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Travaillez votre jeu de fers pour scorer sur le parcours

Travaillez votre jeu de fers pour scorer sur le parcours!

Récemment le PGA Tour a sorti une nouvelle statistique concernant le jeu des professionnels. Cette statistique devrait vous inciter à travailler votre jeu de fers ! Sans doute le secteur de jeu considéré à tort comme le moins spectaculaire, et donc le plus sous-estimé, alors qu’il est pourtant la clé d’une bonne carte sur le parcours.

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Bien entendu, quand vous regardez du golf à la télévision, et par chance, en cette période de Jeux Olympiques, une grande chaîne nationale et public en diffuse quelques extraits, vous êtes toujours bluffé par la distance au drive de nos grands champions.

Ceci étant, tout aussi récemment, un certain Monsieur Jim Furyk a rendu une carte incroyable de 58 sans être le plus long frappeur sur le tour.

Autre secteur de jeu spectaculaire au golf, les approches, et notamment celles au wedges, autrement appelés les clubs pour scorer, permettent d’effacer des erreurs. Pour autant, ce n’est pas nécessairement le plus facile au golf.

En France, nous avons un grand spécialiste en la personne de Victor Dubuisson.

Ce dernier, à l’occasion de son célèbre championnat du monde de match-play 2014 contre Jason Day, nous a sorti quelques coups incroyables, mais admettez qui son jeu de fers lui avait permis de mieux se placer, il aurait fait volontiers l’économie de ces coups sous haute pression.

Revoir les fabuleux coups d'approches de Dubuisson...

Oserai-je aussi dire que même si c’était magnifique à voir, il a peut-être perdu sa finale sur le fait de ne pas avoir pu être plus précis avec ses fers.

En tout cas, c’est ce qu’il ressort du nouveau système statistique du PGA Tour qui illustre assez bien la différence entre un pro dans le top-10, et un pro dans le top-100 !

Le jeu de fers, et notamment dans le domaine de la précision (et donc des approches) est ce qui fait le plus la différence sur le parcours.

Jusqu’à présent, c’était en quelque sorte un secret de polichinelle pour le milieu des enseignants, mais c’était aussi plus difficile à illustrer aux amateurs du fait que nous n’avions pas des faits quantifiables et facilement mesurables pour le prouver à travers l’expérience des pros.

Si vous avez l’occasion de suivre la rubrique statistique du PGA Tour, peut-être êtes-vous familier avec la notion de « strokes gained » qui illustre le nombre de coups gagnés dans un compartiment de jeu.

Jusqu’à présent, nos amis américains s’intéressaient essentiellement à la statistique des coups gagnés sur le green pour expliquer que tel ou tel joueur était meilleur au putting, et c’était pour cela qu’il gagnait le tournoi.

La statistique des coups gagnés au putting existe depuis 2011. Ce qui vient de se passer récemment est une petite révolution dans notre univers golfique, et peut-être la plus importante depuis des décennies.

Depuis le mois de juin, le PGA Tour a décomposé les coups gagnés en trois catégories : driving (aussi appelé off the tee), approach shots (en direction du green), et short game (en bord de greens).

En décomposant ainsi les coups gagnés, désormais, on peut réellement comprendre où un pro fait la différence par rapport aux autres, et alors que nous savons que généralement les cent meilleurs mondiaux sont souvent très proches en qualité de jeu.

Prenons un exemple : Deux pros jouent un par-3 à 190 mètres. Le premier tape son coup de fer et pose sa balle à 8 mètres du trou. Sur le putt, il rentre sa balle directement pour birdie. Le deuxième pro tape le même coup mais pose sa balle à vingt centimètres du trou. Il pousse son putt pour birdie.

Dans les statistiques globales du tour, les deux joueurs ont touché le green en régulation, et les deux joueurs n’ont eu besoin que d’un seul putt !

Vous m’accorderez qu’ils n’ont en fait pas joué de la même façon alors que le résultat est tout à fait identique !

La nouvelle catégorie statistique des coups gagnés (strokes gained) nous apporte une lecture complémentaire sur le jeu de golf.

La notion de coups gagnés ne mesure pas la distance mais le nombre de coups nécessaires pour performer ! Au final, c’est bien le score qui compte au golf !

Reprenons notre exemple !

Au départ du trou, les deux pros ont bien trois coups pour faire le PAR ! Un coup de fer et deux putts (au moins en théorie) …

Notre premier pro ayant posé sa balle à dix mètres avait en réalité deux coups pour faire cette distance par rapport à la moyenne des putts rentrés depuis cette distance. Comprenez qu’en moyenne à dix mètres, un pro rentre en deux coups.

En rentrant son putt en un seul coup, notre premier pro a « gagné » un coup sur la moyenne des putts habituellement utilisé pour faire cette distance !

Concernant le deuxième golfeur, considérant qu’en moyenne un pro tape un coup de fer pour se mettre à 4 mètres du trou, quand il pose sa balle à quelques centimètres, là-aussi, la nouvelle statistique considère qu’il a gagné un coup par rapport à ce qui est usuel par rapport à ses rivaux.

En revanche, poussé une balle de vingt centimètres de distance dans le trou n’est pas une performance sur le tour ! Pour le putting, il n’a donc pas gagné de coup.

Au final, nos deux joueurs ont signé un birdie en jouant très bien. Le premier a sorti un bon coup de fer, et surtout un superbe putt. Le second a sorti un coup de fer magistral, et un putt abordable.

En mesurant ce type de performance, le tour va donc nous permettre d’aller encore plus loin dans la compréhension de la performance des meilleurs joueurs, et si possible, transposable vers les amateurs.

Premier constat depuis le mois de juin 2016, les leaders à l’ordre du mérite (OWGR) se distinguent particulièrement dans la catégorie statistique « approach shots ».

Récemment, Jim Furyk a scoré 58 en dominant cette catégorie !

En 2016, alors que nous avons dépassé la moitié de la saison, l’australien Adam Scott a gagné 57 coups sur 63 parties disputées. Il se classe premier devant…Henrik Stenson qui a gagné 33 coups sur 41 parties.

Si on continue dans la lecture de ces statistiques, une en particulier ne devrait pas vous surprendre…Rory McIlroy est numéro un sur le PGA Tour pour les coups gagnés au drive avec 40 coups gagnés sur 53 parties.

Quelque part, cette dernière statistique est beaucoup plus révélatrice et importante que celle de la longueur moyenne au drive où il ne se classe que dixième à 8 mètres du plus long frappeur cette année, à savoir Dustin Johnson…

Bien entendu…on pouvait déjà se douter que la précision du jeu de fers était une clé de succès sur le tour. Maintenant, nous en avons aussi la preuve statistique ! La précision du jeu de fers est déterminante dans le score au golf…

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