Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Visite du centre d’essai TaylorMade : Le Kingdom

Visite du centre d’essai TaylorMade : le Kingdom

Avec ce nouveau sujet, je vais pouvoir témoigner auprès de vous de deux expériences : D’une part, j’ai eu la possibilité de pénétrer au sein du centre d’essai des clubs et balles de la marque TaylorMade à Carlsbad en Californie, le Kingdom, et d’autre part, cela a été l’occasion de tester pour la première fois, la nouvelle TP5x. Un produit qui m’a fait un sacré effet, notamment au drive.

Découvrez nos formules d'abonnements

La visite exceptionnelle du TaylorMade Kingdom

Après une journée passée à interviewer les responsables techniques et les ingénieurs recherche et développement des différentes catégories de produits de la marque TaylorMade, drivers et bois, fers, putters et wedges, puis les balles.

Après avoir visité le laboratoire de fabrication des prototypes, le CNC lab, mes interlocuteurs m’ont réservé la surprise de pouvoir profiter d’une expérience de fitting au Kingdom.

Le Kingdom étant le centre d’essai très privé, réservé aux ingénieurs pour leurs tests, aux staffs players, comme par exemple Jon Rahm, ou à quelques clients VIPs moyennant un budget conséquent, pouvant aller de 500 à 5000 dollars la séance.

Le Kingdom est situé juste en face du headquarter de la marque. Il suffit de traverser la rue pour s’y rendre. En revanche, il faut être accrédité ou muni d’un badge pour y pénétrer. La porte d’accès est bien protégée. Vous ne pouvez pas arriver à l’improviste, et demander à faire un petit tour.

De l’extérieur, on ne peut pas voir les installations et le fitting center, cependant, on peut distinguer un vaste practice avec de nombreux greens, sur lesquels, flotte fièrement au vent le drapeau de l’Oncle Sam.

A la différence du lobby (hall d’accueil du siège social de TaylorMade) qui est très moderne, très clinquant, à la gloire des produits et des meilleurs joueurs du staff dont Sergio Garcia et Dustin Johnson, l’accueil du Kingdom se veut très cosy, chaleureux et boisé.

Je vous ajoute d'ailleurs une petite vidéo pour illustrer le lobby.

Sur ma gauche, dans l’entrée, je remarque très vite un très beau vestiaire en boiseries claires, avec un sac de golf très important, celui de Jim Flick, célèbre enseignant américain affilié à la marque, disparu il y a quelques années, et qui avait été un éminent membre du top-100 des meilleurs coachs du pays.

Face à vous, la banque d’accueil immense, et très rapidement sur la droite, le putter lab pour les fitting de putter, et bien entendu, le fitting center avec tous les derniers produits de la marque, d’innombrables shafts, têtes, grips, et tout ce qui peut permettre de vous configurer des clubs aux petits oignons.

A l’extérieur, Jason m’attendait pour me faire tester différents clubs. C’était bel et bien le moment récréatif de la journée.

La découverte du practice...Tester n'est pas fitter

Arrivée aux Etats-Unis 24 heures plus tôt, pas du tout acclimaté au décalage horaire, j’ai bien senti que les coups d’échauffements n’allaient pas être flatteurs pour moi.

Et cela n’a pas manqué !

Belle gêne devant le spécialiste produit après avoir sorti trois/quatre vilaines grattes, m’obligeant à me confondre en excuse devant mon hôte qui faisait tout pour me rassurer.

Effectivement, il a dû en voir des swings et des swings.

Passé la phase d’adaptation, et après avoir retrouvé mes jambes et mes esprits, le test a pu sérieusement commencer avec l’essai des fers M2, les petites bombes aux semelles larges et lofts très fermés, suivi du M1 à la topline moins fine, mais au look très similaire, et les nouveaux P770 et P750, les clubs « Players » que je n’avais encore jamais eu entre les mains.

