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Golf de Bordeaux-Lac – Comment jouer la Jalle?

Situé au nord de Bordeaux, le golf de Bordeaux-Lac est l’un des parcours les plus proches du centre-ville, avec ce que cela représente comme avantages et inconvénients.

Golf de Bordeaux Lac - trou numéro 10

Dessiné par Jean Bourret en 1978, le golf de Bordeaux-Lac propose deux parcours 18 trous de longueurs très similaires (6156 mètres pour la Jalle, et 6162 pour les Etangs), et a aussi la particularité d’accueillir un practice éclairé et un pitch & putt de 9 trous, par 27, pour permettre aux bordelais et bordelaises de s’entraîner le plus souvent possible.

Les deux parcours de la Jalle et des Etangs permettent aux membres de varier les difficultés, tout en étant surtout réputés pour permettre aux débutants de découvrir le golf.

Malgré tous ces avantages, un inconvénient demeure ! La proximité avec la ville qui fait que le golf est un peu plus bruyant qu’un golf perdu en pleine campagne.

Pour avoir joué sur ce parcours en été, je n’en garde pas un mauvais souvenir. C’est une fausse croyance que de croire que sous prétexte que l’on joue au golf, le parcours devrait être complètement retiré du monde.

Le golf se pratique dans un environnement ouvert. Il faut pouvoir l’accepter.

Comment bien jouer sur le parcours de la Jalle : l’Aller ?

Au départ du trou numéro un, on se trouve sur un par-4 de 355 mètres, handicap 10.

Si le fairway est assez large comme souvent sur ce parcours, le départ est bordé d’arbres qui resserrent le coup de drive.

Pour bien partir sur ce trou en dog-leg gauche, un coup de bois 3 en draw s’impose, car à droite et à tombée de drive, on risque de se trouver nez-à-nez avec un large bunker, même si pourtant la zone aurait pu être idéale pour s’ouvrir l’accès au green en s’appuyant à droite du fairway.

En réalité, sur le premier coup, on n’a pas réellement le choix de jouer un autre coup que le draw, car il n’y a pas vraiment de place à droite, vue qu’à la retombée de drive, on arrive déjà dans le virage.

Après avoir passé ce premier écueil, le green est très bien défendu par trois bunkers devant et sur les côtés.

Précisons que ce même green est en léger devers de la gauche vers la droite, ce qui implique de jouer légèrement sur la gauche du drapeau.

Au départ du trou numéro deux, à nouveau un par-4 de 356 mètres, handicap 16, le jeu est beaucoup plus ouvert.

On fait face à un très large fairway sans grandes difficultés devant ou sur les côtés.

Pour ne prendre aucun risque, un drive en léger fade est parfait pour épouser parfaitement le dessin du trou.

Sur le deuxième coup, si vous vous trouvez à proximité des 135 mètres, il vous reste un bon coup d’approche au fer 7 ou au fer 6, et la principale difficulté pour prendre le green sera d’éviter de dévier de 10 mètres à gauche ou à droite pour ne pas tomber dans l’un des bunkers qui longent le green, ce dernier étant plat et vaste.

Par contre, mieux vaut éviter de surclubber car si on n’a pas de danger devant, derrière le green est enfermé dans un bosquet d’arbres qui pourrait s’avérer gênant pour un chip de recovery.

Au départ du trou numéro trois, un par-3 de 162 mètres des blanches, handicap 8 et en très légère inclinaison sur la gauche, en fonction de votre propre longueur, il faudra prévoir entre fer 4 et fer 6, sachant qu’il n’y a pas réellement de danger sur ce trou, si ce n’est les deux bunkers de greens.

Cependant, le green est suffisamment vaste pour poser sa balle sans prendre de risques excessifs.

Au départ du trou numéro quatre, un par-4 de de 412 mètres, handicap 2, la difficulté principale réside dans la longueur du trou pour arriver jusqu’au green.

