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Labo golf : Comment s’entraîner et progresser seul (sans l’œil d’un pro) ?

Labo golf : Comment s’entraîner et progresser seul (sans l’œil d’un pro) ?

Si vous êtes comme moi, et que vous espérez encore progresser techniquement pour baisser votre handicap, vous êtes toujours à l’affût d’une nouvelle idée, et parfois, je l’avoue d’un nouveau gadget qui pourra justement pallier l’absence d’un moniteur de golf 24 heures sur 24. Dans ce nouveau sujet, je vais vous faire part d’une de mes dernières trouvailles dans le but de progresser.

J’ai volontairement intitulé cet article « labo golf », car je vous invite à être dans cet état d’esprit à la lecture de cet article, qui n’a pas la prétention d’être une leçon, ou une affirmation, mais bien une expérimentation.

Préambule

En matière de sport, il est commun de constater au moins deux phases, l’entrainement, et la compétition.

La compétition contre soi-même ou contre autrui, est surtout une sanction du travail effectué en amont à l’entraînement.

Dans un sport comme le golf où la technique a son importance dans le résultat final, l’entraînement technique est un élément indispensable.

Attention, comme j’ai déjà pu l’écrire dans mes sujets consacrés à l’expérience BeAthletik, la pratique du golf demande de prendre conscience de l’importance du fonctionnement de son corps, et de se mettre en condition de bien jouer physiquement.

Ainsi, je relativise ou j’ajoute à la technique, l’indispensable dimension athlétique.

Le golf est un sport individuel….par conséquence, pratiqué souvent seul, et avec assez peu de points de repères.

Dans ma longue vie de golfeurs (je joue depuis l’âge de 10 ans, et plus régulièrement depuis 24), et je pense avoir eu la chance de pouvoir prendre des cours individuels pendant assez longtemps, je me sens assez bien placé pour vous dire que l’on a jamais assez du temps et du regard d’un expert qui vous apporte son avis extérieur, et les solutions à mettre en œuvre pour atteindre l’objectif visé.

Peut-être que j’ai pris trop de courts, mais une fois seul devant ma balle au practice ou sur le parcours, quand soudainement, je me mets à répéter plusieurs fois la même faute technique, c’est bien à ce moment précis que je regrette de ne pas pouvoir appuyer sur le bouton « stop », et dire « c’est quoi le problème. »

Et j’ajouterai que bien des fois, même quand je prends une leçon avec le coach qui peut faire le maximum d’efforts pour me verbaliser le problème, et la solution, il arrive que mon cerveau n’arrive pas à prendre l’analyse, et la correction.

Si vous êtes comme moi, vous essayez de bien faire, et parfois, vous vous convainquez vous-même d’avoir compris, mais en réalité, vous n’avez pas intégré toute la dimension du problème rencontré, et la solution.

Je me rassure en me disant qu’en fait, et sauf à avoir commencé le golf étant enfant, et avoir été doué dans l’apprentissage, tous les amateurs sont un peu dans le même cas : il faut des années de pratique pour parfaitement tout comprendre de la complexité du swing.

D’ailleurs, les chiffres ne se trompent pas. Si le golf reste une activité marginale. C’est plus pour sa difficulté technique que pour la barrière économique à l’entrée.

Monter à cheval coûte en fait plus cher, mais c’est bien plus simple techniquement !

Ce sujet n’est donc pas une critique du corps enseignant au golf, ni à mettre en concurrence.

Simplement, le constat est assez simple. Rares sont les amateurs qui peuvent disposer d’un coach 24 heures sur 24, ou encore absorber les éléments vus et travaillés de manière intuitive ou immédiate.

Pourtant, dans « jouer au golf », il y a « jouer » !

Si on devait attendre d’être un expert technique du jeu. Personne n’irait jamais sur le parcours.

Maintenant, quel plaisir peut-on avoir à jouer au golf pour envoyer du bogey, du double, du triple ou pire.

Bien sûr, il m’arrive de jouer moins de dix sur dix-huit trous. Mais ici, nous sommes entre nous, et pas de chichi, j’ai beau avoir un beau swing, et des caractéristiques qui peuvent faire de moi, un relativement bon joueur de golf, il m’arrive de jouer entre vingt et trente.

