairway, puisque dans le cas de ce dog-leg gauche, ce dernier tourne, et revient face à nous.

C’est peut-être même la seule façon de jouer ce trou, car, si au contraire, vous souhaitez suivre le tracé, votre premier coup risque fort d’atterrir dans une partie du fairway qui ressemble à une cuvette, compliquant considérablement le deuxième coup, à la fois en distance, et en visibilité.

Ce qui est terrible avec ce trou numéro 7, c’est qu’il parait facile alors qu’en réalité, c’est le cinquième trou le plus difficile du parcours.

Si vous arrivez depuis le centre du fairway, le green qui est en contrebas et donc sous vos pieds, ne présente pas une difficulté insurmontable.

Large, profond, la difficulté n’est pas là.

Sur le trou suivant, le par-4 du 8, on n’a pas l’impression de se trouver au départ du trou le plus difficile de la journée ! Et pourtant, il va falloir serrer les boulons pour arriver sans peine au bout des 385 mètres de ce dog leg droit qui présente plusieurs pentes en chemin.

Cela monte, cela descend, et enfin quand on arrive au green, ce dernier est posé à l’inverse de la pente du fairway, protégé par trois vastes bunkers.

Sur votre deuxième coup, vous aurez sans doute les pieds en pentes, et donc une difficulté supplémentaire pour jouer au-dessus des bunkers, principaux dangers avant le green, sachant que derrière, une nouvelle pente risque de vous refaire perdre un coup d’approche.

Sur ce trou, le coup de départ est donc primordial. Un drive appuyé à gauche en fade doit vous permettre d’éviter d’accrocher un arbre au départ et à l’arrivée !

Sur le trou suivant, le numéro 9, dernier trou de l’aller, un peu de repos avec un par-5, handicap 17 qui lui aussi demande à être joué légèrement sur la gauche.

Si les deux premiers coups sont abordables, l’approche du green en trois, demande d’éviter les bunkers à gauche, et le plan d’eau qui longe le trou à droite.

En fait, l’arrivée n’est pas si simple, car si votre coup est trop long, vous risquez de prendre un dernier bunker bien caché derrière le trou.

Pour prendre des points, ne soyez pas présomptueux à tenter de le prendre en deux, et privilégiez un deuxième coup qui vous positionne dans les meilleure conditions pour le troisième, et alors un par, voir un birdie peut tomber avec un bon putt.

Pour bien jouer sur le parcours de Pont-Royal : Comment jouer sur le retour ?

Après avoir marché quelques mètres pour rejoindre le trou 10, on se retrouve sur la deuxième partie du parcours qui promet elle-aussi d’être assez spectaculaire avec quelques trous signature.

L’aller n’a rien eu de très simple, le retour ne promet pas d’être plus facile, surtout si on prend en compte les premières fatigues, et la déconcentration d’une fin de parcours.

Préparez-vous à en prendre plein les yeux !

Les fairways bordés de pins à Pont-Royal

Au départ du 10, un par-4 de chauffe, le premier coup ne doit pas être une difficulté. Le mieux étant de jouer un léger fade sur ce trou long de 342 mètres (toujours des blanches).

Un bois 3 peut largement suffire pour vous positionner à hauteurs des piquets jaunes, et vous laisser une approche face à un green peu défendu, mais dont la principale difficulté est cette fois, de ne pas être trop long pour ne pas risquer de se retrouver dans la forêt.

Le green est plat et vaste donc profitez-en, car dès le trou suivant, cela va se compliquer.

Avec le 11, on retrouve à notre goût, le deuxième trou signature de la partie après le 7 !

Ce par 3 de 187 mètres est un autre trou dont on peut se souvenir toute sa vie.

Pour atteindre le green, il faut passer d’une montagne à une autre. On aurait pu employer le mot butte, mais cela nous paraissait pas assez fort pour décrire l’émotion que représente ce trou.

Inutile de préciser que tous coups qui n’atteindraient pas les 170 mètres empêchent tout avenir et tout score sur ce trou, car la balle sera définitivement perdue.

