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Golf de Courson-Monteloup : Défier Van Hagge sur le parcours Vert-Lilas

Quelques jours avant l’Open de France de golf, j’ai eu l’occasion de découvrir, pour la première fois le golf de Courson-Monteloup, et en particulier l’enchaînement de deux 9 trous, vert et lilas, plutôt réputés difficiles. Dessinés par Robert Van Hagge, et sortis de terres en 1991, les quatre parcours 9 trous de Courson contribuent à en faire un des 1000 plus beaux parcours, selon différents guides. Pour un golfeur qui découvrirait cet enchaînement à Courson, à quelle expérience faudrait-il s’attendre ? Quel index ou niveau de jeu moyen pour apprécier ce parcours ?

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Pour comprendre Courson, il faut comprendre Van Hagge…

Robert Van Hagge est un nom bien connu par les amateurs d’architecture de parcours de golf. Il a contribué à au moins 250 parcours, dans plus de 20 pays différents.

En France, il a notamment travaillé sur les Bordes et le National.

Décédé en 2010, Van Hagge avait la réputation d’être un personnage haut en couleurs.  Il avait commencé à faire ses premières armes avec Donald Ross et Dick Wilson, notamment sur la construction de Shinnecock Hills, ou plus tard, du fameux Blue Monster (Doral).

Ces fameux parcours ont sans doute marqué Van Hagge, qui n’hésitait pas à dire de Dick Wilson, qu’il était selon lui, le plus sérieux compétiteur du génial Robert Trent Jones, une légende parmi les architectes de golf.

Trent Jones était l’ennemi ! Il fallait dessiner des parcours à l’opposé. Alors que Trent Jones pouvait dessiner des bunkers avec des bords arrondis, Wilson, et Van Hagge s’évertuaient à créer de nouvelles formes plus ciselées.

Le mentor de Van Hagge ne croyait pas au développement du golf conjointement avec des projets immobiliers, autrement dit des golfs avec des habitations tout autour, un modèle pourtant très développé aux USA.

Il s’agissait de défendre l’idée de pureté d’un parcours nu…

Plus souple que son mentor, et plus en phase avec son époque, Van Hagge comprenait l’importance de trouver un équilibre entre projet immobilier, et golf. Il concédait devoir parfois jouer le mauvais rôle, et rappeler aux propriétaires, la nécessité d’un équilibre. En clair, renoncer à envahir les parcours de maisons…

Van Hagge a profité du développement du golf en Floride dans les années 60, pour établir sa propre société d’architecture.

A l’international, c’est bien le Golf National dessiné en collaboration avec Hubert Chesneau qui restera son principal leg à l’histoire.

D’un terrain plat, Van Hagge en a fait en quelque sorte un links écossais et vallonné, auquel il fallait ajouter quantités de plans d’eaux pour agrémenter davantage la difficulté.

Le style de Van Hagge était résolument moderne.

A nouveau, le Golf National en est une parfaite expression.

Pour l’architecte « Les plus grands parcours de golf sont de beaux parcours de golf. »

Ce qui est éternel, ce ne sont pas les arbres ou le gazon, mais la lumière du soleil qui se pose sur les fairways. « Il faut savoir créer de l’ombre, heures par heures, comprendre comment la lumière va mettre en scène ce que vous créez. »

Comme un peintre, l’architecte dessine de l’art.

Pour Van Hagge, il faut essayer de créer chaque coup de golf comme une expérience unique que vous ne retrouverez pas ailleurs.

Plus important encore à retenir et comprendre de la vision de Van Hagge sur le jeu de golf, pour chacun de ses parcours, et Courson n’y échappe pas, il distinguait l’expérience selon trois niveaux de jeux : les bons golfeurs, les golfeurs du dimanche, et les golfeurs entre ces deux catégories.

« Sur un parcours, nous créons un examen tactique pour chacun de ces trois niveaux de jeu. »

Au fil des années, Van Hagge a créé une sorte de check-list en 21 points. Les deux premiers sont la trajectoire et la direction d’une balle de golf. Le dernier et le moins important concerne la distance !

