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Les blessures au golf, et comment se préserver

Les principales blessures au golf, et comment les éviter

Quel amateur n’a jamais entendu un golfeur se plaindre de douleurs au niveau du dos ou du coude ? Récurrentes et handicapantes, les blessures des golfeurs peuvent être évitées si le joueur peut, et sait bouger en respectant la physiologie de son corps dans le mouvement.

Sommaire de l'article sur les blessures au golf

1 Les blessures les plus fréquentes

2 Les principales causes de blessures dans le golf

3 La physiologie des Lombaires

4 La physiologie du swing de golf

5 Utiliser la position physiologique idéale à l’adresse

6 Les positions de tous les dangers

7 Les schémas moteurs

8 Comment se préserver

9 L’importance d’un état des lieux de chacun, car nous sommes tous différents

Nous avons établi dans notre article précédent que le golf, malgré des préjugés persistants, demeure un sport physiquement exigeant.

Or, peu de golfeurs, en dehors du circuit professionnel et des amateurs de haut niveau, prêtent attention à leurs capacités physiques, ne serait-ce qu’en suivant un protocole d’échauffement, avant de se rendre au practice ou au départ.

Ainsi, bon nombre de golfeurs se font régulièrement soigner par des ostéopathes, chiropracteurs et kinésithérapeutes avec un taux de récidive élevé.

Les blessures les plus fréquentes

Nous avons distingué ici 4 catégories de joueurs (tous droitiers) : les amateurs femme ou homme et les professionnels femme ou homme, et avons répertorié les 4 blessures les plus fréquentes.

Les principales blessures au golf


Les principales causes de blessures dans le golf

Mécanique corporelle inadaptée

Biomécanique du swing inadaptée

Pratique excessive

Pas de programme d’entrainement physique personnalisé régulier

Mauvaise alimentation

Fitting inadapté

Nous nous focaliserons dans cet article sur la mécanique corporelle.

Vous avez remarqué dans les graphiques précédents que le bas du dos, ou zone lombaire, est la zone la plus souvent touchée par la blessure (hors cas des professionnels femmes).

Pour en comprendre les raisons nous devons tout d’abord poser les bases de la physiologie humaine dans le golf.

La physiologie des Lombaires

Leur principale fonction est la flexion-extension, mais elles possèdent une mobilité en rotation axiale de 1° par vertèbres soit 5° pour l’ensemble du groupe.

Les lombaires

La zone lombaire est considérée comme une zone de stabilité, c’est-à-dire qu’elle doit être capable de maintenir une position inchangée sous la pression d’une force extérieure.

Les lombaires ne sont donc physiologiquement pas conçues pour effectuer des rotations et doivent demeurer une zone de stabilité lors de la réalisation de tout mouvement, pour éviter un risque de blessure et/ou douleur.

La physiologie du swing de golf

Selon Gray Cook, référence mondiale de l’optimisation fonctionnelle, durant le swing de golf, comme lors de tout autre mouvement, le corps s’organise autour de zones de stabilité et de mobilité.

mobilité et stabilité

Le swing de golf est une séquence coordonnée d’activation de muscles.

Cette séquence doit être parfaitement maîtrisée pour obtenir un mouvement fluide.

Trois paramètres clés interdépendants sont nécessaires à sa bonne réalisation : mobilité, stabilité et puissance.

Utiliser la position physiologique idéale à l’adresse

La colonne, en position d’adresse a tendance à être tirée en avant.

Une bonne mobilité au niveau du bassin revêt donc une importance capitale si l’on souhaite pouvoir placer l’axe vertébral dans son équilibre postural (milieu des hanches aligné avec le milieu des épaules).

Cet équilibre postural va permettre une mise en tension homogène de la partie basse du dos en répartissant les forces de manière homogène par l’effet de « poutre composite ».

Cet effet de poutre sera généré par l’ensemble musculaire des abdominaux en co-contraction.

De cette manière vous obtiendrez une zone de stabilité au niveau de votre colonne lombaire, qui, combinée à la mobilité des hanches, vous permettra de passer du backswing au downswing sans abimer vos lombaires.

Cet équilibre parfait entre les zones de mobilité et de stabilité est malheureusement perturbé chez la totalité d’entre nous.