En plus de la distance à parcourir, la difficulté de ce trou réside dans le fait qu’il ne faut pas se contenter de passer le fossé, mais qu’en plus, le green est encore un peu plus loin visuellement de que l’on peut croire depuis le tee de départ.

Heureusement, le green est très vaste, et vous permet de vous focaliser sur la distance plus que sur le fait d’être cinq mètres trop à gauche ou à droite.

Cependant, mieux vaut être légèrement à gauche, ce qui rallonge le coup, car à droite, vous pouvez vous retrouver en mauvaise posture avec une cuvette et des arbres.

Le fond du green est légèrement rehaussé ce qui peut empêcher un coup vraiment trop long de partir trop loin derrière dans une villa.

Sur le trou suivant, le 12, un par-4 de 370 mètres, du tee de départ, vous êtes confronté à un coup qui doit plonger avant de remonter sur le fairway face à vous.

Pour le deuxième coup, cette fois, vous aurez le green au-dessus de vous, et les pieds dans la pente montante.

Etroit au départ, l’arrivée sera aussi étroite, car bien protégée visuellement par un arbre qui vous cache la visibilité au trou. Le green n’étant pas l’un des plus vastes du parcours avec un léger plateau.

Sur le trou suivant, encore un par-3 où le principal danger réside dans le fait de passer un plan d’eau sur toute la longueur du coup.

Le green est en largeur face à vous. Il faut le jouer par la gauche, tout en faisant attention au fait que l’on a peu de places pour arrêter la balle, sous peine d’attraper un bunker que l’on ne voit pas forcément très bien depuis le tee de départ.

Les cuvettes : une spécificité de Pont-Royal

Sur le trou suivant, le 14, troisième par-5 de la journée, l’aire de driving paraît accueillante, ce qui explique sans doute pourquoi il s’agit du trou handicap 18, soit le réputé plus facile.

Avec 470 mètres à parcourir, c’est le deuxième trou le plus long du jour derrière le 18 qui s’avèrera le plus long avec 485 mètres.

Rien à signaler sur le premier coup de drive, si ce n’est l’éternel besoin d’être droit.

Par contre, au fur et à mesure où on se rapproche du green, le fairway se rétrécit visuellement à cause des arbres aux bords du fairway.

Le fait qu’il s’agisse du trou handicap 18 ne doit pas vous inciter à vous reposer. Ce détail a toute son importance sur votre façon de jouer votre approche.

De plus le green est très bien caché après un léger droite-gauche, car il ne s’agit pas d’un simple trou tout droit tout du long.

L’approche est donc plus délicate qu’elle y paraît, et le résultat dépendra fortement de l’endroit où vous vous situerez, en espérant que cela soit le plus au centre possible du fairway pour avoir la meilleure visibilité, et le meilleur angle d’attaque.

A la fin, on ne comprend vraiment pas pourquoi il s’agit du trou handicap 18 !

Les arbres situés sur le fairway au moment de l’approche finale compliquent sérieusement les choses, même si en lui-même, le green n’a rien de particulier.

Sur le trou suivant, le 15, on retrouve un par-4 qui au contraire est considéré comme l’handicap 2.

Etroit, ce trou long de 360 mètres est une cuvette. C’est-à-dire que l’on joue d’abord vers un fairway en bas de pieds, avant de remonter vers un green qui se situera au-dessus de soi.

La principale difficulté de ce trou est en fait son étroitesse.

Pour un joueur droit, et capable de jouer dans les pentes, tout en ayant une bonne longueur de fers, au contraire, ce trou n’a rien d’extraordinaire, si ce n’est la faible visibilité du green depuis le fairway.

Le green n’est pas particulièrement défendu, et suffisamment large pour permettre quelques écarts que l’on ne peut justement pas faire sur fairway.

On arrive aux trois derniers trous du parcours. Pour la plupart des golfeurs et golfeuses, les difficultés rencontrées auront déjà beaucoup joué sur le « système nerveux ».

Le caractère vallonné des derniers trous joués pèsent sur les jambes, et le moral est déjà un peu plombé par la lecture de la carte de score.

