Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Titleist Golf : L’obsession du processus qualité pour les golfeurs passionnés !

Titleist Golf : L’obsession du processus qualité pour les golfeurs passionnés !

Jeudi 16 février, rendez-vous était pris avec les équipes Titleist pour une journée marathon à découvrir les installations du siège à Carlsbad, la chaîne de montage, le Titleist Performance Institute, et à échanger avec les principaux ingénieurs pour les balles, les clubs, les putters, et les wedges. Cette visite a été ponctuée par un fitting bois de parcours, wedges et balles pour comprendre le mode de fonctionnement d’une marque qui revendique toujours de travailler pour les golfeurs passionnés.

Découvrez nos formules d'abonnements

Rapporter les faits, et rien que les faits…

Un jour, j’ai eu une discussion avec un ami journaliste, et ce dernier, très expérimenté, m’a dit « Notre métier, c’est d’embellir les choses ». J’ai d’abord été surpris, et après y avoir réfléchi, non je ne crois pas que le métier de journaliste consiste à rendre les choses plus belles qu’elles ne le sont.

Journaliste, c’est rapporter les faits tels qu’ils sont, avec ce que cela peut représenter de positif et de négatif.

En me rendant aux Etats-Unis, au sein des sièges sociaux des marques de matériel de golf que j’égratigne parfois ou souvent, selon le point de vue que l’on veut bien avoir sur ce sujet, je savais que je prenais le risque d’être gentiment et positivement influencé par les marques.

Tout le monde a été charmant, et je peux vous garantir que tous mes interlocuteurs ont été très professionnels, passionnés, et surtout très fiers de leurs marques.

Avec mes questions, tout en étant respectueux, j’ai essayé de les pousser dans leurs retranchements, non pas pour les provoquer, mais plutôt pour leur donner l’opportunité de répondre à des questions que certains golfeurs se posent.

Par exemple, quelle est l’influence réelle du matériel de golf dans la performance ? Si le matériel a tant progressé, pourquoi le niveau moyen des amateurs reste toujours stable ?

Dans 100% des cas, et quelle que soit la marque, personne n’a éludé, et au contraire, apporté une réponse que vous pourrez apprécier au fur et à mesure des articles que je vais publier.

S’agissant de cet article consacré à Titleist, et de son titre « L’obsession du processus qualité », le soir en rentrant à l’hôtel, me remémorant l’ensemble des échanges que j’ai pu avoir avec chaque collaborateur au cours de la journée, de Steve Pelisek, cet immense Monsieur dans le domaine de l’ingénierie des clubs de golf, jusqu’à Glenn Malher, superviseur fitting au Titleist Performance Institute, tous m’ont parlé avec passion d’une seule et même chose : la qualité !

Je crois que chaque marque à Carlsbad mérite d’être considérée comme l’une des meilleures du monde.

TaylorMade, Callaway, Titleist, demain Cobra, et dans quelques jours Cleveland, nous parlons des plus grandes entreprises de ce business.

Il ne m’appartient pas de les classer, et de dire, untel est meilleur. Bien entendu, vous, clients de ces marques, vous avez des préférences.

Pour ma part, dans ma position, je n’ai pas le droit d’en avoir. Vous exigez de moi la plus grande neutralité possible, et la plus grande objectivité.

Mais avec cette même objectivité, je dois aussi rapporter ce que j’ai vu et entendu, sans chercher à embellir.

Qualité, qualité, qualité

La vérité, c’est que Titleist m’a démontré toute la journée, dans chacun des meetings, et pendant la visite de la chaîne d’assemblage ou encore au Titleist Performance Institute, un immense engagement envers la qualité.

J’aurai l’occasion de vous retranscrire l’interview passionnant de Steve Pelisek, le président de Titleist Golf Clubs, un grand amoureux de la France et de Paris, ou de chaque ingénieur que j’ai rencontré à Carlsbad, cependant, j’ai envie de commencer par vous parler d’un Monsieur : Bryan Lamb.

Bryan Lamb est en fait le directeur de la production. Pendant plus d’une heure, il m’a fait visiter les installations, et en particulier la chaîne d’assemblage des clubs, une des dernières encore aux Etats-Unis.

Cela a été vraiment très impressionnant.