Et quand on sort d’une partie avec le double de son index, est-ce que vous pensez que vous avez vraiment envie de vous taper sur le ventre, et être un champion de la relativité !

« Ah oui, j’ai de la chance de jouer au golf. Il fait beau aujourd’hui…et les oiseaux chantent… »

Fadaises ! Quand vous jouez au golf, vous avez envie de bien jouer, et le score où le type de coups que vous avez tapé, contribue à établir un bilan plaisant de votre partie.

Ok, pour bien jouer, il faut du physique…être souple…être musclé….être vif d’un point de vue motricité.

Pas de problème, ce n’est pas la partie qui demande le plus d’auto-contrôle ou de compétences.

En revanche, quand il s’agit de technique…Comment faire quand on est seul derrière sa balle ?

Le support de l’expérience

Avant d’aborder la solution que j’expérimente actuellement. Je dois contextualiser, et me servir de mon propre exemple pour vous donner un cadre de lecture de cet article.

Depuis mes tous débuts au golf, j’ai toujours réussi à développer une bonne énergie pour transférer vitesse et force dans mes balles.

Cela se matérialise particulièrement au driver que je tape régulièrement entre 200 et 240 mètres.

Parmi vous, certains jouent plus court et d’autres plus long. J’en ai conscience.

Mon problème est que d’une manière que je n’ai jusqu’à présent pas réussi à circonscrire, je balance des balles en gros hook !

C’est-à-dire que mes balles dessinent une grande courbe de droite à gauche. Quand cet effet est faiblement prononcé, j’arrive à maintenir la balle en jeu, mais souvent, je n’y arrive pas, et elle part dans les choux.

Au lieu de profiter de ma distance, je profite des points de pénalités pour hors limites !

Comprenez que le slice n’a jamais été un problème chez moi.

Maintenant que nous avons dans notre « labo » : un joueur expérimenté, et une faute récurrente, ajoutons le fait que notre joueur ne dispose pas d’un coach de manière régulière, et de plus de une fois tous les deux mois en moyenne.

Comment faire pour ne pas être totalement arrêté par cette situation, et néanmoins trouver des solutions de progressions ?

Surtout que je trimballe ce problème depuis un paquet d’années…

Pour vous donner une idée, je suis un des rares golfeurs en France, à créer une boucle au sommet de mon backswing entre la phase de montée du club, et la phase de redescente (downswing).

Nous allons devoir commencer à parler de plan de swing. En clair, mon plan de swing n’est pas rigoureusement le même entre l’aller et le retour.

Résultat, cela provoque effectivement une certitude d’irrégularité dans ma frappe.

Par chance, une balle va être parfaitement prise, et faire son job ! Une autre va partir aux fraises.

Vous savez certainement que le golf est une affaire de pourcentage.

Le but du jeu ne consiste pas à taper une balle parfaite, mais de taper régulièrement des bonnes balles ou de pas trop mauvaises balles.

On en revient à notre notion d’entraînement.

Comment ne pas répéter une faute technique pendant des heures au practice quand on ne peut compter que sur soi ?

La vidéo ?

J’ai essayé…il y a déjà bien des années.

Vous vous filmez et après ? De mon expérience, on peut parfois voir ce qui ne va pas.

Avec les années, je connais parfaitement mon swing sous toutes ses coutures. Je retrouve ce satané côté gauche qui s’affaisse au moment de relancer la canne au lieu de rester solide.

Est-ce que cela m’aide à corriger le problème de le voir ? Non, ce n’est pas suffisant.

En fait, toute la question, et c’est sur ce terrain que je veux vous emmener, consiste à RESSENTIR.

Pas seulement voir ou analyser, mais bien RESSENTIR dans son corps, la différence entre ce qui est bien, et ce qui est mal.

Ceci étant dit, voir, et même ressentir, ne sont pas encore suffisants, il faut en plus auto-contrôler.

Pour auto-contrôler, il faut des outils

C’est là où d’ailleurs, je vais vous donner une opinion tranché sur l’enseignement du golf, toujours en me plaçant du côté client.

