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Revue du Golf de Mâcon La Salle

En plein cœur de la campagne Maconnaise, le golf le plus au Sud de la Bourgogne présente un véritable caractère champêtre, et relaxant. J’ai eu l’occasion de rejouer ce parcours en automne, plusieurs années après mon premier passage. Réservation faite sur Internet pour un tarif très abordable (50 euros 18 trous), j’ai profité de la quiétude des lieux, un dimanche matin de bonne heure, pour redécouvrir les points forts, et les points faibles du tracé. Entre l’aller et le retour, j’ai observé des différences radicales…

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Dans un univers Internet où tous les parcours sont décrits comme beaux, parfaits pour tous les joueurs de 0 à 54 d’index, et représentent une opportunité d’amusement en toute saison, notre rédaction teste des parcours, en payant le green-fee, et de manière indépendante, sans à priori, ni arrière-pensée. Quels sont les véritables points forts ou points faibles du golf de Mâcon La Salle ?

Pourquoi Mâcon La Salle ?

Basé à Lyon, je cherchais un golf moins humide, et surtout moins gras que ceux que je pourrais jouer à cette période de l’année (début novembre).

Naturellement, j’aurai dû penser à descendre plus au Sud, et viser à trois heures de route, des golfs comme Pont-Royal, Nîmes Campagne ou Montpellier Massane.

Cette option était la plus pertinente, mais j’avais envie de rejouer Mâcon La Salle pour lequel j’avais gardé un bon souvenir, et je voulais aussi profiter d’une partie de golf au calme, en même temps qu’un magnifique cadre automnal avec la nature qui commence à tourner du vert à l’orange, rouge…

Pour le panorama, je n’ai pas été déçu. Certains visuels de ce golf en Automne sont vraiment mémorables, et alors que ce golf n’est pas parmi les plus connus de France.

Cela étant, clairement, j’espérais un terrain de qualité, et malheureusement, début novembre, j’ai trouvé des fairways beaucoup trop gras, notamment dès le premier trou où les roues du chariot patinaient dans la boue. Il n’avait pourtant pas plu la veille.

A la sortie du 18eme trou, j’ai largement profité du jet d’eau et de la pression d’air mis à disposition par le club, pour reprendre figure humaine. Objectif raté ! Cependant, j’ai pu lire des commentaires d’autres golfeurs expliquant que 6 à 8 semaines plus tôt, le terrain était très très sec.

Le drainage des fairways du golf n’est visiblement pas son point fort. C’est très dommage.

Dès les premiers mètres parcourus sur le parcours, l’évaluation ne commençait pas vraiment de la meilleure des manières. En clair, j’étais déçu, avant de découvrir un autre point noir plus ennuyeux…

Le trou numéro 1

Annoncé comme le plus difficile du parcours, ce très long par-4 est bordé d’un hors limite sur sa droite, et pour cause, c’est la route qui permet l’accès au golf.

En automne, la difficulté de la distance est accrue par des balles qui tombent sur un fairway plus que gras, boueux.

Surtout, depuis le tee de départ, l’image du trou devant vous prête à confusion.

Le départ se situe en fait sur la gauche du fairway à viser, et on croit distinguer des piquets blancs sur la gauche du fairway. La difficulté ici est surtout visuelle. Où jouer en sécurité ?

La suite du trou n’est pas la difficulté, bien qu’il me semble vraiment difficile de toucher le green en deux.

Green plus large que profond quand depuis le fairway on se retrouve face à luI. Le dosage du « troisième coup » pour attaquer va être la clé, et si possible une balle en cloche pour s’arrêter vite.

Le par paraît difficile, en revanche, le bogey est atteignable. Ce commentaire serait certainement différent en été avec un terrain plus roulant…

Au-delà de la question du départ, ce n’est pas le trou le plus mémorable du parcours.

Le trou numéro 4

Quand on ne connait pas le parcours, je recommande de bien s’appuyer sur la gauche du fairway au départ du trou. Trop à droite, on se ferme la suite du tracé.