Il considérait que malgré les progrès du matériel, les golfeurs n’avaient pas ou peu de contrôle sur la distance.

« Pour chaque situation, chaque coup, le golfeur devrait marcher à sa balle, et retenir son souffle au point de vivre une expérience rituelle. »

Dans une partie de golf, vous ne tapez des balles que pendant environ 11 minutes. Le travail de l’architecte consiste donc à faire du reste de votre temps sur le parcours, un véritable plaisir visuel.

C’est toute cette philosophie qu’il faut prendre en compte quand vous vous apprêtez à jouer Courson.

Van Hagge a profondément modifié l’endroit, et la nature du terrain. Il a déplacé d’énormes quantité de terres, et façonné huit étangs de tailles variées, pour les mettre en jeu sur 14 des 36 trous.

Comme au National, l’eau vient complexifier le jeu.

Quelle expérience pour l’amateur de golf ?

J’en viens à ma propre première expérience de ce parcours.

On sent la malice de l’architecte, et il est tout à fait exact d’affirmer que chaque coup a été imaginé pour que vous soyez face à un véritable test de personnalité golfique !

Initialement, je voulais intitulé mon article : Courson, un test athlétique pour la longueur, et la précision nécessaire.

En réalité, ce n’est que trop tard, que j’ai compris que j’étais tombé dans tous les pièges de l’architecte ! Je n’avais pas joué avec ma tête, mais seulement avec mes bras.

Sur ce parcours, ma puissance depuis le tee ne m’était pas utile.

Avant de bien jouer Courson, il faut d’abord apprendre le parcours, l’observer longuement, s’en imprégner, et le défier de manière mesurée, en cherchant à être plus malin que son terrible géniteur.

Sur Internet, on peut retrouver beaucoup de commentaires de golfeurs ayant eu la chance de parcourir les fairways de Courson.

Ils reprennent très souvent le mot de parcours de « Championnat ». C’est aussi un mot que j’aurais voulu utiliser au sujet de ce parcours.

Etant un fervent défenseur du développement du golf en France par la construction de parcours plus abordables, moins difficiles, plus jouables, moins sournois, il est évident que Courson est à l’opposé du golf que je défends.

Il est curieux de constater que dans notre pays nous avons plus de golf de championnat pour des golfeurs classés de 0 à 7 d’index, que de parcours abordables pour des golfeurs de 36 à 54 d’index.

Et après, on s’étonne de la difficulté du golf à séduire de nouveaux joueurs, et surtout à les garder.

Notre offre de parcours n’est pas complètement en phase avec nos 400 000 licenciés.

Sans avoir encore travaillé mon sujet par le prisme du regard de Van Hagge, je m’apprêtais à écrire un article très sévère sur Courson, le jugeant justement trop impitoyable pour 90% des golfeurs, et des golfeuses.

Long, précis, fin techniquement, maître de son environnement, voilà un court résumé de toutes les compétences qu’il faudrait cumuler pour s’en sortir.

En ayant pris le temps de comprendre la logique de l’ingénieur-architecte, je révise mon jugement et admet que ce parcours doit être pris comme un test. Pour ma part, pour ma première, je l’ai manqué dans les grandes largeurs.

J’ai pourtant beaucoup d’expériences, plus de 150 parcours joués en France, en Espagne, au Maroc, aux Etats-Unis, en Angleterre, en plus de 20 ans, et quand j’arrive sur un tel parcours, mon manque de lucidité et de recul sur l’environnement me fait battre à plat de couture.

La dernière fois que j’ai vécu une expérience aussi négative du point de vue du score, c’était au Touquet, sur le fameux parcours de la Mer joué en 101, mon plus mauvais score depuis 3 ans.

A Courson, j’ai frisé à deux coups près la correctionnelle pour un score de 99, le pire de l’année.

Un seul par qu’il m’a fallu attendre au 15, et sans avoir le sentiment de mal frapper dans la balle. Je n’ai d’ailleurs peut-être jamais aussi bien tapé depuis quelques semaines, et mon jeu s’avère de plus en plus complet, y compris au chipping.

