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Jouer au golf, et engagé dans la préservation de la nature. Est-ce inconciliable ?

Photo Jeu de golf, environnement

Les parcours de golf et leurs environnements devraient être considérés comme des réserves naturelles miniatures. Pourtant, aujourd’hui encore, les parcours de golf paient une perception élitiste qu’ils dégagent auprès du grand public. Perception qui ne reflète pas toujours la vérité. La réalité pour le golf, est que l’environnement est trop précieux pour être gaspillé. La notion de plaisir sportif sur une pelouse verte luxuriante n'est pas toujours et partout réalisable, et parfois socialement inacceptable. Malgré tout, il y a une prise de conscience croissante du problème, et des initiatives ont été prises depuis longtemps pour faire évoluer cette situation, et cette perception. Découvrez lesquelles...

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Avant de développer ce sujet, quantifions sur quoi repose le débat... Le golf en France, c’est plus 700 équipements golfiques sur 33 000 hectares d’espaces naturels répartis sur l’ensemble du territoire, soit 0,06% de la surface nationale.

Sixième activité sportive la plus pratiquée dans l'hexagone. Par définition, c’est un sport de nature qui se pratique sur des terrains de grand jeu engazonné.

On ne le sait pas forcément, mais selon la FFG, au moment de la publication de son premier rapport sur la charte Golf et Environnement de 2013, un terrain de golf pouvait être défini comme un grand espace naturel dont 50% constituent des zones de jeu entretenues et 50% des zones naturelles préservées, refuges et habitats pour la biodiversité (pas d’arrosage, pas d’engrais, pas de traitements phytosanitaires).

Au moment ou la Chine s’ouvre vers le développent du golf, vivant à Pékin et véritable référence dans la matière, l'écologiste né en Malaisie Chee Yoke Ling, a écrit dans le magazine Third World Resurgence, que le golf alimente les « dommages environnementaux, et la violation des droits de l'homme ».

Il évoque certains parcours de golf qui détournent de l'eau agricole pour arroser le gazon des fairways et des greens, que les produits chimiques utilisés sur les parcours de golf contaminent les réseaux souterrains et posent des menaces pour la santé.

Selon lui, certains parcours nuisent aux endroits écologiquement sensibles.

Pourtant, défenseur d’une vision plus positive, Greg Norman, le célèbre golfeur australien qui a maintenant sa propre entreprise de design de golf contredit cette vision « les écologistes ont trop souvent décrit des terrains de golf comme des terrains chimiques… ».

L'Australien ajoute: « Les terrains de golf peuvent être des actifs communautaires. Non seulement ils peuvent promouvoir des valeurs immobilières, créer des emplois et fournir des revenus fiscaux, ils peuvent également fournir des espaces verts, filtrer l'air, purifier l'eau et créer des habitats pour la faune ».

Photo Jeu de golf, faune

Nous avons besoin d'un développement responsable du golf

La passion et les enjeux sont importants, mais si dans le sud de l’Espagne, l’Afrique du Nord, et d’autres régions où les ressources en eaux sont limitées, il n’y a plus de construction de nouveaux parcours.

Dans encore bien d’autres régions, un parcours de golf bien conçu et bien géré peut être au contraire bon pour l'environnement.

Jeffrey A. McNeely, scientifique en chef de l'Union internationale de l'UICN pour la conservation de la nature est un golfeur passionné.

Il reconnaît la nécessité d'un développement responsable du golf.

« Toute utilisation de la terre a un impact sur l'environnement, l'astuce consiste à minimiser les impacts et, si possible, à améliorer les valeurs naturelles ».

Bien qu'il n'y ait pas de processus de certification standard, un nombre croissant de spécialistes de la conservation de la nature, reconnaissent que si le golf est là pour rester, ils insistent pour que les parcours de golf prennent des mesures pour améliorer les sites sur lesquels ils sont construits.

« Ils peuvent le faire, mais cela demande des efforts, de la planification et de l'engagement ».

John MacKinnon, éminent scientifique et biologiste, et qui travaille actuellement pour un projet de conservation de la biodiversité financé par l'UE en Chine, reconnaît que « le golf est parfois accusé d'être hostile à l'environnement ».

Cependant, dans son livre intitulé « Directives pour la maximisation de la biodiversité sur les terrains de golf », publié par le Centre régional pour la conservation de la biodiversité de l'ASEAN, MacKinnon affirme que « le golf et l'environnement peuvent facilement se développer côte à côte. Les parcours de golf peuvent servir de réserves naturelles miniatures ».

En outre, « les parcours de golf fournissent des espaces de respiration dans un paysage en béton, et le gazon bien géré présente de nombreuses valeurs précieuses pour la protection des sols, le filtrage de l'eau, la fixation de la pollution et la conservation de la biodiversité ».

« Un terrain de golf bien géré peut offrir plus d'avantages environnementaux qu'une réserve naturelle mal gérée », ajoute-t-il.

Photo Jeu de golf, flore

De façon pragmatique, un parcours de golf respectueux de l'environnement peut économiser de l'argent tout en réduisant les coûts d'exploitation concernant l'énergie, l'eau, les produits chimiques et la maintenance.

La nouvelle réalité pour le golf est que l'eau est trop précieuse pour être gaspillée sur un parcours de golf.

