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Golf du Touquet La Mer : Le défi !

Golf du Touquet La Mer : Le défi !

Premier links de France, le parcours de la Mer au Touquet propose un véritable défi technique à relever, du long de ses 6430 mètres à jouer avec parfois plus de 30km/h de vents contres. Certains par-4 sont des « monstres » difficilement atteignables en deux coups. Surtout, à la différence d’un parcours plus « continental », le links de La Mer demande beaucoup d’humilité, et une stratégie fine. Redevenu dans le top-35 des meilleurs parcours d’Europe Continentale, grâce au travail soigneux des architectes Patrick Boissonnas et Franck Pont, La Mer prétend à redevenir une référence. Découvrez le type d’expérience golfique que vous pourriez vivre sur un parcours hors du commun, où parfois putter de 35 à 40 mètres à l’extérieur du green est la meilleure solution…

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Le golf, une expérience toujours personnelle

Nous, la communauté des golfeurs, avons à la fois beaucoup de points communs, et aussi, quand on y regarde de plus près, beaucoup de différences. Nous ne vivons pas les mêmes expériences sur un parcours de golf. Nous n’avons pas les mêmes attentes. Notre chemin golfique n’a pas nécessairement démarré au même endroit, et chacun vit finalement une histoire très personnelle avec le golf.

Au début de chaque partie, nous sommes bercés d’espoirs de vivre une bonne et belle partie. Comme nous avons tous joués des parcours différents jusqu’à cette fameuse partie, une fois le jeu démarré, l’expérience du parcours va être complètement différente.

Pourtant, ce dernier est relativement le même pour tous à la question près des boules de départs.

Pour avoir foulé les fairways et greens de la Mer début octobre en compagnie d’autres journalistes internationaux, j’ai pu noter à quel point chacun pouvait vivre une expérience très différente, et du coup, dégager des points de vue très différents sur cette expérience.

N’ayant jamais eu l’opportunité de jouer un véritable links auparavant, je n’ai forcément pas eu la même expérience que Brian Ward, journaliste d’un média de golf anglais, qui classe les meilleurs parcours en Europe dont beaucoup de links.

Dans sa longue vie de golfeur, il a déjà eu l’occasion de parcourir le monde, et jouer plus de 1200 parcours différents.

Sur 20 ans de pratique, cela représente 60 parcours différents chaque année.

J’ai beau avoir joué plus d’une centaine de parcours en France, en Espagne, au Maroc, ou aux Etats-Unis, sur un nouveau parcours type links, il me faut beaucoup d’humilité pour donner un avis objectif.

Dès les premiers trous, vous ne vous rendez pas forcément compte. Après tout, c’est peut-être un parcours comme un autre.

Ce n’est qu’au terme de la partie, que vous comprenez, à regret, que vous vous y êtes complètement mal pris.

Sans arbres autour, dans une végétation de dunes, à savoir basse, et pratiquement lunaire, si ce n’est le vert du fairway, je peux considérer que le vent, la longueur des trous, et le relief ont agi comme une machine à laver à tambour sur mon jeu.

Avec seulement 4 greens pris en régulation, et 4 pars, j’ai été lessivé par le parcours sur un score sans appel de 14 trous perdus à 4 gagnés !

Ici, une perte de confiance au drive ne pardonne pas. Ce parcours est vraiment un défi technique.

C’est ma façon la plus positive d’exprimer mon expérience sur ce links.

Un défi que je n’ai pas passé, car au bout de 14 à 15 trous, conscient de doubler mon index sur ce parcours, j’ai baissé la tête.

C’est pourquoi, dans cette revue, je tenais à faire part d’expériences d’autres joueurs.

La leçon d’un golf type links

Si j’ai trouvé tout très difficile (les greens très rapides, les distances très longues, les pièges bien aiguisés), les personnes avec qui j’ai joué, qui découvraient elles-aussi le terrain, n’ont pas forcément vécu la même expérience.

Le Journaliste du journal Le Point, Christophe Gaillard, avec qui j’ai déjà partagé des parties, et notamment vu en perdition à Evian, a joué et vécu cette partie d’une manière complètement différente.

Droit depuis les tees de départs, je l’ai vu défier la Mer avec beaucoup de patience, et sans se laisser trop impressionner. Il a été constant, et cela a été sa force.

Nos collègues britanniques étaient quant à eux beaucoup plus habitués à ce type de conditions, tout en reconnaissant poliment que des boules blanches, l’expérience était difficile.

Brian Ward, beaucoup plus expérimenté sur les links, golfeur 6 d’index, n’a certainement pas vécu l’expérience de la même manière, car bien habitué que moi, à jouer ce type de parcours.

Il est d’ailleurs à l’image d’une grande partie des golfeurs britanniques qui traversent la manche et viennent régulièrement jouer ce parcours.

Dans 60% des cas, ils viennent pour jouer la Mer alors que 40% optent pour le second parcours, la Forêt, un terrain que j’ai trouvé d’ailleurs beaucoup plus « accueillant », et plus proche de ce que je connais golfiquement parlant.

Dans un prochain sujet consacré à ce second parcours, j’aurai l’occasion de vanter la qualité excellente des greens.

S’agissant de la mer, depuis les boules blanches, et à plus de 6300 mètres de longs, Brian Ward a effectivement concédé que le parcours était bel et bien un défi.

Cela ne m’a pas tant rassuré.

J’ai pris une sacrée claque, qui allait considérablement remettre en question ma façon de jouer le parcours suivant, à Hardelot, le lendemain, où justement, j’ai complètement inversé les statistiques en changeant radicalement de stratégie, notamment sur les départs avec plus de 60% de fairways en régulations contre seulement 28% sur la Mer.