Ce voyage aux Etats-Unis ayant aussi pour but d’aller sensibiliser nos amis américains au fait de bien nous envoyer tous leurs échantillons produits en temps et en heures, pour que nous puissions réaliser les tests produits en France dans de bonnes conditions.

Jusqu’à présent, il faut bien admettre que la relation avec TaylorMade, sur cet aspect, était un petit peu erratique.

C’est pourquoi, parfois, nous n’avons pas eu la possibilité de tester des produits en regular, et seulement du stiff ou l’inverse.

Bien entendu, chez TaylorMade comme chez Titleist, Callaway, Cobra et Cleveland/Srixon, mes interlocuteurs ont naturellement fait un peu de lobbying auprès de moi.

A ce stade, je précise que le fait de tester les produits de manière indépendante, ne sous-entend pas que par ailleurs, nous ayons des rapports tendus et désagréables. J’ai, comme mes interlocuteurs, fait en sorte d’avoir des rapports cordiaux, professionnels et sympathiques.

Il est bien naturel qu’au sein de leurs locaux, les acteurs des marques soient les plus affables possibles, et que moi-même, je sois le plus respectueux possible, tout en posant les questions que j’ai à poser…. Ce qui n’empêche pas de le faire avec le sourire.

Le plaisir de tester des clubs dans les meilleures conditions

Pour en revenir au test, nous enchaînons avec les drivers M1, et surtout M2, que je préfère à titre personnel, surtout après le test du M1 440 cc, qui m’avait plutôt mis en difficulté pour le centrage de balle, et le smash factor.

Comme pour Titleist ou Callaway, respectivement au Titleist Performance Institute ou au Ely Callaway Performance Center, quand vous poussez le fitting d’un driver comme le M2 au maximum, vous arrivez à de très belles performances, et un smash factor au maximum du possible.

Sur ce point, je voudrai préciser qu’un test de club sur jeudegolf.org n’est pas un fitting.

D’abord, on met le maximum de rigueur et de professionnalisme dans nos tests, en considérant les conditions parfois difficiles, car les marques ne collaborent pas aisément à la critique de leurs produits, ensuite, le test doit reproduire les conditions que vous vivez réellement.

Pardon, mais moi ou vous, n’allons pas tous les jours au Kingdom avec un expert TaylorMade pour fitter un driver M2 avec tous les shafts possibles, et tous les réglages de têtes possibles pendant près de trois heures pour un budget minimum de 500 dollars.

Aujourd’hui, dans près de 80% des cas, les golfeurs français achètent des clubs sans fitting, soit sur Internet, soit en magasin, ou en grande surface de sport.

Les tests que nous produisons correspondent à cette réalité.

Nous testons des versions standards, sans toucher aux paramètres des clubs pour bien tester des produits bruts.

Je pense l’écrire régulièrement, mais un test peut toujours être contredit par un fitting.

C’est pourquoi, j’essaie de rester humble par rapport aux résultats que nous produisons.

Cependant, depuis 2012, j’ai eu plus de clients qui m’ont écrit pour me soutenir dans ma démarche, et confirmer ce que nous trouvions que l’inverse. On m’a parfois reproché de donner trop de détails.

Donc, au Kingdom, avec Jason, j’ai monté le niveau de performance du driver M2 au plafond du smash factor, mais pas du premier coup.

Il a d’abord baissé le loft du driver de 10,5 à 9,5, puis changé plusieurs fois le shaft jusqu’à trouver la bonne rigidité et le bon grammage.

Nous arrivions à la fin du test quand on m’a proposé de tester la nouvelle balle TaylorMade TP5, et en particulier sa version TP5X.

Quelques heures auparavant, Michael Fox – directeur de la création du département balles, accompagné de Ben Raymond – ingénieur R&D, et Dave Brunette – directeur des opérations et de l’ingénierie m’avaient fait une sacrée présentation des balles, presqu’un show à l’américaine.

De toute la journée, j’ai senti que c’était surtout dans ce domaine de la balle qu’on voulait m’impressionner le plus.

Le moment du test était donc venu…

Lire la suite de cet article en deux parties

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.