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Comment maximiser des distances au golf par un meilleur sweet spot

Pour frapper plus loin au golf, ciblez plus souvent le sweet spot !

La plupart des golfeurs amateurs rêvent d’accroître leurs distances, clubs de golf en mains, et le tout sans faire trop d’efforts supplémentaires. Pour y parvenir, Les bons joueurs de golf ne cherchent pas à taper plus fort, et c’est ce qui devrait inspirer les débutants.

Pour maximiser la distance, partez à la recherche du sweet spot plus souvent

Pour la grande majorité des golfeurs, je recommanderais de swinguer en rythme, dans le bon tempo, tout en frappant la balle directement dans le sweet spot, ou si vous préférez dans le centre théorique de la face du club.

Cela parait simple en apparence !

En réalité, ce n’est pas aussi simpliste. Le fait de régulièrement frapper une balle de golf, pile en plein dans le sweet spot est en fait un peu plus compliqué.

Au contraire, les amateurs passent plus de temps à rater ce centre de la face que le contraire, ce qui provoque une série de mauvaises conséquences.

Comprenez que dès que vous manquez le sweet spot, votre balle est automatiquement plus courte que ce qu’elle aurait dû être tenant compte de votre vitesse de swing initiale, et de vos paramètres techniques en corrélation avec l’impact de balle.

Pour les amateurs qui s’entraînent au practice, sans l’aide d’un moniteur de golf, la tentation est grande de frapper plus fort pour retrouver la distance désirée.

Sauf que ce projet est vain.

Plus un amateur cherche à frapper fort, et plus, il augmente son pourcentage de chances de manquer le sweet spot, et donc, in fine de ne pas atteindre son objectif.

Pire, il se fatigue et peut même se décourager, cherchant une fausse solution à un problème qu’il identifie mal.

Le tout est de faire le bon diagnostic pour apporter la bonne réponse, et la force n’est pas au golf, la réponse la plus appropriée à la distance.

Il suffit de regarder un tournoi de golf à la télévision pour constater que les golfeurs les plus longs ne sont pas nécessairement les plus costauds physiquement.

Pendant des années, la puissance d’un John Daly a alimenté les fantasmes des golfeurs amateurs, pensant à tort que sa longueur au drive était le fruit de sa masse musculaire alors qu’elle était en fait la production de son incroyable élasticité.

De nos jours, le longiligne Bubba Watson est le dominateur régulier de la catégorie distance au drive.

Bubba Watson : le roi de la distance actuellement

Pourtant, il a un physique de Monsieur tout le monde, et alors que Tiger Woods passe son temps dans des salles de musculation, Bubba Watson est plus connu pour faire le pitre en-dehors des tournois, plutôt que de s’astreindre à un programme d’entrainement physique intensif.

Résultat, l’un drive en moyenne à 270 mètres et ne se blesse pratiquement jamais, tandis que l’autre drive entre 250 et 260 mètres, tout en étant fréquemment arrêté pour des douleurs diverses au dos ou aux genoux.

J’arrête là la comparaison, car les blessures de Woods ne sont pas simplement le fait de son entrainement physique, et ce serait trop long de rentrer dans ce sujet, ce qui nous éloignerait de ce que je veux vous démontrer : à savoir, la distance est le résultat d’un processus plus que de la force.

Sans rentrer dans des conseils trop complexes à formuler par écrit, je voudrais vous évoquer deux points clés :

  • Posture à l’adresse : Conservez la septième vertèbre cervicale aussi centrée que possible jusqu’à l’impact !
  • Au backswing : Conservez le même arc de swing tout au long du geste

L’importance des vertèbres cervicales à l’impact

Au moment où vous lisez ce titre, vous devez vous sentir décontenancé, car vous n’avez sans doute pas l’habitude que l’on vous parle de vertèbres ou de colonne vertébrale au sujet du swing de golf.

Je vous promets de faire simple.

La septième cervicale se situe à la base du cou.

Elle est assez facile à repérer car c’est celle qui ressort le plus.

La septième cervicale se situe à la base du cou.

Considérez là comme le centre de votre arc de swing.

Votre tête peut faire une légère rotation pendant le backswing pour s’ajuster à un grand mouvement de rotation des épaules, tout en conservant la base du cou centrée.

