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Golf d’Isabella : Du Plaisir à Paris !

Situé sur la commune de Plaisir dans les Yvelines, à environ 45 minutes du centre de Paris (trajet sans bouchons), le golf d’Isabella est un club de membres. Cependant, un visiteur peut tout à fait y jouer en semaine. J’ai testé le club, et le parcours, pour vous livrer ci-après un avis critique objectif. Je n’avais pas foulé le parcours depuis plus de 15 ans… certains trous se sont rappelés à mon bon souvenir.

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En ce début d’été, après un Printemps morose d’un point de vue météo, on peut constater une montée rapide des températures.

Le Golf d’Isabella présente un avantage non-négligeable en cette saison : Il est très ombragé de sorte que l’on peut jouer au golf, même par fortes chaleurs, sans pour autant en souffrir réellement.

Isabella contraste nettement avec le Golf National sur cet aspect !

Autre avantage appréciable, ce n’est pas une usine avec une pression sur le temps de jeu.

Bien entendu, je ne défends pas le jeu lent, mais dans beaucoup de cas, une partie de golf peut être gâchée par l’inadéquation du temps des uns, avec celui des autres, notamment sur un parcours « usine ».

Les plus du Golf d’Isabella

Mercredi, jour de repérage et de mise en place au Golf National, je décide d’aller jouer au golf vers 15 heures.

Sur la route, j’arrive à joindre le club pour réserver un départ au plus tôt, sachant que j’allais devoir gérer la durée de ma partie pour éviter la tombée de la nuit ou… la fermeture du portail à 20 heures.

L’accueil du club au téléphone comme à mon arrivée a été parfaite. C’est le petit détail qui vous met en confiance, et vous donne envie de jouer.

J’ai pu partir peu après 16 heures, pour jouer finalement les 18 trous en 3h30, sans être jamais gêné derrière ou devant.

Mon temps de jeu a forcément été impacté par le fait de prendre des photos à chaque trou, et aussi parce que je redécouvrais le parcours.

Sur la route, je me suis inquiété du prix du green-fee que j’allais payer. Plus habitué à la région Parisienne, je me doutais qu’en plus de 15 ans, l’inflation avait dû se faire sentir, surtout sur un club de membres.

Je fus donc très surpris de ne payer que 66 euros avec un chariot 3 roues mis à ma disposition. Je craignais de devoir payer près de 100 euros.

Pour ce prix, la qualité de l’entretien du parcours, et le jeu proposé sont irréprochables. Le rapport qualité/prix du parcours d’Isabella me paraît excellent pour jouer au calme, et profiter pleinement d’une partie de golf.

Dès le trou numéro un, j’ai redécouvert un parcours qui vous laisse jouer. Soit un parcours où les mises en jeu sont clémentes. C’est surtout sur les seconds coups, et les approches que la différence de score peut, et doit se faire.

L’autre bonne surprise fut le fait que pour jouer 18 trous, je n’ai eu besoin que d’une seule balle !

Malgré la forte luminosité d’un après-midi d’été, je n’ai jamais eu de peine à retrouver ma balle.

Autour des fairways, tout est parfaitement dégagé.

Les jardiniers ont pris le soin, ici et là, de disposer quelques massifs de fleurs qui ne gâchent rien au panorama. Le club-house se fond très bien dans cet environnement.

On pourrait sans peine se croire dans un golf à la campagne.

Les tees de départs sont droits, ce qui n’est pas toujours fréquent dans un golf, et à marcher, le fairway m’a paru souple.

Sans doute après toute la pluie reçue depuis le mois de janvier, le parcours n’aurait pas pu être plus sec. Cependant, je soupçonne que son environnement forestier le protège naturellement des effets des grosses chaleurs.

Annoncé pour une longueur de 5251 mètres par le système GPS, il est plus court d’environ 1000 mètres par rapport au parcours de l’Albatros (Golf National). Cela va forcément se ressentir dans la difficulté.

Isabella est un parcours évidemment beaucoup plus abordable à l’image du numéro un joué derrière le club-house.

Un premier coup tapé à 200 mètres vous laisse une approche à 110 mètres pour aller chercher le premier green de la journée. Modérément long, sans trop d’obstacles ou de bunkers avec un green faiblement défendu, le parcours ne vous agresse pas d’entrée.

J’ai pu lire des avis laissant penser que le parcours était facile, et pas très varié techniquement.

A moins de jouer dans le PAR, et je ne connais pas beaucoup de personnes capable de le faire, je ne connais pas de parcours facile. L’humilité est toujours bonne conseillère au golf.

Isabella est un parcours pour jouer ! Jouer, c’est déjà prendre du plaisir sur le parcours, et c’est ce que ce 18 trous va vous offrir !

En sortant de votre partie, vous devriez vous dire que vous avez eu votre chance. Les trois premiers trous sont effectivement très abordables. Le trou numéro 3, un long par-5 en dog-leg gauche est suffisamment large pour s’exprimer au driver.

En réalité, c’est surtout à partir du trou numéro 4 que les choses sérieuses commencent. Selon le GPS, vous avez 110 mètres à passer pour atteindre le green derrière un joli plan d’eau (le premier), et deux bunkers.

Pour ma part, j’ai fait ma première erreur d’appréciation sur le club à utiliser pour jouer trop long. Ce n’est en fait pas si pénalisant puisque derrière le green, vous avez beaucoup d’espace pour retrouver la balle. Un arbre astucieusement placé à néanmoins gêné mon approche de retour. Le green est en pente vers le plan d’eau.

A propos des greens, ils sont d’aspects excellents, pas trop rapides, pas trop lents. Ils sont très vallonnés, de sorte qu’un golfeur qui joue peu fréquemment sur le parcours, peut perdre pas mal de putts à cause d’une mauvaise lecture.