La bonne solution me paraît de s’appuyer sur le bunker de gauche.

Pour la première fois du parcours, j’ai noté que l’attaque de green devait tenir compte du sens du vent, sur ce green bien dégagé.

A ce stade, après seulement quatre trous parcourus, et croisé des golfeurs locaux équipés de bottes, j’étais très déçu par les fairways, alors qu’à contrario, les aires de départs étaient très convenables, et le parcours très joli.

Le trou numéro 5

Après avoir évoqué le drainage des fairways comme un point très faible, j’ai commencé à découvrir un second point faible agaçant pour un parcours de golf. Je rappelle le mot « parcours » qui peut aussi vouloir dire « cheminement ».

Le fléchage des trous pour aller du 4 au 5 est extrêmement défaillant. En réalité, en avançant vers le green du 4, vous dépassez sur votre droite, caché dans un coin, un petit chemin pour accéder au départ du 5.

Une fois arrivée sur le green du 4, 100 mètres après ce chemin, sans avoir repéré ce « détail », vous ne savez tout bonnement pas où aller pour poursuivre votre « parcours », votre « chemin ».

Autant le drainage des fairways est un sujet complexe et coûteux à résoudre, autant correctement flécher un parcours peut se faire plus raisonnablement.

Malheureusement pour moi, à ce stade, je n’étais qu’au début de ma peine sur ce sujet, et sur ce parcours.

Pour contrebalancer ces deux avis négatifs, drainage et fléchage, sur les premiers trous, j’ai pu sauver deux pars avec approche-putt, illustrant la qualité des tours de greens, et des greens, en automne.

Ces derniers sont parfaits. Je crains que beaucoup de golfs se sachant évalués sur les greens, y apportent toute leur bonne attention, et parfois au détriment des fairways.

Le trou numéro 6

S’agissant des trous 5, 6 et 7, si je devais donner une note pour le fléchage du parcours, je donnerais une note de 0 !

Heureusement, ce sentiment hautement désagréable est contrebalancé par le cadre, et la quiétude du parcours, un dimanche matin. Ce n’est pas un autoroute avec des parties de quatre qui s’enchaînent ou se courent après.

Aucun bruit intempestif, et je confirme des greens très bons... pour un niveau golfeur amateur.

Ce par-3 de 191 mètres me parait paradoxalement plus difficile que le premier trou, handicap 1.

Avec du vent, touché le green avec un long fer n’a rien de simple, d’autant que le green est surélevé, et pentu. J’y ai concédé mon premier double bogey de la journée.

Trop court sur le premier coup, j’aurai été plus avisé de jouer un coup moins agressif pour modestement toucher le green en deux, et accepter le bogey.

Le trou numéro 7... ou plutôt le trou 9 en cas d'erreur d'aiguillage

Cela n’a pas dû m’arriver beaucoup dans ma vie de golfeur ! Le fléchage du parcours étant tellement mauvais, surtout pour un golfeur qui partirait des boules blanches, et donc loin des panneaux placés sur les départs avancés, j’ai arpenté le trou numéro 9, pensant qu’il s’agissait du 7.

A ce stade, j’étais fortement en colère ! J’ai eu la chance d’avoir beaucoup d’avance sur les parties qui me suivaient pour pouvoir, en courant, tenter de remettre mon parcours à l’endroit, et jouer les deux trous qui me manquaient, 7 et 8.

Dommage car ce trou numéro 9, un par-5 m’avait permis de faire un birdie sans grande difficulté. Le trou est droit sans difficultés majeures, avec un green légèrement surélevé.

Le véritable trou numéro 7 est de mon point de vue le plus mémorable de l’aller

Le plaisir gâché par les fairways et le fléchage, j’aurai eu du mal à garder un trou en mémoire sur cet aller, si ce n’est-ce par-4 dont le tracé est amusant.

Pour le premier coup, le drive est sans grande pression vers un fairway très large. Le réel challenge intervient au deuxième coup, avec une attaque de green, et après le passage d’une cuvette.

