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Pourquoi le golf peut-il être aussi frustrant ?

Pourquoi le golf peut-il être aussi frustrant ?

Si vous jouez au golf régulièrement, et que pour vous le score ou la façon de jouer est importante, peut-être avez-vous déjà éprouvé un sentiment de frustration après ou pendant un 18 trous ? Pourquoi le golf est à la fois un jeu très prenant, et très gratifiant, et par la même occasion, très frustrant?

Préambule

Comme vous le savez sans doute déjà, le golf est un sport que l’on peut pratiquer à tout âge. D’enfant à l’âge adulte, le golf peut être joué par tout le monde.

D’un point de vue extérieur, cela peut même paraître assez simple : Frapper une balle à quelques mètres, et la mettre au fond d’un trou, cela ne paraît pas bien sorcier.

La simplicité apparente du jeu de golf pourrait faire faussement croire que c’est un sport facile.

Cependant, les débutants découvrent rapidement que cela peut-être aussi extrêmement frustrant.

La perception de la difficulté

Et un autre phénomène contribue à accentuer cette frustration : l’écart de niveau réel entre les golfeurs professionnels et les amateurs !

Pratiqué par les pros, le golf pourrait paraître faussement facile, surtout quand on les voit taper des drives à 270 mètres avec un geste d’une extrême fluidité et force combinée.

Quand vous regardez du golf à la télévision, vous pourriez penser que vous serez rapidement en mesure de reproduire la même chose…

Et au moment d’arriver sur le parcours, un débutant comprend assez rapidement qu’il y a un certain écart entre le golf à la télévision, et la réalité sur le terrain.

Le golf n’est vraiment pas un jeu facile.

Le besoin viscéral de se comparer aux autres

Un autre facteur contribue au fait que le golf peut-être frustrant, et ironiquement, c’est un peu lié à l’aspect social du jeu.

Quand vous arrivez sur un parcours pour jouer, il arrive que vous soyez associé à d’autres joueurs. Et comme ce sport peut être pratiqué indépendamment de son niveau…A savoir, un golfeur classé 10 pourra jouer avec un golfeur classé 30 sans que cela, en théorie, ait d’incidences sur le jeu de l’un ou de l’autre.

Un débutant pourra donc jouer avec un golfeur plus expérimenté, et ressentir une pointe de frustration, quand ayant égaré son drive dans les fourrés à gauche du fairway, il verra son partenaire taper une « bombe » en plein milieu, et se laisser une petite approche au wedge, alors que lui mettra quatre coups à arriver péniblement sur le green.

Sur le moment, cela ne crée pas immédiatement un sentiment de frustration, mais quand vous passez une journée entière à compter les coups d’écarts entre vous et votre partenaire, cela peut finir par frustrer, surtout parce que vous constatez de près vos limites du moment.

Sentiment qui peut être renforcé par le fait de ne pas partir des mêmes boules de départs !

Le fait de voir un golfeur mieux jouer de manière significative a un impact qui a été prouvé sur le mental du joueur.

C’est bien pour cela qu’en match-play et même à haut niveau, certains joueurs s’effondrent littéralement contre un autre joueur plus en réussite.

Un autre exemple de la rivalité, et de la frustration qui peut en découler, est tout simplement la longueur du drive depuis le départ !

Quand un joueur vous met régulièrement entre 10 et 20 mètres, si ce n’est plus, sur ce fameux coup, cela peut engendrer un sentiment frustrant, du fait qu’à nouveau, on est mis face à ses propres limites.

Surtout que chez un homme, la longueur du drive est souvent un synonyme de puissance

La distance au drive forçant plus le respect que l’habilité au putting, alors que pourtant, en termes de score, c’est bien le putting qui peut faire la différence.

Simplement, cela illustre à quel point, l’égo peut contribuer au bien-être ou à la frustration du golfeur.

D’où sur le tee de départ suivant, une pression supplémentaire sur les épaules du golfeur le moins long qui voudra sans doute forcer son coup pour aller plus loin avec pour résultat dans 99% des cas, de commettre une erreur, et produire l’inverse du but recherché…pour encore plus de frustrations.

D’autant que le golfeur est par nature un compétiteur.

Le mot est lâché !

Compétition et frustration

En résumé des points énumérés, tout est une question de compétition quand il s’agit de parler de frustration.

Le besoin de se jauger par rapport aux autres

Il ne faut pourtant pas oublier que le golf est d’abord un sport individuel, et il devrait toujours être joué dans cet esprit.

Un autre paramètre interagit entre la performance et la frustration d’un golfeur et correspond au fait de tenter des coups tout bonnement impossibles !

Lors de ma dernière partie avec des amis golfeurs classés 25 et 30 d’index, j’ai pu encore constater à quel point les hauts handicaps enchaînent les difficultés.

