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Test fer TaylorMade SLDR

Essai du fer TaylorMade SLDR

S’agissant du driver SLDR, TaylorMade a marqué des points dans l’esprit des golfeurs avec un club champion de la distance. Qu’en est-il pour la série de fers SLDR, est-ce simplement une logique de marketing ou réellement des clubs qui répondent à un segment de marché jusqu’alors non couvert par TaylorMade ?

Préambule du test de fer TaylorMade SLDR

Pour ce test réalisé au sein du magasin US Golf de Champagne au Mont d’Or, sous le contrôle de notre consultant matériel, Clément Morelle, qui a mis à notre disposition un simulateur trackman*, nous avons donc testé un fer 7 TaylorMade SLDR monté sur deux shafts différents :

  • KBS Tour 105 acier regular en longueur standard
  • KBS Tour 105 acier stiff en longueur +0,5 inch

Des shafts que nous classons dans la catégorie « lourd » pesant 105 grammes et par opposition à des shafts plus légers en graphite pouvant peser moins de 70 grammes dans certains cas.

Pour comparer ces nouveaux clubs à notre panel de tests précédents, nous sommes restés volontairement sur des shafts aciers, faisant simplement varier la torsion entre regular et stiff.

Ce qu’il faut savoir sur les fers TaylorMade SLDR

Avec un design moderne mais classique, ces clubs combinent différentes caractéristiques, qui ont pour but d’en faire des clubs faciles à jouer, et performants.

Pour TaylorMade, cette série de fers SLDR ambitionne de séduire les golfeurs à la recherche de fers d’aspects relativement classiques, mais associant des technologies favorisant la distance, dont la Speed Pocket, un élément introduit sur les fers RocketbladeZ, fin 2012.

A l’origine, la technologie speed pocket avait été d’abord lancée sur les bois RocketballZ, inspiré par ce qui se faisait déjà chez Adams Golf, une marque américaine rachetée par TaylorMade, un an plus tôt.

Au moment de la sortie du premier fer TaylorMade équipé de cette technologie, nous écrivions « Le secret de ce produit miracle tient donc dans cette poche sous la semelle du club, qui crée un nouveau point de flexion, entraînant plus de vitesse à l’impact, et par voie de conséquences, plus de distance parcourue par la balle. »

Aujourd’hui, concernant les fers SLDR, TaylorMade change de vocabulaire, remplace le terme Speed Pocket par le terme ThruSlot.

La ThruSlot est en fait une fine tranchée sous la semelle, et juste derrière la face du club ne mesurant que 2 millimètres.

Le bénéfice de ce nouveau procédé serait une plus grande partie de la face qui se déforme, et accentue l’éffet rebond de la face, tout en restant dans les limites autorisées par l'USGA et le Royal & Ancient.

Plus de vitesse de balle à l’impact, un angle de lancement plus élevé, un vol de balle plus consistant, et un angle de descente plus rapide pour favoriser la roule.

Pour Tomo Bystedt, directeur technique de la division fers, putters, et wedges chez TaylorMade « Nous avons travaillé sur des fers qui aient les mêmes caractéristiques que des drivers pour produire un maximum de vitesse de balle l'impact. »

Poursuivant « Pour trouver cette vitesse, nous avons créé une face ultra-fine, utilisé la technologie du cône inversée, et amélioré notre speed pocket. Avec le procédé ThruSlot, nous avons accentué les effets bénéfiques, en couplant la partie basse de la cavité du club avec la face ultrafine, et une coupure plus profonde sous la semelle pour accroître la flexion de la face à l’impact. »

En plus du gain de distance, l’ingénieur TaylorMade insiste réellement sur la régularité des écarts entre chaque clubs (liés à l’angle de descente).

Pour en savoir plus, nous vous invitons à retrouver notre précédente page consacré à ce fer : cliquez ici

Les conditions du test

Pour les tests de clubs de golf, nous veillons à utiliser le même type de balle, afin de ne pas fausser les mesures entre les différents produits essayés.

