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Golf aux JO de Rio : Zika, l’argent, et le dopage…

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Les plus grands champions de golf déclinent les Jeux Olympiques, et si il y est de fait que ces jeux sont à Rio de Janeiro, un lieu peu renommé pour être une riche terre d’accueil du golf, et qui est actuellement confronté au virus Zika, la possibilité d'être reconnu coupable de dopage n’est elle pas une autre raison vraisemblable pour les golfeurs, de ne pas participer aux Jeux Olympiques?

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Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles certains des meilleurs golfeurs du monde sont réticents à participer aux Jeux Olympiques, et ont donc décliné leur participation.

L’aspect financier a certainement une grande influence, surtout pour des joueurs professionnels habitués à gagner des sommes considérables à chaque tournoi, ce que les JO ne leur propose pas, alors quand à la médaille…

Les joueurs de golf professionnels ont certes un calendrier chargé, avec les quatre majeurs, la Race to Dubaï, la FedEx Cup, et la Ryder Cup, pour devoir en plus intégrer cette année les Jeux Olympiques.

Certains déclarent tout simplement qu'ils préfèrent passer du temps avec leur famille plutôt qu’avec les athlètes olympiques.

Chez les fans de golf, beaucoup auraient préféré que ce ne soit que des amateurs qui soient sélectionnés pour représenter leurs pays, en pensant que pour des sportifs amateurs, une médaille à sans doute plus de signification que pour des champions professionnels aux étagères déjà bien remplies de trophées tout autant que leurs comptes en banque.

L’Agence mondiale antidopage n’est pas tendre avec le golf…

L’AMA (Agence mondiale antidopage) a publié la dernière semaine d’avril 2016, son dernier rapport concernant l’année 2014, révélant six violations d'événements sanctionnés par la Fédération Internationale de Golf.

Les noms et les détails des violations n'ont pas été révélés, mais les golfeurs sont en provenance de France, d'Italie, de Corée du Sud et d'Afrique du Sud, et ont été sanctionnés pour avoir enfreint le Code mondial antidopage.

L'Italie ayant été le plus grand délinquant, avec trois golfeurs sanctionnés, dont deux ont été testés positifs à une substance interdite.

Les golfeurs étant reconnus coupables de dopage par les instances sont heureusement très rare, sur 507 échantillons analysés, l'AMA a identifié 8 résultats d'analyse anormaux.

Mais est-ce parce que les golfeurs sont trop honnêtes pour prendre des substances interdites, ou tout simplement parce qu'ils ne sont jamais pris ?

Le président de l'AMA, Dick Pound , est indiscutablement un défenseur de premier plan pour des tests stricts des athlètes dans tous les sports, concernant les produits prohibés.

Il croit que les autorités du golf ne font pas assez pour assurer que leur sport est propre…

distances avec les balles de golf

« Nous avons tous vu les changements physiques de golfeurs et les distances auxquelles ils frappent maintenant, nous savons que l'équipement est meilleur, et que les balles sont plus performantes, mais pas seulement » dit Dick Pound.

Le PGA Tour ne procède pas à l'heure actuelle à des tests sanguins en raison d'une croyance que le prélèvement de sang pourrait affecter les performances sur le parcours.

Des tests d'urine ont lieu, mais ils ne peuvent pas identifier certaines substances.

Dick Pound a dit qu'il avait demandé au commissaire de la PGA, Tim Finchem, de prendre une position plus ferme et de mettre en œuvre un système de tests plus strict.

Lors d'une conférence de presse avant le British Open, Rory McIlroy a déclaré que le golf et le PGA Tour doivent faire davantage pour interdire l'utilisation de drogues améliorant les performances.

Rory McIlroy enfonce le clou concernant les tests de dépistage, et il n’est pas le seul…

S’adressant aux médias avant le 145e British Open à Royal Troon, Rory McIlroy s’est montré très critique vis-à-vis des efforts pour la lutte contre le dopage au moment du retour du golf aux Jeux Olympiques de Rio en Août.

Déclaration de Rory McIlroy

L’actuel numéro quatre mondial a dit que s'il voulait tricher, il pouvait, et que personne ne le saurait.

« Je pourrais utiliser un produit dopant et sortir avec » a déclaré McIlroy.

« Je pense donc que les tests de sang sont quelque chose qui doivent s’effectuer dans le golf, juste pour vous assurer à l'avenir que c’est est un sport propre...

Si le golf est aux Jeux Olympiques, et si le golf veut être vu comme un sport grand public en tant que tel, il doit être en ligne avec les autres sports qui testent de manière plus rigoureuse ».

