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5 clés pour un jeu plus solide sur le parcours !

5 clés pour un jeu plus solide sur le parcours !

Sur le parcours de golf, quand les choses se corsent, êtes-vous un golfeur suffisamment solide ou résistant pour sauver un par ou au contraire plonger dans les bras d’un bogey ou pire ? Dans cet article, je vais vous donner 5 clés pour éprouver votre jeu dans des situations délicates.

Sommaire de l'article consacré à la force mentale sur le parcours de golf

  1. Préambule
  2. Le coup de moins bien
  3. Savoir rebondir est un art !
  4. Comment être plus fort mentalement ?

Préambule

Avez-vous ce qu’il faut pour vous sortir des mauvais pas qu’un parcours de golf peut mettre sur votre chemin ? Etes-vous en mesure d’exploiter votre talent et vos compétences dans les moments cruciaux ?

Des questions qu’on ne se pose pas forcément avant d’aller jouer au golf.

Au cours d’une partie de golf, il existe de nombreux moments de hauts et de bas qu’il faut bien pouvoir gérer pour rendre une relative bonne carte de score.

Cela vous est sans doute déjà arrivé…ce fameux moment où sur le parcours, pour l’instant, les choses se passent bien pour vous…puis d’un coup, sans prévenir, un mauvais coup créé un enchainement de situations complexes à gérer, qui vous conduisent en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ouf un vilain triple bogey.

Un résultat qui gâche une carte de score, surtout quand on ambitionne de jouer en-dessous de son index.

Mais plus embêtant, ce genre de mésaventure se reproduit régulièrement vous empêchant de tirer pleinement profit de votre niveau de jeu réel.

Le coup de moins bien

Une des zones de jeu que je travaille particulièrement avec mes élèves et sportifs de haut niveau correspond justement à ce stade qui nécessite de la résilience ou ce que j’appelle de la force mentale.

Il existe une véritable frontière entre ceux qui réalisent de solides performances, et ceux qui sont en difficultés.

Dans un sport de haut niveau, cette ligne de séparation peut parfois être assez ténue.

Un coup perdu ici et là en raison d’un manque de résistance mentale peut faire la différence entre gagner ou perdre.

Quelques années en arrière, le célèbre coach de golf, Butch Harmon interrogé sur la différence entre les bons golfeurs et les très grands joueurs avait fait une réponse assez courte mais terriblement efficace « La capacité à se remettre d’un mauvais coup et de l’adversité plus vite que n’importe qui d’autre !

Vous avez besoin de force mentale pour réussir à atteindre vos capacités maximums, et être plus consistant dans votre jeu.

Matt Kuchar en difficulté sur le 17 à Sawgrass

Cette semaine se tenait à différents endroits de France, les championnats par équipes messieurs.

J’ai eu l’occasion de suivre quelques parties au golf du Clou, théâtre des championnats de quatrième division.

C’est très intéressant de suivre des parties de très bons amateurs, et de voir comment ils gèrent ces fameux moments de hauts et de bas, surtout ces fameux coups de moins biens.

Dans ces cas, la façon dont le corps parle ne trompe pas !

Le langage corporel est le meilleur moyen pour moi d’observer ceux qui vont se sortir plus rapidement que les autres d’un coup de moins bien.

Il est très important que vous admettiez que ces enchainements de bonnes et mauvaises phases font partie intégrante de toute partie de golf.

Ce qui fait la différence entre un bon joueur et un autre, c’est cette fameuse capacité à accepter la situation pour la dépasser.

Quand on suit des parties de très bons joueurs, on peut voir que pour certains, cette mauvaise passe ne dure qu’un trou et pour d’autres, cela peut durer quatre ou plus…

Savoir rebondir est un art !

Sur le PGA Tour, on mesure la capacité des golfeurs du tour à rebondir à travers une statistique qui s’appelle « Bounce back ».

Vous n’êtes peut-être pas familier de cette statistique et de sa signification.

Pourtant c’est grâce à cette mesure exprimée en pourcentage que l’on est capable de distinguer les golfeurs qui arrivent à sortir rapidement d’un mauvais pas.

Concrètement, il s’agit de calculer le pourcentage de fois où un golfeur qui commet un bogey arrive à rentrer un birdie sur le trou suivant.

Cette statistique est vraiment importante car elle définit la résilience, et la force mentale d’un joueur.

Comment un joueur est capable à retourner les choses en sa faveur, et ne pas tomber dans une série d’erreurs qui finiraient par dicter sa façon de joueur…

Si vous regardez ce classement 2015 en date du dernier championnat du monde de Match-play, vous verrez que trois joueurs se détachent : Jason Day, Bubba Watson, et Jordan Spieth…Ce dernier ayant tout juste remporté le dernier Masters d’Augusta.

Sur le PGA Tour, on mesure la capacité des golfeurs du tour à rebondir à travers une statistique qui s’appelle « Bounce back ».