Pourtant ce n’est pas fini, et les trois derniers trous ne sont pas donnés !

Au départ du 16, un par-4 de 375 mètres, un trou que je considère beaucoup plus difficile que ne le laisse présager son handicap 16, il faut pouvoir taper un très long drive soit en draw appuyé à droite pour être sûr d’accrocher un bout de fairway tout en se rallongeant le coup suivant, soit un drive en fade appuyé à gauche du début du fairway, un coup plus adapté tactiquement, mais beaucoup plus risqué pour trouver la balle sur le second coup.

A la limite, pour un amateur, il faut presque mieux jouer ce trou en cinq pour éviter une punition.

A nouveau, le fairway commence par descendre pour finir par remonter, ce qui allonge la distance totale de ce dog-leg droit « challenging ».

Le premier coup doit être parfaitement réfléchi car c’est aussi la principale difficulté de ce trou, et comme d’habitude, cela conditionne le déroulement de tout le reste des autres coups, et notamment l’approche vers un green, effectivement pas trop défendu au premier abord.

Pourtant, il faudra se méfier des deux bunkers de chaque côté, et surtout du deuxième plateau à hauteur du milieu du green.

Sur le trou suivant, un par-4 plus conforme en termes d’handicap à la difficulté réelle qu’il représente puisque c’est le sixième trou dans l’ordre des difficultés.

Difficulté qui n’est pas forcément la longueur, puisqu’il ne mesure que 330 mètres depuis les blanches, mais plus le tracé, et notamment la tombée du drive qui peut être vraiment complexe.

Entre les premiers tees de départs et le début du fairway, on trouve à nouveau un trait caractéristique du parcours de Pont-Royal, à savoir une cuvette qui si vous avez le malheur de tomber dedans complique complètement le deuxième coup, à la fois en termes de visibilité du green quasi nulle, et de distance restant à parcourir qui rend d’ailleurs l’arrivée sur green en deux impossible.

Quand vous arriverez sur le tee de départ, vous n’aurez pas cette impression de difficulté ! C’est tout le secret de ces trous que finalement peu de golfeurs touchent régulièrement en deux, un peu à l’image du 17 du parcours de l’Albatros au Golf National.

Pour ne rien faciliter, le trou tourne légèrement sur la gauche ce qui permet de dissimuler le plus longtemps possible la vue du green.

En revanche, ce dernier est très peu défendu, ce qui permet encore une fois de constater que c’est la mise en jeu qui est décisive.

Last but not least ! Le 18 est un trou signature pour terminer un parcours de golf ! Il continuera de vous hanter bien après que vous ayez ranger votre sac de golf dans le coffre de votre voiture.

A nouveau, on trouve un départ qui vous présente face à vous une cuvette, et même une route menant aux villas qui bordent le parcours à passer.

Votre drive aura besoin d’être long, précis et droit pour accrocher le virage qui se trouve au fond du panorama face à vous.

Ce trou en pleine forêt de pins présente ensuite un large et long fairway, et pour votre deuxième coup, vous devrez absolument éviter le bunker situé à droite, qui achève de réduire cette impression d’avoir un chemin suffisamment large pour jouer le green.

Pour finir, le green est très bien protégé par un plan d’eau à gauche et un bunker à droite, de telle façon que si le green est relativement profond, l’entrée est étroite.


Conclusion :

Plans d’eaux, bunkers, vallons, pentes, montagnes, forêt de pins, tracés alambiqués, distances, les difficultés ne font que se succéder tout au long des 18 trous.

Il ne sera pas facile de scorer, mais en revanche, beaucoup plus facile de garder un souvenir impérissable de ce parcours, surtout que l’on peut y jouer une grande partie de l’année par beau temps.

De l’avis de la plupart des golfeurs, il s’agit d’un très beau golf, toujours très bien entretenu, dont le principal défaut reste d’être un peu cher par rapport à d’autres parcours de ce niveau, comme par exemple, le golf national, déjà pas forcément un parcours bon marché.

Un parcours que l’on classe dans la catégorie : A faire au moins une fois dans sa vie de golfeur !

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