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US Open 2017 : Le trou numéro 18 théâtre d’un final à suspense

US Open 2017 : Le trou numéro 18 théâtre d’un final à suspense - Crédit photo : Mark Newcombe

Long de 617 mètres, le trou qui va conclure le 117eme US Open de golf de l’histoire promet de laisser de sacrés souvenirs aux golfeurs engagés sur ce tournoi dont les français, Alexander Levy, Gregory Bourdy et Joel Stalter. Depuis le tee, ce par-5 du parcours d’Erin Hills pourrait faire l’objet d’une belle carte postale. Pourquoi est-il si monstrueux ? - Crédit photo : Mark Newcombe à Erin Hills pour JeudeGolf.org

Le 18 à Erin Hills va rentrer dans l’histoire comme le plus trou le plus long n’ayant jamais servi à conclure un US Open !

Il n’est pas seulement long ! Il serpente au milieu d’un large panorama autant champêtre que désertique, à ceci près que le public devrait fausser cette dernière impression en se massant autour du terrain, ce qui devrait du coup accroître l’impression d’étroitesse du fairway.

Fairway qui comme sur les autres trous d’Erin Hills est plutôt étroit (moins de 50 mètres de large par endroits).

Le fairway serpente ! Il est aussi ondulé par espace régulier sur toute sa longueur équivalente à sept terrains de football. Du départ, vous ne pouvez à peine distinguer le drapeau qui flotte à l’horizon sur un green surélevé avec pour les malheureux qui auraient la mauvaise idée de dépasser, une longue descente pour punir d’éventuels coups trop longs. Comme si ce trou n’était déjà pas assez long ?

Entre admirer la carte postale et jouer ce trou… pour les pros dont Jordan Spieth, c’est une autre histoire.

L’ancien numéro un mondial, vainqueur du Masters et de l’US Open en 2015, a déjà eu le privilège de jouer un quart de finale d’US Open amateur.

C’est justement sur le trou numéro 18 qu’il a perdu son match et l’opportunité de devenir champion amateur.

« De bunker à bunker à bunker… » tel est le scénario qui avait coûté un bogey à Spieth sur ce 18.

C’est bien un trou parfait pour conclure le scénario d’un US Open, car c’est simple, sur ce trou, tout ou presque peut arriver.

Un seul coup d’avance à l’occasion du 72eme trou pourrait ne pas suffire à être tranquille pour le leader dimanche. Les américains se souviennent alors de la péripétie de Jean Van de Velde à Carnoustie… considérant qu’un tel scénario pourrait bien se reproduire à Erin Hills.

Pour Jason Day « Il y a une chance que le dernier trou soit le théâtre d’un feu d’artifice ! Il y a des chances qu’il y ait de la déception sur ce trou au soir du dernier tour. »

Tactiquement, il peut être joué de plusieurs manières, et croyez-le ou non, mais il est dans certaines conditions prenables en deux !

L’USGA sera en charge de décider la configuration du trou pour chacun des quatre tours.

Avec de multiples tees de départs, elle pourra modifier à sa guise la configuration tenant compte de la direction et l’intensité du vent, la fermeté du fairway et l’humidité du green. Mike Davis semble apprécier ce type de réflexion stratégique.

Spieth ajoute à propos de ce trou « C’est un trou excitant à jouer s’il est joué dans le bon sens, ce qui n’est pas nécessairement tout droit. »

Sur plus de 600 mètres, le trou n’est pas tout à fait droit, et demande en fait à être joué sur la droite à partir du second coup.

A l’origine, dans l’esprit des trois architectes qui ont dessiné ce trou, Michael Hurzdan, Dana Fry, et Ron Whitten, le 18 aurait dû être le dernier trou de l’aller.

C’était sans compter avec Bob Lang, le propriétaire qui fut saisi par la beauté de ce trou, et parallèlement désirait un par-5 pour conclure son parcours.

C’est extrêmement rare pour un final d’US Open !

Tellement rare que Mike Davis, le directeur de l’USGA a saisi l’occasion et déclaré qu’il s’agirait certainement de l’un des trous de conclusion les plus mythiques de l’histoire de l’US Open.

A sa longueur maximale, 617 mètres, il sera tout simplement le deuxième trou le plus long de l’histoire d’un open américain. L’an passé, le trou 12 d’Oakmont mesurait déjà 625 mètres !

Pour accroître la difficulté face aux meilleurs golfeurs de la planète, de la longueur… toujours plus de longueur !

En règle générale, le 18 se joue sous le vent, de sorte que les joueurs vont devoir éviter à chaque coup les différents bunkers de fairways qui le jalonnent.

Pour un Jon Rahm, l’humeur du moment est primordiale ! « La plupart du temps, à chaque fois que vous avez ce trou à jouer. Cela dépend de vos sensations sur le tee de départ. Si j’ai parfaitement drivé tout au long de la journée, je peux me risquer à tenter un driver agressif et de voir où elle va partir. »

Mieux vaudrait ne pas avoir besoin d’un birdie sur ce trou dimanche !

Pour Jason Day, il y a au moins deux façons différentes de jouer ce trou. Vous devez exécuter la meilleure stratégie possible. Pour un golfeur qui aurait à revenir sur la tête du tournoi, il faudra nécessairement appuyer le drive, alors qu’un leader serait fou de le faire.

Aucun cadet ne devrait donner le driver à son patron dans une telle circonstance. L’exemple de 1999 et Jean Van de Velde reste dans toutes les mémoires.

La bonne option est de sélectionner un fer sur le tee de départ ou n’importe quel club qui assure un deuxième coup depuis le fairway, pour ensuite chercher un coup court et malin sur la droite du green pour se laisser une approche sur le côté, et éliminer la possibilité d’un triple ou pire !

Pour autant, même avec une bonne stratégie, le travail du joueur ne serait pas pour autant terminé, le green est une sorte d’île protégée avec ce qui retient particulièrement notre attention, cette terrible pente derrière qui permettrait aux balles de dévaler de près de 30 mètres !

Imaginez alors un dernier coup en montée et en aveugle !

Pour Spieth « Il s’agit d’un trou difficile quand le vent est dominant. La balle peut réellement passer du milieu du green à l’arrière ! Si le green est ferme, c’est presque impossible de tenir la balle dessus si vous êtes à plus de 110 mètres avec votre approche à faire. »

Confirmant finalement au passage son excitation plutôt que sa retenue à propos de ce trou « C’est un trou génial pour conclure un US Open. Ce n’est pas si souvent que nous finissons sur un par-5. Il y a Pebble Beach ou Chambers Bay, mais c’est assez rare. Ce trou peut vraiment récompenser le risque. »

Si vous prévoyez de suivre l’US Open, ne manquez pas le dernier trou, il devrait vous réserver un finish spectaculaire.

Lien vers la vidéo du trou en survol

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