Il faut bien comprendre que si TaylorMade ou Callaway ont d’immenses ingénieurs et des équipes R&D absolument fantastiques, ces marques ont fait d’autres choix stratégiques, et économiques, en travaillant avec des usines en Asie du Sud-Est.

Je n’ai pas à apporter de jugement sur le bien-fondé ou pas de ces choix.

Cependant, Titleist (avec Ping) est la dernière marque à avoir voulu conserver au moins une chaîne d’assemblage aux Etats-Unis.

Pourquoi ? Pour affirmer et garantir à 100% la qualité du montage de chaque club qui sort de son usine.

Idem pour les balles, trois usines sont encore aux USA pour une seule en Thaïlande.

Fredrik Waddell, senior manager golf ball, que j’ai eu en visioconférence depuis Boston pendant près de deux heures, m’a tenu le même discours sur le processus qualité visant à concevoir les balles Titleist depuis 1935.

Comment Titleist a dès le début de son histoire voulu se démarquer du marché, par une qualité supérieure, et en ne produisant jamais aucune balle pour personne d’autre.

Concernant le Made In USA, il faut être précis. Titleist ne peut pas totalement le revendiquer.

Pour les clubs, nous parlons bien de chaîne d’assemblage, ce qui veut dire que des pièces sont construites par des sous-traitants à l’étranger.

Simplement, en assemblant les clubs à Carlsbad, Titleist a le contrôle complet sur chaque produit monté, et sorti d’usine.

Je pourrai en parler avec Benoit Vincent, le directeur de la production des clubs TaylorMade, mais je sais déjà qu’il m’affirmera preuve à l’appui, que le niveau de qualité de sa marque, même hors des USA, est à un très haut niveau de qualité, et franchement, je n’en doute pas.

Encore une fois, même si je suis souvent critique avec toutes ces marques… Dans tous les cas, nous parlons des 7/8 meilleures au monde.

Je veux en venir au fait qu’elles sont toutes à des niveaux de performance très proches, et que les distinguer, revient souvent à parler d'une émotion.

Difficile de distinguer sincèrement les meilleures marques du monde

En trois jours, j’ai eu le droit à trois fittings poussés au niveau des drivers, aussi bien chez TaylorMade que chez Callaway, et enfin, chez Titleist.

Au final, j’aurai bien du mal à vous dire quel driver a été le meilleur ou le moins bon.

Sans doute que le TaylorMade M2, le Callaway EPIC ou le Titleist 917 D3 sont aussi bons les uns que les autres, surtout après un fitting réalisé sur mesure pour moi !

En fait, chaque marque se distingue par un trait de son ADN, et ce qui m’a frappé aujourd’hui chez Titleist, c’est que l’on n’a pas cherché à me dire « Nous sommes les meilleurs » ou « Nous voulons être les numéro 1 ».
Le message à tous les niveaux a été « Nous voulons donner la meilleure qualité, et nous nous en donnons les moyens. »

J’ai bien essayé de pousser Marni Ines, directeur du département fers, pour lui faire admettre qu’il manquait une catégorie de produits chez Titleist sur le marché des clubs super improvments.

Il n’est pas tombé dans mon scénario, vantant au contraire le fait que chez Titleist, il y a un club pour tout le monde, à partir du moment où vous rentrez dans une démarche de fitting.

Pour lui, l’AP1 est un club super tolérant qui peut correspondre à ce que je peux apercevoir sur le reste du marché, de plus en plus tourné vers des clubs à semelles extra-larges, et lofts fermés.

Sur ce point, je ne partage pas complètement son point de vue.

En revanche, je comprends son argument qui consiste à dire que Titleist veut conserver une certaine idée de ce que doit être un club de golf : Une topline fine, un son, un touché… en fait, une certaine idée du golf qui n’obéit pas à la mode, mais reste classique et authentique.

Comme me l’a rapporté Glenn Malher, les modes passent… l’authentique reste. C’est un trait notable de la philosophie de Titleist.

Que ce soit pour les balles, les clubs, ou les putters Scotty Cameron, l’ADN de Titleist, c’est « test, test, et test ».

Au TPI, je n’ai pas eu le droit de prendre en photo le centre de test des balles. Je peux néanmoins vous rapporter que les balles sont testées tous les jours avec des robots, et même des launch monitors inventés pour la circonstance.

