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PGA Catalunya: Notre test du Stadium Course

Du 12 au 17 novembre, en fin de saison pour le circuit européen de golf professionnel se déroulera la dernière épreuve des Q-School ou sessions de qualifications sur le parcours du Stadium Course au sein du PGA Catalunya Resort. Pour beaucoup de jeunes golfeurs en passe de devenir des golfeurs d’élites, c’est un rendez-vous incontournable, et certainement très stressant. Il se trouve que nous avons pu tester ce parcours début octobre afin de vous proposer notre retour d’expérience, et nos photos.

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Depuis 1976, le circuit européen de golf propose des sessions de qualifications pour permettre à de jeunes joueurs de rejoindre l’élite.

A la fin de chaque saison, ils doivent survivre à une série de parties de golf réparties en trois sessions, et dont le point d’orgue se situe fin novembre sur le parcours du Stadium Course, régulièrement classé parcours numéro un en Espagne, et parmi les cent meilleurs au monde.

Chaque année, c’est près de 1000 golfeurs qui tentent leur chance pour obtenir l’un des 25 sésames qui permettent d’obtenir une catégorie de jeu pour l’année suivante sur l’European Tour.

Depuis 1976, neuf parcours ont eu le privilège d’accueillir la finale qui met un terme à 252 trous joués pour se classer dans ce top-25 terriblement sélectif. Pour rappel, au départ, ils sont 1000 à concourir. Soit seulement 2,5% de chances d’obtenir ce que chaque golfeur engagé rêve d’accomplir !

De 1990 à 1994, la France avec la Grande Motte et Massane ont accueilli cette finale, cependant dans l’histoire de cet événement, l’Espagne, pour des raisons climatiques évidentes a souvent été plébiscité.

Ainsi, depuis 2008, c’est le resort du PGA of Catalunya qui reçoit.

Compte tenu des enjeux, le Stadium Course qui marque la fin du marathon pour nos apprentis champions et ceux qui veulent suivre les traces de Justin Rose, Padraig Harrington, Lee Westwood, ou encore Nicolas Colsaerts, ce parcours peut être relativement impressionnant.

Si on devait résumer en une phrase ce terrain de jeu, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un parcours de forêt qui ferme assez bien les abords des fairways pour une impression d’étroitesse, avec des bunkers et des plans d’eaux très bien placés. Et ce pour proposer une belle réflexion stratégique aux joueurs de haut niveau, mais aussi aux amateurs qui peuvent jouer ce 18 trous tout au long de l’année, et selon les boules de départ adaptées à chacun.

Fait de plus en plus rare, quand simple amateur vous réservez votre départ, un starter d’origine britannique gère le démarrage de votre partie. Un monsieur charmant qui est là depuis une bonne vingtaine d’années…

Le premier trou donne le ton !

Face à vous, depuis un backtee qui surplombe le fairway de ce dog-leg gauche, vous avez tout de suite une bonne impression de ce qui va vous attendre tout au long de votre journée.

Par 4 de 361 mètres des jaunes et 398 mètres des blancs, vous êtes d’entrée invité à sortir le driver.

La veille, nous avions testé le Tour Course, le plus abordable des deux 18 trous du PGA Catalunya. Moins difficile, pourtant, la carte de score n’avait pas été très bonne. Lors du deuxième jour, nous voulions à la fois mieux jouer, et aussi se mettre au diapason d’un terrain de championnat.

De notre point de vue, sur ce parcours, le bon conseil consiste à jouer les longs clubs, et bien entendu le driver, mais à plutôt chercher le bon rythme, la précision plus que de cogner comme un malade, histoire de pousser les problèmes plus loin.

En adoptant, cette stratégie, une grande partie de la journée, nous avions réellement profiter de la journée, pris du plaisir à jouer ce parcours évidemment manucuré, et pu nous créer bon nombres de bonnes situations plaisantes, notamment au début quand la concentration est encore à son maximum…

A contrario, un de nos partenaires, joueur classé 6 d’index et qui pour le coup jouait vraiment son index en partie amicale a très mal commencé sa journée en cherchant à mettre des mines sur tous les coups…Il a passé pas mal de temps à les chercher dans la forêt.