Nous avons donc testé plusieurs drivers avec une balle Srixon Z-Star.

L’essai a été mené par un golfeur amateur masculin d’1m83, disposant d’une vitesse moyenne de swing avec un fer 7 sur manche acier de 79,5 mph (127,1 kmh).

Nous lui avons demandé de taper une dizaine de balles avec ce fer pour comparer les données avec les autres clubs de notre panel.

*Le trackman a été réglé pour des conditions normales (température de l’air et dureté du sol).

Pour statuer sur ce test, les questions qu’il convient de se poser sont :

  • Est-ce que ce club est tolérant ?
  • Est-ce que ce club est puissant ?
  • Est-ce que ce club donne une meilleure précision entre la dispersion, et la plage d’atterrissage

- Tolérance ?

Pour déterminer la tolérance d’un club de golf, nous utilisons la mesure du smash factor, qui est le rapport entre la vitesse de swing du golfeur, et la vitesse de balle générée après l’impact.

Ce ratio peut aussi bien témoigner de la tolérance du club que de la restitution d’énergie de la face.

Dans ce tableau, il s’agit de l’axe des ordonnées avec une plage de valeurs comprises entre 1,21 et 1,33, sachant que plus ce ratio est élevé, et meilleur est la tolérance.

Sur l’axe des abscisses, vous retrouvez le degré d’efficacité qui le ratio entre la vitesse de swing (effort généré par le golfeur), et la distance finalement parcourue au carry (portée de la balle avant la roule).

Ce ratio nous donne une indication de l’utilisation optimum du club par le golfeur qui l’utilise. Plus ce ratio est élevé et plus le club peut être considéré comme favorable à la puissance.

Ce ratio est ici exprimé dans une plage comprise entre 1,60 et 1,90

Grille efficience des fers

Rappelons que nos ratios sont des moyennes sur dix balles pour chaque clubs testés !

Ci-dessus, notre graphique compare uniquement des têtes TaylorMade montées sur des shafts acier.

Nous avons repris les données des clubs déjà testés, à savoir le Speedblade et le RocketbladeZ, puis ajouter les données récentes du SLDR dans deux versions, et les nouveaux fers RSi1 et RSi2.

Vous distinguerez deux types de produits : les têtes sur shafts regular standard et les têtes sur shafts stiff rallongé d’un demi inch.

Soit deux lectures possible de notre graphique !

Une première qui permet de comparer le SLDR en version stiff rallongé qui le met en balance avec le RSi2, et qui le voit être moins bien noté que le RSi1.

Pour mémoire, le SLDR est sorti bien avant les fers RSi.

Dans le deuxième cas, on constate que la version regular du SLDR est nettement moins performante que les précédents fers Speedblade et RocketbladeZ.

Notre test démontre une nouvelle fois qu’il peut y avoir de profonds écarts entre les différents clubs, et valide le fait qu’il est indispensable de faire un fitting avant d’acheter n’importe quel club de golf.

Autant la version SLDR sur un shaft stiff rallongé présente un résultat convenable, autant la version SLDR classique sur shaft acier regular est plutôt quelconque.

Précision concernant notre panel de test, à cette heure, le club le plus tolérant a été mesuré à un smash factor d’1,33 pour un degré d’efficacité d’1,86.

Dans sa meilleure configuration, le SLDR est un club de tolérance moyenne par rapport à notre panel de fers sur shafts aciers.

- Puissance ?

La puissance est un facteur que nous corrélons fortement à la distance générée avec un club de golf.

Et dans ce contexte, en plus de la vitesse de balle, le taux de spin, et plus globalement le degré d’efficacité du couple golfeur-club peuvent expliquer des écarts de distance.

Le degré d’efficacité est le ratio entre énergie déployée (vitesse de swing), et le rendu final du tandem joueur-club (distance au carry).