Pour ma part, mon attaque de green a justement terminé sa course dans cette cuvette très accueillante. En revanche, « sous le green », mon chip m’a permis de sauver le par, un challenge dont je me souviens !

Aux termes des 9 trous de l’aller, avec 1 birdies, 4 pars, 3 bogeys, et 1 double, la partie de golf est plaisante d’un point de vue score, et en tenant compte de la difficulté dans des conditions automnales.

Je vais devoir encore déplorer un grave problème de fléchage au moment de quitter cet aller, pour me diriger vers le 10, et même en venant bien du green du 9.

Il m’a fallu plusieurs minutes pour trouver le départ du 10, parfaitement caché derrière le club-house, et de l’autre côté, vers le practice.

J’ai pu noter que d’autres touristes golfeurs comme moi avaient eu les mêmes difficultés à trouver ce départ.

Heureusement pour moi, jusque-là déçu par l’état du parcours, les 9 trous du retour vont marquer un changement radical, tout en conservant la magnificence du panorama, voir mieux.

Le trou numéro 10

Très bien caché sur la gauche du club-house en venant du parking, le trou 10 est néanmoins un des trous mémorables de ce parcours.

Ce par-4 joué tout en descente jusqu’au green paraît faussement facile du fait de la largeur pour attaquer le fairway. Le second coup joué en pente doit prendre en compte la profondeur du green. Un coup trop long, c’est une balle de perdue.

En revanche, mon appréciation du parcours a immédiatement changé ! L’état du fairway change radicalement par rapport aux 9 premiers trous.

Des pieds dans la terre, je passe soudainement sur un fairway de golf ! Le plaisir change du tout au tout !

A noter, ce fut le premier green où j’ai concédé trois putts. Probablement le green le plus compliqué à lire des 10 premiers trous.

Le trou numéro 11

Autant les 9 premiers trous ne présentent pas des difficultés extrêmes, autant à partir des trous du retour, je trouve qu’on monte en difficulté.

Le départ du 11 est probablement le plus délicat du parcours. Pour ce dog-leg gauche, vous n’avez aucune possibilité de justement manquer à gauche, sous peine de perdre votre engagement.

D’autant que devant vous, depuis le tee de départ, vous pourriez être impressionné par un fairway qui descend de la droite vers la gauche… Tout vous ramène vers la gauche !

Il me semble pertinent de tenter de jouer vers la droite, ou même en fade, vers un arbre qui semble se dégager sur le fairway à gauche, à plus de 250 mètres.

Pour ne rien arranger, sur la gauche, on notera la présence de bunkers.

Clairement, c’est le départ le plus pressurant du parcours, et alors qu’une fois dans le virage, la distance restant à parcourir est très faible… à condition de ne pas être tombée dans le bunker.

Avec une première balle hors limite à gauche, j’ai plombé ma carte de score du jour, et mes chances de jouer sous la barre des 80. Je vous invite donc à une vigilance accrue sur ce départ.

Le trou numéro 12

Définitivement, je constate que les fairways sont dans un meilleur état sur ce début de retour, et comparativement à l’aller.

Ce par-3 en montée de 145 mètres depuis les blanches traverse des rangées de vignes, ce qui en fait l’un des trous les plus charmants du parcours.

Attention ici au choix du club, et de bien prendre en compte, en plus des 145 mètres, le fait que le green est lui-même surélevé, ce qui ajoute au moins une canne supplémentaire.

Clairement, les trois trous de l’Amen corner sont beaucoup plus compliqués que l’aller. En trois trous, j’ai joué 5 au-dessus du par, soit plus que sur l’ensemble des 9 premiers trous.

Le trou numéro 13

A noter, il m’a seulement fallu 2h37 pour jouer 12 trous, et malgré la péripétie des trous 7 et 9. Le temps de jeu est donc appréciable. Je n’ai pas été poussé derrière moi, ni gêné devant.

En fin de matinée, je constate que la rosée du matin ayant quitté la surface des greens, ces derniers deviennent plus roulants.  A l’œil, la tonte des greens paraît très bonne, et d’ailleurs, je ne remarque pas trop de pitchs non relevés, sauf au 13 justement !

