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Golf National : Le parcours prêt pour la Ryder Cup 2018

Les travaux de transformations sont terminés. Le parcours de l’Albatros au sein du Golf National de Saint-Quentin-En-Yvelines est prêt à recevoir le plus grand événement golfique de la planète. A l’origine, construit pour recevoir l’Open de France au sein du siège de la fédération, le Golf National sera dans moins de 24 mois, un parcours dans l’histoire de la Ryder Cup.

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Un parcours pour les champions ?

24 éditions de l’Open de France ont déjà eu lieu à Paris sur le parcours francilien. Il a vu les victoires historiques de Jean-François Remesy et Thomas Levet. Il a parfois rendu fou les meilleurs golfeurs pros, étant considéré comme l’un des parcours les plus ardus de l'European Tour.

Long, étroit, bien fourni en rough épais, bien défendu en bunkers, plan d’eaux et obstacles, le chemin pour dompter le par est particulièrement semé d’embuches.

En 2016, on attendait Rory McIlroy comme vainqueur et héros du public. Il fut bien le héros, mais pas le vainqueur.

Comme Graeme McDowell avant lui ou Bernd Wieisberger, Thongchai Jaidee a été le plus malin, le meilleur putter, et surtout celui qui commis le moins d’erreur pour l’emporter.

Sur ce parcours, il ne s’agit pas simplement d’être long. Il faut surtout échapper aux pièges.

Survivre aux difficultés incessantes. Dans la bouche de tous les pros interrogés, il n’y a pas de réel moment de repos pour souffler.

Pour Julien Quesne, la difficulté, c’est de rester toujours « dedans ».

Des travaux pour préparer le parcours à un changement de dimension

Les travaux en prévision de la Ryder Cup n’ont certainement pas atténué les difficultés.

Dix millions d’euros ont été investis pour rénover le parcours, ou plutôt le configurer en mode Ryder Cup. Les travaux ont été achevés début mai 2016, ce qui a permis de tester un certain nombre de points en situation réelle à l’occasion du dernier Open de France.

Le parcours originellement dessiné par Hubert Chesneau et Robet Von Hagge en 1990 est toujours un enchaînement de champs de mines, de monticules, et de plans d’eaux.

Cependant, pour les besoins de la Ryder Cup, et d’accueillir un vaste public, les architectes ont remodelé les alentours des trous avec des buttes plus larges et plus spectaculaires. La visibilité de l’action doit en être améliorée.

Un peu à l’image de ce qui existe aux Etats-Unis, et par exemple à Sawgrass, théâtre du Players Championship, considéré par le journaliste, Thierry David comme l’un des tournois les plus spectaculaires du PGA Tour, et l’un des mieux configuré pour suivre l’ensemble du spectacle.

Depuis que la France a obtenu la Ryder Cup, Pascal Grizot, en charge de la préparation de l’événement s’est rendu à plusieurs reprises aux Etats-Unis pour s’inspirer des meilleures pratiques, et veiller à respecter le cahier des charges du comité Ryder Cup.

Des aires pour les spectateurs ont été préparées pour accueillir des tribunes et des tentes VIP, de sorte que les organisateurs espèrent porter la capacité d’accueil maximum à 65 000 personnes par jour, ce qui pourrait constituer un record pour une Ryder Cup.

Finalement, c’est plus les infrastructures que le parcours en lui-même qui a été revu, notamment avec un nouveau système de drainage et 9 kilomètres de drains pour garantir des fairways et des greens dans un état exceptionnel alors que la Ryder Cup aura lieu en septembre, à une période où la météo pourrait être capricieuse.

L’angoisse pour les organisateurs, c’est aussi bien une période de sécheresse qu’une période de pluie intense. Deux cas qui modifient visuellement et profondément la couleur d’un parcours.

Or, le monde aura les yeux sur le Golf National et la Ryder Cup.

Le système d’irrigation a ainsi été complètement modernisé.