Pendant des années, un grand nombre de moniteurs de golf ont plaidé pour que la tête reste en arrière de la position de la balle au sommet du swing.

De mon côté, sur les practices, j’observe un grand nombre de golfeurs amateurs qui tournent leurs hanches de manière excessive, ce qui engendre un déplacement de la tête plutôt en direction du pied arrière.

En fait, ce mouvement excessif ajoute une tâche supplémentaire à la difficulté du swing de golf.

Toujours pour faire simple, prenons un exemple : Sam Snead, un golfeur américain très célèbre dans les années 40-50 est un modèle du genre pour la stabilité de la septième vertèbre cervicale.


Toutefois, je tiens à préciser qu’il n’est pas impossible de réaliser un swing de golf en bougeant la tête latéralement ou même de haut en bas…Simplement, cela diminue l’effet de levier, et diminue les chances de bien frapper la balle.

L’importance d’un arc de swing constant pendant toute la durée du geste

Une fois à l’adresse derrière la balle, on peut mesurer la distance entre la base du cou et l’arrière du club de golf, qui est plus communément appelée en anglais, le butt !

L’idéal à l’adresse étant d’avoir le bras dominant complètement en extension vers le sol, sans pour autant sacrifier à la souplesse, par trop de rigidité, ou le fait de serrer trop fort le grip.

A partir du moment où nous sommes capable de mesurer cette distance, il est intéressant de faire quelques constats.

La plupart des amateurs réduisent sans le vouloir cette distance ou plutôt arc de swing à l’approche du sommet du swing.

Ce phénomène est appelé réduction de l’arc de swing.

De manière littérale, cela correspond à un coude dominant qui plie et des épaules qui s’arrêtent de tourner.

Pour imager, c’est comme si un train quittait les rails avant d’arriver à la gare.

Précisons que ce qui est difficile au golf, c’est en fait de conserver la tête de club sur le bon rail, en particulier au moment où elle va entrer en contact avec la balle.

Quand je parle de rythme propre ou de bon tempo, je fais référence au fait que vous devez toujours être capable de ramener le club depuis le backswing au même point de départ à l’adresse, mais cette fois à l’impact.

Le fait de conserver ces paramètres pendant le swing n’engendre pas de perte de vitesse, et produit un contact plus solide.

Pour y parvenir, cela requière une très grosse rotation des épaules pour atteindre le sommet du swing avec un club parallèle au sol.

Chose qui n’est pas si simple quand une personne n’est pas très souple.

Dans ce cas, la meilleure chose à faire est de maintenir le rayon habituel du swing, et accepter la production d’une distance plus courte.

Bien sûr, vous pouvez aussi vous mettre au stretching pour développer une plus grande élasticité.


Cette tactique semble très bien payer pour l’espagnol Miguel Angel Jimenez qui passé 50 ans est toujours compétitif contre les jeunes loups du circuit de golf professionnel.

Pour en revenir au swing, je recommande de conserver un rayon d’arc de swing le plus élevé possible, même après l’impact au follow through.

Le bras arrière va en fait prendre le contrôle du swing quelques centimètres après l’impact (75 cm en fait) à mesure qu’il se lance en extension.

Cette action vous assure que vous ne perdez pas la largeur originale de votre swing après l’impact avec la balle.

La force centrifuge deviendra votre meilleure amie en maintenant une largeur de swing constante dans la zone d’impact.

Ne combattez pas ce phénomène, accompagnez-le !

La souplesse est la clé, et devrait remplacer le fait de tirer plus fort avec les bras.

Bien évidemment, la rotation du torse aide la création de force centrifuge, donc n’utilisez pas seulement vos bras, car cela rendra plus difficile le fait de maintenir l’arc de swing original.

En conclusion, savez-vous qui respecte scrupuleusement ces deux éléments au moment de réaliser un swing de golf : le robot Iron Byron qui est utilisé pour les tests de clubs de golf par les marques.


Iron Byron ne manque jamais le sweet spot. Il ne va pas simplement plus loin, mais il tape aussi de manière plus précise et plus régulière, justement parce qu’il respecte toujours les deux éléments décrits ci-dessus.

Bien entendu, les humains ne peuvent pas être aussi parfait qu’une machine, mais plus vous suivrez les bonnes règles, et plus vous aurez de chances de générer plus de distance sans efforts supplémentaires.

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