A ce propos, il semblerait bien que Titleist ait bien été la première marque à créer un radar de mesure avant Trackman ou Flightscope.

Plus qu’un leitmotiv, une philosophie ?

Je suis venu avec mes questions. Chaque marque était libre d’apporter ses réponses. Je crois qu’elles ont été sincères pour la simple et bonne raison, qu’elles n’avaient pas ultra intellectualisé ce rendez-vous en préparant des réponses à l’avance. J’ai la prétention de croire que mes interlocuteurs étaient vraiment convaincus par ce qu’ils m’ont avancé.

Pour en revenir à Bryan Lamb, et la visite de la chaîne d’assemblage, en plus d’être humble, et fier de son outil de production, il m’a paru proche des « associates », ce que nous appellerions sans doute avec trop de condescendance en France des « ouvriers ».

Comme tout bon manager, il m’a paru être un des leurs. Il n’a pas compté son temps pour me faire visiter la chaîne, arguant ici ou là, quelle partie du travail était ce qu’il préférait. Présentant la rigueur de chaque étape.

Par exemple, une série de clubs Titleist est assemblée en deux heures, et passe dans les mains de 11 différentes personnes, toutes méticuleuses, aidées en cela par la qualité d’un processus bien rôdé, et d’outils de contrôles spécifiques.

La moyenne d’ancienneté des « associates » sur la chaîne de montage est d’ailleurs de 12 ans.

Chaque club est marqué avec un code d’identification inviolable qui permet à la marque de reconnaître chacun de ses « petits », et surtout de vous proposer exactement le même club au cas où vous en perdez un.

Ce petit détail a son importance ! Qui n’a jamais perdu un club de golf sur le parcours ? Imaginiez-vous qu’il était possible de demander à Titleist (Ping aussi) de vous retourner le même club ?

Cette option pourrait très bien être un critère d’achat pour une série de clubs.

En dehors du discours tenu aujourd’hui et du tour de la chaîne, et sans vous parler des innombrables brevets détenus par Titleist dans toutes sortes de domaines, un autre élément me fait dire que la marque met la qualité au-dessus de tout : la séance de fitting que j’ai passée avec Glenn Mahler à la fin de la journée.

Pendant près de trois heures, j’ai essayé tous les bois, et tous les wedges de la marque. Glenn avec la plus grande patience du monde a réglé chaque club, chaque version, à la recherche de ce qui pourrait correspondre le mieux à mon swing si particulier.

Il ne m’aurait pas laissé partir sans avoir été jusqu’au bout de son propre processus de qualité.

Attention, j’ai vécu la même expérience chez Callaway avec Nick Arther, un grand monsieur du fitting, et là-aussi, l’expérience a été hautement qualitative. Je ne cherche pas à comparer les deux marques. Simplement, au sujet de Callaway ou de Titleist, je ne dévaloriserai pas Pierre pour valoriser Jacques.

Chaque compagnie du top-8 mondial est très proche de ses rivales. La différenciation devient de plus en plus difficile. Simplement, si vous me demandez ce que j’ai retenu de cette journée en quatre mots : « Obsession de la qualité ».

Pour être juste avec tout le monde, au sujet de Callaway, je dirai en un seul mot « ingéniosité », surtout en faisant référence au putter Oworks, et son insert Microhinge.

Au sujet de TaylorMade, je dirai « Waouh, ils sont obsédés par la performance absolue et par pousser en avant la technologie ».

Dans quelques jours, je rentrerai à Lyon, et promis, je retrouverai un esprit critique sur les produits de chacune de ces marques.

Ceci étant, critique, c’est aussi être juste, et rapporter la vérité sur le fait que pour chacune de ces marques, Titleist, comme sans doute Cobra, et Cleveland encore à rencontrer, les collaborateurs veulent vraiment vous donner le meilleur d’eux-mêmes.

Cela ne veut pas dire qu’ils y arrivent à tous les coups.

Enfin, vous pourrez aussi vous dire que pour ce voyage, dont je tiens à préciser, qu’elles n’ont pas contribué à financer, chaque marque a tout fait pour m’influencer positivement.

Quoi qu’il en soit, en toute humilité, mon travail se borne à rapporter les faits, que cela fasse plaisir ou pas...

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.