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Pourquoi la face d’un driver est bombée ?

Troisième volet de notre dossier consacré au "Gear Effect" avec un focus plus particulier sur la face d’un driver ou d’un bois de parcours qui est en fait bombée, alors qu’il parait, à première vue, antinomique de frapper une sphère avec un objet rond ! Découvrez en quoi le design d’un bon club de golf se joue à seulement quelques millimètres près !

Un peu d'histoire sur la conception des clubs de golf...

Vous ne l’avez peut-être pas noté au premier abord, si la face d’un fer pour le golf est parfaitement plate, pour un driver et même un bois de parcours, elle est légèrement bombée.

Ce n’est pas un effet de style, mais une véritable réalité technique, qui fait la différence entre un bon club, et un mauvais !

La performance se juge alors dans un écart au millimètre. Ecart que les plus grandes marques du marché sont censées maîtriser à la perfection.

Ce n’est d’ailleurs pas un principe franchement nouveau.

Les premières têtes à présenter des faces légèrement convexes datent de la fin du 19eme siècle. Jusque-là, les faces de drivers étaient plates.

Le club parfait qui pourrait envoyer les balles longues et droites de manière permanente n’existe pourtant pas encore.

C’est toujours l’habileté du golfeur qui fait la différence au moment de l’impact sur la direction du coup.

Le fitting peut d’ailleurs permettre d’optimiser en partie cette habileté transformée en performance.

Tout le monde gagnerait à connaître néanmoins la subtilité concernant les spécifications d’un driver bombé, qui dans le langage du pays qui a inventé le golf, se traduit par « horizontal bulge et vertical roll ».

Bombée ?

En la matière, il y a deux concepts importants à comprendre. Une face de driver peut être bombée du talon à la pointe. On parle de « Bulged Face ».

Elle peut aussi être bombée sur sa hauteur. On parle alors de « Vertical roll ».

Dans le premier cas, il est avéré depuis plus d’un siècle que cela peut atténuer les effets de slice et de hook.

En revanche, dans le cas du vertical roll, les effets font débats ou plutôt il n’y a pas d’effet prouvé scientifiquement.

Jusqu’à très récemment, beaucoup pensait que la courbure de la face sur sa hauteur pouvait selon le point de contact avec la balle apporter un gain de distance à la roule.

Sur les drivers modernes, vous ne pouvez pas fitter ces paramètres.

Le processus de fabrication est tel que les drivers sont livrés avec des faces usinées, sans que l’on puisse intervenir manuellement sur le degré de courbure, et donc l’effet sur la roule.

La face du driver n’est donc pas seulement bombée du talon à la pointe, mais pouvait aussi l’être de haut en bas.

Pouvait ?

Cette forme de la face est directement reliée avec le « Gear effect », soit un effet d’engrenage au moment de l’impact entre la tête du club et la balle.

Auparavant, les faces étaient plates ou même concaves.

En ajoutant un principe convexe de part en part de la face, du talon à la pointe, les clubmakers du début du 20eme siècle ont découvert que cela permettait de maintenir les balles plus longtemps en ligne, les coups tapés depuis un impact en pointe ou en talon.

Ce n’est donc pas nouveau !

Concrètement, avec la face bombée, les coups tapés décentrés limitaient la rotation de la tête par rapport à son centre de gravité.

Sur le même principe, quand la face est bombée de haut en bas, cela devait influer sur la courbure de la trajectoire de balle, entre tendue ou bombée sur sa hauteur.

Cette découverte était censée permettre de jouer de manière significative sur la distance au carry, un facteur affecté par la hauteur de la face de club.

Plus tard, les drivers 460 cc avec des face plus hautes présentaient justement un nouveau potentiel gain de distance.

D’une part, cela devait permettre de jouer sur la profondeur de la face d’un club, alors que dans le même temps, le loft pouvait varier de près de 3 degrés entre la top line, et le centre, ou encore entre le centre de la face et le bas du club.

Comprenez qu’une tête de driver pouvait offrir une plage de variation d’au moins 6 degrés, selon la profondeur de la face, ce qui bien entendu pouvait influencer directement l’angle de lancement.

L’endroit d’où part la balle depuis la face du club est déterminant sur la trajectoire de lancement, et sur le roulement de la balle au sol en dernière conséquence.

Toute cette théorie était intéressante sur le papier, mais patatra… aucune étude n’a pu prouver que « le vertical roll » avait réellement un effet sur la portée de la balle !