Le PGA Tour a lancé un programme de dépistage des produits dopants en 2008, mais a renoncé à l'analyse du sang de ses joueurs, préoccupé par le fait que les prélèvements de sang pourraient nuire à la performance des golfeurs.

Selon plusieurs experts du dopage, cela ouvre la porte pour les joueurs à pouvoir utiliser des médicaments améliorant la performance comme le HGH, qui sont indétectables dans l'urine.

Les golfeurs admissibles pour les Jeux Olympiques étaient censés être soumis à des contrôles plus stricts de dopage, y compris des tests sanguins aléatoires administrés par la Fédération Internationale de Golf à partir du 6 mai, et de façon continu pendant les 13 semaines précédant les Jeux.

Selon McIlroy, cependant, l'IGF lui a imposé seulement un simple test d'urine le vendredi de l'US Open à Oakmont avant qu’il n’annonce son retrait de la compétition olympique, le 22 Juin.

« Je n’ai pas encore subi de test sanguin » a déclaré McIlroy. « C’était seulement un test d'urine ».

En réponse à la critique de McIlroy, un porte-parole de l'IGF a fait la déclaration suivante :
« Monsieur McIlroy a été testé dans le cadre de l’accréditation par l'AMA du programme de l'IGF et aurait continué à être testé s’il ne s’était pas retiré des JO.

L'Agence mondiale antidopage a applaudi McIlroy pour avoir exprimé ses préoccupations, mais ne déclenchera pas d’alerte sur les procédures de tests de dopage de l'IGF.

Pour le Royal & Ancient : « Le dopage est quelque chose que nous prenons au sérieux, parce qu'il frappe à l'intégrité du sport », à déclaré Martin Slumbers, le chef de l'organisation, à la veille du British Open à Royal Troon.

McIlroy a admis qu'il ne savait pas si une substance pourrait élever la performance d'un golfeur, mais a fait valoir que l'attrait des substances qui développent la force, la vitesse de récupération et de concentration, est une raison suffisante pour que le sport soit plus vigilant.

« En moyenne, j’ai probablement été testé quatre à cinq fois par an, ce qui est très peu par rapport au reste des sports olympiques », a déclaré McIlroy.

« Evidemment, j’ai appris à connaître beaucoup d'athlètes au fil des ans, et si je sais que l’on vient dans leurs maisons pour faire des analyses de sang et d’urine, je pense que le dépistage des drogues dans le golf est encore assez loin derrière certains autres sports ».

Rory McIlroy à l'Open de France

En 2013, Tiger Woods avait fait remarquer que, dans les cinq ans suivant la mise en œuvre de la politique antidopage de la PGA, il n'avait jamais été testé en dehors d'un parcours de compétition.

Luke Donald, Lee Westwood, Ernie Els, Phil Mickelson, pas un de ces grands joueurs n’avait été testé loin d'un endroit où un tournoi de golf était organisé.

John Daly, deux fois vainqueur l’an dernier, décrit les procédures de dépistage des drogues comme « une grosse blague » et ridiculise la soi-disant nature « aléatoire » des tests.

John Daly a déclaré à ESPN, que seuls les athlètes « sûrs » ont été testés. Ceux qui étaient « douteux » ont été évités.

En 2007, la légende du golf Gary Player avait déjà provoqué une énorme sensation quand il avait affirmé qu'il savait que certains golfeurs prenaient des médicaments améliorant la performance, « que ce soit HGH, créatine ou stéroïdes ».

Argent, Zika, ou dopage, l’absence des meilleurs met en péril l’avenir du golf aux JO

Jordan Spieth c’est retiré cette semaine des Jeux Olympiques, prétextant Zika.

Il a rejoint Jason Day, Dustin Johnson et Rory McIlroy, pour qui aussi Zika était la principale raison de ne pas participer au premier tournoi de golf olympique depuis 112 ans.

« Ils ont essayé de mettre Zika en avant, mais les médias ont montré qu'ils ne viennent pas, parce qu'il n'y a pas de prix en argent », a déclaré à Rio le président du comité d'organisation Carlos Nuzman.

« Leur absence pourrait être un revers pour l'avenir du golf aux Jeux Olympiques » a déclaré le président du CIO Thomas Bach qui a précisé que l'avenir du golf ne peut se reposer que sur sa capacité à obtenir que les meilleurs joueurs se présentent.

Aux Jeux Olympiques, les golfeurs seront soumis à des protocoles de tests plus rigoureux que ce qu'ils n’ont jamais connu sur le PGA Tour.

Pour certains, cela peut être suffisant pour orienter ainsi clairement la raison de leur défection…

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