Ceci est dû notamment à des positions répétitives inhibant certains de nos muscles.

Les positions de tous les dangers

La position assise.

La majorité d’entre nous passe un temps considérable en position assise (environ 8 à 10 heures par jour), que ce soit au bureau, à table ou dans les transports.

La position assise

Cela signifie que nous sommes en appui sur nos fessiers la majorité du temps.

Cette sollicitation constante d’appui sur les muscles fessiers va amener notre cerveau à utiliser ce que nous appelons le phénomène de dominance synergique.

La dominance synergique permet à notre cerveau de ne plus tenir compte de l’information de sollicitation constante, et donc de mettre nos fessiers au « repos ».

La conséquence de ce changement de stratégie motrice est la création d’une compensation dans le mouvement par la musculature lombaire et les ischios-jambiers, laissant les fessiers atoniques.

Cette compensation va nous entraîner à sur-solliciter nos lombaires dans des mouvements non naturels pour elles.

La flexion de hanche, est l’autre position répétitive majeure.

Nous l’utilisons à la fois en position assise, la nuit en dormant en position dite « de chien de fusil », ou allongé naturellement sur le côté.

Ces positions accentuent la mise en position courte de nos muscles psoas.

Après avoir passé un certain temps dans cette position, une rétraction apparaît et vient, par exemple, lors d’un passage de la position assise à la position debout augmenter la lordose lombaire et la pression sur les deux derniers disques L4 et L5.

Nous venons de vous décrire les deux principaux phénomènes amenant à des déséquilibres au niveau de la physiologie.

Voyons maintenant sur un plan moteur quels sont les manques de motricité augmentant le facteur de risque de blessure et/ou douleur.

Les schémas moteurs

Les possibilités de mouvement de notre corps peuvent être décomposées en 7 schémas moteurs (mouvements fonctionnels de base).

Ces mouvements fonctionnels, appris dès notre plus jeune âge, permettent aux différents segments de notre corps de travailler en harmonie.

Ils sont en quelque sorte des programmes utilisés par notre cerveau pour produire tous nos mouvements.

Le stress, les positions répétitives et une mauvaise gestuelle technique perturbent ces schémas.

Le corps est contraint de mettre en place des attitudes compensatoires, pouvant générer des dysfonctionnements à l’origine de douleurs et de blessures.

Comment se préserver

Entretenir la mobilité du bassin en anté et rétroversion

La mobilité du bassin influence la posture à l’adresse (lors du placement de la colonne vertébrale), puis la phase de transition dans le swing (phase d’antéversion puis de rétroversion du bassin) afin de permettre aux abdominaux de s’exprimer totalement et de libérer leur puissance lors de la dernière phase, celle du downswing.

Une perte de mobilité du bassin en anté et rétroversion a une action directe sur l’angle inversé de la colonne au sommet du backswing mettant ainsi en contrainte les deux dernières lombaires par une extension globale de l’axe vertébral.

La faiblesse des muscles fessiers (expliquée précédemment), une limitation de mobilité dans la zone thoracique ou une limitation de mobilité en rotation externe des épaules accentuent ce risque d’angle inversé.

Le défi, lors de la présence de douleurs et/ou blessures, au-delà du soin de la zone impactée, est donc d’identifier leurs origines.

L’importance d’un état des lieux de chacun, car nous sommes tous différents

La vérification des limitations d’amplitude passe par un diagnostic précis des capacités en mobilité et stabilité qui nous permettra de connaitre l’origine des limitations (articulaire, musculaire ou motrice).

Cette évaluation physique, complétée par une analyse en 3 Dimensions (obtention de la séquence cinématique) avec un matériel ayant 6 degrés de liberté (tel que l’AMM ou la K Vest 6D) nous permet de savoir exactement la manière dont le corps s’organise pour taper une balle. Seul ce matériel permet :

d’évaluer la capacité à taper une balle de manière efficace (capacité à reproduire un geste)

d’observer comment les limitations physiques influencent le geste (ex : angle inversé de colonne)

Ces tests permettent de déterminer les risques potentiels de blessures liés à vos caractéristiques physiques personnelles.

Un travail préventif et d’amélioration peut alors être envisagé afin d’observer la règle numéro un de tout sport : ne pas se blesser.

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