Un mauvais coup de départ entraîne invariablement un coup suivant encore plus difficile à jouer que le précédent, et ainsi de suite.

C’est la grande injustice du golf !

Plus vous êtes en difficulté, et plus le parcours vous enfonce !

A contrario, plus vous maîtrisez votre swing, et plus vous pouvez survoler les difficultés.

Le débutant ou le golfeur à haut handicap, lui au contraire, goûte à toutes les difficultés : bunker, obstacles d’eaux, hors limite, rough épais…ce qui ajoute à la frustration quand en plus d’enchaîner les mauvais coups, on enchaîne les situations les plus « pressurantes » que l’on puisse rencontrer sur un terrain de golf.

Ces derniers étant construits dans ce but !

L’objectif d’un architecte de golf étant bien de créer des difficultés plus ou moins insurmontables pour les golfeurs.

Sans ces difficultés, le jeu ne serait pas aussi intéressant.

Les parcours les plus réputés sont donc ceux qui punissent le plus la moindre faute qu’elle soit technique, tactique, ou mentale.

Développer la bonne attitude face aux événements

Mentale….oui car les amateurs ont aussi le désavantage d’être moins capable de chasser un mauvais coup ou un trou mal joué de leurs esprits.

Alors qu’après un double-bogey, un pro va immédiatement chercher à « bouncer back », autrement dit à rebondir, tout en effaçant de sa mémoire ce mauvais résultat, au contraire, l’amateur va ruminer sa contre-performance sur plusieurs trous, et cette mauvaise attitude va l’entraîner dans une spirale négative et frustrante.

A chaque fois qu’un amateur commet une erreur, son jeu devient de plus en plus frustrant, car à l’erreur s’ajoute un score qui s’accroît très rapidement, et d’un mauvais trou, c’est toute la partie qui risque de devenir mauvaise.

Et c’est encore plus vrai pour les golfeurs expérimentés qui acceptent encore moins que les débutants de pouvoir encore taper de mauvais shots.

D’une journée à une autre, vous pouvez ne pas du tout jouer le même jeu.

Un jour, votre jeu est en place, un autre, vous devez lutter pour ramener une carte de score potable.

C’est une autre frustration du joueur de golf, celle de ne pas pouvoir comprendre pourquoi on ne joue pas toujours au même niveau.

Le putting : le compartiment de jeu le plus sous-estimé

Enfin, le putting est certainement le compartiment de jeu le plus frustrant au golf !

Une partie de golf peut basculer sur quelques coups à quelques mètres seulement du drapeau.

Pour beaucoup d’amateurs, le putting est leurs « talon d’Achille ».

Au lieu de s’entraîner sur la partie la plus importante du jeu (au moins 50% des coups), la plupart des amateurs s’entraînent à frapper de puissants drives au practice.

Le putting est la partie du jeu qui demande de réussir les plus petits coups en termes de distance.

Et dans l’esprit des golfeurs, la distance est la difficulté !

Plus un coup est court et plus il est censé être facile. C’est une erreur de croire que le putting est la partie la plus facile du jeu.

Et c’est justement cette erreur qui contribue à accentuer le sentiment de frustration après un mauvais score.

Le putting n'est pas la partie la plus simple du golf

Rien n’est plus embarrassant pour un golfeur que de manquer deux putts aux bords du trou pour finalement concéder un trois-putt ou encore de taper un long putt qui finit très loin du trou, en l'ayant dépassé.

La somme de toutes les frustrations

En conclusion, la frustration du golfeur peut être le fruit d’attentes trop fortes.

Car c’est bien le tempérament ou le manque de sérénité qui alimente la frustration, bien plus que le jeu en lui-même.

Bien que le golf paraisse facile, c’est presque toujours un défi de bien jouer, et ce qui est en jeu, c’est surtout notre capacité à relever ce challenge.

La moindre petite erreur est sévèrement punie.

Les erreurs ont la fâcheuse tendance de vouloir s’enchaîner, et à nous conduire dans des situations aussi difficiles que frustrantes.

En plus, si vous ajoutez à cela, la pression que peuvent-nous mettre nos partenaires, la partie peut devenir un chemin de croix.

A la lecture de cet article, vous pourriez vous reconnaître dans plusieurs des symptômes évoqués, et même vous sentir désemparé.

La solution existe !

Considérez que le golf est jeu de frustration, et qu’au contraire, ce qui compte, c’est de se dépasser, quel que soit son âge ou son niveau de jeu, pour remporter de temps en temps quelques petites victoires.

Chercher toujours le positif dans n’importe quelle partie jouée.

Un golfeur a besoin de s’habituer à ce sentiment de frustration pour enfin apprécier la beauté, et la richesse de ce sport.

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