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Ben Hogan

Après sept ans d’absences, la marque Ben Hogan renaît de ses cendres, et se relance dans le business du matériel de golf. Propriété de la société Perry Ellis International, qui a racheté la marque en 2012, cette dernière s’est associée avec la firme Eidolon pour construire de nouveaux fers sous appellation Ben Hogan.

La renaissance d’une marque de renom

La société projette de présenter une nouvelle gamme de produits d’ici 2015, soit près de dix ans après la sortie des derniers modèles au nom du grand champion de golf des années 30.

Depuis deux ans, Oscar Feldenkreis, président d’Ellis International préparait ce retour, ayant commencé par les vêtements et les accessoires dédiés au monde du golf, sous le nom Ben Hogan.

Pour réaliser cette série renaissance, Feldenkreis a misé sur un ancien de la maison Ben Hogan, Terry Koehler, qui a été chargé de concevoir une ligne de produits fidèle à l’esprit d’origine de la marque de prestige.

Ce dernier n’hésitant pas à se référer à son illustre maître « Nous étudions actuellement tout ce qui faisait la force des clubs Ben Hogan, disséquons tous les premiers croquis dessinés de sa main pour comprendre ses principes de performances, et ce qu’il attendait d’un club de golf. »

Ajoutant « Nous avons une responsabilité envers l’héritage de Monsieur Hogan, et devons assurer que chaque produit sortie de nos ateliers soient en adéquation avec l’exigence de précision qu’on lui prêtait, et en quelque sorte, l’art du coup parfait apporté aux amateurs pour les aider à tirer le maximum de leurs compétences golfiques. »

L’objectif premier de Koehler étant de développer des clubs haut de gamme en termes de sensations et de performances pour des golfeurs, qui cherchent plus que la distance, pour créer et travailler des coups de golf.

Pour ce faire, la marque Ben Hogan fera son retour à Fort Worth au Texas, ville qui fut le quartier-général de la société dans les années 90.

Les nouveaux dirigeants considérant que la société est une pépite originaire de cette ville, ils veulent la réimplanter dans son environnement traditionnel.

Même si la marque peut renaître sur le nom de son glorieux mentor, en revanche, cela ne pourra pas être le cas de toutes les lignes de produits, et nous pensons en particulier à la ligne APEX qui est désormais propriété de Callaway Golf.

Les nouveaux fers devront donc se trouver un nouveau nom.

Les concepteurs auront sans doute en tête le fait que la sortie des nouveaux clubs coïncidera avec le soixantième anniversaire de la première série de fers produite par Ben Hogan, à la fin de l’année 1954.

Perry Ellis : un actionnaire ambitieux !

Vainqueur à 64 reprises sur le PGA Tour, et titulaire de neuf championnats, Ben Hogan a un jour déclaré « Le coup de golf le plus important est toujours le suivant. »

Ce crédo est désormais celui de l’actionnaire de la marque Perry Ellis International, une société leader dans l’industrie du golf à travers la propriété de plusieurs marques liées à ce sport, et en particulier des vêtements de golf pour hommes, femmes et enfants.

Sa force est surtout de concentrer des moyens marketing et une force commerciale importante pour soutenir la distribution dans le but de promouvoir différentes marques comme Perry Ellis®, Jantzen®, Laundry by Shelli Segal®, C & C California®, Rafaella®, et bien d’autres.

Ben Hogan étant la dernière marque à rejoindre son giron.

Le but de ce groupe est d’apporter au monde du golf, une offre complète à travers des vêtements de golf de qualité, et un certain style de vie autour du golf.

Pour Perry Ellis, le fait de relancer une marque qui avait quand même disparue des rayons par fautes de moyens pour lutter contre les nouveaux géants du secteur (Callaway et TaylorMade, et marginalisée sur un seul segment de marché, à savoir le ultra haut de gamme, la volonté de relancer Ben Hogan coïncide avec leur volonté de s’implanter dans le domaine du golf, au même titre que des sociétés qui ont réussi sur la base d’une seule recette : la stratégie globale !

Ainsi, Nike, Mizuno mais aussi Adidas et Puma, quatre multinationales du sport ont compris depuis longtemps que pour exister dans l’industrie du golf, il fallait être capable de couvrir 100% des besoins des golfeurs, de la casquette, au polo, en passant par les clubs , case relativement inévitable !

D’un point de vue financier, Perry Ellis pèse tout de même 912 millions de dollars sur l’exercice fiscal 2014, en baisse de 58 millions de dollars par rapport à l’année précédente, principalement en raison de la mauvaise météo, et de baisse des ventes dans les activités sportswear.

Malgré cette pression sur le chiffre d’affaire, l’entreprise reste rentable à hauteur de 34 millions de dollars de profits, et donc en capacité d’investir massivement pour supporter les coûts de développement d’une marque telle que Ben Hogan.