Dans ce cas, le parcours n’est plus seulement difficile. Il devient sans doute injouable.

Franchement, encore une fois, si vous cherchez plus le rythme et des frappes placées, vous ne jouez pas du tout la même partie, et au contraire, vous profitez de la qualité du fairway pour jouer vos seconds ou troisièmes coups.

D’autant que ce trou numéro un est relativement impressionnant, et un bon résumé de toutes les difficultés possibles.

Le départ se joue en hauteur. Le fairway fuit à gauche sans que vous puissiez réellement voir où se situe le green. Les arbres ne laissent pas de place à un éventuel slice ou hook.

Pour le coup de départ, les bons joueurs ne peuvent pas vraiment tenter de se réduire la distance avec un draw bien senti puisque la forêt épouse bien la forme du fairway, et un coup trop tiré à la corde pourrait risquer d’accrocher la cime des arbres de gauche au niveau du virage.

Enfin, seulement dans le virage, vous apercevez le premier plan d’eau de la journée, situé à gauche du fairway, ce qui continue de démontrer que sur ce trou, la difficulté est à gauche, alors que plus loin, le green est protégé sur sa droite par deux grands bunkers.

Au fil de notre partie jouée avec d’autres journalistes, tous ceux qui ne mettaient pas leurs mises en jeu sur le fairway étaient pratiquement éliminés d’emblée pour faire un part, et même le bogey, y compris des jaunes.

De notre côté, au moins sur les quatre premiers trous, une relative prudence tout en jouant le driver a payé, signe que malgré les difficultés, un golfeur concentré, et en confiance peut scorer, ou tout du moins jouer les greens en régulation.

Car, un autre problème vous attend sur le Stadium Course, et notamment une bonne différence avec le Tour Course : la vitesse des greens !

Autant sur le parcours le plus abordable, notre moyenne de putts avait flirté avec les 2 putts par trous, autant sur le Stadium Course, à force d’être sous pression sur les greens rapides et vallonnés, cette même moyenne est montée à 2,5 au fil de la journée, et en particulier sur les trous du retour.

D’ailleurs, pour un amateur, cela peut créer une sensation de légère frustration : Celle de bien jouer mais de ne pas scorer !

De toutes les difficultés du Stadium Course, c’est la moins visible qui est la plus redoutable : la vitesse des greens, et parfois des placements de trous qui ne sont pas fair-play, et dans des pentes comme sur le 13, un par 4 qui ne parait pas inabordable, mais dont le green présente une forme bombée, notamment sur sa partie droite.

Surtout qu’avant d’y arriver, vous avez toute une pièce d’eau à passer et que la partie droite du green jouxte ce plan d’eau.

Certains de nos partenaires qui ont réussi à toucher le green ont perdu le sourire quand leurs putts ont terminé leurs courses en bas du green dans l’eau !

Ce trou résume assez bien le commentaire précédent. Le parcours est beau. Vous pouvez même avoir l’impression de bien jouer ou de jouer intelligemment et sortir avec un score élevé car les putts ne tombent pas.

Avec toute la meilleure volonté du monde, et une concentration digne d’un parcours de championnat, si sur les premiers trous vous ne partez pas à la faute, cette dernière finit pourtant par arriver.

Nous concernant, cela s’est produit au trou numéro 4 après un début de partie très solide jouée entre le par et le bogey.

Sur ce par 4 long de 376 mètres (359 des jaunes), après avoir tapé une mise en jeu parfaite compte tenu qu’il faut essayer de rester sur la partie droite du fairway, et faire assez de chemin pour pouvoir tenter le green en régulation, nous avions justement cumulé les deux nécessités.

A 130 mètres du green face à nous sur le fairway dans une position idéale pour aller chercher le drapeau, une erreur de jugement, et surtout de choix de club a entraîné une série de mauvaises situations pour au final faire une croix sur un trou pourtant superbement engagé ! Rien de plus rageant au golf !

Avec un coup probablement légèrement gratté ou sous-clubé au lieu de toucher le green, perdant seulement 5 mètres pour attraper l’entrée du green, vous vous retrouvez la balle au bord de l’eau qui borde l’arrivée sur le green.

