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Phil Mickelson: Plus de 25 ans de carrière et toujours au plus haut niveau !

Phil Mickelson: Plus de 25 ans de carrière et toujours au plus haut niveau !

Du Desert Classic disputé ce week-end sur le parcours de golf de La Quinta, se souviendra-t-on de la victoire d’Adam Long, comme la naissance d’un nouveau grand champion, ou du premier tour au cours duquel, à 48 ans passés, Phil Mickelson est devenu le premier joueur de l’histoire à comptabiliser officiellement trois cartes de 60, sur des parties officielles ? Pour Adam Long, il faudra encore attendre un petit peu avant d’avoir la réponse… Pour Mickelson, pro depuis 1992, une chose est déjà certaine, son exploit est déjà d’être toujours au plus haut niveau, capable de rivaliser pour la victoire sur les tournois les plus exigeants du monde, Majeurs, Ryder Cup et PGA Tour.

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Mickelson, le Poulidor du golf américain

Depuis 1988, Phil Mickelson a disputé 648 tournois de golf comptant au classement mondial (OWGR) pour 46 victoires, 40 deuxièmes places, dont la dernière en date acquise ce week-end à l’occasion du Desert Classic, tournoi du PGA Tour comptant pour la Fedex Cup 2019.

De 1994 à 2014, il n’est jamais sorti du classement des 25 meilleurs golfeurs du monde.

A l’occasion du Match contre Tiger Woods, il a même fêté 25 années consécutives dans le top 50 mondial.

Dans un monde sans Tiger Woods, Phil Mickelson aurait été, sans aucun doute possible, la plus grande star du jeu.

Dans un monde avec Tiger Woods, il est le second plus grand golfeur de notre époque, et peut-être le premier, sur une aussi longue carrière, pour remonter la pente et les faux pas.

Mickelson a beaucoup gagné (46 fois). Il a aussi beaucoup perdu (40 fois), et encore ce week-end alors que beaucoup lui souhaitait la victoire, après sa superbe première journée, 12 coups sous le par sur le parcours de La Quinta.

La force de Lefty, son surnom, n’est pas tant de se créer beaucoup d’occasions de gagner, mais de remonter en selle, après parfois de grosses désillusions.

A son CV plus qu’impressionnant, ne manque que deux lignes : Un titre de numéro un mondial (4 fois numéro deux mondial en 2001, 2002 2007 et 2009), et une victoire dans son Open national (Il a pris 6 fois la seconde place de l’US Open en 1999, 2002, 2004, 2006, 2009 et 2013).

Il n’a jamais atteint le rang de numéro un mondial, premier à être victime de l’ère Tiger Woods, mais a tout de même été classé dans le top-10 mondial pendant 774 semaines.

Six places de second dans un US Open, c’est en soit un palmarès impressionnant. Pour beaucoup de golfeurs professionnels, cela pourrait suffire à faire une carrière.

Pour le gaucher, c’est surtout une source de maux de têtes à repenser à toutes ces occasions manquées.

Pour les fans de golf, Mickelson est une source d’inspiration

Pas seulement pour son petit-jeu quasi-légendaire, mais parce que finalement sur une aussi longue carrière, il a rarement manqué une occasion de marquer les esprits ou faire parler de lui… en bien ou parfois en mal.

Considéré comme le gendre idéal de l’Amérique, notamment après sa première victoire au Masters en 2004, quand il a posé avec toute sa famille pour immortaliser l’image d’un champion bon père de famille.

Il est aussi celui qui passe pour un tricheur sans remords ni scrupules, quand il interrompt volontairement la course d’une balle folle sur le 13eme green du troisième tour de l’US Open à Shinnecock Hills.

Cet événement aura décidément marqué l’année 2018 de Lefty, et sans doute plus que sa fabuleuse victoire au championnat du monde de Mexico, quand il est venu à bout du prodige Justin Thomas, en mars dernier.

Pourtant, cela faisait quatre ans qu’il n’avait plus remporté de victoires sur le circuit professionnel, une éternité pour un champion aux 46 victoires.

Son acte de folie passagère et étonnante à Shinnecock Hills a suscité bien plus de commentaires et d’articles.

Les questions tournaient bien plus autour de sa capacité à réparer cette erreur faisant tâche sur son CV, plutôt qu’à se demander, comment il arrivait à faire preuve d’une telle longévité, au plus haut niveau.

Mickelson a remporté son premier tournoi professionnel, le Northern Telecom Open 1991 alors qu’il était encore amateur !

Avant d’être un champion de la longévité, il a été un talent précoce

A l’époque, il devait lutter contre la génération des Greg Norman, Ian Woosnam, Nick Faldo, José Maria Olazabal et encore Nick Faldo.

Payne Stewart, Fred Couples et Paul Azinger étaient alors les meilleurs américains.