Pourtant, il m’a fallu attendre 3 heures pour faire un premier par.

Sur 18 trous, je n’ai pris que 2 greens en régulation ! Humiliation !

En réalité, le mal avait commencé dès le premier coup avec un seul fairway en régulation !!!

Pas de fairways ! Pas de greens ! Pas de Pars !

Il faut compter sur un petit-jeu digne d’un golfeur professionnel pour espérer sauver les meubles. Ce n’était pas mon cas. Les chips pouvant être aussi difficiles que les tees shots…

Ma seule consolation est venue des greens avec 17 deux-putts, et un seul trois-putts, signe de la bonne régularité de roule, et de pentes pas insurmontables.

Si le jour de ma venue, les greens n’avaient pas une très belle tête, ils étaient très bons.

Non, la difficulté de Courson, et en particulier de l’enchaînement vert-lilas, ce n’est pas sur les greens… c’est déjà d’y arriver sans trop de bobos.

Parce que je n’ai pris le temps de prendre en compte le dessin et la philosophie de Van Hagge, j’ai été battu à plat de couture.

Finalement, je suis sorti extrêmement frustré, et même énervé par ce parcours. Je n’ai pas su le jouer, et de mon point de vue, la notion de partie de reconnaissance prend tout son sens à Courson.

Pour bien jouer, il faut l’apprendre, et se rappeler Van Hagge.

Trous par trous : Peu d’occasions de respirer

Au début de la partie, sur les 6 premiers trous, si j’avais tout de suite compris la double difficulté, longueur et précision (fairways étroits), mon jeu était entré naturellement en résistance. Je sauvais les bogeys, sans encore me douter que je n’aurai jamais l’opportunité de faire mieux.

C’est là la terrible difficulté.

Au bout de 8, 9 et 10 trous, la frustration prend le pas sur la résistance.

Au lieu de sauver des bogeys, j’ai commencé à concéder des doubles et des triples, essentiellement parce que j’ai sous-estimé Van Hagge.

Le premier trou (vert) vous met dans le bain, mais n’est pas encore le reflet réel de ce qui vous attend.

Après un drive « stinger » à 234 mètres depuis les jaunes, le deuxième coup légèrement bord du fairway tapé à 144 mètres avec un fer 7 n’a pas suffi à me permettre de toucher le green, légèrement surélevé !

Malgré un chip de 16 mètres, posé à 5 mètres du drapeau, je n’ai pas pu sauver le par. En sortant de ce trou, on se dit qu’il aurait été difficile de faire mieux, et facile de faire pire !

Ce n’était pourtant qu’une mise en jambe.

Le trou numéro 2 est finalement un des trous les plus accessibles de la journée, mais on ne le sait pas encore. Ce par-3 de 140 mètres avec un vaste green aurait du me permettre de faire un premier par.

Oui, mais le parcours est relativement nu…avec peu d’arbres pour arrêter le vent.

C’est l’autre difficulté à prendre en compte.

Comme le souligne Van Hagge, la clé du parcours, c’est de dessiner de bonnes trajectoires.

Moi qui suis obsédé par l’idée de taper droit, le véritable test consistait à créer des trajectoires en fade ou en draw…

Certes, les golfeurs qui jouent à Courson vous diront que beaucoup de trous sont collés, notamment le 3 et le 4.

De fait, les fairways n’ont pas besoin d’être larges.

Quand vous manquez à gauche au départ du 3, vous vous retrouvez sur le fairway du 4… sans visibilité pour attaquer le green, derrière l’une des buttes savamment placées par Van Hagge.

Ce tracé est fatal si votre qualité d’engagement n’est pas parfaite, et quand je dis parfaite, je parle de longueur, et de précision du niveau d’un golfeur quasiment professionnel.

Pour ce green, notez la présence de plusieurs bunkers, pour être certain de vous attraper, quand vous attaquez par la gauche…Inévitablement, j’en ai pris un sur un fer 6 légèrement gratté à 136 mètres. Nouvelle faute pas pardonnée…

Quand vous commencez à entrer dans la machine à essorer Courson, vous n’avez plus la lucidité pour profiter des trous dit de respirations, comme le 4.