La moyenne de ce ratio sur notre panel est de 1,72 pour un fer 7 sur shaft acier.

Précisons qu’un fer peut générer une grande distance sans être efficace…Simplement, cela traduira une sous-utilisation du joueur ou du club.

Dans la version de shaft standard, la mesure d’efficacité en termes de distance étant seulement de 1,66, ce résultat est plutôt décevant.

En revanche, en version stiff rallongé d’un demi inch (question qui se pose pour les golfeurs qui mesurent plus 1m80), le degré d’efficacité est de 1,74, soit la moyenne exacte de tous les clubs TaylorMade que nous avons eu l’occasion de tester.

Pour l’heure, seules les nouvelles têtes RSi1 et RSi TP font mieux à 1,78.

Tout comme pour la tolérance, en termes de puissance, nous considérons que le SLDR est dans la moyenne des fers sur shafts aciers.

De nos tests, la vitesse de balle générée à l’impact étant tout à fait convenable (entre 98 mph et 102 mph alors que la moyenne du panel est de 100 mph), nous pouvons déduire que la perte de distance se situe essentiellement au niveau du taux de spin trop élevé, et plus élevé que la moyenne de notre panel (à savoir 6200 tours par minute contre 5500 pour le panel).

Pour la hauteur de trajectoire de balle, rien de significatif à noter concernant le SLDR dont la mesure de loft dynamique (30°) est légèrement supérieure à la moyenne de notre panel pour un fer 7 sur shaft acier standard (29°).

Trajectoire des balles avec fers 7 SLDR

Résultat : En moyenne au carry, le SLDR donne une distance moyenne de 127,5 mètres avant la roule pour sa meilleure version contre seulement 121,6 sur un shaft regular standard.

Panel de test SLDR

En moyenne, pour notre panel, la distance constatée au carry pour un fer 7 acier est de 124,7 mètres.

Quand on ne prend en compte que les fers sur shafts de longueurs standards, cette moyenne est de 123,5 mètres.

A titre de comparaison, pour des shafts rallongés d’un demi inch, la moyenne est de 129 mètres.

- Précision et dispersion ?

De manière objective, nous prenons en considération deux paramètres : la dispersion latérale, et l’écart entre la balle la plus courte et la plus longue.

Pour ne pas tomber dans le piège des moyennes entre un coup tapé 10 mètres à gauche, et un coup tapé 10 mètres à droite qui donne une moyenne…au centre !

Nous prenons en compte le nombre de balles tapées le plus près du centre du fairway, soit dans le cas présent, 70% des balles, un résultat convenable si on ambitionne pas de jouer sur le PGA Tour.

Dispersion des balles au fer 7 SLDR

Concernant la régularité des frappes, et la plage d’écart entre la balle la plus courte, et la plus longue, nous constatons ici un rayon d’actions moyen de 13 mètres pour la version standard, un écart satisfaisant par rapport aux 17 mètres de moyenne constatés sur notre panel pour cette mesure.

Bilan du test :

Clairement, vous l’aurez compris, une version de club se distingue nettement de l’autre, ce qui confirme que le besoin impérieux de toujours faire un fitting quel que soit la croyance que vous pouvez avoir sur un fer.

Le SLDR est un club finalement assez médian par rapport à l’offre actuelle de TaylorMade.

De manière surprenante, il ne représente pas un réel progrès par rapport à ses prédécesseurs, RocketBladeZ et Speedblade.

D’un point de vue look, ce club est assez classique dans le bon sens du terme pour un club de la catégorie « Improvment » à savoir pour golfeur en progrès.

Bilan du test fer 7 SLDR

La thruslot qui était censée apporter un plus par rapport à la précédente Speedpocket n’a pas apporté un gain flagrant en distance.

Dommage, on attendait bien mieux de la part d’un fer dénommé SLDR comme l’un des meilleurs drivers du marché…

Il était temps que TaylorMade sorte ces nouveaux RSi finalement plus performant.

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