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Augusta National: L’autre Amen Corner qui ne dit pas son nom!

Le trou appelé Magnolia à Augusta, un des plus difficiles du parcours

Ce n’est pas très juste de sous-estimer les trous numéros quatre, cinq et six à Augusta. Considérés au quatrième, cinquième et treizième rang en termes de difficulté dans toute l’histoire du Masters, pour gagner dimanche, celui qui voudra porter la célèbre veste verte, devra se montrer très prudent sur ce passage.

Sommaire de l'article consacré au parcours d'Augusta

  1. Le passage qui décide de tout au Masters !
  2. Le numéro 4 peut vous faire perdre une veste verte
  3. Les pires greens de tout le parcours

Le passage qui décide de tout au Masters !

Deux des trous de cet Amen Corner qui ne dit pas son nom puisque cette appellation est souvent réservée à trois à quatre trous vers la fin du parcours, sont en fait des par-3, ce qui en soit n’aurait rien d’alarmant.

Flowering Crab Apple, Magnolia, et Juniper, les noms de ces trois trous pourraient même vous amadouer.

Les golfeurs professionnels ne s’y trompent pourtant pas, ainsi Russel Henley déclara « Je ne sais pas si ces trous sont sous-estimés, mais ils sont pour moi, et comme pour beaucoup de mes collègues, aussi difficiles voir plus difficiles que sur les trous du retour. »

Henley a d’ailleurs réussi la performance de jouer ces trois trous en -1 lors de son premier tour du Masters 2015 pour rendre une carte finale de 68.

Le trou numéro quatre est long de 210 mètres, ce qui en fait le par-3 le plus long et de loin à Augusta. Ce trou inspire réellement la peur chez beaucoup de golfeurs.

Les caddies étudient le trou de long en large pendant les tours d’entraînements, et la longueur réelle est la première chose qu’ils mesurent dans une journée de travail.

Pour le célèbre Jim « Bones » Mackay qui est le caddie de Phil Mickelson « Ils peuvent faire en sorte que ce trou soit à une distance pour laquelle nous n’avons pas le club pour ! » poursuivant « Vous pensez pouvoir sortir un fer 4 ou un fer 5 mais cela peut tout à fait être un hybride en fonction de la position du drapeau ».

Au cours de l’année 2006 où le parcours a été rallongé, les architectes ont poussé les backtees de 32 mètres pour porter la longueur totale à 219 mètres.

Cet ajout de distance était bien plus important que pour n’importe quel autre trou, et même pour un simple réaménagement de parcours.

Il y avait une réelle volonté de faire de ce trou un moment de stress pour les joueurs.

Les golfeurs qui voudraient connaître un début de parcours prudent avant que les choses sérieuses commencent, en ont été pour leurs frais.

Flowering Crab

Le numéro 4 peut vous faire perdre une veste verte

En 2014, les chances de victoire au Masters ont été totalement anéanties dans le dernier tour par un double-bogey au trou numéro quatre.

En 2012, Phil Mickelson a connu une bien pire mésaventure.

Peu de gens le savent, mais vers l’arrière et à droite du trou à quelques mètres des stands de spectateurs, se trouve le seul palmier du parcours.

Engagé dans le dernier groupe, en bagarre pour la victoire, son coup de départ a frappé un stand allant se loger dans le palmier. Il n’a pas pu frapper correctement sa balle, et pris derrière un triple-bogey qui tua d’entrée ses chances de gagner le Masters. Il finira à la troisième place.

Cette année, après seulement deux tours disputes, le numéro quatre est déjà le deuxième trou le plus difficile, seul le numéro onze est encore plus difficile, n’octroyant que très peu de birdies…en réalité seulement sept depuis le début du tournoi.

Le trou numéro cinq est classé en dixième position, et le six est neuvième en difficulté.

Flowering Crab

Pour Bubba Watson, lauréat en 2014 « C’est juste un passage difficile » lui qui a joué par, birdie, bogey pour son premier tour en 71 ce jeudi. « Le numéro quatre est un vrai trou de golf, peu importe la distance. Le cinq est difficile à cause de la complexité du green. Sur ce trou, j’ai pris un trois-putt à 18 mètres en grande partie à cause des pentes très fortes. »

Acquiesçant « Alors oui, je ne les ai joué que dans le par. Ce que vous devez vous dire quand vous jouez ainsi, c’est que ce n’est pas si mal. »

Dans toute l’histoire du Masters, il n’y a eu qu’un seul trou en un sur le quatre. C’est d’ailleurs un des moments de la légende d’Augusta.

En 1992, Jeff Sluman a frappé un fer 4 à 194 mètres pour finalement trouver le fond du trou, et écrire une des plus belles pages d'histoire du tournoi.

Six golfeurs ont réussi un trou en un au numéro six, et le dernier n’est autre que Jamie Donaldson avec un coup de fer 7 à 161 mètres en 2013.

Par opposition, sur le véritable Amen Corner d’Augusta, il y a eu trois trous en un sur le douze, et quinze sur le trou numéro seize.

Les pires greens de tout le parcours

Pris ensemble, ces trois trous du début de partie à Augusta ont certainement les greens les plus ondulés et les plus délicats de tout le parcours.

Le numéro cinq qui est un dog-leg gauche long de 416 mètres avec deux larges et profonds bunkers de fairways qui lorsqu’ils sont pris sont très souvent synonymes de bogeys ou pire.

Magnolia

Les joueurs estiment que ce trou présente la surface de green la plus imprévisible et la plus diabolique de tout le parcours.

Jack Nicklaus a lui-même été l’auteur de deux des coups de golf les plus spectaculaires de l’histoire du Masters sur le trou numéro cinq.

L’Ours blond avait déjà largement passé son âge d’or en 1995 quand il joua deux fois eagle sur ce trou, plombant le green avec son approche durant son premier et son troisième tour.

Passé ce trou, on pourrait penser faussement que les choses vont aller mieux sur le six !

Juniper

Le trou descend de telle sorte que les spectateurs peuvent s’assoir derrière le tee de départ, et voir les balles s’élever vers le green resserré.

Vous l’aurez compris, les professionnels qui jouent à Augusta peuvent gagner ou perdre le Masters sur cet enchaînement de trois trous, cet amen corner qui ne dit pas son nom.

Cette semaine de Masters 2015, Justin Rose s’est très bien placé sur son premier tour en jouant par, birdie, birdie sur la route d’un premier score en 67, toutefois, à la sortie de sa partie, il a immédiatement admis que ce passage du parcours avait été la clé de sa bonne partie.

« Je dirais que sur les sept premiers trous, si vous arrivez à passer dans le par, vous pourrez probablement construire un bon score sur le reste du parcours. » poursuivant « Je pense que n’importe quel piège du parcours que vous arrivez à déjouer en début de partie, est déjà un bonus en soi. »

Tout est dit…

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