Après le 2, c’est le deuxième trou le plus abordable, et pourtant, mon attaque au pitch depuis le rough à seulement 110 mètres du drapeau n’a pas payé !

J’en arrive au 5, selon moi, le trou signature de cet aller.

Vous avez là l’échantillon de toutes les pires difficultés proposées par Van Hagge.

Commençant à cerner les enjeux, au lieu de driver, j’opte pour un long fer (4), et malgré ce choix raisonnable, un léger effet à gauche m’a coûté une balle perdue dans le « bush » au bord du fairway.

De là, plus de choix possibles, il faut se recentrer.

Derrière l’attaque du green n’est malheureusement pas plus raisonnable ! A 170 mètres du green, il faut oser passer l’eau pour aller chercher un drapeau périlleux.

Sans la balle perdue au départ, une stratégie prudente aurait tout de même permise un PAR. Le 5 est redoutable. C’est un trou mémorable.

Le trou 7 est un autre trou qui m’a particulièrement desservi.  Il ne faut clairement pas rater à gauche, et même jouer à droite du fairway. C’est exactement le type de situation qui justifie une reconnaissance.

Sur le second coup, si vous êtes à gauche, vous avez sur toute votre droite l’obstacle d’eau pour vous pousser à la faute. A l’inverse, en attaquant de la droite vers la gauche, vous avez une vue plus « dégagée » vers le green.

Autant le trou numéro 2, le premier par-3 du jour était très abordable, autant le 8, ce n’est plus la même histoire.

Le green est très peu profond.

Il faut pouvoir taper un coup très haut pour arrêter la balle le plus vite possible. Il faut aussi assez de longueur pour passer les petits monticules avant le green… On peut encore parler de test !

Que dire du 9 que j’ai détesté ! Même en serrant le jeu, je n’ai pas compris ce trou, et été dominé par Van Hagge. Il suffit d’attraper un bout de rough pour perdre deux coups à en sortir !

L’attaque de green est sans réelle visibilité.

Sur les 4 premiers trous, vous pouvez encore espérer vous en sortir. En sortant du 9, vous êtes frustré, sans avoir compris ce qui vous est arrivé…

Comme souhaité par l’architecte, à chaque coup, il faut retenir sa respiration.

De l’aveu de mes partenaires du jour, abonnés de JeudeGolf, et parisiens, plus habitués à ce parcours, le deuxième 9 trous devait être plus abordable…

Oui, à condition d’avoir la lucidité de comprendre ce qui s’est passé sur les neuf premiers, et être capable de faire une remise à zéro.

Comprendre que ce n’est pas la technique qui est en cause ici, mais l’expérience du jeu, l’intelligence du jeu, pour ne pas dire la tactique.

Les trous 10 et 11 ou 1 et 2 vert sont relativement abordables avant d’arriver à un trou qui m’a plu, le 12 (3 vert).

Ce dog-leg droit me rappelle le 12 du Golf National (Albatros) avec l’eau en plus à passer.

Pour ne rien arranger, c’est peut-être le green le plus difficile de la journée.

Alors que j’avais enfin réussi à dominer Van Hagge du Tee au green, je commettais mon premier et seul trois-putt de la journée sur ce green !

Rageant et doublement frustrant ! Quand vous pensez enfin échapper à un piège, vous tombez dans le suivant…

Dépité par le score en constante augmentation, j’arrive au 15, un par-5 (6 vert) avec l’intention d’éclater la balle au drive, ce que je fis parfaitement.

J’ai rarement tapé aussi fort sur le parcours, pensant avoir lancé la balle à 250 mètres.

Sur zone, elle n’avait parcouru « que » 227 mètres.

Il suffit que la balle se décale d’un mètre ou deux sur la gauche ou la droite pour attraper ce fichu rough qui arrête immédiatement la roule ! C’est encore un exemple du talent de Van Hagge pour vous faire faussement croire que vous allez enfin pouvoir le battre…

Malgré cela, le 15 (6 vert) est finalement assez abordable… pour un long frappeur. Ce fut mon premier et seul par du jour.

