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Justin Rose : Quel est son principal atout pour briller à Augusta ?

Justin Rose : Quel est son principal atout pour être si brillant à Augusta ?

Pour briller au Masters d’Augusta, la patience est bien souvent une vertu intéressante. Pour autant, ce n’est pas seulement la patience qui permet à Justin Rose d’être extrêmement compétitif depuis plusieurs éditions (déjà second en 2015). Si Sergio Garcia a finalement triomphé en 2017, l’anglais a réalisé une prestation exceptionnelle qui méritait d’être soulignée. Découvrez pourquoi son jeu est taillé pour Augusta, cette année ou pour les années à venir…

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Justin Rose : Un grand gentleman

Quelques minutes seulement après avoir perdu l’opportunité de revêtir sa première veste verte, l’anglais qui a témoigné de nombreux signes d’une très grande sportivité à l’égard de Sergio Garcia sur le terrain, et pendant les derniers trous, a eu des mots digne d’un gentleman envers son vainqueur « Félicitations à Sergio Garcia ! Notre bataille a été incroyable. Le sport peut par moment être difficile, mais c’est juste du sport. J’espère que les spectateurs ont apprécié notre partie. »

L’immense majorité des spectateurs et des téléspectateurs ont très certainement apprécié ce duel au sommet.

Les deux se sont rendus coups pour coups. Le suspense a été entier. Quelle publicité pour le golf !

Quelques heures après la première victoire en majeur de l’espagnol Sergio Garcia, il est bien normal qu’il capte toute l’attention, pourtant, sans rien lui enlever, Rose mérite d’être évoqué.

Il a certes perdu le play-off d’entrée, mais il a tout de même terminé à -9 après quatre tours, tout comme Garcia.

On peut considérer que les deux golfeurs ont aussi bien jouer pendant toute cette semaine.

Cela ne doit pas grand-chose au hasard.

Depuis plusieurs années, les experts, les coachs se sont tous mis d’accord pour affirmer que Justin Rose, champion olympique, avait le jeu pour performer Augusta.

Derrière, cette affirmation, quelle est la réalité qui forge la confiance de l’anglais sur ce parcours si particulier ?

Une expérience précieuse tient parfois dans quelques lignes

Il y a un objet que Justin Rose ne voudrait pas perdre pour rien au monde ! Un livre qui lui est plus précieux que son propre passeport : son carnet de parcours !

Justin Rose avant un putt avec son carnet de parcours

L’histoire ci-après en dit long sur l’importance d’un carnet de parcours, et sur le fait que ce livret peut mûrir dans le temps, progresser au point d’être l’outil indispensable, et le résumé de tout un savoir-faire.

On connait l’importance du cadet dans la performance d’un golfeur. On connait l’importance du coach. On connait l’importance de la préparation. On connait l’importance du matériel. On sous-estime très souvent l’expérience traduite dans des petites notes griffonnées au crayon dans un petit carnet que les joueurs ne cessent de sortir, et de remettre dans la poche de leurs pantalons tout au long d’une partie de 18 trous.

Le carnet de parcours est à l'origine fournie par le tournoi. Il n'existe pas un carnet standard. Dans le cas d'Augusta, il est volontairement peu détaillé. Les organisateurs veulent faire en sorte d'aider le moins possible les joueurs ou plutôt de les laisser faire la différence par eux-mêmes.

Exemple d'un carnet de parcours

Un cadet comme Paul Tesori, qui travaille sur le sac de Webb Simpson, témoigne ajouter au moins huit types d'informations différentes en plus sur le carnet de son pro. Trois seulement concernent la distance.

Il note la direction du vent, si les coups à jouer sont en montée ou en descente, la distance au green au carry et à la roule, le club utilisé, comment le club a été tapé...

Pour un cadet, jouer sans carnet de parcours pourrait être comparé à un pasteur sans sa bible !

Le carnet de parcours de Justin Rose est le résultat de plusieurs participations au Masters, et d’annotations rajoutées au fil du temps.

Justin Rose en train de prendre des notes sur son carnet de parcours

Certains pourraient penser que Rose a réussi son Masters parce qu’il s’est très bien préparé.

C’est vrai, mais ce n’est pas la seule raison. Il a effectivement fait le pari de faire l’impasse sur les championnats du monde de match-play pour arriver à son pic de forme cette semaine.

Son expérience à Augusta a commencé par un stage de deux jours en compagnie d’Henrik Stenson avec son coach putting, Phil Kenyon, le même qui a remis McIlroy en selle l’an passé.

Sur les 93 golfeurs engagés pour cette 81eme édition du Masters, Justin Rose, meilleur score total sur quatre jours (-9), s’est classé 36eme pour le nombre de putts moyens par trou, soit 1.67 sur quatre tours, ayant légèrement mieux putté pendant le week-end (1.61).

Il est loin du leader du classement putting, Rickie Fowler à seulement 1.51 putts pendant quatre tours.