Marque qui représente une opportunité pour Perry Ellis de reprendre des parts de marchés perdues en 2013-2014 dans le domaine du golf, ce qui explique aussi ce soudain intérêt pour Ben Hogan.

Ben Hogan : du champion à la marque !

A la fin de sa plus glorieuse saison sur le tour, en 1953, Ben Hogan décide de monter sa propre société pour fabriquer ses clubs de golf.

Texan et résident de Fort Worth, c’est fort logiquement qu’il s’implante dans cette ville, et commence la production de clubs de golf en 1954 avec pour cible, réaliser des clubs pour les meilleurs joueurs.

Ayant la réputation d’être un perfectionniste, il aurait totalement détruit sa première production de clubs, car elle n’était pas conforme à ses attentes.

En 1960, il vend le capital de son entreprise à American Machine and Foundry, mais reste président du board.

A partir de cette date, l’entreprise va connaître plusieurs rachats successifs. Spalding, célèbre marque dans le domaine du sport, présent dans le golf avec les balles Top-Flite, rachète en 1997, mais finalement échoue à relancer la marque.

Callaway rachète les droits de la marque en 2004, et finit par arrêter la production des clubs en 2008.

Les multiples rachats de la société entre 1984 et 1997 ne sont sans doute pas étrangers à la faillite d’une marque qui se voulait élitiste, finalement un peu trop tôt dans l’histoire du matériel de golf.

De nos jours, l’existence de marques japonaises comme Miura, Honma ou XXIO démontrent qu’il existe un véritable marché pour le très haut de gamme.

Ce n’était pas tout à fait le cas dans les années 90 où Cobra, Mizuno, Callaway étaient déjà jugés hauts de gammes.

Le fait que les principales marques de matériel se soient tournées vers la production de masse et délocalisées la production en Asie a sans doute rouvert la porte aux produits de petites séries.

Ben Hogan, une des premières légendes du golf

Il est entré dans l’histoire pour ses victoires et son palmarès, mais aussi et surtout pour son style de jeu !

Sur bien des aspects de son jeu, il était considéré comme l’un des plus grands golfeurs de son temps, et peut-être même a-t-il dépassé son époque.

Tiger Woods a admis qu’il était un des seuls golfeurs dont il aurait aimé avoir le swing.

Surnommé « The Hawk », il était connu pour sa détermination sans faille, et sa volonté de fer sur les greens.

Curieusement, plus la pression était importante sur ses épaules, et mieux, il jouait ! Ce qui lui a permis de remporter ses plus belles victoires en majeurs, remportant quatre US Open, deux Masters, deux PGA Championship et un British Open.

Respecté par ses pairs pour son étonnante capacité à manager ses parties, il ne jouait jamais un coup sur le parcours qu’il n’avait pas préalablement répété au practice.

Peu bavard pendant les parties, il était totalement voué à un seul objectif : la victoire.

Pendant des années, il a parfaitement entretenu la légende autour de son swing, et d’un secret mystérieux qui aurait expliqué son incroyable don pour le golf.

Alors que ses premières années sur le tour furent difficiles, il finit par dominer le golf professionnel sur les années 40, période où il remporta cinq fois l’ordre du mérite (money leader).

Après un terrible accident de voiture en 1949 qui manqua de lui coûter la vie, et devait le laisser paralysé, à force de volonté, il reviendra sur le tour au début des années 50, et connut encore de beaux succès, remportant quatre fois, le titre de joueur PGA de l’année, et six de ses tournois majeurs, et pourtant, il garda à vie certaines séquelles de son accident.

D’ailleurs, certaines blessures ont fini par avoir des conséquences sur son putting (trouble de la vue) à la fin de sa carrière.

Décédé en 1997 à l’âge de 84 ans, Ben Hogan n’a jamais cessé d’exister dans la mémoire des golfeurs aux Etats-Unis, et il ne se passe jamais une semaine sans qu’il soit fait référence à lui, pour son jeu, pour son palmarès, pour son swing ou pour son livre Five Lessons: The Modern Fundamentals of Golf.

Pour Perry Ellis, la marque Ben Hogan est plus qu’une valeur sûre, la question est de savoir s’ils réussiront à faire exister cette marque durablement, et là où d’autres ont échoué avant eux, tant le challenge est immense, et l’héritage, peut-être lourd à porter.

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Commentaires   

Avec
 
jac Hulewicz
0 #2 RE: Ben Hoganjac Hulewicz 16-05-2016 18:15
La population vivant de plus en plus âgée...pourquoi les Fabricants ne pensent ils pas à une série SUPER/SENIOR.....????

Merci

Cordialement
 
 
hulewicz
0 #1 RE: Ben Hoganhulewicz 05-12-2015 16:48
Bjr,
Vivant de plus en plus longtemps= les SENIORS représente une foule non négligeable..MAIS.....Auc uns fabticant n'a pensé à NOUS....une série spécial SENIORS.....
A Vous......Pensez y quanr même MERCI................MERCI

Cordialement
 

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