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Les règles de golf 2016 évoluent sous le sceau de la simplicité !

Les règles de golf 2016 évoluent sous le sceau de la simplicité !

Lundi 26 octobre 2015, le Royal & Ancient a tenu une conférence de presse en vue d’informer les médias et les golfeurs des principaux changements de règles pour les quatre années à venir. Co-signées par le R&A, et l’USGA, ces nouvelles règles mettent en lumière quatre modifications qui devraient aller dans un sens de clémence et de clarification. Découvrez ce qui va changer.

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La mesure la plus emblématique des nouvelles règles de golf mises à jour en 2016 sera très certainement l’interdiction définitive de l’ancrage au putting. Attention, il ne s’agira pas d’une interdiction visant un équipement ou un putter en particulier, mais bien un usage.

Cette mesure a marqué les trois dernières années mais il faut bien admettre qu’elle aura surtout concerné les golfeurs professionnels comme Adam Scott ou Webb Simpson, plus que les amateurs européens qui pour la plupart ne connaissent tout simplement pas cette technique de putting controversé.

Bien que certains adeptes aient dans un premier temps étudié la possibilité de faire obstacle à cette interdiction, ce jour, elle est passée comme une lettre à la poste avec la règle 14-1b , et les derniers adeptes ont tous adopté un style de putting plus conventionnel.

Mis à part ce cas particulier, les trois autres principaux changements vont dans le sens de la simplification, comme en témoigne David Rickman, le directeur du département règles et matériel pour le R&A.

« Le Royal & Ancient et l’USGA ont travaillé en étroite collaboration tout en consultant les membres pour délivrer une mise à jour des règles qui soient compréhensibles par tous, tout autour du monde. »

Assouplissement de la règle 18-2b

Le changement le plus significatif va concerner la règle 18-2b. Un golfeur ne sera plus nécessairement sanctionné quand une balle se déplacera de son point initial à l’adresse, et sans que ce soit le résultat d’une action volontaire du joueur.

Les commissaires de parcours pourront prendre en considération d’autres paramètres comme le temps écoulé entre le moment où un joueur va toucher le sol avec son club, et si balle a été déplacée.

Cette règle avait déjà été ajustée en 2012 pour prendre en compte l’effet du vent sur une balle à l’adresse. Il avait aussi été décidé d’un seul coup de pénalité quand il pouvait être démontré que c’était bien le joueur qui avait entraîné ce déplacement.

En résumé, comprenez que dans n’importe quelle situation où la balle bouge de sa position avant d’être tapée, vous ne serez plus systématiquement pénalisable, sauf dans le cas où vous agissez volontairement, et/ou pour tricher, ce qui au maximum, ne coûtera qu’un coup de pénalité.

Assouplissement de la règle 6-6d

L’USGA et le R&A se sont entendues sur le fait de limiter la punition dans le cas de la signature d’une carte de score erronée.

Désormais, un golfeur ne sera plus systématiquement disqualifié dans le cas où il signerait une carte avec un score inférieur sur un trou à ce qu’il a réellement produit, notamment dans le cas où il aurait pris une pénalité à posteriori ou qu’il n’aurait pas eu connaissance de cette pénalité au moment de signer sa carte.

L’exemple le plus marquant d’un tel cas de figure est indéniablement celui de Camilo Villegas qui a été disqualifié du Tournoi des Champions Hyundai en 2011 après avoir été en infraction avec la règle 23-1.

En l’occurrence, Villegas avait déplacé un obstacle inamovible qui aurait pu influencer le mouvement de sa balle. Cette violation de la règle n’avait été identifiée comme telle qu’une fois que Villegas avait terminé sa partie, et signé sa carte de score.

Avec les nouvelles règles, il ne serait plus disqualifié, mais seulement pénalisé de deux coups sur le trou en litige.

Ce cas de figure se manifeste donc plus souvent chez les pros que chez les amateurs, d’autant que dans le cas de Villegas, c’est un téléspectateur zélé qui a remonté l’infraction.

Assouplissement de la règle 14-3

Dans ce cas, il s’agit d’une réduction de peine pour l’usage d’un outil d’aide à l’entraînement sur un parcours pendant une partie de compétition.

Au cours du tournoi de Pebble Beach 2014, le golfeur américain D.A. Points a utilisé une petite balle en mousse pour s’exercer à garder ses bras connectés au cours du deuxième tour.

Sous la nouvelle règle, cet usage lui aurait simplement valu une pénalité de deux coups, tandis qu’une deuxième entrave à la règle reste la disqualification.

En match-play, cette infraction est sanctionnée par la perte du trou, s’entendant que la pénalité de deux coups vaut pour une partie jouée en stroke-play.

En somme, il est interdit de s’exercer pendant une partie de golf en compétition. Par le passé, une telle infraction était seulement passible d’exclusion.

Les deux règles que nous venons de lister démontrent un réel souci d’apaisement des officiels qui préfèrent pénaliser plutôt que d’exclure, ce qui est intelligent par rapport à une volonté de maintenir l’envie des joueurs d’arpenter les parcours.

Si, pour la moindre erreur, il fallait à chaque fois exclure, d’une part, cela banaliserait cette sanction très forte, et d’autre part, cela n’irait pas dans le sens d’un jeu convivial.

Durcissement de la règle 14-1b

Les instances régaliennes du golf ont donc sifflé la fin de la récréation avec l’interdiction de l’ancrage au putting.

Cette mesure paraît être la plus sévère parmi les changements de 2016, mais d’un autre point de vue, c’est une règle qui va apporter plus d’équité et d’harmonie sur les greens.

Au départ, les belly-putters ont été pensés pour les golfeurs amateurs seniors en délicatesse avec leurs dos. Pour éviter qu’ils aient à se pencher ou se courber trop en avant, ces longs putters leurs permettaient de rester relativement droit à l’adresse au putting et se concentrer uniquement sur le mouvement de balancier.

En dix ans, ces clubs ont largement été détournés par les professionnels de golf qui ont vu une opportunité pour lutter contre les effets indésirables comme les yips, sorte de mouvements parasitaires qui vous font rater un putt anodin.

En calant le butt du putter dans le nombril ou dans l’abdomen, en plus de tenir le club avec les deux mains, les golfeurs ont donc dénaturé l’esprit du putting, et se sont donnés un avantage non-négligeable sur les autres joueurs.

En interdisant cette pratique, l’USGA et le R&A permettent une plus grande équité au putting, évitant que certains joueurs ne tirent un trop grand bénéfice d’un club au détriment des autres.

Adam Scott a remporté le Masters d’Augusta 2013 avec ce type de putters et de méthode, tout comme Webb Simpson a remporté l’US Open 2012.

Pas sûr qu’avec une méthode de putting conventionnel, ces deux hommes auraient pu gagner des majeurs…

Au 1er janvier, il en sera donc fini. Attention, il ne s’agit pas d’une interdiction du belly-putter mais bien d’un usage déviant…

Depuis 2013, date à laquelle, l’interdiction a été annoncée pour 2016, les fabricants ont modifié leurs produits en prévision.

Cependant, il y a fort à parier que les pros utilisent beaucoup moins ces clubs, n’ayant pas réellement de problèmes de dos à compenser…

Pour information, le R&A va imprimer 2,3 millions de copies des nouvelles règles 2016 dont 1,7 millions pour le Royaume-Uni, et 600 000 pour l'Australie.

Le manuel sera traduit dans 36 langues, et sera aussi disponible en ligne ou via une application mobile.

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