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Posté par le dans Qu'est-ce que le golf ?

Jouer votre handicap est une illusion, et cela peut ruiner vos attentes

Carte de score et handicap de jeu

Vous aimez jouer au golf, et à chaque départ vous espérez faire le meilleur score possible. Pour la majorité des golfeurs, cette notion de score est définie par leur handicap de jeu. Le handicap est une particularité du jeu de golf, seules les courses de chevaux définissent à travers une notation de handicap le poids supplémentaire que les chevaux doivent porter, mais les chevaux ne sont pas des humains…

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Le terme « handicap » est emprunté au monde des courses de chevaux au 17ème siècle. Le principe semblait pouvoir être appliqué dans le jeu golf afin « d’égaliser » la concurrence. Mais plutôt que de pénaliser les meilleurs joueurs de golf en leur accrochant des poids autour de la taille, c’est un calcul qui permet de donner ou de recevoir des coups supplémentaires. Dans les années 1870, les clubs en Angleterre ont adopté le terme handicap.

Combien de fois jouez vous vraiment votre handicap ?

Tout au long d’une saison de golf, en fait, combien de fois avez vous scoré en dessous de votre handicap ? Pour la majorité d’entre nous, en fait rarement, voire jamais pour certains. Pourtant on s’accroche, parce que l’on aime ce jeu et qu’après chaque parcours, on espère faire mieux la prochaine fois.

On entend souvent après un parcours, des joueurs de golf dire « je n’ai pas joué mon handicap ! » en insinuant donc, qu’ils ont fait une mauvaise partie. Jouer votre handicap, si par exemple vous êtes 10 de handicap, signifie que pour jouer votre handicap sur un Par 72, vous devez jouer 82.

Il ne faut pas oublier que le handicap de jeu est la conséquence de résultats lors de compétitions, et ceci avec des marges (zone tampon) qui permettent de le maintenir en cas de légères mauvaises performances.

Par contre, le bon résultat est récompensé par des points améliorant votre handicap, et ceci même si ce résultat est exceptionnel. Cela ne tient pas compte du nombre de parties que vous avez faites en jouant en dessous de ce handicap (ou si peu).

Par conséquent, les scores retenus pour établir votre handicap de jeu, sont l’image de votre meilleur jeu, voire d’une partie de golf avec une réussite exceptionnelle.

Dans les faits, et en dehors des débutants qui peuvent voir leurs performances se répéter et leur handicap baisser rapidement, une fois arrivé à leur niveau de jeu réel, la majorité des joueurs de golf atteignent un handicap qui ne va progresser que plus lentement ou plafonner.

Si l’on prend l’exemple d’un joueur de 10 de handicap, sur 20 compétitions de club ou de classement, en moyenne il va jouer 10 fois moins bien que son handicap et 3 fois mieux. Ses autres performances se situant légèrement au dessus de son classement, dans la zone tampon qui ne lui fait donc pas perdre de points, et qui reflètent au plus favorable son réel handicap de jeu.

Au départ d’un parcours, avoir pour objectif de jouer mieux que son handicap est une excellente motivation. Cependant, cet objectif, quand il n’est pas atteint, peut créer un sentiment de frustration. L’attente irréaliste de résultats trop difficiles à atteindre va générer de l’anxiété, ce qui n’aidera pas bien entendu à mieux jouer.

joueur de golf stressé pour jouer son handicap

Il serait plus motivant pour un joueur de golf de faire la moyenne de ses 20 dernières parties, et de considérer que cette moyenne est son véritable niveau de jeu. Dans l’absolu, il conviendrait cependant de donner un coefficient plus important aux 5 ou 6 dernières parties, qui peuvent refléter une réelle progression.

En étant réaliste et en essayant d’améliorer les zones de jeu qui peuvent permettre de progresser, alors on peut attendre une véritable amélioration de son handicap, et sans frustrations.

L’utilisation d’une application dédiée ou d’un simple tableur pour enregistrer ses parties, permet d’établir facilement cette moyenne qui va devenir non pas comme le handicap difficilement atteignable, mais le score à améliorer le plus souvent possible.

