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Labo golf : L’utilité réelle du chip coach pour le swing

Labo golf : L’utilité réelle du chip coach pour le swing

Il s’agit d’un gadget, un training aid, un outil assez anodin que j’avais dans mes affaires depuis plus d’une dizaine d’années et que j’ai décidé de dépoussiérer pour enfin comprendre son utilité et son grand bénéfice pour au moins trois éléments clés du swing de golf : le plan, le tempo, et plus important encore, comment mieux amené la face du club square à l’impact, et sans mouvements parasites.

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Accessoires pour l'entraînement au golf : le Callaway chip coach

Plus de dix ans que j’ai acheté cet outil d’aide à l’entrainement en forme de crochets qui s’adaptent entre les bras pour les bloquer.

A l’époque, comme beaucoup d’autres golfeurs… j’imagine… j’avais acheté cet outil quelques euros dans l’espoir d’en tirer un bénéfice pour mon entraînement.

J’ai assez rapidement abandonné l’idée du fait de l’inconfort procuré, et puis surtout, un manque de compréhension de ce que concrètement un tel outil peut apporter sur le swing.

D’ailleurs, c’est une remarque qui vaut pour 99% des outils d’aides à l’entrainement !

Quand on s’entraîne seul et sans l’œil avisé d’un coach, ces outils présentent le fâcheux problème de ne pas être réellement et correctement expliqué. Vous êtes souvent livré à vous-même.

Dans le précédent sujet, labo golf, je vous ai posé les bases de cette nouvelle rubrique : Essayer des outils permettant d’améliorer réellement, et de manière compréhensible son swing de golf, sans l’aide d’un coach à temps plein.

Pour parvenir à ce résultat, il faut en complément un outil de mesure pour quantifier la différence entre avant et après.

Comme le précédent sujet, je vais avoir recours à un capteur de swing, type « Zepp golf », qui se fixe sur le gant, et enregistre de manière combinée la forme du swing, et les datas du type vitesse de swing, plan du club, plan de la main, tempo, rotation du bassin, et angle de montée.

Préambule : Pourquoi utiliser un chip coach ?

Réglable en largeur, il se place entre vos bras pour coordonner le fonctionnement idéal des grands muscles du dos et des épaules.

Appelé chip coach, c’est parce que c’est sa première fonction : Vous aider à gérer un mouvement pendulaire, simple et répétitif.

En somme, l’idéal pour chipper mais vous allez voir par la suite que je vais détourner son usage pour le swing.

Positionné en appui sur les biceps, cet outil neutralise l’action des mains et des poignets sur les petits coups, mais permet aussi et surtout de travailler la connexion bras/corps pendant un plein swing.

Justement, à l’aide du capteur de swing Zepp golf, depuis quelques semaines, j’ai bien réussi à identifier plusieurs points d’améliorations dans mon swing.

Tout d’abord, une fâcheuse tendance à enrouler la balle de droite à gauche au moment de l’impact, un mouvement parasite, qui dans le meilleur des cas, donne un draw naturel, et dans le pire, un hook horrible.

Ensuite, je cherche à améliorer le plan de mon swing pour le ramener entre le backswing et le downswing, le plus près possible du même plan. Ce que les pros appellent un plan de club à 0°, à savoir le plan de montée et le plan de descente s’inscrivent sur le même axe.

Et enfin, mon plus grand problème pour la régularité de mes coups sur le parcours, un tempo beaucoup trop rapide, et trop variable.

Dans ce sujet, je ne vais pas parler de mon souhait d’augmenter ma vitesse de tête de club, et la montée qui sont pour le coup hors scope de ce sujet.

Par un pure hasard, j’ai eu l’idée de swinguer avec le chip coach.

J’ai été surpris de constater l’efficacité de ce petit gadget, et le bénéfice pour le plan du club en premier lieu, et en effets secondaires sur le tempo, et le chemin du club dans la zone d’impact.

Je précise tout de suite qu’après avoir tapé plus de 80 balles avec, c’est particulièrement inconfortable à la longue.

En revanche, c’est très utile pour mémoriser le bon geste, et je vais pouvoir vous démontrer un avant/après.

Pour ceux qui voudraient acquérir cet outil, j’ai eu beaucoup de mal à le retrouver en ligne. Et finalement, j’ai trouvé le lien suivant : http://www.blueputt.com/Outils-Pleinswing-Callaway-Basic-Training-49euros-sku199 sur un site qui m’était jusqu’alors inconnu.

L’expérience chip coach pour le swing

Comme décrit plus haut, c’est pour le coup très simple. Vous fixez le « chip coach » entre vos biceps, et puis vous adressez la balle le plus normalement possible.

Dans mon cas, je n’ai pas eu à varier l’écartement des crochets, et d’ailleurs, je pense que ce sera aussi le cas pour 99% d’entre vous, et à moins d’avoir un gabarit hors norme ou un physique de rugbyman avec une très grande largeur d’épaules.

Le but du jeu est de générer un swing sans laisser échapper le chip coach, ce qui implique systématiquement le même écartement des bras pendant toute la durée du swing !

Pour être honnête, le premier plein coup tapé a été très bizarre avec une sorte d’énorme socquette. Le club a tapé la balle avec l’arête de la semelle, et elle n’a pas décollé de plus de dix centimètres.

Clairement, cela perturbe le mode de fonctionnement naturel du swing. C’est déjà en soi une bonne chose, car l’intérêt de ce type d’outils, c’est de vous sortir de votre mode de travail usuel.

Passé ce premier coup, assez rapidement, vous trouvez le bon enchaînement, et quasi immédiatement, vous pouvez constater le bénéfice sur le swing !