C’est la leçon que l’on peut prendre sur la Mer !

Accepter d’être plus court, mais tout faire pour jouer absolument droit ! Accepter de ne pas toujours être en capacité de prendre les greens en régulation, et tenter de tout sauver autour des greens.

Sur 14 greens, je suis resté trop court de la régulation à 13 reprises (92%).

Des greens particulièrement bien défendus, vallonnés, et extrêmement roulants, surtout dans le vent.

Si je pensais pouvoir me considérer comme un bon putter avant ce parcours, la valise de putts que j’ai pris m’a remis à ma place.

On passe doublement à la lessiveuse : Une fois sur les fairways, et une fois sur les greens.

Il m’a fallu plusieurs trous pour enfin comprendre que je jouais sur un links, et au lieu de chercher à chipper, compris qu’il fallait putter depuis des distances qui pourraient paraître incroyables.

C’est d’ailleurs ce qui est le plus amusant sur ce parcours, et que vous ne pourrez peut-être pas faire ailleurs.

Sur le parcours, il faut accepter de jouer sous le vent, sortir la panoplie des coups bas, et autour des greens, c’est la même chose.

Ce n’est pas qu’un concept ! Jouer un links demande de changer complètement toutes ces habitudes de jeu.

Plus qu’ailleurs, le golf est alors un « mind game », un défi, une nouvelle équation à résoudre. Je regrette d’avoir été trop naïf et insouciant, finalement inexpérimenté.

Si vous allez jouer ce parcours pour la première fois, essayez de vous ajouter dans une partie avec des habitués, et observez-les, ou même demandez-leur de vous conseiller sur les choix à opérer.

Il faut vraiment faire preuve d’humilité.

De cette expérience, c’est ce que j’ai retenu.

Pour optimiser sa partie, il faut essayer d’apprendre le plus vite possible, rester concentré le plus possible avec un plan de jeu, et ne pas en varier quoi qu’il arrive.

Ce n’est pas un parcours qui se joue la fleur au fusil ! C’est un défi à relever. J’imagine que les nombreux membres du golf du Touquet sont conscients de ce challenge, et pour cela, je leur tire un sacré coup de chapeau.

Un golf qui a une histoire et une âme

A l’occasion de ce parcours découverte, nous avons partagé quelques trous avec l’architecte Patrice Boissonnas, en charge de restaurer le parcours dans son tracé d’avant-guerre. J’ai pu voir dans ses yeux, l’amour qu’il porte à ce dessin hérité d’Harry Colt, une figure de sa profession, tout comme son envie de restaurer l’âme du parcours.

Un links pourrait faussement laisser croire que c’est un parcours « simple » dénué de végétation haute. Les paysages spécifiques aux dunes sont au contraire, complexes et très riches de diversités.

Il faut d’ailleurs rester humble quant à cette nature.

20 ans auparavant, les experts affirmaient qu’il fallait planter des arbres pour aider les dunes à se stabiliser.

Aujourd’hui, on sait que cette décision censée protéger l’environnement, a été une aberration. Sous un arbre, la végétation propre à une dune ne pousse pas !

Pour l’architecte français, il faut admettre un caractère imprévisible de la nature, et arrêter de dire « Je sais ». Parce que le parcours est posé sur ces dunes, sur un sol sablonneux, c’est un véritable links au sens où les anglais l’entendent.

Des 18 trous disputés, hasard ou coïncidence, mon meilleur feeling et score de la journée est justement intervenu sur les quatre trous récupérés grâce à des prises de vues aériennes, retrouvées tel un trésor par l’architecte, et son compère, Franck Pont.

Il ne s’agissait pas de jouer sur des trous comme n’importe quel autre, mais de jouer sur des trous redessinés selon l’imagination de l’architecte d’origine, où tout devait sembler d’époque.

A ce moment de la partie, j’ai levé le nez de mon jeu, pour contempler tout autour, un paysage qui devait être à peu de choses près, ce que pouvaient voir les golfeurs des années folles, celles de l’âge d’or du Touquet.

C’est un sentiment difficile à décrire, mais comme si on avait l’impression d’être plongé près d’un siècle en arrière, à une autre époque, elle-aussi insouciante. Comme si on puttait sous l’œil bienveillant des âmes des golfeurs qui ont joué ici par le passé.

Ainsi, je veux dire que peut-être plus qu’ailleurs, on sent l’âme de ce parcours. On ressent son histoire. Des grands noms ont foulé ses fairways. Ce golf est un héritage qu’il convenait de restaurer, et de protéger pour les générations futures.

Finalement, au Touquet, tout est une question d’histoire, car c’est son plus fort capital.

La rénovation des trous perdus contribue à alimenter son prestige, mais pas seulement.

Demain, vous ne viendrez pas seulement jouer au golf comme partout ailleurs, vous viendrez marcher dans les pas de l’histoire, la respirer, la sentir, et quelque part, inscrire votre nom et vos pas, dans cette histoire.

D’un point de vue mercantile, il y a bien entendu une logique économique pour justifier les dépenses mises en œuvre pour se donner tant de mal à retrouver la courbure des fairways d’origines, la dentelure des bunkers, et les vallons des greens.

Avec la restauration, et la montée en puissance du parcours dans les différents classements internationaux, le golf du Touquet ambitionne de redevenir une place forte du golf en Europe du Nord, pas seulement pour la clientèle britannique, mais aussi belge et française.

De ce point de vue, le nouveau club-house, à la fois moderne et parfaitement fondu dans le paysage, où la cuisine servie est délicate, va contribuer à ce nouvel essor.

Relèverez-vous le défi…

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