Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Comment réussir la transition du practice au parcours de golf

Comment réussir la transition du practice au parcours de golf

Vous avez peut-être vu ces vidéos présentant la routine de préparation des golfeurs professionnels du PGA Tour, une heure avant de débuter leurs parties. Bien qu’elles diffèrent légèrement selon les profils, ces routines sont répétées avec soin pour préparer à la performance sur les 18 trous à venir. Pour les amateurs, il n’est pas rare de constater au contraire, un réel écart de performance, entre ce qui est produit sur le tapis de practice, et ce qui arrive sur le parcours. Si vous connaissez vous-aussi ce type de décalage, cet article pourrait bien vous intéresser.

Découvrez nos formules d'abonnements

Préambule

Beaucoup de joueurs et joueuses au niveau amateur sont concernés par ce phénomène ou sensation de décalage entre la performance constatée au practice, et une fois sur le parcours.

Pourquoi arrivent-ils à taper de très bons coups, drives ou chips à l’entraînement, et pas toujours sur le parcours ?

Pour répondre à cette question, il convient de comprendre ce qui se passe réellement sur le parcours.

Parmi les premières réponses que l’on peut mettre en avant, on retrouve très souvent :

  • Sur le parcours, vous n’avez le droit qu’à un coup !
  • Le joueur est trop focalisé sur le score
  • Un mauvais coup engendre des conséquences, et parfois, des coups encore plus difficiles à jouer.
  • Le joueur a une approche trop mécanique de son swing.
  • Les lies varient beaucoup sur le parcours.
  • Le joueur ressent la pression.

Quand on parcoure cette liste d’explications plausibles, on comprend rapidement pourquoi il peut-être aussi facile de bien jouer au practice, et pourquoi, une fois sur le parcours, cela peut être une toute autre histoire.

C’est aussi l’occasion de comprendre que ceux qui jouent le mieux sur le parcours, sont aussi ceux ajoutent des ingrédients de variabilité, de pression, et d’enchaînement de conséquences dans leurs entraînements au practice !

Et à nouveau, l’exemple des professionnels peut être très instructif pour les amateurs.

Quand on interroge des joueurs de Ryder Cup comme Ian Poulter ou Graeme McDowell sur la préparation spécifique à une épreuve où la pression est gigantesque, ils répondent le plus souvent que dans le golf, tout doit être un jeu !

Comprenez qu’ils font de leurs séances de practices, des occasions comparables à celles qu’ils pourraient trouver sur le parcours.


Au cours d’une formation au brevet d’état pour l’encadrement et l’entraînement de jeunes footballeurs, un formateur de la FFF, un éducateur expliquait à ses élèves entraîneurs, que s’ils n’avaient pas préparer au préalable une séance d’entrainement spécifique, le meilleur moyen d’entraîner des joueurs était encore et tout simplement, le fait d’organiser un match !

De la même façon qu’il expliquait que courir en jogging en guise d’échauffement, ce que font tous les footballeurs amateurs, n’étaient pas le meilleur entraînement, puisque lors du match les joueurs enchainent les ruptures de rythmes, et de directions, et jamais une foulée longue et continue !

Tout ceci pour vous dire, que ce qui importe, c’est de s’entraîner à ce qui va se produire réellement en match.

Appliqué au golf, les exercices au practice seront plus efficaces s’ils sont corrélés aux situations réelles de jeu sur le parcours.

Ajoutez une dose de variabilité, de pression, et d'enchaînements de conséquences à vos entraînements

Prenons un exemple, et un exercice de putting qui va vous mettre en situation de variation, de pression accrue, et d’enchaînements de conséquences, pour justement, se mettre en phase de jeu réelle, et pas seulement à taper des putts.

Pour cet exercice d’une quinzaine de minutes, vous aurez besoin d’un putter, et d’une seule balle.

Entrainement au putting

Plus vous aurez l’occasion de pratiquer ce type d’exercices, et plus vous améliorerez votre putting sous pression depuis n’importe quelle distance.

Je vous présente ci-dessous la règle du jeu !

Au putting-green, vous allez jouer une partie sur 9 trous.

Le premier trou devra être joué à 6 mètres de distance, le second à 9 mètres, et le troisième à 12 mètres.

Vous allez devoir faire trois passages sur ces mêmes trous pour compléter une partie de 9 trous joués.

Si sur votre premier passage, vous arrivez à mettre la balle dans le trou sur les trois situations, vous marquez un point.

Dans le cas où vous n’y arrivez pas. Vous devez reculer chaque distance de putt d’une longueur d’un putter.

Si la balle termine son parcours dans le trou à chaque fois, vous marquez deux points.

Si vous manquez, vous devez à nouveau ajouter une longueur de putter à chaque coup, jusqu’à ce que vous rentriez la balle dans les trois trous.

Comptabilisez votre nombre de points quand vous aurez joué 9 trous.

Quel bénéfice pour votre jeu ?

Sur le premier putt, votre état d’esprit va très vite changer. Vous ne vous contenterez plus d’un bon putt à quelques centimètres du trou. Vous voudrez mettre la balle au fond du trou.

Le fait de se préparer à rentrer les putts dans les trous par rapport au fait de se mettre à côté, va avoir un effet capital sur le fait de baisser votre score.

Le fait que vous ne puissiez pas rentrer une majorité de putts à 3, 6 ou 9 mètres va avoir comme conséquences de vous laisser des petits putts à jouer sous pression à 1 ou 2 mètres.

Une fois sur le parcours, sur votre premier putt, vous serez dans la même situation, à savoir, devoir rentrer dès votre premier putt ! Le jeu pourra vous paraître plus facile que l’entraînement. Au moment où vous sentirez que vos parties seront plus faciles que vos entraînements, vous aurez fait un grand pas en avant pour votre jeu.

Pour finir, je vous recommande de préparer cet exercice avec la même routine que celle que vous utilisez sur le parcours.

Préparez-vous avec le même soin, ce qui peut impliquer de marquer votre balle, lire la pente, et répéter quelques putts d’entraînements.

L’objectif de cet exercice est de reproduire fidèlement ce qui se passe sur le parcours.

Je vous présenterai régulièrement d’autres exercices dans la même veine, pour que justement, vous ressentiez une diminution de l’écart entre le practice et le parcours.

Bon entraînement !

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.