Prétendre de nos jours, donner des cours de golf sans utiliser la technologie, et ce qu’elle peut nous offrir, ce n’est plus acceptable, et je dirais même que c’est faire du placébo.

C’est dit ! Cela peut paraître sévère, mais il faut arrêter avec l’enseignement du golf « à la papa ».

Le niveau moyen des golfeurs en France ne progresse pas d’une décennie à une autre. L’index moyen se situe avec une trop grande régularité autour de 24 !

L’enseignement du golf fonctionne donc très bien pour faire découvrir le golf, et amener une majorité à aller sur le parcours.

Par contre, pour scorer, il n’y a plus qu’une trop faible minorité, et l’enseignement ne peut pas être dédouané.

Or, en 2015 plus qu’en 2005, des outils pédagogiques sont désormais à la portée des coachs, et par extension, aux élèves curieux de cette progression.

Car, pour progresser, il faut déjà vouloir s’en donner les moyens.

Dans cet article labo, je reformule : Nous avons une situation, un constat, un problème technique, un joueur motivé et capable d’admettre qu’il y a un problème.

Nous avons aussi un début de méthode :

Voir, ressentir, et auto-contrôler !

Et j’ajoute deux autres contraintes : le manque de temps, et pas un budget infini à passer en balles de practice…

Comment faire pour trouver le déclic technique ?

S’équiper d’outils d’auto-contrôle, et se créer des opportunités.

Pour les outils, je vous propose d’investir dans au moins trois supports : un smartphone, un radar de mesure de vitesses, et un applicatif capable de vous restituer votre swing, et notamment son plan.

Bien entendu, le smartphone est la clé de voute de cette organisation !

Pour les opportunités, je vous recommande de transformer une pièce de la maison, et en particulier, un bout du garage en zone dédiée à l’entrainement.

Achetez un filet de practice à moins de 90 euros, postez le à 3 mètres devant vous, munissez-vous d’un tapis pour poser vos balles, et veillez à avoir un rayon d’actions de vos bras plus le club suffisant pour ne rien exploser au passage.

En résumé, construisez à moindre frais votre propre practice de proximité, et à moindre coût.

En plus de l’indéniable double avantage : gains de temps, et gains d’argent, vous pouvez vous payer le luxe de taper des balles de qualité, et pas des balles de practices, plus de 10% moins performantes que de véritables balles.

Maintenant que vous avez créé la situation d’opportunité pour vous entraîner quand vous voulez, et sans perdre du temps. Vous réglez d’ailleurs au passage le problème d’arrêter de jouer pendant les mois d’hivers ! Il convient de s’intéresser à la seconde partie de l’équation.

Comment taper des balles sans que cela ne soit inutile ?

Pour coupler le RESSENTIR à l’auto-contrôle, je vous suggère d’acquérir un radar de mesure pour à minima enregistrer deux datas sur chaque coup : la vitesse de swing, et la vitesse de balle à l’impact.

Si vous avez déjà ces deux données, il sera facile de déterminer le smash factor (indicateur sur la qualité de votre frappe, et son centrage dans la face).

Ce premier outil sert donc à analyser le résultat produit ou la conséquence.

Il faut en plus un outil pour analyser la cause, et donc le geste.

Un capteur fixé sur le club ou sur un gant, relayé à votre smartphone doit pouvoir vous donner une photo du déplacement de votre club dans l’espace, le plan, la montée, le tempo, et même dans certains cas la rotation des hanches (quand le smartphone est porté dans une poche de pantalon).

Volontairement, je ne fais pas de publicité pour des produits, et ne citerai pas de marques.

Si vous êtes intéressés, je répondrai par mail et en off sur la qualité des différents capteurs que j’ai déjà testé.

Toujours est-il que j’ai trouvé des outils satisfaisants, en dehors d’utiliser la Rolls qu’est le Trackman qui, je le rappelle, ne correspond pas à ma contrainte budgétaire (coûte près de 20 000 euros).

L’opportunité est posée. Les outils mis en marche. Vous pouvez commencer à travailler seul sur votre swing.

Seul mais pas aveugle par rapport à votre swing.