Le fairway est raisonnablement large, et il n’y a pas d’obstacles face à soi !

On notera seulement la présence d’un arbre sur la partie gauche du fairway qui ferme légèrement l’accès au green, ce qui me fait vous conseiller de jouer ce trou légèrement par la droite pour ne justement pas mettre cet arbre dans votre ligne de jeu sur le second ou troisième coup, si vous n’avez pas la longueur suffisante pour parcourir les 412 mètres en deux coups.

Le green est très légèrement surélevé par rapport au fairway. Ce détail peut avoir son importance sur une balle qui arrive en bout de course.

Deux bunkers sont posés de chaque côté, et l’entrée du green est légèrement entravé par le bunker de droite.

L’idéal est d’arriver avec une balle haute en plein milieu du green, mais si ce n’est pas possible, visez légèrement à gauche du drapeau avec une balle plus tendue pour éviter de rouler dans le bunker de droite.

Le dosage sera le maître mot de votre approche sur ce trou.

Au départ du trou numéro cinq, encore un par-4 de 337 mètres, handicap 14, les arbres en bord de fairway faussent la perception de largeur.

Sur le premier coup, le tracé du trou veut que l’on s’appuie à gauche. Toutefois, il existe un danger avec un cours d’eau au bord gauche du fairway.

Comme le trou n’est pas très long, privilégiez un coup maîtrisé à un drive inconsidéré pour surtout soigner votre deuxième coup d’approche.

Le green est surélevé et un bunker le protège par la droite, mais cela ne devrait pas représenter une grande difficulté.

A noter, la nationale qui passe derrière le green, et qui peut légèrement perturber votre champ visuel.

Sur ce trou, mieux vaut être trop court que trop long, le danger se situant surtout après le green avec une rangée d’arbres d’où il peut être difficile de sortir.

Au départ du trou numéro six, le premier par-5 de la journée, un trou long de 465 mètres depuis les boules blanches, handicap 12, le dessin des back tees nous emmène vers la droite du trou alors qu’en réalité le trou est droit tout du long jusqu’au green.

Le fairway est large, et bordé par la nationale assez fréquentée. Le tout est de rester concentré et de pousser sa balle jusqu’au green.

Pas de réelles difficultés jusqu’au moment d’arriver sur le green qui lui est plutôt bien défendu par un green à droite qui se tient même en grande partie face à vous, et ferme l’accès pour une balle roulée.

A gauche, une légère pente ramènera éventuellement une balle roulée vers le centre du green, mais le plus sûr est d’arriver avec une approche lobée sur ce green en très léger dévers qu’il vaut mieux prendre à gauche du drapeau.

Au départ du trou numéro sept, un par-4 de 374 mètres, handicap 6, on se trouve devant un premier coup relativement délicat à jouer.

Tout de suite à gauche, on trouve un cours d’eau qui longe le tracé, et qui psychologiquement fait son office pour vous repousser vers la droite, or justement à droite, votre coup de départ est entravé par une rangée d’arbres, refermant très nettement le chemin pour aller jusqu’au fairway.

Le coup idéal est un coup de drive ou de bois 3 joué en fade tout en s’alignant légèrement à gauche pour éviter tous les pièges mis en jeu.

En fonction d’un premier coup réussi, le deuxième coup n’a alors plus rien de sorcier. Normalement, l’eau à droite est suffisamment éloignée pour ne pas vous influencer.

Pour attraper le green, l’idéal est d’arriver par la gauche pour éviter le bunker de droite. Comme souvent sur les trous de l’aller sur la Jalle, mieux vaut être court de green que trop long, et finir dans le bosquet derrière le green.

Au départ du trou numéro huit, un long par-3 de 204 mètres, handicap quatre, la longueur du trou sera le principal problème, sachant que le green est légèrement vallonné, ce qui n’arrange rien à l’affaire pour une éventuelle balle roulée, qui serait alors freinée dans sa course au trou.