Et là, il ne faut surtout pas commettre l’erreur de croire que le coup est jouable puisque la balle n’est pas dans l’obstacle.

Depuis une position inconfortable, nécessitant de jouer en gaucher pour un droitier, et alors que vos partenaires vous incitent à tenter le coup au lieu de revenir en arrière, et de droper sagement, vous pouvez enchaîner les « merdes » dans un sol forcément humide, ce que vous oubliez, trop stressé ou obnubilé par l’idée de ce sortir de là, plutôt que de réfléchir correctement.

Sachant que nous ne voulions pas nous déchausser et remonter le pantalon pour jouer les pieds dans l’eau, ce qui n’est amusant qu’à la télé, et en été quand vous jouez en bermuda…

Morale de l’histoire, sur ce parcours, il faut jouer placé, prendre des options raisonnables, et surtout rester parfaitement concentré.

Même un golfeur classé moins de dix d’index peut perdre la maîtrise des événements à trop vouloir jouer en force.

Au contraire, nous pourrions dire qu’il s’agit d’un parcours où il faut savoir « se couler » dans le jeu, ne pas forcer les événements, être dedans tout le temps. On peut même prendre du plaisir là où ceux qui arrosent finissent par se dégoûter.

Nous avons vu certains de nos partenaires, pourtant de bons joueurs classés dix d’index sortir de la partie avec une carte de score entre 20 et 30, ne pas trop s’en vanter.

Concernant le trou signature, beaucoup seront d’accords pour dire qu’il s’agit du trou numéro onze.

Un par 3 de 172 mètres (seulement 150 des jaunes) joué en descente vers le green. Ce dernier étant large mais particulièrement bien défendu devant par un vaste bunker, et surtout derrière par un immense plan d’eau.

Cela peut paraître bête ! Bien qu’il soit large, ce green implique un coup de pleine confiance pour faire la distance juste.

Et justement, sous pression et sans un gros cœur, ce trou qui au départ ne paraît pas difficile peut facilement vous coûter un double-bogey. Pas trop à cause de l’eau située derrière, mais plutôt la crainte de ne pas taper le bon coup au départ…

En résumé, le tee shot est pressurant alors qu’il ne le devrait pas pour un golfeur en pleine confiance avec son swing à ce moment de la partie.

Concernant la fin du parcours, pour le coup, nous avions un joué un match-play entre les quatre journalistes, et notre partie l’ayant emporté 5 à 4, nous avons faussement cru que sur les derniers trous, une forme de décontraction ou décompression nous avait coûté des points.

Non, en réalité, les derniers trous ne sont pas franchement donnés, et il ne faut surtout pas arriver à ce stade de la partie en se disant que l’on va pouvoir récupérer des points sur la carte de score.

A la limite, le 18 n’est pas inabordable alors que le 15 n’est franchement pas cadeau surtout en raison de son premier tee-shot joué en pente vers le fairway, lui-même dog-leg à droite et avec des bunkers à gauche dans le virage…tout un poème !

Par 5 de 450 mètres (445 mètres des jaunes !), il nous parait incroyable qu’il soit seulement considéré comme le 18 en difficulté alors que le premier coup est loin d’être évident.

Certes, il est court et atteignable en deux par les très bons joueurs, mais au contraire, pour la majorité des amateurs courts au drive, la moindre faute et vous ne retrouvez pas votre balle…

A l’image du départ du 15, quelques coups sont sensibles, mais globalement, un joueur avisé peut franchement sortir de sa partie avec du plaisir. Le parcours est magnifique, mais surtout tellement bien entretenu que chaque coup est joué sur une moquette souple.

Les greens sont un véritable challenge de putting, et le sable une pure merveille ! Sur ce point, pour un parcours catalan qui n’est pas un parcours sec, bien au contraire, le sable est doux, léger et récompense les coups joués en finesse, alors que très souvent, sur des parcours du nord de l’Europe, du fait des conditions climatiques, il est lourd et compact obligeant à sortir la pelle, et les poignets qui vont avec.

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