Mais j’aimerais attirer votre attention sur un golfeur peut-être un peu moins connu, JB Holmes qui est 16ème de ce classement après 46 tours joués avec un pourcentage de bounce back de 26,8% quand le meilleur, Jason Day arrive au taux de 33,3%.

Holmes s’est distingué en réalisant un très bon début de saison.

Actuellement 3ème de la Fedex Cup, et 12ème mondial, il a notamment remporté une victoire et complété deux deuxièmes places pour 5 top-10 en treize tournois disputés.

Soit sa meilleure saison depuis qu’il joue sur le tour nord-américain !

Holmes est justement un excellent exemple de force mentale, et de capacité à rebondir.

En 2011, atteint de la maladie de Chiari, il a dû subir une importante chirurgie au cerveau pour finalement revenir sur le tour, et de nouveau jouer à son meilleur niveau.

Autre exemple, celui de Rory McIlroy lors du dernier championnat du monde de Match-play qui a fini par remporter l’épreuve après être passé plusieurs fois près de l’élimination.

Contre Billy Horschel ou Jim Furyk, McIlroy a connu des coups de moins bien à quelques trous de la fin de ses parties, néanmoins, il a trouvé les ressources nécessaires pour revenir au score, et finalement l’emporter en jouant sur ses points forts.

Comme vous, les pros ont des moments difficiles sur le parcours, mais de leurs capacités à s’en remettre, dépend le montant du chèque qu’ils perçoivent.

La statistique du bounce back est donc étroitement liée aux bons résultats sur le tour.

Mon travail m’amène à repérer les compétences émotionnelles des golfeurs, et ainsi observer à quel point, il existe un lien étroit entre self control, concentration, et force mentale.

Comme je le dis souvent, les émotions conduisent le jeu de golf.

Si vos émotions vous dominent, et que vous n’arrivez pas à les dominer, vous risquez de ne pas arriver à rebondir rapidement (bounce back).

Comment être plus fort mentalement ?

Que peut-on faire quand on arrive dans cette phase d’une partie de golf où les choses se corsent, et que vous avez besoin de force mentale ?

Je ne vais pas vous mentir, cela va vous prendre du temps, mais avec un peu de travail, vous pourrez sentir rapidement les premiers bénéfices.

Découvrez ci-dessous cinq conseils pour mieux appréhender cette phase de jeu…

1er conseil : Ayez toujours un plan de jeu avant de disputer une partie de golf !

J’ajouterai…ayez un plan de jeu à long terme pour votre progression, et un plan de jeu pour chaque partie.

Le but étant d’être organisé, et de se fixer des objectifs atteignables.

Ce sera plus simple si vous avez un jeu structuré pour repérer les moments de difficultés.

2ème conseil : Acceptez que le golf soit en fait un jeu de coups manqués !

En vérité, il y a de grandes chances qu’une fois sur le parcours, vous allez rater un certain nombre de coups.

Les pros manquent des coups, et vous aussi.

Décidez de lâcher prise sur les mauvais coups. Voyez ces petits errements comme des challenges et des opportunités de construire votre force mentale.

Utilisez vos succès et vos échecs comme des feedbacks à analyser après une partie.

3ème conseil : Soyez émotionnellement conscient !

Développez votre force mentale en étant plus conscient de vos émotions, positives ou négatives…

Souvenez-vous que vous ne pourrez pas améliorer ce que vous ne connaissez pas.

Soyez attentif aux émotions négatives qui bloquent votre meilleur niveau de jeu, et vous conduisent à enchaîner les bogeys, tout comme vous devez être attentif aux émotions positives qui vous permettent de jouer à votre maximum.

4ème conseil : Le fait de très bien jouer au golf dépend beaucoup de votre capacité à vous concentrer sur le coup que vous allez jouer, sans penser à celui que vous venez de jouer ou le prochain.

Soyez votre meilleur ami, et votre caddie émotionnel !

C’est comme cela que les meilleurs joueurs passent les mauvais moments. Ils acceptent les mauvais coups, et tentent de se battre eux-mêmes.

Soyez votre meilleur supporteur.

5ème conseil : Adaptez-vous à chaque situation.

Jack Nicklaus lui-même déclarait que le golf est prioritairement lié à votre capacité à vous adapter à vos émotions.

Quand vous voulez performer, vous n’acceptez pas que des circonstances imprévues ou négatives vous affectent.

Il faut admettre que chaque situation rencontré sur le parcours est complètement différente.

Il faut donc s’adapter, et trouver en permanence, la meilleure solution.

La solidité sur le parcours n’est pas une compétence négociable si vous voulez devenir un bon golfeur.

J’espère qu’avec ces 5 conseils vous trouverez les bases de votre future force mentale sur le parcours.

La solidité sur le parcours n’est pas une compétence négociable si vous voulez devenir un bon golfeur.

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