Dix ans plus tard, en 2001, il était seulement dominé par Tiger Woods, au sommet du golf mondial.

Davis Love III était le seul « survivant » de la précédente génération à encore faire partie du top-10 mondial.

Vingt ans plus tard, en 2011, 14eme mondial, il était à la lutte avec la nouvelle génération des Dustin Johnson, Rory McIlroy et encore Jason Day.

Trente ans plus tard, en 2021, à 50 ans, où sera Mickelson ?

Au rythme actuel, il pourrait bien être encore parmi les 80 meilleurs golfeurs du monde, et toujours pas sur le Senior Tour.

Membre du Hall of Fame du golf depuis 2012, Mickelson est le champion typique américain, celui capable de rebondir après chaque échec, comme par exemple après la bataille de Merion perdue contre Justin Rose, alors qu’il semblait avoir le contrôle des événements de cet US Open qui lui manquait tant.

Quelques semaines plus tard, il remportait pourtant pour la première fois le British Open, une autre de ses grandes causes.

Battu par un McIlroy injouable à Valhalla en 2014 à l’occasion de l’US PGA Championship, battu par un Spieth extra-terrestre au Masters en 2015, et encore battu par Henrik Stenson à Troon pour ce qui restera un moment d’histoire de The Open en 2016…

Battu oui, mais toujours présent, et toujours avec un jeu spectaculaire !

En 2018, avant de gagner au Mexique, il avait très bien commencé son année avec une troisième place au Safeway Open, une cinquième place au Waste Management Open, une deuxième place à Pebble Beach, et enfin une sixième place au Genesis Open.

Comme le bon vin, Mickelson reconnaissait se bonifier avec l’âge, notamment pour sa frappe de balle. En 2019, il démontre qu’il faudra encore compter avec lui, et au moins pour ce début de saison.

Un an après avoir remporté le tournoi de Mexico, au vue de son jeu actuel, il ne serait pas étonnant qu’il obtienne prochainement sa 47eme victoire.

« C’est une victoire vraiment significative. Je ne peux pas vraiment mettre de mots dessus, surtout en considérant les moments difficiles que j’ai eu pendant quatre ans, la difficulté pour revenir, et me mettre au niveau pour concourir à ce niveau, sans toutefois gagner. Finalement y parvenir, et valider tout ce travail signifie beaucoup pour moi. »

Derrière son succès au Mexique, Mickelson n’a plus ramené qu’un seul top-10 de tout le reste de la saison terminée de manière frustrante à Paris, pour la Ryder Cup, et jusqu’à cette place de second contre Adam Long, à la Quinta.

Victoires ou défaites, Mickelson a en fait deux énormes qualités : C’est un attaquant, et il est généreux.

Généreux, quand il ose diffuser une publicité de lui, pour faire la promotion de chemises en se faisant tirer des balles de golf sur lui, tout en les évitant dans une danse un peu ridicule…

La publicité était volontairement ringarde. Mickelson a fait un million de vues sur Youtube!

En fait, comme l’exprime Rory McIlroy, « Phil est Phil et c’est pour cela que nous l’aimons. »

Mickelson restera dans les mémoires comme l’une des icônes de son époque, l’un des joueurs les plus passionnants; et les plus populaires.

Avec les fans, il a été un des premiers à comprendre l’importance de l’interaction, de signer des autographes et de se montrer accessible.

Tout au long de sa carrière, son jeu a souvent été brillant, pour ne pas dire incomparable, alors qu’à côté des fairways, il s’est toujours montré disponible pour la presse et les fans.

Avec ces derniers, il a été un des premiers à comprendre l’importance de l’interaction, de signer des autographes et de se montrer accessible.

Il en a recueilli une profonde popularité qu’il a su faire fructifier, en sponsoring alors qu’il s’est mis tardivement aux réseaux sociaux, et Twitter notamment.

Généreux aussi avec les journalistes, dans sa capacité à parler, et répondre aux questions… toutes les questions comme j’ai pu en être le témoin au Genesis Open en 2017, où à un mètre devant moi, les journalistes américains l’assaillaient de questions.

Généreux aussi quand, au Ely Callaway Performance Center, je l’ai vu arriver pieds nus, en sandalettes pour exécuter son célèbre flop-shot devant sa réplique en carton, et nous donner des conseils sur son coup secret.

Mickelson n’a pas tout gagné.

Il n’a pas gagné le Desert Classic 2019 alors que la victoire ne devait pas lui échapper, mais il a gagné peut-être plus, sans avoir besoin d’être classé numéro un mondial de golf.

Il a gagné un statut d’icône sympathique.

Pour Tiger Woods, son plus grand rival « C’est incroyable de voir à quel point il est bon et constant sur une aussi longue période. »

Crédit photo : Rich Graessle/Icon Sportswire

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