Dans la même veine, 15 kilomètres de nouvelles routes et chemins pour voiturettes ont été construites.

17 bunkers ont été ajoutés. 28 ont été retravaillés. 2 nouveaux lacs, 4 backtees ajoutés, 2 trous redessinés, les greens du 1 et du 16 ont été entièrement refait pour permettre plus de possibilités de placement de drapeaux.

Le trou numéro un donne d’ailleurs le ton, et n’est certainement pas le moins impressionnant. Certains se souviendront du premier coup joué par Victor Dubuisson au cours de l’Open de France 2014.

Devant une foule compacte amassée autour de lui, pour son premier coup depuis le tee de départ, il avait commis une socquette sans doute imputable à cette forte mise en pression dès le départ du parcours.

Pour le premier jour de Ryder Cup, devant une foule encore plus nombreuse, peut-être même chambreuse en fonction du joueur ou de l’équipe au départ, les conditions pourront être encore plus perturbantes.

Le changement le plus visible est à mettre au crédit du trou 11, un par-3 très bien défendu par des bunkers.

Il faut admettre que ce trou n’était pas nécessairement le plus beau avant le changement. Entre le tee de départ et le green, il fallait passer une zone pas très agréable à l’œil, bien que l’on comprenait son « objectif » purement sportif. Ce trou méritait d’être revu pour ne pas donner l’impression d’un « chantier » en cours ou un aspect trop champêtre.

En bref, le parcours a encore été durci par rapport à son origine. L’eau reste le principal piège à éviter sur ce parcours.

Un parcours de plus en plus challengeant

Les deux premiers trous, un par 4 et un par 3 partagent le même plan d’eau.

L’eau contribue encore à la difficulté des trous 10 et 13, mais rien de comparable à ce qui attend les pros sur la fin du parcours, et notamment les par-4 numéro 15 et 18.

Les joueurs sont nombreux à perdre quelques balles au fond du dernier plan d’eau en tentant d’accrocher le green en deux.

Il ne faut pas oublier que le 18 était précédemment un par-5 reclassé en par-4 sans que la distance ait été raccourcie pour autant…


Ci-dessus, un tableau qui résume assez bien les difficultés rencontrées par les joueurs sur le parcours de l’Albatros. Il s’agit des scores des pros à l’occasion du quatrième et dernier tour de l’Open de France 2016, et donc dans la nouvelle configuration du terrain.

Comme déjà évoqué dans de précédents sujets ayant trait à ce parcours, le 17 n’est certainement pas le plus beau, ni le plus spectaculaire des trous, cependant, c’est largement le plus difficile. Nouvelle ou ancienne version, le 17 reste toujours le trou le plus complexe avec le cas présent une moyenne de score de 4,41 coups pour les 60/70 meilleurs européens avec le plus grand nombre de bogeys de toute la journée (26).

Les 439 mètres obligent à sortir le driver pour prendre le risque de trouver du rough épais à droite et à gauche étant donné l’étroitesse du fairway. Ensuite, le green est bien plus loin que la distance annoncée puisqu’il se situe sur une butte surélevée par rapport au fairway !

Un driver à 260 mètres, et vous avez encore 180 mètres à parcourir plus la montée à digérer ! Imaginez depuis le rough !

Comme l’évoque Julien Quesne au sujet de ce parcours, les chances de faire des birdies sont rares sur les par-4.

Sur l’ensemble des trous, il n’y a que deux par-4 qui affichent des moyennes de scores inférieures au par (le 6 et le 7) !

Bien entendu, les trous où la présence d’eau est en jeu affichent des moyennes plus élevées comme par exemple le 15, qui sans y paraître, est un des trous les plus difficiles avec son green en île.

Des difficultés qui promettent de belles surprises aux futurs membres des équipes de Ryder Cup US et européenne. Pour les éventuels candidats, il ne reste plus que deux éditions de l’Open de France pour découvrir l’Albatros en configuration compétition.

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