La première chose qui m’est apparue sur le premier swing, c’est à quel point cela a modifié la qualité de l’impact, et surtout tué toutes formes de mouvements parasites.

Sur le deuxième coup, et donc le premier coup analysable, le capteur Zepp a mis en évidence le fait que dans la zone d’impact, le club a suivi un chemin relativement rectiligne, alors que naturellement, j’amène le club de l’intérieur vers l’extérieur pour revenir intérieur, une sorte de boucle qui donne un effet de droite à gauche à la balle.

Un effet non désiré qui me pourrit la vie sur le parcours, rendant la plupart de mes coups imprévisibles dans un mauvais jour.

Là, au contraire, je vais enchaîner des coups avec un club beaucoup plus square à l’impact !

C’est un des bénéfices de l’amélioration entre la connexion bras et corps amené par cet outil.

Mais chronologiquement, avant d’en arriver à l’impact, le chip coach crée en amont les conditions d’un meilleur swing : il vous permet de mieux amener le club dans le bon plan à la montée, et au retour.

Précédemment, dans le premier sujet, j’avais déjà sensiblement amélioré cet aspect de mon swing.

Cette fois, c’est le principal élément qui est travaillé avec le chip coach.

Alors que sans entraînement, et en me laissant faire naturellement, comme d’autres amateurs, j’aurai pu avoir un écartement du plan du club de plus de 10°.

Dans mon cas, fort heureusement, cet écart était plutôt négatif, ce qui indique que je ne souffrais pas de problème de slice.

Les amateurs qui souffrent de slice présentent généralement un plan de downswing positif supérieur à 10° par rapport au plan du backswing.

En m’entraînant avec zepp golf, et maintenant avec le chip coach, j’ai ramené cet écart à moins de 3%, ce qui se traduit par un chemin du club très similaire à l’aller comme au retour, et donc de meilleures chances de toucher la balle square à l’impact.

En résumé, en travaillant sur le plan du club, j’ai pu créer des conditions d’un swing plus cohérent, plus efficace, et même plus rapide.

Dans la zone d’impact, j’ai éliminé ma tendance à être intérieur, extérieur, intérieur, et au bout de plusieurs dizaines de balles, j’ai nettement amélioré mon smash factor (relation entre la vitesse de tête de club, et vitesse de balle à l’impact), traduisant le fait que je prenais plus régulièrement la balle au centre du sweet spot pour plus de distance, et un meilleur son à l’impact (meilleure consistance du coup).

Entre le début et la fin de la séance d’entraînement, j’ai gagné près de 20 mètres avec un fer 6, à savoir tapé au début autour de 130 mètres au carry pour finir à 150 mètres, et même plus !

Mesure permise par l’utilisation d’un radar tel que le ES14 en complément du capteur Zepp golf qui lui ne donne pas la vitesse de balle, et ne peut donc pas calculer la distance théorique.

Et je n’ai pas oublié un dernier bénéfice induit et secondaire : le tempo !

De tous les enjeux du swing de golf, c’est pour moi le plus difficile à caler.

Très vite, quand vous vous intéressez aux outils d’entraînements, vous en trouvez tout un tas qui permettent d’améliorer le plan (ce qui en soit pourrait être le plus difficile).

Pour le tempo, c’est surtout une question de rythme interne.

En lisant le sujet préparé par Michel Delbos sur le swing de Lexi Thompson, je me suis rendu compte à quel point les pros ont les mêmes problématiques que les amateurs à ce sujet.

Cette championne m’a inspiré, car avant d’être une des plus longues joueuses sur le tour féminin, et donc l’une des plus rapides dans la zone d’impact, elle cherche systématiquement à ralentir son backswing.

Avec le chip coach, même si vous êtes tenté de swinguer à votre vitesse naturelle, quelque part, le fait d’avoir les biceps fixés sur cet outil vous amène à swinguer dans un tempo légèrement plus lent.

Pour rappel, un bon tempo au golf est un ratio de 3 pour 1.

Soit 3 secondes de montée du club pour 1 seconde de descente !

Le backswing moyen d’un golfeur professionnel étant de 0.82 secondes…cela implique un downswing moyen de 0.27 secondes.

Pour un amateur, les écarts de vitesse au downswing étant faibles, c’est souvent le backswing qui est en cause.

Dans mon cas, c’est idéal, car ma tendance naturelle est de swinguer dans un tempo de 2.5 pour 1, et parfois moins.

Mes plus mauvais coups pouvant être tapés dans un tempo de 1.7 pour 1, autrement dit le club n’a pas le temps de monter qu’il redescend !

Comme le timing n’est pas toujours régulier chez les amateurs, un mauvais tempo est la principale source de fautes techniques sur le parcours.

Conclusion : Un outil utile à condition de savoir mesurer et quantifier les gains

J’ai enfin pu mesurer l’utilité du chip coach, et compte bien l’utiliser sur 5 à 10 balles dans mes prochaines séances de practice avant un parcours, histoire de trouver le bon plan, le bon impact, et éventuellement le bon tempo.

Peu encombrant, et léger, il se met facilement dans le sac.

A bientôt pour un prochain sujet labo golf dont l’objet est de vous faire part en sincérité de mes trouvailles pour améliorer mon jeu de golf seul, sans l’œil d’un coach à temps plein.

PS : Le chip coach est à utiliser avec modération car c’est à force un peu douloureux au niveau des biceps.

Bien entendu, il existe d’autres outils d’aides pour améliorer la connexion bras-torse. Nous y reviendrons.

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