Comme le green est très large, les deux bunkers sur les côtés ne représentent pas un réel obstacle.

Au départ du trou numéro neuf, un par-5 de 477 mètres, handicap 18, si ce n’est une légère impression d’étroitesse liés aux arbres qui bordent le départ, le reste du fairway est large et sans danger.

Aucun bunker de parcours pour bloquer votre balle, l’accès au green doit pouvoir se passer sans heurts.

Le choix du draw sur le premier coup peut être approprié, dans la mesure où le trou tourne légèrement à gauche.

Comme sur la plupart des trous de l’aller, le green est vaste et ne présente pas de difficultés particulières, si ce n’est deux bunkers posés de chaque côté.

Comment bien jouer sur le parcours de la Jalle : le Retour ?

Au départ du trou numéro dix, un par-4 de 365 mètres des blanches, handicap 9, on retrouve un dog-leg gauche qu’il vaut mieux jouer légèrement par la droite pour s’ouvrir complètement l’accès au trou sur le coup suivant dans le virage.

Le drive s’impose, et le fait de suivre le chemin du fairway aussi ! Aucun gain substantiel à essayer de couper le fairway à gauche pour les plus longs frappeurs.

Pour l’approche, attention, le green est légèrement bombé ce qui peut créer des rebonds surprenants.

Prendre le centre du green semble être le meilleur remède à toute mauvaise surprise.

Au départ du trou numéro onze, un par-5 de 453 mètres, handicap 17, on peut avoir l’impression que le jeu est étroit à cause des arbres qui longent les backtees, mais au contraire, le fairway est en fait très large.

Le green n’est pas excessivement protégé ! Avec trois bunkers, dont un premier bunker à droite assez avancé par rapport au green, si vous arrivez légèrement par la gauche du trou, ils ne seront en fait pas dans votre ligne de jeu.

Au départ du trou numéro douze, un par-3 de 153 mètres, handicap 3, un plan d’eau ferme totalement l’accès à une balle qui arriverait roulée.

Sur ce trou, censé être l’un des plus difficiles du parcours, tout peut dépendre de la position du drapeau !

De manière générale, il vaut mieux opter pour le fait de jouer le trou par la gauche, et là, une fois n’est pas coutume sur La Jalle, mieux vaut aussi être plus long que court.

Toutefois, gare à ne pas taper la petite butte située à gauche du plan d’eau et juste avant l’entrée du green, car elle pourrait justement pousser la balle à l’eau.

Les dangers étant principalement avant le green, le meilleur moyen de scorer sur ce trou est de jouer avec un club de plus pour être sûr de passer, tout en visant légèrement sur la gauche du trou, afin de se retrouver dans la partie la plus dégagée, en cas d’approche à faire.

Au départ du trou numéro treize, un par-4 de 390 mètres, handicap 1,le trou le plus difficile du parcours en théorie, il convient de jouer long et droit !

Bien entendu, plus facile à écrire qu’à faire !

Au départ du trou, il semble qu’un fer long soit recommandé, car la punition à droite ou à gauche peut s’avérer fatale, avec au mieux une balle injouable sous les arbres, et au pire, une balle perdue…à moins que ce ne soit l’inverse.

Pour corser le tout, vue que l’on n’a pas très envie de s’appuyer à gauche du fairway avec la proximité des arbres, à droite, à tombée de fer, se trouve un bunker qui peut paraitre insignifiant, mais au contraire, très bien placé pour gêner ce qui veulent assurer.

Sur le deuxième coup, la principale difficulté réside dans le fait qu’il faut avoir fait suffisamment de chemin sur le premier coup pour être bien avancée dans le virage, et avoir à la fois la bonne vision, et la trajectoire la plus ouverte pour parcourir le reste de la distance.

Seul réconfort, le green n’est pas particulièrement défendu, et au contraire, il est plutôt vaste.