Selon Dean Knuth, ancien directeur de la section handicap de l’USGA, et qui a conçu le système de notation Slope, vous avez une chance sur 20 parcours de jouer mieux que votre handicap par trois coups de moins, et une chance sur 1138 parcours de jouer avec huit coups de moins.

Parmi les joueurs amateurs autres que ceux qui jouent autour de zéro, et qui participent aux compétitions nationales où les handicaps ne sont pas des facteurs de classement, la notion même de handicap semble avoir une aura, un mythe, et sont un sujet qui peut inspirer de longs débats au clubhouse.

Parmi quelques golfeurs, samouraïs du week-end, ce domaine du handicap est un terrain assez contesté. Ils ne sont pas à blâmer. Les procédures de handicap, combinées avec les règles et décisions particulières du Golf et le Slope des parcours, créent des couches de complexité et de perplexité sur le jeu, qui ne sont pas toujours perçus comme le fait de donner la même chance à tous les joueurs, mais davantage un nivellement de leurs valeurs.

Avec le Slope des parcours, on en rajoute une couche, comme si le golf n’était pas assez compliqué…

Comme le handicap de jeu de chaque golfeur ne suffisait pas à complexifier le classement des golfeurs, on a créé également le Slope pour différencier la difficulté des parcours et ainsi pondérer le nombre de coups pour chaque golfeur.

Le Slope est une formule qui a été élaboré pour étalonner la difficulté des parcours de golf. Les obstacles sont des facteurs principaux dans la détermination de la notation d'un parcours, ce qui se traduit par sa facilité ou sa difficulté.

golf, un départ stressant

Les évaluateurs examinent le parcours trou par trou, les obstacles, les dangers, la longueur, et même des facteurs psychologiques (longs coups au-dessus de l'eau, par exemple), leur analyse est convertie en une note de difficulté qui est articulée autour d'une note moyenne de 113, c’est le Slope du parcours.

Avec un Slope inférieur à 113, un parcours est considéré comme plus facile et au delà de 113, plus difficile. Si nous prenons en exemple les trois parcours du Golf National au départ des boules jaunes, sur le parcours de l’Albatros qui va accueillir la Ryder Cup en 2018, le Slope est de 137, sur le parcours de l’Aigle le Slope est de 122, et enfin sur l’Oiselet le Slope est de 102.

En tenant compte du Slope du parcours et de votre handicap, un calcul complexe vous donnera les scores au dessous duquel vous allez marquer des points et améliorer votre handicap, ou au contraire en perdre. Heureusement que les chevaux de course n’on pas eux, à faire ces calculs, ils se contentent de juste porter un poids en plus de leur jockey…

Les avantages du handicap

D’abord le handicap est « portable », c’est à dire qu’il est valable quelque soit le parcours où vous jouez. Aussi il est intéressant le plus souvent possible d’aller vous mesurer sur des parcours différents. Le Slope du parcours atténuera les différences de difficultés. Un joueur qui ne joue que sur un seul et même parcours fini par en connaître toutes les difficultés et a y adapter son jeu.

En toute logique un joueur de golf qui joue toujours sur le même parcours obtient donc un handicap certes officiel, mais qui ne correspond qu’à un parcours. Ce n’est pas vraiment l’esprit du golf, et surtout cela ne donne pas une image réelle du niveau de jeu.

fin de partie et cartes de score

L'un des aspects merveilleux de golf est que nous avons toujours un objectif, et essayons toujours de l'améliorer. Si vous êtes un handicap 20, vous voulez être un 15, à 15, vous aspirez à être un 12, et à 12, vous voulez être un handicap à un chiffre, et ainsi de suite.

Au début, la progression constante du handicap agit comme une carotte, l’évolution est rapide et peut encourager les golfeurs débutants à intensifier leurs efforts pour continuer à progresser, à jouer, et par conséquent à baisser leur handicap.

Arrivent ensuite des paliers qu’il faut savoir accepter, il faut encore travailler et jouer souvent pour s’améliorer. C’est à ce stade que la baisse du handicap ne doit pas devenir le seul objectif, au risque de prendre comme un échec chaque contre performance, et finalement de se décourager.

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