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Quel est le bon rythme pour faire un parcours de golf?

Quel est le bon rythme pour faire un parcours de golf?

Une des plaies qui empêche de nouveaux golfeurs de rejoindre notre communauté sportive, ou bien qui a pour conséquence d’amener certains golfeurs à se lasser et abandonner ce sport, est que quelquefois le jeu peut être si lent, qu’une partie de golf qui devrait être un pur moment de plaisir, fini par trop s’éterniser, en rendant quelque uns exaspérés, et d’autres découragés.

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Le rythme pour jouer au golf: Entre trop lent, et quelquefois trop rapide…il faut trouver le bon!

De nombreux efforts sont fait par les fédérations et les clubs, pour sensibiliser les joueurs au jeu lent et à ses inconvénients, pourtant nous allons le voir aussi, point trop n’en faut…

Nous avons tous des exemples de joueurs capables de faire un parcours de 18 trous un matin de semaine en moins de 2 heures, alors que ce dimanche sur ce même parcours nous avons mis plus de 6 heures, contraints d’attendre derrière les parties qui nous précédaient…

Le temps d’un parcours : question d’âge ou de culture ?

2 heures ou 6 heures pour faire un parcours de18 trous ?

Deux extrêmes sans aucun doute, essayons de trouver la juste mesure.

Question d’âge :

On pourrait facilement imaginer que les plus jeunes golfeurs sont les plus rapides sur un parcours, et les seniors les plus lents.

Pourtant, souvent ce n’est pas ce que nous constatons.

Les seniors et plus encore les retraités, aiment bien généralement se retrouver régulièrement en semaine, le matin, et le plus tôt possible.

Un petit café au club house avant de partir, et voilà une journée qui commence bien, et avec ses amis…, pour faire de l’exercice voire du « sport ».

Si l’esprit de compétition est bien présent, ce doit être avant tout un moment de plaisir amical, on ne joue pas sa vie, et encore moins son avenir de professionnel du golf.

Alors certes, on compte les coups, on se moque un peu ou on se félicite, mais au fond l’essentiel est bien de jouer au golf avec des amis, et de passer un bon moment.

Ils ont appris avec l’expérience, que comme pour les clous, un coup chasse l’autre, un trop mauvais coup et une balle perdue, on passe au trou suivant, rien de bien grave, le plaisir est intact…

Nos amis seront de retour pour le déjeuner, sans voir traîné, ni bâclée leur partie.

Soucieux du respect des autres joueurs et forts de leur expérience, ils ont surveillé leurs temps de passage, observé la partie qui les suivait pour éventuellement laisser passer des joueurs plus rapides, si besoin.

Ce n’est bien entendu pas une généralité concernant les seniors golfeurs, juste une tendance, et vous connaissez tous des contres exemples.

Pour les plus jeunes, le temps n’a pas la même valeur que pour nos amis seniors, et les objectifs golfiques sont souvent différents.

Dégager une demi-journée pour aller jouer au golf quand on est jeunes actifs ou jeunes parents, ce n’est pas toujours évident, alors mieux vaut en profiter au maximum. Et dans ce cas, le temps ne compte plus…

Le golf est un des rares sports où malgré la difficulté du jeu, on peut rapidement faire des compétitions. La progression se mesure en points stableford où chaque coup en moins est une performance quelque soit son niveau.

L’image des joueurs professionnels véhiculée par la télévision peut devenir un modèle à suivre quand on veut progresser, et gagner...

La tentation est grande pour nos jeunes amis golfeurs de calquer leur façon de jouer sur celle des champions du PGA Tour, où chaque coup, chaque putt, peut rapporter des milliers de dollars. Nous pouvons essayer de nous inspirer et de copier leurs gestes, leurs swings, mais nous ne jouons pas dans les mêmes conditions, ni avec les mêmes objectifs.

Il est à noter cependant que même au niveau professionnel, le jeu lent est un problème.

L’USGA a lancé plusieurs nouvelles politiques pour ses tournois majeurs. Elle a formé des arbitres qui marchent avec chaque groupe afin d'êtres plus proactifs quand les joueurs sont en retard.

Chez nos amateurs, quand pendant une partie de 3 ou 4 joueurs, sur le green, chacun met de longues, trop longues minutes, à analyser chaque putt, le temps passe et les suivants attendent.

L’exemple des joueurs professionnels n’est pas du genre à suivre si l’on souhaite que nos parties dominicales restent fluides.

Question de culture :

En France comme au Royaume Unis ou aux USA, le golf a commencé à se démocratiser bien avant d’atteindre la saturation des parcours.

Ce n’est que quand le seuil critique d’occupation des parcours a été atteint, que les fédérations et les directions de golfs ont jugé indispensable de sensibiliser les golfeurs aux méfaits du jeu trop lent.