Ce trou 13 est en descente, ce qui permet à la balle de dévaler. Le green est assez large pour un trou relativement anodin, mais qui permet de se remettre après 3 trous plus délicats.

Gare pourtant aux trois putts sur ce green pentu !

Le trou numéro 14

Un par-5 de 450 mètres que j’ai touché en deux avec un drive très puissant, et une attaque de green avec l’hybride joué sur la droite du trou, pour laisser la balle venir finir sa course en épousant la pente de droite à gauche. Assurément mon meilleur souvenir du parcours !

Le tracé du trou est très large ce qui vous autorise à frapper votre départ vraiment fort, sans trop se soucier de la forêt sur la gauche. Un trou qui récompense naturellement la distance, et donc les longs frappeurs, mais peut aussi se jouer plus posément en trois coups.

Attention de bien rester à droite sur la suite du trou et notamment pour l’approche, au-dessus du green, sous peine d’être pénalisé par un obstacle en contrebas du green, et sur sa gauche.

Le trou numéro 15

Un par-4 exact inverse du trou précédent… la moindre balle trop à gauche dans le rough, et ce dernier réellement épais entrave toute velléité d’attaquer sereinement le green.

Il faut accepter la sanction (c’est rare sur ce parcours), et se replacer avec un wedge. Le rough est réellement pénalisant à cet endroit du parcours.

Ce n’est pas la seule difficulté de ce trou, parmi les plus difficiles.

En effet, le green présente une sorte de cuvette pour ne pas dire un double plateau.

La moindre attaque trop courte du drapeau situé au fond est punie par une balle qui redescend de là où elle venait. Je l’ai appris à mes dépens.

Clairement le green le plus difficile du parcours pour mon premier triple de la journée !

Le trou numéro 16

Un trou inversement plus facile que le 15… un long drive sur ce fairway très large vous ouvrira une réelle opportunité de birdie sur ce trou finalement peu mémorable, mais que l’on appréciera après quelques trous difficiles sur ce retour.

Le trou numéro 17 : Le trou signature du parcours !

Indiscutablement le plus beau trou du parcours, et aussi très difficile, car malgré un bon drive au départ, la distance restant à parcourir sera importante, et ce, dans l’optique de viser le par.

Sur mon deuxième coup, j’avais encore 185 mètres à parcourir !

Le fairway est en pente de la gauche vers la droite et l’attaque de green surélevé, et masqué par une butte sur la gauche.

Un trou à jouer en bogey !

Je retiendrai longtemps le visuel du départ, avec un magnifique obstacle d’eau qui se marie parfaitement avec la beauté du panorama. C’est le clou du spectacle, et une bonne raison pour venir jouer ce parcours.

Le trou numéro 18

Un par-3 de plus de 180 mètres des blanches pour conclure la journée. Décidément, les par-3 ne sont pas « cadeaux » sur ce parcours de Mâcon La Salle.

En conclusion

Un parcours sur lequel je me suis amusé avec des fortes variations de difficultés, par exemple, entre les trous 13 et 18.

Entre l’aller et le retour, l’expérience n’a rien à voir.

Les par-5 sont paradoxalement plus abordables que les par-3. Il m’aura fallu 3h35 pour jouer les 18 trous sans réellement me presser.

Quel dommage que les 9 premiers trous présentent un fairway moins agréable, et surtout ce problème ridicule de fléchage qui n’est pas compensé par une application mobile comme Arccos.

Cette dernière a très mal cartographié le parcours, ce qui la rend inutile. Plusieurs trous sont inversés. C’est la limite de ces applications qui ne « visitent » pas les parcours pour les évaluer.

Dernier petit commentaire : Dommage le club-house fermé avant 9h05 un dimanche pour un green-fee, certes réservé en ligne préalablement, avec un départ à 9h00. Pas la peine d’arriver 1 heure avant en espérant faire au moins un seau de practice ou prendre une carte de score…

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