Encore un ingrédient à ajouter dans mon test en laboratoire, les aides à l’entrainement !

Pour rappel, je rencontre personnellement un problème de plan de swing.

Il existe un tout petit objet à 20 euros qui est très pratique pour un pêcheur tel que moi.

Cela se fixe sur le manche de n’importe quel club, et aide à positionner l’avant-bras gauche à la bonne place au sommet du backswing.

Cet outil m’est utile par rapport à mon problème bien précis. Il en existe d’autres en fonction d’autres types de défauts.

J’en viens maintenant à ma conclusion, et sur le comment on peut progresser seul.

Résultats

Avec les outils à ma disposition, j’ai pu contrôler précisément ce qui ne fonctionnait pas dans mon swing.

Partant de là, j’ai expérimenté, tâtonné jusqu’à finalement ressentir la solution.

Ressentir le problème, c’est bien ! Mais ce qui nous intéresse, c’est bien de ressentir ce qui marche, et de pouvoir le répéter.

A l’aide de mon capteur pour tracker mon plan de swing, j’ai vu qu’il était très négatif.

A savoir, le downswing passait très loin et très en-dessous du plan du backswing.

En travaillant sur ma connexion bras droit-buste, tout en amenant mon club à l’horizontale avec le sol au sommet du swing (aidé par mon petit gadget pour bloquer mon avant-bras gauche), j’ai fini par enfin mettre le club dans le bon plan, et réduire drastiquement, l’écart de plan jusqu’à l’amener entre -5 et 0°, parfois en léger positif.

Pour information, mon plan de swing était auparavant plutôt compris entre -15 et -20% !

A quoi ça sert ?

A taper des balles beaucoup plus consistantes, plus droites, plus régulières et plus puissantes !

Comment on s’en aperçoit dans son garage ?

Au toucher, et avec le radar de mesure qui lui, vous traduit le bénéfice en vitesse de balle à l’impact!

En vérité, pour arriver à ce résultat, il m’a fallu trois semaines, et à raison de deux/trois séances hebdomadaires où j’ai pu taper une petite centaine de balles par séance.

Soit un budget en balles de practice équivalant à 90 euros pour arriver à un résultat satisfaisant.

Ci-joint le résultat de mon expérience en comparant un swing réalisé le 7 septembre par rapport à un autre swing réalisé le 25 septembre, toujours avec un fer 7.

Notez comment le plan de swing est passé de très négatif à légèrement positif.

Comment l'amplitude de montée à progresser, et en fin de compte, le gain de vitesse de swing de près de 5 mph.

Avant la prise de conscience du problème de plan :

Un des coups que je réalisais avant de travailler spécifiquement le problème du plan

Après la prise de conscience du problème de plan :

Un de mes meilleurs swings en appliquant mon travail en laboratoire

Comme je l’ai précisé au départ, il s’agit d’un travail en laboratoire de ma part. Il me reste encore des étapes à passer.

Etre capable de reproduire ce que je ressens sans les outils d’aides et de contrôles, et mieux, à le produire sur le parcours, et en compétition.

Ce sera la suite de cet article.

J’espère vous avoir donné envie de progresser, en cherchant des solutions qui sortent des sentiers-battus, ne pas être fataliste, et au contraire, ambitieux pour votre jeu de golf.

Et surtout, capable de trouver des solutions par vous-même quand vous n’avez pas un pro à côté de vous.

Enfin, vous devriez aussi être d’accord avec moi, pour affirmer que de nos jours, il n’est plus concevable qu’un pro ne travaille pas avec des outils pédagogiques plus élaborés que son seul regard.

Les meilleurs artisans sont ceux qui ont les meilleurs outils.

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Commentaires   

Avec
 
Labille
0 #1 RadarLabille 27-09-2015 00:04
Bonjour ,
Je trouve votre article et votre avis sur l'enseignement français très pertinent.
j'aimerais avoir quelques informations complémentaires sur les produits que vous avez utilisés pour améliorer votre swing.
D'autres part je trouve que l'on ne parle pas suffisamment des produits techniques qui existent aujourd'hui et qui contribuent à améliorer le swing.
 

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