Au fur et à mesure que les régions font face aux pénuries d’eau et aux sécheresses prolongées, la notion pour des activités sportives ou de loisirs d’immensité d'herbe verte n'est plus possible, et très probablement socialement, bientôt inacceptable.

L'idée de fairways entièrement irrigués pourrait bientôt devenir une chose du passé.

Il y a une probabilité que le golf à l'avenir se joue systématiquement sur des fairways à irrigation minimale.

Exemple de calcul des consommations par surface de jeu pour un golf dont la consommation annuelle serait de 10 000 m3 par an par tranche de 9 trous et qui n’arroserait que ses greens et départs :

Consommation annuelle = 10 000 m3 par an par tranche de 9 trous

Consommation d’eau pour les greens = 10 000 x 10 / (10+23) = 3 000 m3

Consommation d’eau pour les départs = 10 000 x 23 / (10+23) = 7 000 m3

Soit consommation d’eau pour les greens + Consommation d’eau pour les départs = consommation annuelle

Chiffres extrait de l'étude sur la gestion de l’eau des golfs – AGREF 2004

Ci-dessous, le résultat d'une enquête de la FFG auprès des golfs français pour connaître l'utilisation de l'eau par type de secteurs (chiffres de 2013).

Plusieurs facteurs ont conduit à une prise de conscience progressive des enjeux de préservation de la ressource en eau :

Tout d’abord, le réchauffement climatique a modifié la régularité des saisons.

De plus en plus d’épisodes de sécheresse ont été constatés (2003, 2005, 2009 et 2010) et par endroit, les pluviométries annuelles ne permettaient plus de recharger les réserves d’eau souterraine ou d’assurer le maintien du niveau des cours d’eau.

L’augmentation de la pression sur la ressource en eau pour fournir les différents besoins (agriculture, eau potable…) a entraîné de nombreux conflits d’usages qui ont conduit à réglementer de manière plus drastique l’exploitation de la ressource naturelle.

La répercussion de ces impacts s’est traduite par une augmentation croissante des prix de l’eau.

L’action croissante de la Fédération et de sa commission environnement aux cotés des acteurs institutionnels tels que l’AGREF et l’ADGF (Association des Directeurs de Golfs Français) ont également permis de développer cette prise de conscience des gestionnaires de golf.

Ci-dessous, comment les grands golfs en France gèrent la ressource en eau.

Les golfs n’ont pas tous un haut niveau d’équipement en matière de gestion de l’eau, cependant, l'immense majorité prend en compte cette problématique, et a mis des stratégies en place, en fonction de ses moyens.

Par exemple, 10 % des golfs français sont équipés de station agro-météorologique. Cela s’explique en partie par le coût élevé du dispositif.

Cet outil permet de mesurer : l’intensité et la direction du vent, les précipitations, l’ensoleillement, des températures (air, eau, sol), l’humidité relative de l’air, le point de rosée, l’humidité du sol…

Cela permet une planification optimale de l’arrosage en considérant tous les paramètres naturels qui influencent la pousse du gazon.

En synthèse de l'étude menée par la FFG, la consommation moyenne d'eau par tranche de 9 trous sur 5 ans entre 2006 et 2010 a été mesurée à 25 000 m3 par an.

Cette même analyse mettait en exergue une baisse de la consommation moyenne annuelle sur ces 5 années de l’ordre de 14%.

Quand les parcours de golf prennent le parti de la biodiversité

Le Golf National, fief de la FFG, en association avec le Musée d'histoire naturelle a dressé un inventaire des espèces sauvages (faune et flore) qui font leur habitat sur les terrains de golf, soit 782 espèces.

L'emplacement des parcours du Golf National, à la limite d'une zone agricole intensive et d'une zone urbaine, apporte un gain indéniable en termes de biodiversité et confirme le rôle positif du site pour la biodiversité.

Photo Jeu de golf, Golf National

Quand on joue au Golf National, avec la proximité bien évidente d’un terrain d’aviation et de zones d’activités industrielles, ou a un peu de mal à imaginer que ce lieu agit comme un refuge pour certaines espèces et joue un rôle en termes de continuité écologique locale, c’est pourtant bien le cas.

La prise de conscience de la nécessité de protéger l'environnement commence à porter ses fruits.

Terre Blanche, terre d’accueil de la FFG pour le Sud de la France, est un exemple de réussite de conception d’un complexe de golf autour de l’utilisation d'une méthodologie respectueuse de l'environnement, autant pour les parcours que pour les matériaux de construction des infrastructures.

Photo Jeu de golf, Terre Blanche

Ici, tout a été fait pour préserver la vie végétale originale de la région, aider au développement de la faune et lui permettre de trouver un environnement protecteur pour sa reproduction.

La réussite de ce projet ne s’est pas faite qu’au niveau de la conception originale et des enquêtes environnementales, c’est également un travail quotidien où tous les éléments sont liés.

Depuis la création faite avec des entreprises locales de construction, jusqu’au traitement de l’énergie et des déchets, qu’ils soient ménagers ou en provenance de l’entretien du parcours.

Photo Jeu de golf, Terre Blanche

Alors, le golf est-il un sport que je peux pratiquer avec une conscience environnementale convenable ?

La réponse est vraisemblablement « peut-être ».

Selon le parcours, et si cela dépend du propriétaire, cela dépend également de beaucoup d’autres choses.

La tendance semble raisonnablement encourageante.

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