Passé cette courte respiration, l’attaque du green du 16 (7 vert) vous remet sous pression avec l’obstacle d’eau à savamment jauger sur votre gauche.

Comme par hasard, sous pression, j’ai gratté mon pitch pour mettre la balle dans l’eau…malgré un premier coup idéal.

Le 17 (8 vert) dernier par-3 de la journée ne devrait avoir rien d’impressionnant.

En fin de journée, ayant été bercé par la pluie et le vent par intermittence pour être gentil, cuit, ce petit par-3 quasi insignifiant pour la distance à parcourir achève le moral.

Le dernier trou (9 vert) n’a rien de très mémorable.

Désolé de risquer une critique du travail de Van Hagge, mais tous les trous de Courson ne sont pas tous dans une lumière incandescente par jour de pluie, et à la tombée de la nuit. C’est sans doute pour cela que je ne l’ai pas plus apprécié.

Tactiquement, j’ai construit le trou de manière patiente avec un fer-5 raisonnable depuis le tee shot, justement pour éviter les bunkers de fairways à gauche.

Un deuxième coup prudent avec un fer 8 aurait du m’alerter sur la problématique du vent avec…

Mon troisième coup idéalement placé pour attraper un dernier green en régulation a flyé le green de plus de 20 mètres avec un wedge 58 degrés !!!

Définitivement, j’aurai gâché toutes les bonnes opportunités, à force d’avoir été lessivé par le parcours. Van Hagge 1 – Moi 0 !

En conclusion, vous avez là une expérience d’une première à Courson, et pour un golfeur censé joué entre 10 et 15 au-dessus du par.

J’ai joué 27 coups au-dessus du par sans comprendre ce qui m’arrivait, et très frustré, avec le sentiment de n’avoir jamais pu respirer…

C’était tout simplement le but recherché par l’architecte.

Je ferai une critique : En France, on a tendance à faire plaisir aux architectes en oubliant qu’en 2019, la notion de plaisir des amateurs de golf est en fait plus importante.

Courson Vert-Lilas, joué sans décryptage, c’est l’archétype du parcours qui ferait arrêter des débutants.

En sortant de cette partie, je me dis que je dois tout reprendre à zéro. En fait, ce n’est pas vrai. Ce n’est pas la frappe de balle qui est en cause, et au contraire, Courson est un excellent moyen d’apprendre à devenir un meilleur golfeur… quand on joue déjà assez bien.

Apprendre à passer le test Courson est un moyen de passer un palier dans son jeu de golf. Seulement, il ne faut pas se tromper d’aiguillage.

Quand on lit les magazines de golf, et les différents guides, tous les parcours sont fantastiques, et tous les golfeurs peuvent jouer dessus. Ce genre de publicités mensongères contribuent à faire baisser le nombre de golfeurs.

Un golfeur débutant ou jusqu’à 20 d’index qui jouerait ce parcours pour la première fois, ne comprenant pas le sens voulu par Van Hagge, pourrait sortir de sa partie déprimé par son jeu.

En réalité, à Courson, pour une première, il faut s’attendre à jouer le double de son handicap, seulement pour apprendre le langage Van Hagge.

Au bout de 3, 5 ou 10 parties, le golfeur "découvreur" n’aura alors plus la même vision des choses, et sans doute beaucoup plus positive.

Maintenant que nous avons en France des parcours pour faire plaisir aux architectes, pour parler développement du golf, il serait intéressant de privilégier des parcours pour faire plaisir aux amateurs.

Van Hagge a réussi un bijou visuel et une prouesse technique, mais quand vous jouez mal, même pendant 11 minutes, c’est difficile d’apprécier le paysage, et la balade le reste des 3 heures.

Côté prix, avec un abonnement UGOLF ou différents pass proposés sur Paris, 39 euros les 18 trous, pour la qualité du parcours, c'est indolore... un très bon point.

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