A partir du trou numéro 5 et jusqu’au trou numéro 9, j’ai trouvé les trous les plus mémorables du parcours, pour ne pas dire signatures.

Le départ du 5 paraît très étroit. Il faut absolument jouer entre le centre et la droite du fairway, car la pente va vous ramener la balle à gauche, et risque de vous fermer l’attaque du green.

Là-encore, j’ai lu des critiques injustifiées de cet aspect du parcours. Jouer avec les pentes fait partie de la stratégie au golf, et Isabella propose bien des situations qui demandent une fine réflexion au golfeur. Ce n’est pas parce que les pièges ne se voient pas comme le nez au milieu de la figure, qu’il faut pour autant le sous-estimer.

Le trou 6 est l’occasion là-aussi de réfléchir sa stratégie.

Pour ma part, l’obstacle étant surtout à gauche, j’ai opté pour un fade tapé au fer 5 pour m’ouvrir l’accès au green… de ce dog-leg gauche, qui présente un obstacle très visuel peu après la tombée de balle idéale depuis le tee shot. Il faut donc gérer la distance pour ne pas être trop long.

Ce trou 6 a ma préférence, car il récompense justement la technique et la stratégie, sans être injouable. Une erreur d’appréciation de la distance sur le coup d’approche m’a coûté le PAR.

Après un trou numéro 7 cadeau (un court par 5), on arrive au trou 8 dont j’avais gardé le souvenir… c’est dire si ce trou à quelque chose de mémorable. J’ajouterai que les trous 8 et 9 sont ceux dont on peut se souvenir au sujet d’Isabella.

Le 8 est un par-3 à jouer en descente à 120 mètres du centre du green depuis les jaunes. La difficulté n’est pas de juger la distance, mais vous devez tout faire pour éviter de perdre votre balle à gauche.

Il faut tenir la trajectoire coûte que coûte.

Ce départ a quelque chose d’intimidant. Le green fait penser à un haricot avec une courbure en son centre. Comme beaucoup de greens, il y a beaucoup de pentes….

Et que dire du départ du 9 joué dans une enclave de la forêt.

C’est de loin le départ le plus intimidant du parcours, et cette fois, le coup de départ ne doit surtout pas échapper à droite. Le draw est impératif car cette fois la pente risque de ramener votre balle dans la forêt à droite. L’attaque du green va se faire en montée. Le green présente un redoutable double-plateau qui m’a coûté un trois putt.

Après un départ marqué par trois trous très abordables, les deux derniers trous de l’aller n’ont rien de si faciles.

Sur le retour, les trous sont effectivement plus conventionnels.

Seul le trou 13 a retenu plus particulièrement mon attention.

On peut lâcher la puissance au drive, tout en prenant soin de ne pas jouer à gauche, même si une butte astucieusement placée sauve votre balle de la dégringolade en forêt.

En résumé, il m’a semblé que la principale difficulté du parcours résidait dans la lecture des pentes sur les greens. Veillez à bien faire le tour des trous pour prendre la bonne ligne…

Les moins du Golf d’Isabella

En marchant jusqu’au 17, je réfléchissais au fait que j’avais du mal à trouver des points vraiment négatifs sur ce golf.

En début de partie, néophyte, j’ai un peu regretté la signalisation des trous. J’ai eu du mal à m’y retrouver. Heureusement, l’application GPS m’a permis de retrouver les bons tees de départs.

C’est un peu dommage, car la bonne signalisation d’un parcours concoure à jouer plus vite, et enlever du stress inutile.

Passé les trois premiers trous, j’ai un peu plus facilement retrouvé mon chemin. Je ne serai donc pas très sévère sur la navigation.

Mon premier bémol est en fait survenu au 17, mais il me permet aussi de vanter un autre aspect du jeu que j’ai adoré à Isabella : Les bunkers !

Le sable est d’une qualité qui me rappelle celle du parcours d’Opio-Valbonne, un des meilleurs sables que l’on puisse jouer !

La quantité de sable dans les bunkers d’Isabella est excellente, de sorte que les sorties sont agréables. Vous êtes vraiment responsable de la qualité de vos sorties.

Il faut d’ailleurs parfaitement doser, ce que je n’avais plus l’habitude de faire, ayant trop souvent à jouer des sables durs, et trop compacts.

Cependant, sur le 17, sans doute sous l’effet des nombreuses traces de pates de canards des voisins logeant sur le plan d’eau qui jouxte le 17, le sable est cette fois complètement inégal par rapport au reste du parcours ! Il est justement trop dur. On ne peut pas correctement contrôler sa sortie.

Enfin, et ce sera ma dernière remarque négative, le tee de départ du 18 est en réfection. La zone de départ provisoire n’est pas réellement adéquate avec un sol trop dur pour planter convenablement son tee.

Autrement dit, il s’agit de petits détails qui n’entament pas le grand crédit de ce parcours.

Je n’avais pas le temps d’apprécier un rafraîchissement sur la terrasse du club-house au sortir du 18, mais ce n’était pas l’envie qui manquait.

Bilan du parcours

Si je devais jouer régulièrement autour de Paris, ce que j’ai fait de 2000 à 2005, jouant sur plus de 30 parcours dans la région, je cocherai assurément Isabella comme un terrain à fréquenter de manière récurrente pour le cadre apaisant, la qualité de l’entretien, le temps de jeu, et un tracé qui vous laisse votre chance.

Les pentes sur les greens sont les principales difficultés à dompter, et qui peuvent coûter très cher.

En conclusion, Isabella est située dans la bonne commune autour de Paris : Plaisir !

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