En règle générale cette sensibilisation est suivie d’effet, et globalement en dehors de quelques usines à golf le weekend, les temps de jeu sont maintenant corrects.

Dans d’autres pays, comme par exemple le Portugal, l’historique du golf étant différente, les effets de cette sensibilisation au jeu lent peuvent êtres très surprenants.

Bien que le Portugal compte certains parcours plus que centenaires et une fréquentation étrangère tout aussi ancienne, la majorité des golfeurs portugais ont découvert le golf récemment.

Une des premières règles que l’on leur a enseignées, concerne le jeu lent, et à vouloir aller vite, quelquefois ils vont vraiment trop, trop, vite…

Départ au lever du jour, une partie de quatre où chacun joue sa partie en courant, sans se soucier trop des autres jusqu’à les retrouver sur le green, avec des balles qui sifflent aux oreilles, ça va vraiment très vite ! Et ainsi un parcours de 5800 mètres peut être avalé en 3 heures à quatre joueurs. Un café, et l’addition, avant la sieste…

Alors certes dans ce cas, le jeu est rapide, mais est-ce encore vraiment encore du golf ?

Et l’administration des parcours de golf, dans tout ça ?

Selon Bill Yates, un ancien expert de l'efficacité dans l'industrie, et dont l'activité principale est maintenant la consultation des terrains de golf et particulièrement pour l’accélération du jeu, le comportement des joueurs ne se classe qu'au deuxième rang sur sa liste des cinq principales causes de jeu lent.

En N°1 : les pratiques et politiques de gestion des départs. « Les joueurs peuvent être blâmé pour beaucoup, oui, mais si les responsables envoient trop de joueurs trop vite, personne n'a une chance ».

Les gestionnaires de parcours peuvent identifier où sont les goulets d’étranglement qui ralentissent le jeu et faire en sorte de les améliorer.

L’alternance des parties de 2, 3 ou 4 joueurs doit être gérée avant leur départ, ou bien par un employé du golf en cours de partie.

Enfin, les difficultés prévisibles du parcours et le nombre de golfeurs que le parcours est capable d’accueillir simultanément, doivent définir un temps correct entre chaque départ.

Il appartient au parcours de golf d’informer avec précision les joueurs en fonction de leur heure de départ, de leurs heures de passage à chaque trou.

Sans avoir la prétention de refaire l’architecture des parcours de golf, il apparaît tout de même souvent des incohérences dans l’enchaînement des trous, qui entraînent ces fameux goulets d’étranglement.

Au titre du bon exemple, toujours selon Bill Yates, le Old Course de St. Andrews en Ecosse est la conception parfaite pour le rythme d’un parcours : « En effet, il a été conçu par le golf lui-même au cours des siècles, non par l'homme. » Le premier par-trois est le huitième trou, précédé par quatre par-quatre, un par-cinq et deux autres par-quatre.

Plus que le temps absolu qu’il faut pour faire un parcours, c’est la constante fluidité qui donnera satisfaction à tous.

Les golfs devraient ainsi adapter le temps entre chaque départ en tenant compte du nombre de joueurs sur le parcours, et moduler de 7 à 8 minutes en allant dans certains cas jusqu’à 10 à 12 minutes.

C’est certes un équilibre délicat, leur objectif étant de maximiser les revenus en mettant le plus possible de golfeurs sur le parcours, cependant ils le font au péril de l’insatisfaction de leurs clients.

Question de logique :

Si c’est un mythe d’affirmer que tous les parcours doivent êtres joués en quatre heures, passer plus de cinq heures sur un parcours est incompatible avec nos vies contemporaines, il y a un certain nombre de moyens simples d’accélérer le golf sans tomber dans des extrêmes.

L’objectif est d’atteindre une certaine fluidité pour la satisfaction de tous, de ses partenaires, des autres parties, et de sois même.

Soyez toujours prêt à jouer quand ce sera votre tour. Calculez le coup que vous allez avoir à jouer en vous rendant sur votre balle, estimez le club que vous allez devoir utiliser pour exécuter ce coup.

Et lorsque que vous arrivez sur votre balle, effectuez un ou deux coups d’essai, le tout ne prenant pas plus de 30 secondes.

En jouant trop lentement on pénalise les autres joueurs. En jouant trop vite on peut difficilement mettre en pratique une quelconque qualité de jeu, et ignorer aussi l’environnement qui pourtant fait partie du charme de ce sport.

En somme, jouer à un bon rythme, ni trop lent ni trop rapide, et profiter de ce sport qui nous passionne tant, quelle que soit sa génération et son niveau de jeu.

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