Au départ du trou numéro quatorze, un par-4 de 330 mètres, handicap 13, pas de difficultés majeures à signaler.

Au contraire, un départ au drive en léger fade sera parfait pour assurer.

Sur le deuxième coup, l’approche, attention de rester sur la gauche du drapeau, car le green est légèrement incliné vers la droite.

Le principal piège de ce trou peut venir de la position du drapeau, notamment, s’il est en bord de green, et donc dans une pente.

Au départ du trou numéro quinze, un par-3 de 173 mètres, handicap 5, mis à part que l’on a la sensation de se retrouver dans un couloir d’arbres, et que le trou est très serré, pas de difficulté autre que la distance à parcourir pour toucher le green en régulation.

Long et droit, ce qu’il faut tout simplement essayer de faire pour accrocher un par ou un birdie sur ce trou.

Au départ du trou, on ne voit quasiment pas les deux bunkers posés de chaque côté du green.

Vue la forme du green, il vaut mieux chercher le centre avec un fer 4 ou un fer 3.

Au départ du trou numéro seize, un par-4 de 326 mètres en dog-leg gauche, handicap 11, le fait de couper le fairway pourrait être une bonne solution, si seulement les arbres n’étaient pas aussi hauts, et le virage aussi serré, ce qui implique peu de places pour poser son drive.

Autrement dit, il faut savoir être raisonnable et rester sur le chemin avec un premier coup assez court, mais placé dans le virage à angle droit, pour attaquer le green de face, sur le second coup à moins de 100 mètres du green.

Sur le green, le jeu peut être compliqué par la position du drapeau, qui peut soit mettre en jeu le premier bunker à gauche, soit le second bunker à droite.

Il est sans doute plus prudent de prendre le centre du green.

Au départ du trou numéro dix-sept, un par-5 de 470 mètres des blanches, handicap 15, on se retrouve comme souvent à la Jalle sur un départ étroit alors que le fairway est en fait très large.

Normalement, sur ce trou, on arrive jusqu’au green sans grands pépins. On notera seulement la présence à droite vers le green d’un petit plan d’eau, mais mis à part les sliceurs, il n’est pas dans la ligne de jeu, et donc par réellement un danger.

Concernant l’approche du green, celui-ci est assez large et profond, tout en étant défendu sur les côtés par de vastes bunkers. Un grand classique à la Jalle mais toutefois pas excessivement piégeux pour un golfeur qui cherchera le centre du green.

On n’en a pas beaucoup parlé jusqu’à présent, mais une remarque d’ordre général sur les bunkers s’impose : ils sont généralement assez longs, et disposés sur les côtés des trous.

Peu profonds, il faut plus sortir la balle que la lever très haut, tout en évitant un coup topé qui plongerait la balle dans le bunker d’en face.

En somme, les sorties de bunkers sont plutôt faciles par rapport à d’autres parcours de golf.

Au départ du trou numéro dix-huit, dernier trou de la partie, un par-4 de 355 mètres, un drive en fade s’impose pour épouser la courbe de ce dog-leg droit.

Bien que le fairway soit assez large, on est un peu sous pression par les arbres qui enferment le tracé du trou.

Pour l’approche, le green est paradoxalement assez dégagé puisqu’il jouxte le parking du club-house.

Le bunker de droite, situé avant le green ne paraît pas un réel danger pour celui qui va arriver par la gauche. En revanche, pour une fois, mieux vaut éviter d’être trop long, car derrière le green, on trouve un très grand bunker qui fait toute la largueur du green.

Sans doute pour arrêter de vilaines balles en direction du parking !

Au final, vous aurez bouclé 18 trous avec un slope relativement abordable de 118 sur un par-72 au tracé assez conventionnel. Certains pourraient dire monotone.

Pour les débutants, et ceux qui cherchent un parcours pour se remettre en jambes, c’est un parcours idéal.

En étant justement attentif sur quelques trous et quelques pièges, il est possible de ramener une bonne carte de score.

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