A partir du milieu des années 90, le célèbre clubfitter Tom Wishon a même battu l’idée en brèche contre tout le reste de l’industrie.

Aujourd’hui, vous pouvez prendre par exemple un driver Callaway EPIC ou un Mizuno JPX-850, les faces sont « bulged » à savoir légèrement bombées de la pointe au talon, mais pas « vertical roll » sur la hauteur.

A l’œil nu, au contraire, elles paraissent assez plates, même si inclinées pour justement créer l’angle de loft.

C’est là qu’il faut vous parler d’un concept plus récent : La technologie de la roule graduée !

La "Graduated Roll Technology"

Une idée mise en œuvre par Tom Wishon au milieu des années 90 pour s’affranchir de l’idée du « vertical roll », tout en tentant d’explorer une autre voie.

Il a donc été le premier à utiliser la technologie « Graduated Roll » sur ces têtes de drivers.

Sur un driver moderne qui présente une courbure verticale, le « loft angle » sur la partie supérieure de la face est en fait plus grand que ce qui est annoncé sur le numéro du club, et plus petit sur la partie basse de la face.

Les têtes des drivers ont considérablement augmenté depuis le milieu des années 90.

Du coup, la hauteur de la face s’est agrandie en conséquence.

La plupart des marques connues n’ont pas réellement touché aux ratios verticaux.

Ci-dessus, pour un driver conventionnel, la courbure verticale montre que pour un loft de 11 degrés avec une hauteur de face classique, le loft sur la partie supérieure de la face est de 14 degrés, alors qu’il est seulement de 8 degrés sur la partie basse.

Ce ne sont pas des petites variations !

Cela peut réellement influer sur l’angle de lancement en fonction du point de contact avec la balle, et être la cause d’inconsistance pour des coups tapés trop haut dans la face ou trop bas.

Au début des années 2000, Wishon a donc mis au point un nouveau design constatant que pour beaucoup de golfeurs, les coups tapés hauts dans la face donnaient des trajectoires de balles trop hautes qui n’optimisaient pas la distance.

A l’époque, on parlait déjà de tête 460 cc.

Son concept était de dessiner une face plate du point le plus bas jusqu’au deux tiers de la face sur sa hauteur.

Il y avait donc toujours un petit décalage de loft sur la partie supérieure de la face mais tout de même moins que sur un driver standard de l’époque.

Ainsi est née la technologie graduée !

Il l’a fait tester par des golfeurs et des robots pour arriver à la conclusion que c’était nettement plus efficace pour la plupart des golfeurs, et peu importe la vitesse de swing.

Pour les swings à plus de 115 mph, les coups tapés bas dans la face allaient donner un meilleur vol de balle, et une meilleure distance que les drivers classiques.

Sous cette vitesse de 115 mph, il a observé que l’angle de lancement et le spin depuis un point sans courbure sur la face pouvait effectivement donner une trajectoire un peu trop haute, et un début de ballonnement.

Le ballonnement ayant tendance à réduire la portée totale.

De là, il a modifié son schéma original de face complètement plate en partie basse, pour donner un léger angle.

Son travail a considérablement bouleversé la façon de concevoir des têtes de drivers.

Il a contribué à éliminer l’inconsistance des drivers s’agissant du changement d’angle de loft selon le point d’impact de la balle en partie haute ou basse de la face.

L'importance du loft enfin reconnue...

S’agissant d’un driver, il est évident que le loft est un élément clé pour produire une distance régulière.

Le loft est l’élément primordial pour contrôler l’angle de lancement et la distance, sachant qu’il ne peut être réellement mesuré qu’en son centre.

Wishon a été salué dans le monde entier pour cette trouvaille, largement reprise depuis…bien que beaucoup de marques ont essayé d’en minimiser le bruit.

Sa trouvaille a tout de même remis en question près de 120 ans de conceptions pour des clubs de golf !

S’agissant de l’aspect bombé de la face de la pointe au talon, un dernier commentaire pour expliquer que si la courbure est indiscutablement utile, son taux doit rester modéré.

C’est un élément qui peut faire la différence entre un driver bien conçu et un driver peu performant.

Une courbure trop forte peut engendrer des coups tapés en pointe ou en talon qui sortent trop de la ligne sans que le sidespin puisse les ramener dans la trajectoire.

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