Garcia a seulement légèrement fait mieux (1.65 et 26eme).

Dimanche, Rose a laissé filé au moins trois occasions de « tuer le match » au putting.

Attention, une chose importante n’est pas dite par la statistique de putting par trou en moyenne.

Si vous ratez tous les greens, et que vous vous laissez des approches en bord de greens puis des putts à un mètre, ce n’est pas la même chose que de prendre tous les greens en régulations avec parfois des putts à plus de 5 mètres ! C’est une statistique qu’il faut savoir lire et relativiser.

Cela ne dit pas nécessairement qui est le meilleur putter.

Ce n’est pas seulement le putting et Phil Kenyon qui ont tant fait la différence sur ce Masters. C’est bien ce petit carnet de parcours, qui résume en quelques pages des années d’expériences.

« Je préfère perdre mon passeport que mon carnet de parcours. Il m’est si précieux ! » plaisanta-t’il à son sujet.

« Je rigole quand je regarde celui de 2003 ou celui de 2004. Ils étaient si basiques » avant de justifier son importance « Tout à Augusta est question d’angles ! Vous apprenez toujours quelque chose de nouveau à chaque fois que vous jouez le parcours. J’ai du bien le jouer déjà plus d’une centaine de fois. Vous pouvez toujours apprendre des astuces de la part des cadets qui sont ici à l’année. A chaque fois que j’ai cette occasion, je prends en note le moindre conseil. »

Justin Rose en train de consulter son carnet de parcours

Les carnets de parcours ont de beaux jours devant eux quand vous entendez cela dans la bouche d’un pro. Le carnet de parcours ne sert pas juste à faire de support publicitaire ou à faire beau.

Bien jouer sur un golf, c’est aussi apprendre un parcours… apprendre de ses erreurs… les noter… les prendre en compte pour une prochaine partie.

Exemple : Se souvenir du sens du gazon à un point précis d’un rough en bord de green où j’ai perdu un coup… Se souvenir de la lèvre d’un bunker… Se souvenir du club utilisé sur tel ou tel trou…

Pour en revenir à Rose, si ce dernier a si bien scoré à Augusta, cela tient surtout dans le fait qu’il s’est classé deuxième pour le nombre de greens en régulation avec 75% de réussite dans cet exercice…

Deuxième ex-aequo avec Garcia…juste devancé par Paul Casey à 77,78%, soit 56 greens pris sur 72.

Rose a très bien manœuvré du tee au green.

Bien manœuvré supposait qu’il connaissait justement très bien tous les pièges du parcours, et toutes les zones du green où faire tomber ses coups.

Chercher et trouver les « angles » des greens en permanence

« Vous savez… ces greens sont difficiles à lire avec les yeux. Vous devez toujours putter en vous souvenant de ce qui s’est passé la dernière fois et quand vous étiez dans une position similaire. »

Olivier Raynal, consultant sur jeudegolf.org et formateur Aimpoint a justement apprécié que Justin Rose vante la méthode pour la lecture des greens.

Très bon ambassadeur, Rose a été vue à chaque fois en train d’anticiper les pentes avec ses doigts placés au-dessus de la ligne théorique de putt.

Fait intéressant à relever, Rose avait abandonné la méthode l’an passé.

Son putting et ses résultats ont chuté avec !

De retour à la méthode Aimpoint en 2017 « J’utilise cette méthode depuis 2015. J’ai dessiné des quadrants dans mon carnet, de sorte que je sais où les putts présentent des pentes à trois doigts, deux ou un. J’ai laissé tomber la méthode l’an passé, mais j’y suis revenu. C’est pourquoi ce petit carnet est inestimable pour moi. »

Sans détailler toute la méthode, Aimpoint consiste à quantifier les pentes en nombre de doigts pour visualiser avec la main, l’écart entre le point de visée et le trou.

Le retour à la méthode a joué un rôle crucial dans l’excellente performance de Rose, et surtout avisé car en 2015, il avait déjà terminé deuxième derrière Jordan Spieth.

Justin Rose adepte de la méthode Aimpoint au putting

Depuis le début de la saison, l’anglais avait déjà réalisé un bon début de saison avec trois top-5 en six tournois.

« Pour l’heure, je ne me sens pas à 100% avec certains aspects de son jeu, et c’est à l’image de ce que j’ai réalisé ce week-end. »

Poursuivant « Si j’ai remporté l’US Open en 2013 en me basant sur la puissance de mon driving, à l’inverse, à Augusta, c’est le petit jeu qui a été déterminant. Mon chipping et mon jeu de fers auraient pu être encore meilleurs, mais je suis assez satisfait de mon putting, et notamment mon grip (claw grip). J’ai vraiment le sentiment que je peux venir à Augusta et scorer au bon moment. »

A retenir de cette histoire, l’importance du carnet de parcours, non pas pour ce qui est inscrit basiquement dessus, mais de ce qu’un golfeur peut en faire en l’annotant…

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